L’Association du Ruleau, dont le siège social est situé, 2 route de Nantes à Aizenay (85190), représentée par Madame ………………….., Directrice, agissant par délégation de Monsieur ………………., président du Conseil d’Administration
D’une part,
Et
La Déléguée Syndicale de l’établissement, Madame ………………….., représentant l’organisation syndicale Force Ouvrière, majoritaire au sein de l’Association
D’autre part,
Les parties reconnaissent expressément avoir négocié et conclu le présent accord en toute connaissance de cause et avoir disposé, à cet effet, de toutes les informations nécessaires.
Dans ce cadre, il a été convenu et arrêté ce qui suit :
PREAMBULE
Les Négociations Annuelles Obligatoires au sein de l’Etablissement ont été ouvertes le 8 février 2024 et fermées le 21 mars 2024.
Au cours des réunions successives qui ont eu lieu le 22 février 2024 et le 12 mars 2024, la Direction et la Délégation syndicale représentative ont exposé leurs propositions respectives sur les différents thèmes de la NAO tels que prévus par la Loi.
L’objet du présent accord est de formaliser les points d’accords sur lesquels se sont entendues les parties au terme de la période de négociation.
Les parties, après avoir abordé lors des réunions de négociations les thèmes obligatoires et après échanges et propositions réciproques, sont convenues des dispositions ci-après :
Article 6 -Budget des œuvres sociales PAGEREF _Toc161585175 \h 6
6.1- Dotation supplémentaire PAGEREF _Toc161585176 \h 6 6.2- Règle d’attribution des chèques cadeaux par le CSE PAGEREF _Toc161585177 \h 6
Article 7 -Qualité de vie au travail PAGEREF _Toc161585178 \h 6
7.1- Massage bien-être PAGEREF _Toc161585179 \h 6
Article 8 -Organisation du temps de travail PAGEREF _Toc161585180 \h 6
Article 9 -Portée de l’accord PAGEREF _Toc161585181 \h 6
Article 10 -Clause de revoyure PAGEREF _Toc161585182 \h 7
Article 11 -Clause de révision PAGEREF _Toc161585183 \h 7
Article 12 -Interprétation de l’accord PAGEREF _Toc161585184 \h 7
Article 13 -Agrément PAGEREF _Toc161585185 \h 7
Article 14 -Durée et entrée en vigueur PAGEREF _Toc161585186 \h 7
Article 15 -Notification de l’accord PAGEREF _Toc161585187 \h 8
Article 16 -Information collective et individuelle PAGEREF _Toc161585188 \h 8
Article 17 -Dépôt et publicité de l’accord PAGEREF _Toc161585189 \h 8
Objet et principe Le présent accord a pour objet de formaliser les points d’accords sur lesquels se sont entendues les parties à l’occasion des Négociations Annuelles Obligatoires 2024. Champ d’application Le présent accord s’applique à tous les salariés de l’Association, sans préjudice des restrictions éventuellement prévues par les articles du présent accord ou des accords conclus à l’occasion des NAO 2022. Politique salariale 3.1- Valeur du point La Direction rappelle que la politique salariale de l’Etablissement est soumise à des contraintes budgétaires imposées par les organismes de tutelles. Les dotations doivent en outre, être utilisées conformément à leur objet. Pour limiter le tassement des rémunérations entre les différents professionnels en raison des évolutions successives du Salaire Minimum de Croissance (SMIC), la direction avait déjà porté la valeur du point de 4,447€ à 4,55€ en mai 2022, avec effet rétroactif au 1er janvier 2022, puis, en janvier 2023, de 4,55€à 4,66€. Dans un contexte continu d’augmentation du coût de la vie, de nouvelles augmentation du SMIC (en 1er mai 2023 et 1er janvier 2024), de tensions en matière de recrutement et de nécessaire fidélisation des professionnels, les parties s’accordent sur l’importance d’une nouvelle revalorisation de la valeur du point pour l’ensemble des salariés de l’Association. Aussi, après négociation entre les parties pour la détermination du taux d’augmentation, à compter du 1er janvier 2024, la valeur du point est fixée à 4,90€. Cette mesure sera appliquée à compter des salaires de mars et la régularisation liée à la rétroactivité sera effectuée avant le 31 mai 2024. Cette revalorisation de la valeur du point est destinée à permettre à l’ensemble des salariés de bénéficier d’une évolution de leur rémunération, soit suite à l’évolution de la valeur du point ou, pour les salariés concernés, suite à l’évolution mécanique du montant du SMIC. Tous les éléments de salaires dont le mode de calcul dépend de la valeur du point seront donc impactés par cette décision. Chèques vacances Les parties conviennent que la mise en place, depuis 2021, des chèques vacances pour les salariés est appréciée par les salariés et considérée un avantage intéressant. Il est donc convenu de renouvelé la proposition pour l’année 2025. Les critères d’éligibilité cumulatifs restent inchangés (cf. accord NAO 2023) :
Salariés en CDI ayant au moins 6 mois d’ancienneté au sein de l’Association au 31 décembre de l’année précédente
Salariés en CDD ayant au moins un an d’ancienneté au sein de l’Association au 31 décembre de l’année précédente
Une participation de l’employeur modulée en fonction du salaire brut moyen annuel de l’année précédente par rapport au SMIC de l’année en cours
D’un commun accord entre les parties, il est décidé de conserver :
Le montant global des chèques vacances, tel que proposé pour l’année 2024
La répartition entre salarié et employeur.
