Accord d’entreprise instituant l’augmentation du contingent d’heures supplémentaires topSommaire
TOC \o "1-3" \h \z \u Accord d’entreprise instituant l’augmentation du contingent d’heures supplémentaires PAGEREF _Toc526761898 \h 1 Sommaire PAGEREF _Toc526761899 \h 2 Préambule PAGEREF _Toc526761900 \h 3 1/Champ d’application PAGEREF _Toc526761901 \h 3 2/Définition des heures supplémentaires PAGEREF _Toc526761902 \h 3 3/Contingent annuel d’heures supplémentaires PAGEREF _Toc526761903 \h 4 3.1.Contingent conventionnel annuel d’heures supplémentaires PAGEREF _Toc526761904 \h 4 3.2.Mode de calcul du contingent annuel d’heures supplémentaires PAGEREF _Toc526761905 \h 4 4/Durées maximales de travail PAGEREF _Toc526761906 \h 4 4.1.Durées maximales quotidiennes du travail PAGEREF _Toc526761907 \h 4 4.2.Durées maximales hebdomadaires du travail PAGEREF _Toc526761908 \h 5 4.2.1.Exemple PAGEREF _Toc526761909 \h 5 5/Contreparties des heures supplémentaires PAGEREF _Toc526761910 \h 5 5.1.Contrepartie en repos PAGEREF _Toc526761911 \h 5 5.1.1.Exemple PAGEREF _Toc526761912 \h 6 5.1.2.Modalité de prise des RCR PAGEREF _Toc526761913 \h 6 5.2.Contrepartie financière PAGEREF _Toc526761914 \h 7 5.3.Contrepartie au-delà du contingent PAGEREF _Toc526761915 \h 7 6/Egalité professionnelle Hommes/Femmes PAGEREF _Toc526761916 \h 8 7/Dispositions finales : durée, révision et date d’entrée en vigueur de l’accord PAGEREF _Toc526761917 \h 8 7.1.Cessation des accords et usages existants et ayant le même objet PAGEREF _Toc526761918 \h 8 7.2.Dispositions finales : durée, révision, dénonciation, publicité et date d’entrée en vigueur PAGEREF _Toc526761919 \h 8 7.2.1.Durée de l’accord PAGEREF _Toc526761920 \h 8 7.2.2.Révision PAGEREF _Toc526761921 \h 8 7.2.3.Dénonciation PAGEREF _Toc526761922 \h 9 7.2.4.Dépôt et publicité PAGEREF _Toc526761923 \h 9 7.2.5.Entrée en vigueur PAGEREF _Toc526761924 \h 10
Préambule
Afin de permettre à la société Castelis de faire face à des fluctuations d’activité exigeant parfois le recours aux heures supplémentaires ; Afin de préserver l’intérêt des collaborateurs dont la durée du travail ne peut être sans limites, ni contrôle, ni contreparties suffisantes ; La Direction et la délégation du personnel au Comité d’Entreprise se sont réunis à 3 reprises : le 24 septembre 2018, le 2 octobre 2018 et le 8 octobre 2018, pour définir conjointement le contingent d’heures supplémentaires applicable aux salariés de la société Castelis.
Le présent accord, instituant l’augmentation du contingent d’heures supplémentaires au sein de la société Castelis, a été conclu le cadre de l’article L.3121-33 du code du travail. Les signataires rappellent enfin qu’en l’absence de délégués syndicaux au sein de la société Castelis, le présent accord est signé dans le cadre des dispositions de l’article L.2232-22 du code du travail en sa version abrogée le 24 décembre 2017 mais toujours applicable pour 2 ans en l’absence de Comité Social et Economique Champ d’application
Le présent accord a vocation à s’appliquer à l’ensemble des salariés de la société Castelis. Cet accord s’applique donc à tous les salariés, qu’ils soient titulaires d’un contrat de travail à durée indéterminée ou à durée déterminée, qu’ils soient CADRES ou NON CADRES, à temps complet ou à temps partiel. Sont exclus de son champ d’application, les salariés CADRE au forfait jour et les cadres dirigeants tels que définis par l’article L. 3111-2 du Code du Travail.
Définition des heures supplémentaires
Sont considérées comme des heures supplémentaires, les heures de travail effectif accomplies à la demande expresse de l’employeur, au-delà de la durée légale ou conventionnelle du travail. Contingent annuel d’heures supplémentaires Contingent conventionnel annuel d’heures supplémentaires
Par le présent accord, le contingent annuel d’heures supplémentaires annuel en vigueur au sein de la société Castelis est fixé à 220 heures par an et par salarié.
