Accord d'entreprise IMAGINE MANON CURUNET

Accord relatif à l'indemnité de trajet

Application de l'accord
Début : 19/07/2025
Fin : 01/01/2999

Société IMAGINE MANON CURUNET

Le 10/07/2025


ACCORD D’ENTREPRISE

relatif à l’INDEMNITÉ DE TRAJET


Entre :
L’entreprise SAS IMAGINE,
dont le siège social est situé 12 rue Edouard Branly – Z.A. de Toubalan – 29100 DOUARNENEZ,
représentée par Mme agissant en qualité de gérante,
immatriculée sous le numéro de SIRET 500 482 203 00014 ;

Et :

Les salariés de l’entreprise, statuant à la majorité des deux tiers lors du scrutin du 10 juillet 2025, dont le procès-verbal est annexé au présent accord.

Préambule


Le présent accord est conclu en application de l’ordonnance 2017-1385 du 22 septembre 2017 et du décret n° 2017-1767 du 26 décembre 2017, paru au journal officiel du 28 décembre 2017, relative au renforcement de la négociation collective.

L’employeur rappelle que la convention collective nationale du bâtiment : ouvriers (plus de 10 salariés) en date du 7 mars 2018 prévoit, dans le cadre du régime des petits déplacements, le versement d’une indemnité de trajet pour les ouvriers se rendant quotidiennement sur les chantiers. Cette indemnité est amenée à se cumuler avec la rémunération que perçoivent les ouvriers au titre du temps du travail effectif.

Ce cumul se relève être inadapté à l’organisation mise en place au sein de la SAS IMAGINE.

C’est la raison pour laquelle, compte tenu de la nécessité d’adapter le régime des petits déplacements et plus particulièrement celui de l’indemnité de trajet aux pratiques de l’entreprise, l’employeur a proposé d’adopter le présent accord d’entreprise.

L’objectif du présent accord est donc de :

  • Définir les modalités d’application de l’indemnité de trajet.

Article 1 – Champ d’application


Les dispositions du présent accord ont vocation à s’appliquer à l’ensemble des salariés ouvriers de l’entreprise dont l’activité est nécessairement non sédentaire.

Les salariés concernés sont ceux exerçant leur activité dans l’établissement actuel ou futur de l’entreprise, quel que soit leur statut ou le type de contrat de travail qui les lient à l’entreprise.



Dans l’hypothèse où l’entreprise fait appel à des salariés intérimaires ou au prêt de main d’œuvre, les salariés ainsi mis à la disposition de l’entreprise seront soumis au présent accord.

Article 2 – Principe, organisation et indemnisation de l’indemnité de trajet


Les parties signataires de l’accord ont convenu d’aménager le régime conventionnel de la branche afin d’éviter le cumul de l’indemnité de trajet avec la rémunération du temps de travail effectif, et de répondre aux besoins d’organisation de l’entreprise.

L’indemnité de trajet prévue par la convention collective nationale du bâtiment : ouvriers (plus de 10 salariés) a pour objet d’indemniser forfaitairement la sujétion que représente pour l’ouvrier la nécessité de se rendre quotidiennement sur le chantier et d’en revenir.

L’indemnité de trajet n’est pas due :

  • Lorsque l’ouvrier est logé gratuitement par l’entreprise sur le chantier ou à proximité immédiate du chantier,
  • Lorsque le temps de trajet entreprise – chantier est assimilé à du temps de travail effectif.
Il est précisé que le temps de trajet entreprise – chantier constitue du temps de travail effectif lorsque le salarié a l’obligation de passer à l’entreprise tous les matins et tous les soirs. Dans ce cas, seul le temps de travail sera rémunéré, sans versement de l’indemnité de trajet.

Par conséquent, la journée de travail du salarié commence quand il arrive à l’entreprise et elle se termine quand il en repart.

Il est également précisé qu’au sein de la SAS IMAGINE, les salariés ont obligation de passer à l’entreprise tous les matins et tous les soirs. Ainsi, aucune indemnité de trajet ne sera versée aux salariés.

Article 3 – Durée, dénonciation et révision de l’accord


3.1. Application et durée de l’accord


Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.

Il entre en vigueur après avoir été communiqué et ratifié par les salariés à la majorité des deux tiers, lors d’un référendum à bulletin secret réalisé le 10 juillet 2025.

Les modalités d’organisation de ce référendum ont été portées à la connaissance des salariés le 16 juin 2025.

L’accord entre en vigueur le lendemain du jour du dépôt auprès de l’autorité administrative.

3.2. Révision


Chaque partie signataire ou adhérente ou nouveau représentant ou désigné peut demander la révision de tout ou partie du présent accord selon les modalités suivantes :

  • Toute demande de révision devra être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception à chacune des autres parties signataires ou adhérentes ou nouveau représentant ou désigné et comporter, outre l’indication des dispositions dont la révision est demandée, les propositions de remplacement.

  • Les dispositions de l’accord dont la révision est sollicitée resteront en vigueur jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord ou à défaut seront maintenues en l’état.

  • Les dispositions de l’avenant portant révision se substitueront de plein droit à celles de l’accord qu’elles modifient et seront opposables à l’ensemble des employeurs et salariés liés par le présent accord.

3.3. Dénonciation


Conformément aux dispositions de l’article L2222-6 du Code du Travail, l’accord pourra être dénoncé en totalité par l’une ou l’autre des parties signataires selon les modalités suivantes :

  • La dénonciation est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception à chacune des parties signataires et déposée par la partie la plus diligente auprès de la DREETS et du secrétariat du greffe du Conseil des Prud’hommes. La durée du préavis sera fixée à trois mois.

  • Elle comportera obligatoirement une nouvelle proposition de rédaction qui entraînera pour toutes les parties signataires l’obligation de se réunir dans un délai d’un mois suivant la réception de la lettre de dénonciation et ce, en vue de déterminer le calendrier des négociations.

  • Durant les négociations, l’accord reste applicable sans aucun changement. A l’issue de ces dernières, il sera établi soit un avenant, soit un nouveau texte constatant l’accord intervenu, soit un procès-verbal de clôture constatant un désaccord.

  • Les dispositions du nouvel accord se substituent intégralement à celles de l’accord dénoncé avec pour prise d’effet soit la date qui aura été expressément convenue, soit à défaut, à partir du jour qui suivra le dépôt auprès du service compétent.

Article 4 – Dépôt et publicité de l’accord


Le présent accord est déposé par l’entreprise SAS IMAGINE sur le site du Ministère du Travail www.accords-depot.travail.gouv.fr. Le dépôt comprend également une copie du procès-verbal établi à l’issue de la consultation des salariés.

Un exemplaire est également adressé au secrétariat du greffe du Conseil des Prud’hommes de Quimper, ainsi qu’à chacun des salariés.



Enfin, il est affiché dans les locaux de l’entreprise.

Article 5 – Base de données nationale des accords collectifs


Conformément aux dispositions de l’article L2231-5-1 du Code du Travail et dans les vingt jours qui suivent le dépôt du présent accord d’entreprise auprès de la DIRECCTE, le présent accord est déposé sur la base de données des accords collectifs.

Fait à Douarnenez,
Le 10 juillet 2025

Pour la SAS IMAGINE,
Mme , gérante


Pour l’ensemble des salariés,



Mise à jour : 2025-07-25

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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