Le montant du SMIC au 1er janvier 2025 n’étant pas à ce jour connu, la mise à jour des plafonds sera communiquée aux salariés fin janvier 2025. Pour autant, les parties conviennent
de conserver les mêmes règles de calculs des tranches
que le montant de la participation aux chèques vacances s’élève pour 2025 :
Salaire brut moyen annuel 2024 (salaire brut 2024/12*prorata) Inférieur à 150% du SMIC brut au 1er janvier 2025 (NC) Entre 150 et 200% du SMIC brut au 1er janvier 2025 (NC) Plus de 200% du SMIC brut au 1er janvier 2025 (NC) Participation du salarié 35 * 4 = 140 euros 37,5 * 4 mois = 150 euros 42,5 * 4 mois = 170 euros Participation de l’employeur en chèques vacances 110 euros nets 100 euros nets 80 euros nets Montant total chèques vacances 250 euros 250 euros 250 euros Coût total estimé pour l’employeur (charges comprises) environ 260 euros environ 170 euros Environ 115 euros
La participation du salarié est prélevée soit en 1 fois sur le salaire de mai, soit en 4 fois sur les salaires de février, mars, avril et mai de l’année en cours. Les chèques vacances seront à retirer courant juin. Cette proposition pourra être revue à l’avenir compte-tenu de la situation financière de l’Association. Les parties conviennent de faire un bilan de cette mesure en réunion de CSE et lors de l’ouverture de la prochaine NAO afin d’étudier l’impact pour les salariés et l’Association. Ancienneté Lors de la NAO 2017, sur proposition de la Direction, les parties ont convenu de l’attribution de chèques afin de valoriser la fidélité des salariés à l’établissement. Pour l’année 2024, les parties conviennent de revoir les montants de cette attribution de manière à valoriser les salariés à partir de 10 ans d’ancienneté puis tous les 5 ans. Pour l’année 2024, les parties ont fixé, sans effet rétroactif, le barème suivant :
10 ans d’ancienneté : 100 euros
15 ans d’ancienneté : 150 euros
20 ans d’ancienneté : 200 euros
25 ans d’ancienneté : 250 euros
30 ans d’ancienneté : 300 euros
Cette disposition pourra être revue à l’avenir compte tenu de l’évolution de la situation financière de l’Etablissement. Les parties conviennent que les salariés concernés, c’est-à-dire ceux qui atteignent le seuil d’ancienneté au cours de l’année civile, seront mis à l’honneur, lors d’une réunion du personnel. La date et le lieu seront déterminés ultérieurement. La direction s’engage à revoir l’ensemble des dates d’ancienneté des salariés sous contrat à ce jour en tenant compte des dates de contrats, en excluant en totalité les périodes de congés parentaux d’éducation et en incluant les périodes de formation professionnelles. En cas de constat d’une irrégularité sur les années antérieures, une régularisation sera faite. Budget des œuvres sociales 6.1- Dotation supplémentaire Les parties conviennent, au titre de l’année 2024, de ne pas réviser la clause de la NAO 2017 visant à allouer la somme supplémentaire de 1500€ pour d’améliorer le budget des œuvres sociales du CSE, par un versement exceptionnel. Cette mesure, appliquée depuis 2017, pourra être revue à l’avenir compte tenu de l’évolution de la situation financière de l’Etablissement. 6.2- Règle d’attribution des chèques cadeaux par le CSE Sur proposition de la délégation syndicale, les parties conviennent de maintenir les conditions d’attributions des chèques cadeaux par le CSE, telles qu’appliquées en 2023. Cette mesure pourra être revue à l’avenir en fonction de l’évolution de la situation sur le marché du travail. Qualité de vie au travail 7.1- Massage bien-être Le Conseil d’Administration a décidé de renouveler la proposition d’une séance de massage bien-être au profit des salariés sous contrat à durée indéterminée. Les modalités pratiques de cette mesure seront détaillées dans une note d’information remise à chaque salarié concerné. L’Association ayant obtenu un financement exceptionnel dans le cadre d’un CLACT, pour l’année 2024, les salariés en CDI pourront bénéficier :
Soit de deux séances de 30 minutes de massage
Soit d’une séance d’1 heure de massage
Le choix sera laissé à la discrétion individuelle de chaque salarié. Organisation du temps de travail Sur proposition de la direction, la délégation syndicale a donné un avis favorable à l’augmentation du temps de travail contractuel d’un poste de volante de manière à permettre une aide au repas le midi de 11h30 à 13h les week-ends et jours fériés. Aussi, 3 heures par semaine seront donc ajoutées au volume contractuel global de l’EHPAD. Ce temps supplémentaire vise à soulager le travail des équipes auprès des résidents les week-ends et jours fériés. Portée de l’accord Si des dispositions légales, réglementaires ou conventionnelles actuelles ou futures portant sur le même objet devaient être plus avantageuses, elles seraient appliquées à la place du présent accord. Si ces dispositions étaient