Mode de calcul du contingent annuel d’heures supplémentaires
Les heures prises en compte pour le calcul du contingent annuel d’heures supplémentaires sont celles accomplies au-delà de la durée légale et conventionnelle du temps de travail. Toutefois, certaines de ces heures ne sont pas prises en compte dans le contingent. C’est, par exemple, le cas des heures supplémentaires :
Effectuées pour certains travaux urgents dont l’exécution immédiate est nécessaire (pour organiser des mesures de sauvetage, prévenir des accidents ou incidents imminents, réparer des accidents ou incidents survenus au matériel, aux installations ou aux bâtiments de l’établissement) ;
Ouvrant droit à un Repos Compensateur de Remplacement – RCR ;
Effectuées au titre d’une journée de solidarité ;
Ouvrant droit à un RTT ;
Les heures accomplies en compensation d’un pont accordé par l’employeur.
Durées maximales de travail Durées maximales quotidiennes du travail
La durée de travail effectif ne doit pas dépasser la durée maximale de 10h par jour. Toutefois, en cas d’activité accrue ou pour des motifs liés à l’organisation de l’entreprise, cette durée maximale de travail peut être amenée à 12h de travail effectif par jour. Durées maximales hebdomadaires du travail
La durée de travail effectif hebdomadaire ne doit en principe pas dépasser les deux limites définies comme suit :
48 heures sur une même semaine et,
44 heures par semaine en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives.
Cette durée maximale peut être dépassée en cas de circonstances exceptionnelles entraînant temporairement un surcroît extraordinaire de travail, et pour la durée de celles-ci. Une autorisation du directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) est nécessaire et le dépassement ne peut avoir pour effet de porter la durée du travail à plus de 60 heures par semaine. Cette autorisation est accordée dans les conditions précisées par les articles R. 3121-8 et R. 3121-10 du code du travail.
Exemple
Si un salarié est amené à travailler 48 heures hebdomadaire pendant 6 semaines d’affilée, puis 40 heures les 6 semaines suivantes, il aura travaillé en moyenne 44 heures sur la période de 12 semaines consécutives.
Il ne dépasse donc pas les durées maximales hebdomadaires de travail autorisé.
Contreparties des heures supplémentaires Contrepartie en repos
En deçà de 15h supplémentaires effectuées sur le mois en cours, les heures supplémentaires effectuées feront l’objet d’un Repos Compensateur de Remplacement intégral – ou RCR intégral équivalent à l’heure accomplie et à sa majoration. Au-delà de 15h supplémentaires effectuées sur le mois en cours, il sera proposé au collaborateur concerné, de choisir entre la compensation intégrale des heures ainsi effectuées en Repos (RCR), ou bien la compensation financière. Exemple
Il est rappelé par les parties les éléments suivants :
Le décompte des heures supplémentaires se fait par semaine ;
Les 8 premières heures supplémentaires effectuées, donnent lieu à une majoration de 25% ;
Au-delà, les heures supplémentaires sont majorées de 50%.
Les heures effectuées les dimanches et jours fériés sont quant à elles, rémunérées à hauteur de deux fois l’heure normale de travail.
Cas de Castelis :
En travaillant 37h par semaine, et 35h en moyenne annualisée, les heures supplémentaires effectuées au-delà de ce volume horaire, sont majorées comme suit :
25% pour les 6 premières heures effectuées au-delà des 37h hebdomadaires de travail ;
50% pour les heures supplémentaires suivantes ;
Exemples de compensation en temps de repos :
Une heure supplémentaire payée en principe à un taux majoré de 25% peut donner lieu à un repos compensateur équivalent, soit 1h15 de RCR. Une heure supplémentaire payée en principe à un taux majoré de 50% peut donner lieu à un repos compensateur équivalent, soit 1h30 de RCR. Une heure de travail effectuée un dimanche ou un jour férié, payée double en principe, peut donner lieu à un repos compensateur équivalent, soit 2h00 de RCR. Modalité de prise des RCR
Il a été convenu entre les parties, que les Repos Compensateurs de Remplacement ainsi acquis, devront impérativement avoir été pris par le salarié concerné, au plus tard deux mois suivant l’accomplissement des heures supplémentaires. Les RCR peuvent être pris par journée complète, par demi-journée et par heure. Les salariés souhaitant bénéficier de leurs RCR, devront avoir effectué une demande de RCR sur l’outil de gestion interne Chronos dans un délai préalable de 8 jours calendaires avant la date fixée pour la prise du RCR. Cette demande devra être ensuite validée par l’encadrement. En cas de non validation par l’encadrement a minima 3 jours ouvrés avant la date sollicitée par le salarié, la demande sera réputée acceptée. Dans le cas où la demande du collaborateur, ne pourrait être validée par l’encadrement (non-respect du délai de prévenance, incompatibilité avec les problématiques de production etc.), celui-ci devra impérativement proposer une autre date. Dans le cas où le collaborateur concerné, ne procèderait pas à sa demande de RCR dans le délai de 2 mois impartis, les dates de prise de ces RCR lui seraient définies par la Direction de la Société Castelis, en tenant compte des contraintes de production. Il a été convenu entre les parties, qu’un compteur de RCR serait intégré à l’outil de gestion interne Chronos et que celui-ci serait accessible aux salariés concernés. Ce compteur mentionnera les éléments suivants :
Le nombre de RCR et,
La date limite de prise des RCR ainsi acquis.
