Il est établi, à la suite des réunions de négociation en date du 02 février et du 25 février 2026, le présent procès-verbal d’accord, qui fera l’objet d’un dépôt dans les conditions prévues par le code du travail.
Préambule
Avant toute réunion de négociation, des documents supports ont été remis au Délégué Syndical abordant les thèmes obligatoires prévus par la loi, à savoir les mesures pour supprimer les écarts de rémunération, la durée du travail, l’organisation du temps de travail, le temps partiel et l’épargne salariale.
Concernant les mesures relatives aux écarts de rémunération et les différences de déroulement de carrière entre les femmes et les hommes, les parties renvoient à l’accord en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Année 2025
La négociation tenue en 2025 a fait l’objet d’un PV d’accord. Les engagements consécutifs à la négociation annuelle couvrant l’année 2025 ont été tenus.
Les accords de branche ont été appliqués.
L’accord 35 heures a été appliqué. Les plannings de travail ont été présentés et ajustés en cours d’année selon les modalités prévues. Les heures supplémentaires éventuelles ont été payées ou récupérées au trimestre selon le choix des salariés suivant le planning production pour les heures réalisées en plus des 1 607 heures.
Aucun licenciement économique n’a eu lieu. Il n’y a pas eu de chômage partiel.
6 personnes ont été embauchées en CDI et 10 en CDD au cours de l’année 2025.
Nous avons également veillé à préserver l’employabilité des salariés en ouvrant l’accès aux formations professionnelles, aux VAE et aux demandes de congés individuels de formation sur la base du volontariat
L’augmentation du salaire de base fixée à 1.5 % appliquée au 1er avril 2025 a été appliquée pour les coefficients 140 à 285 des collèges ouvrier, mensuel et assimilé cadre.
Pour Les coefficients supérieurs ou égaux à 305, l’augmentation a été individualisée et versée au 1er avril 2025.
CONTEXTE
Un contexte économique durablement contraint
Depuis plusieurs années, notre environnement économique est marqué par une succession de chocs : crise sanitaire, inflation, tensions géopolitiques, hausse des coûts de financement. Même si certains indicateurs macroéconomiques se stabilisent, la situation ne revient pas à la normale, et encore moins à une dynamique de croissance. Au niveau régional, l’industrie du CentreVal de Loire résiste, mais elle est clairement entrée dans une phase de ralentissement. L’activité est globalement stable, mais à un niveau bas. Les carnets de commandes se sont dégradés, les trésoreries sont sous tension et la visibilité à moyen terme reste limitée. Ce constat est partagé par l’ensemble des institutions économiques : les entreprises ne sont pas dans une logique de développement, mais de préservation de leurs équilibres.
Une filière industrielle sous pression
Notre secteur d’activité, l’industrie du caoutchouc, n’échappe pas à ces difficultés.La filière traverse une zone de turbulence :
Baisse de la demande dans plusieurs marchés historiques, notamment l’automobile et le bâtiment,
Forte volatilité des matières premières,
Concurrence internationale accrue,
Pression constante sur les marges.
Beaucoup d’acteurs du secteur ont engagé des stratégies défensives : réduction des coûts, reports d’investissements, recentrage sur certains marchés.Il n’y a aujourd’hui aucune perspective de rebond rapide et massif.
Le cadre des négociations
C’est dans ce contexte que nous abordons ces NAO. Notre responsabilité, en tant que direction, est double :
Préserver la pérennité économique de l’entreprise,
Sécuriser l’emploi et l’outil de travail sur le long terme.
Cela implique de la prudence, de la cohérence et parfois des arbitrages difficiles.Cela ne signifie pas que les attentes des salariés ne sont pas entendues, ni que les efforts fournis ne sont pas reconnus. Mais cela signifie que toute décision doit être compatible avec la réalité économique, et soutenable dans la durée. Notre objectif n’est pas de gérer une année, mais de préparer les suivantes, dans un environnement qui restera, de l’avis de tous les observateurs, complexe et incertain.
SITUATION DE L’ENTREPRISE
En 2025 le chiffre d’affaires du Groupe Sacred devrait atterrir à un niveau légèrement inférieur au budget et équivalent à 2024.
Pour SBC les priorités 2026 seront :
Trouver toutes pistes de productivité et de réduction des coûts pour faire face à la concurrence mondiale.
Développer la polyvalence au poste ainsi qu’entre ateliers et/ou business unit pour conserver l’emploi.
Une vigilance extrême sur le pilotage de nos sites industriels (qualité, performance, profitabilité, trésorerie),
Le développement de l’outil industriel et des systèmes d’informations s’y rapportant en intégrant l’amélioration des conditions de travail.
ANNEE 2026
Les accords de branche seront appliqués.
L’accord 35 heures sera appliqué et le recours à la flexibilité des semaines 32/40 sera utilisé si l’activité le nécessite. Les plannings prévisionnels ont été présentés et acceptés.
L’augmentation du salaire de base pour les coefficients 140 à 285 est fixée à 0.8 % au titre des NAO 2026 à compter du 1er avril 2026.
Pour les coefficients supérieurs ou égaux à 305, l’augmentation sera individualisée.
Les cas particuliers seront examinés comme tels si nécessaire. La revue des coefficients se fera au cas par cas en prenant en compte la polyvalence et la poly compétence.
Fait à Bert, le 02 mars 2026
XXX, Le Délégué Syndical FOXXX, Le Directeur de Site