moins avantageuses, les dispositions du présent accord continueraient d’être appliquées dans les conditions qu’il prévoit. Clause de revoyure Les parties conviennent toutefois que la direction et l’organisation syndicale représentative pourront se réunir, sur demande de l’une ou de l’autre partie, pour discuter de l’opportunité d’étudier l’impact de ses dispositions, ainsi que les éventuelles modifications nécessaires à apporter au présent accord. Clause de révision Le présent accord pourra être révisé à tout moment pendant la période d'application de l'accord, dans les conditions prévues par les dispositions légales et réglementaires. Toute demande de révision, partielle ou totale, dans les conditions fixées à l'article L.2261-7-1du code du travail, est obligatoirement accompagnée d'une nouvelle rédaction concernant le(s) article(s) soumis à révision et notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise contre décharge à chacune des parties signataires. La discussion de la demande de révision doit s'engager dans les 3 mois suivants la présentation de celle-ci. Toute modification fera l'objet d'un avenant conclu dans les conditions prévues par les dispositions légales et réglementaires. Le présent accord reste en vigueur jusqu'à la conclusion du nouvel accord. L’éventuel avenant de révision conclu dans les conditions prévues par les dispositions législatives et réglementaires se substituera de plein droit aux dispositions du présent accord. Interprétation de l’accord S’il s’avérait que l’une des clauses du présent accord pose une difficulté d’interprétation, les parties conviennent de soumettre ladite clause à l’interprétation. A cet effet, et sous réserve que la difficulté porte sur un litige d’ordre collectif, les représentants de chacune des parties signataires conviennent de se rencontrer à la requête de la partie la plus diligente, dans un délai maximal de 30 jours suivant la demande, pour étudier et tenter de régler tout différend d’ordre individuel ou collectif, né de l’application du présent accord. La demande de réunion, remise en main propre ou envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception, consigne l’exposé précis du différend. La position retenue en fin de réunion fait l’objet d’un procès-verbal rédigé par la direction servant de note explicative adoptée par toutes les parties signataires. Le document est remis à chacune des parties signataires. Si cela est nécessaire, une seconde réunion pourra être organisée dans les 30 jours suivant la première réunion. Jusqu’à l’expiration de ces délais, les parties contractantes s’engagent à ne susciter aucune forme d’action contentieuse liée au différend faisant l’objet de cette procédure. Agrément Conformément aux dispositions de l’instruction DGCS du 5 juin 2020, le présent accord ne sera pas présenté à l’agrément dans les conditions fixées à l’article L. 314-6 du Code de l’action sociale et des familles. Durée et entrée en vigueur Le présent accord prend effet à sa date de signature. Il est conclu pour une durée déterminée de 1 an et ne saurait produire effet au-delà de cette durée, exception faite des dispositions des articles du présent accord précisant une durée d’application spécifique. Notification de l’accord Conformément à l’article L.2231-5 du code du travail, le texte du présent accord est notifié à l’ensemble des organisations syndicales représentatives dans l’Association. Information collective et individuelle Le présent accord sera porté à la connaissance de chaque salarié visé par l'article 2, après information des membres du CSE. L’information sera effectuée par voie d’affichage ou par tout autre moyen de communication habituellement utilisé au sein de l’Association. La direction mettra à la disposition des salariés dans la salle du personnel un exemplaire de cet accord. Dépôt et publicité de l’accord Conformément à la législation en vigueur, un exemplaire dûment signé du présent accord sera communiqué au délégué syndical signataire et une copie sera remise aux représentants du personnel par l’intermédiaire du secrétaire du CSE. Le présent accord fera l’objet des formalités de dépôt et de publicité conformément aux dispositions légales en vigueur. Dans ce cadre, le présent accord collectif sera déposé en deux exemplaires, dont un sous forme électronique, sur la plateforme nationale du ministère du travail par la Direction. Un exemplaire dudit accord sera également déposé par la Direction au greffe du Conseil de Prud’hommes de La Roche sur Yon. Enfin, la notice d’information sera mise à jour.
Fait à Aizenay, le 21 mars 2024
En 4 exemplaires originaux dont 1 pour la Direction Régionale de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités, et 1 pour le greffe du Conseil des Prud’hommes.
La Directrice,La Déléguée syndicale, Madame ………………….Madame ………………….