La Mutualité Française Haute-Garonne, entreprise régie par le Code de la Mutualité, immatriculée au registre national des mutuelles sous le n° 776 950 529, code APE 6512Z, dont le siège social est situé au 3 rue de Metz - 31000 TOULOUSE, représentée par , en sa qualité de Directeur Général,
Ci-après désignée « la MFHG »,
d'une part,
ET
Les organisations syndicales représentatives dans l'entreprise, représentées respectivement par leur délégué syndical,
FO, représentée par ,
La CGT, représentée par ,
d’autre part,
IL A ETE CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT :
PREAMBULE :
La Mutualité Française Haute-Garonne s’est vu transférer la gestion de l’EAJE ci-dessous à compter du 25 août 2025, via une convention d’objectifs et de moyen avec la mairie de Toulouse :
- « Le Coin des Ninous », situé 1 place José Soler-Puig – 31300 TOULOUSE.
L’association « Les PEP 31 », jusque-là titulaire de ladite délégation et convention, n’est donc plus en charge de la gestion de cet EAJE à compter de cette date.
Cette opération se traduisant par le transfert d’une entité économique autonome, tous les contrats de travail en cours au sein de l’EAJE précité, sont transférés à la date du 25 août 2025 à la Mutualité Française Haute-Garonne en vertu de l’article L.1224-1 du Code du travail.
L’Association « Les PEP 31 » appliquait à l’EAJE susmentionné la convention collective des établissements hospitaliers privés, tandis que la Mutualité Française Haute-Garonne fait quant à elle application de la convention collective nationale « Mutualité » et de différents accords d’entreprise.
Le statut collectif qui était appliqué au sein de l’EAJE « le Coin des Ninous », a été automatiquement mis en cause au jour du transfert des contrats de travail au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne conformément à l’article L. 2261-14 du Code du travail.
Dans ce cadre, la Mutualité Française Haute-Garonne et les partenaires sociaux ont souhaité privilégier la concertation et le consensus en négociant le statut collectif applicable à compter de cette date aux salariés issus de l’EAJE précité dans un objectif d’harmonisation et d’équité de traitement avec le personnel de la Mutualité Française Haute-Garonne.
C’est dans ce contexte, et afin d’harmoniser le statut applicable à l’ensemble du personnel, qu’il a été convenu du présent accord collectif d’entreprise de substitution, conformément aux dispositions de l’article L.2261-14 du Code du travail.
Article 1er – Objet et champ d’application
Le présent accord collectif de substitution s’applique à l’ensemble des salariés de l’EAJE mentionné dans le préambule du présent accord. Il a pour objet de définir le statut collectif applicable aux salariés des EAJE dont le contrat de travail est transféré au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne à compter du 25 août 2025 par l’effet de l’article L.1224-1 du Code du travail.
Les dispositions du présent accord prévaudront désormais sur toutes autres dispositions issues de convention collective ou accord de Branche, d’accords d’entreprise, d’usages, d’engagements unilatéraux ou accords atypiques qui s’appliquaient à l’EAJE « Le Coin des Ninous » qui cesseront définitivement de s’appliquer aux salariés transférés à compter de la signature du présent accord.
Article 2 – Application exclusive des accords collectifs d’entreprise conclus au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne
A la suite du transfert de l’EAJE « Le coin des Ninous » à la Mutualité Française Haute-Garonne, conformément aux dispositions du Code du travail, les parties constatent que les accords collectifs appliqués au sein de l’EAJE précité, sont automatiquement mis en cause du fait du transfert à la date du 25 août 2025.
Dans un souci d’uniformisation du statut collectif applicable, les parties conviennent que les accords collectifs d’entreprise en vigueur au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne sont applicables, à compter du 25 août 2025 et ce à titre exclusif, à tous les salariés de la Mutualité Française Haute-Garonne, y compris aux salariés issus de cet EAJE, et qu’ils remplacent intégralement les accords d’entreprise ainsi que les usages, décisions unilatérales et accords atypiques jusque-là appliqués au sein de l’EAJE précité qui ont donc cessé de produire tout effet au 24 août 2025 au soir.