En cas de départ du collaborateur, les RCR qui n’auraient pu être pris, donneront lieu à paiement dans le solde de tout compte. Contrepartie financière
Dans tous les cas, la rémunération des heures supplémentaires pourra être proposée aux collaborateurs concernés dans le cas où la prise des RCR pourrait nuire au bon fonctionnement de l’équipe de travail. La rémunération des heures supplémentaires fait l’objet de plusieurs taux de majoration, définis comme suit :
25% de la 38ème à la 43ème heure travaillée dans la même semaine ;
50% pour les heures suivantes ;
Contrepartie au-delà du contingent
Toute heure supplémentaire accomplie au-delà du contingent annuel d’heures supplémentaires défini à l’article 3.2 du présent accord, sera rémunérée majorée de 25% ou de 50% selon les stipulations ci-dessus. En outre, toute heure supplémentaire accomplie au-delà du contingent annuel d’heures supplémentaires donnera lieu à l’attribution d’une contrepartie obligatoire en repos, fixée à 100% pour les entreprises de plus de 20 salariés, conformément aux dispositions de l’article L. 3121-11 du Code du Travail.
Exemple :
Un collaborateur a atteint son contingent annuel d’heures supplémentaires de 220h par an. Dans le cadre d’une urgence projet, il est amené à effectuer 5 heures supplémentaires sur une semaine de travail. La compensation des heures ainsi effectuées au-delà du contingent est définie comme suit :
5 heures supplémentaires rémunérées payées à un taux majoré de 25%
+ une contrepartie obligatoire en repos fixée à 100% des heures travaillées, soit 5 heures de repos. Egalité professionnelle Hommes/Femmes
Le présent accord ne devra pas porter atteinte à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes présents au sein de la société Castelis. Dispositions finales : durée, révision et date d’entrée en vigueur de l’accord Cessation des accords et usages existants et ayant le même objet
Au jour de son entrée en vigueur, le présent accord se substitue en intégralité à toute pratique, usage, engagement unilatéral ou accord collectif ou atypique à sa date d’entrée en vigueur et ayant un objet identique.
Dispositions finales : durée, révision, dénonciation, publicité et date d’entrée en vigueur Durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.
Révision
Toute demande de révision devra être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception par un signataire à chacun des autres signataires (ou adhérents) et comporter des propositions de remplacement des dispositions dont la révision est demandée.
Dans un délai de 2 mois suivant la réception de cette lettre, les parties devront ouvrir une négociation en vue de la rédaction d’un nouveau texte.
Si cette négociation n’aboutit pas à un accord dans un délai de 2 mois à compter de la première réunion, la demande de révision sera réputée caduque.
Les dispositions de l’accord dont la révision est demandée resteront en vigueur jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord, ou à défaut, seront maintenues.
Dénonciation
Le présent accord ne pourra être dénoncé que totalement par l’une ou l’autre des parties signataires ou adhérente selon les modalités suivantes :
La dénonciation sera notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception aux autres signataires, et déposée auprès de la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE) ainsi qu’au Secrétariat Greffe du Conseil de Prud’hommes.
Elle comportera obligatoirement une proposition de rédaction nouvelle, et entraînera l’obligation pour les parties signataires de se réunir le plus rapidement possible et au plus tard dans un délai de deux mois suivant la réception de la lettre de dénonciation, en vue de déterminer le calendrier des négociations.
Durant les négociations, l’accord restera applicable dans toutes ses dispositions et sans aucun changement. A l’issue de ces négociations, sera établi soit un avenant ou un nouvel accord, soit un procès-verbal de clôture constatant le désaccord des parties.
Ces documents signés feront l’objet de formalités de dépôt auprès de la DIRECCTE et au secrétariat greffe du Conseil de Prud’hommes du ressort de l’entreprise.
En cas de procès-verbal constatant le défaut d’accord, l’accord ou les dispositions ainsi dénoncés resteront applicables sans aucun changement pendant une année, qui commencera à courir à l’expiration d’un délai de préavis de 3 mois.
Dépôt et publicité
Le présent accord sera déposé à la DIRECCTE et au Secrétariat Greffe du Conseil de Prud’hommes du siège de la société CASTELIS, conformément aux dispositions de l’article L. 2231-6 et R2231-1 et suivants du Code du travail. Le présent accord sera également transmis, une fois validé, à la Branche des Bureaux d’études. Il sera mis à disposition du personnel de l’entreprise. Entrée en vigueur
Le présent accord entrera en vigueur à la date du 1er Janvier 2019.
Fait à Ivry-sur-Seine, le 08/10/2018
Pour la Direction de la Société Castelis,
Monsieur , Directeur Associé Date et signature
Pour les élus de la Délégation Unique du Personnel de la société Castelis,
Titulaire Date et signature précédée de la mention « bon pour accord » :
Titulaire Date et signature précédée de la mention « bon pour accord » :
Titulaire Date et signature précédée de la mention « bon pour accord » :
Titulaire Date et signature précédée de la mention « bon pour accord » :