Article 3 – Application exclusive des dispositions de la convention collective nationale « Mutualité » applicable au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne
Compte tenu de son activité principale, la Mutualité Française Haute-Garonne applique à tous les salariés des établissements qui lui sont rattachés la convention collective nationale « Mutualité » (IDCC 2128).
A la suite du transfert, et conformément aux dispositions de l’article L.2261-14 du Code du travail, les parties constatent que la convention collective des établissements hospitaliers privés, jusque-là appliqués au sein de l’EAJE susmentionnée, a été automatiquement mise en cause à la date du 24 août 2025.
Afin d’unifier le statut collectif applicable à tous les salariés de la Mutualité Française Haute-Garonne, y compris ceux issus de l’EAJE précité, les parties conviennent d’appliquer à titre exclusif une seule convention collective nationale, à savoir la convention collective nationale « Mutualité » à compter du 25 août 2025.
Afin d’attribuer à chaque salarié transféré une classification relevant de la nouvelle convention collective applicable, les parties ont mis en place un tableau dit de « concordance des qualifications professionnelles » (Cf. Article 4). Ce tableau établit des équivalences entre les classifications professionnelles des salariés transférés, issues de la convention collective des acteurs du lien social et familial et les classifications professionnelles issues de la convention collective nationale « Mutualité ».
Dans l’hypothèse où la nouvelle classification impliquerait, au vu de la nouvelle grille salariale conventionnelle applicable, un salaire de base mensuel inférieur à l'ancien salaire mensuel de base, il est convenu que les salariés concernés conserveront le même niveau de rémunération mensuelle de base. Pour ce faire, il sera additionné au nouveau salaire minimum conventionnel un montant correspondant à la différence en euros entre l’ancien salaire mensuel et le nouveau salaire conventionnel mensuel de base.
Ces éléments feront l’objet de deux lignes distinctes sur les bulletins de salaire.
Article 4 – Positionnement des salariés de l’EAJE « le coin des Ninous »
Ces dispositions ont pour objet d’attribuer à chaque salarié de l’EAJE une classification dans la convention collective nationale « Mutualité » aussi proche que possible de celle qui lui était attribuée précédemment.
Les parties conviennent du positionnement suivant des salariés de l’EAJE précité au sein de la classification des emplois de la convention collective nationale « Mutualité » :
Ancien emploi (CCN « Des établissements hospitaliers privés»)
Nouvel emploi (CCN « Mutualité »)
Intitulé de fonction
Coefficient hiérarchique
Intitulé de fonction
Classification
Directeur
590 Directeur de crèche
C1 Educateur de Jeunes Enfants
460 Educateur de Jeunes Enfants
T1 Auxiliaire de puériculture
360
Auxiliaire de puériculture
E4 Animateur socio éducatif 306 Agent technique petite enfance E2 Agent des services logistiques
291 Agent d’entretien
E2
L’intitulé de son nouvel emploi, son descriptif de fonctions, ainsi que sa classification selon la CCN « Mutualité » seront communiqués à chaque salarié concerné.
Les descriptifs des fonctions listées ci-dessus figurent en annexe du présent accord.
Article 5 – Application exclusive des dispositions en vigueur au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne
Dans un souci d’uniformisation du statut collectif applicable, les parties conviennent que les dispositions en vigueur au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne sont applicables, à compter du 25 août 2025, à titre exclusif, à tous les salariés de la Mutualité Française Haute-Garonne, y compris aux salariés issus de l’EAJE défini dans le préambule.
Ces dispositions remplacent donc, à compter du 25 août 2025, les pratiques et usages en vigueur au sein de l’EAJE « Le Coin des Ninous ».
Article 6 – Retraite, prévoyance et mutuelle
A compter du 25 août 2025, la mutuelle obligatoire en vigueur au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne est la seule mutuelle obligatoire applicable à tous les salariés de la Mutualité Française Haute-Garonne, y compris ceux issus de l’EAJE précité.
Il en est de même pour les régimes de prévoyance et de retraite qui correspondent aux régimes en vigueur au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne.
A titre d’information, et au jour de la conclusion du présent accord, au sein de la Mutualité Française Haute-Garonne :
la mutuelle obligatoire est souscrite auprès de MGEN ISTYA COLLECTIVES – TSA 91634 – 75901 PARIS Cedex 15 ;
la prévoyance est souscrite auprès de CHORUM – 4-8 rue Gambetta – 92 240 MALAKOFF ;
la retraite complémentaire est souscrite auprès de MALAKOFF MEDERIC – 21 rue Laffitte – 75 009 PARIS.
Article 7 – Durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée à compter du 25 août 2025.
Article 8 – Révision de l’accord
L’accord pourra être révisé au terme d’un délai de trois mois suivant sa prise d’effet.
La procédure de révision du présent accord ne peut être engagée que par la Direction ou l’une des parties habilitées en application des dispositions du code du travail.
Information devra en être faite à la Direction, lorsque celle-ci n’est pas à l’origine de l’engagement de la procédure, et à chacune des autres parties habilitées à engager la procédure de révision par courrier recommandé avec accusé de réception.
Article 9 – Clause de rendez-vous
En cas de modification substantielle des textes régissant les matières traitées par le présent accord, les parties signataires s’engagent à se rencontrer dans un délai de 3 mois suivant la demande de l’une des parties signataires en vue d’entamer des négociations relatives à l’adaptation du présent accord.
Article 10 – Suivi de l’accord
Un suivi de l’accord est réalisé par l’entreprise et les organisations syndicales signataires de l’accord à l’occasion de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée.
Article 11 – Interprétation de l'accord
Les représentants de chacune des parties signataires conviennent de se rencontrer à la requête de la partie la plus diligente, dans les 15 jours suivant la demande pour étudier et tenter de régler tout différend d'ordre individuel ou collectif né de l'application du présent accord.
Les avenants interprétatifs de l’accord sont adoptés à l’unanimité des signataires de l’accord.
Les avenants interprétatifs doivent être conclus dans un délai maximum de 2 mois suivant la première réunion de négociation. A défaut, il sera dressé un procès-verbal de désaccord.
Jusqu'à l'expiration de la négociation d'interprétation, les parties contractantes s'engagent à ne susciter aucune forme d'action contentieuse liée au différend faisant l'objet de cette procédure.
Article 12 – Adhésion
Conformément à l'article L. 2261-3 du code du travail, toute organisation syndicale de salariés représentative dans l'entreprise, qui n'est pas signataire du présent accord, pourra y adhérer ultérieurement.
L'adhésion produira effet à partir du jour qui suivra celui de son dépôt au greffe du conseil de prud'hommes compétent et à la DREETS.
Notification devra également en être faite, dans le délai de huit jours, par lettre recommandée, aux parties signataires.
Article 13 – Dénonciation
Le présent accord pourra être dénoncé par l'une ou l'autre des parties signataires moyennant un préavis de 3 mois.
La partie qui dénonce l'accord doit notifier cette décision par lettre recommandée avec accusé de réception à l'autre partie.
La direction et les organisations syndicales représentatives se réuniront pendant la durée du préavis pour discuter les possibilités d'un nouvel accord.
Article 14 – Publication de l’accord
Le présent accord fera l’objet d’une publication dans la base de données nationale visée à l’article L. 2231-5-1 du code du travail dans une version ne comportant pas les noms et prénoms des négociateurs et des signataires.
Article 15 – Communication et dépôt de l’accord
Le présent accord donnera lieu à dépôt dans les conditions prévues aux articles L. 2231-6 et D. 2231-2 et suivants du code du travail. Il sera déposé :
sur la plateforme de téléprocédure dénommée «TéléAccords » accompagné des pièces prévues à l’article D. 2231-7 du code du travail ;
et en un exemplaire auprès du greffe du conseil de prud'hommes de Toulouse ;
Un exemplaire sera également remis à chacune des parties signataires, un autre sera laissé à la disposition de chaque salarié auprès de la direction des ressources humaines et il sera notifié à l'ensemble des organisations syndicales représentatives dans l'entreprise.
Fait en 5 exemplaires, le 25 août 2025 à Toulouse.