Accord relatif aux Négociations Annuelles Obligatoires
Entre les soussignés,
La Société ALKOR, sise à la Zone Industrielle Rouvroy-Morcourt à SAINT-QUENTIN, représentée par xxxxxxxxxxxxxxxxxx, agissant en qualité de Directeur Général,
d’une part,
Et
La Confédération Générale du Travail (CGT), représentée par xxxxxxxxxxxxxxxxxx, en qualité de Déléguée Syndicale,
d’autre part,
Préambule
Conformément aux dispositions légales, notamment les articles L. 2242-1 et suivants du Code du travail, des négociations ont été engagées dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) pour l’année 2026 dont l’ensemble des thèmes ont été abordés.
Ces négociations ont impliqué :
La Direction, représentée par
xxxxxxxxxxxxxxxxxx, Directeur des Ressources Humaines, et xxxxxxxxxxxxxxxxxx, Responsable des Ressources Humaines Siège et Logistique ;
Les représentants du personnel, représentés par
xxxxxxxxxxxxxxxxxx, Déléguée Syndicale CGT, assistée d’une délégation de trois salariés, membres du CSE.
Les négociations se sont tenues au cours de 4 réunions les 4 et 18 décembre 2025, puis les 12 et 22 janvier 2026.
Les revendications initiales de la délégation syndicale étaient les suivantes :
Revendications (Comité de Direction exclu) :
Augmentation générale : 6%
Prime de Partage de la valeur : 999 euros
Valorisation de l’ancienneté :
Prime d’ancienneté :
10 ans : 100 € par mois
15 ans : 150 € par mois
20 ans : 200 € par mois.
Revendication pour tous les salariés :
Revalorisation du budget du CSE :550 € par salariés
Prise en charge de 100 % de la mutuelle sur la base isolée et famille (hors options)
Prise en charge de la carence par l’entreprise pour le premier arrêt maladie des salariés
Abondement :
Passage du versement salarié de 150 € à 300 €, impliquant un abondement jusqu’à 900 €
Congés pour ancienneté :
10 ans : 1 jour par an
20 ans : 2 jours par an
30 ans : 3 jours par an
La direction a chiffré ces mesures à plus de 1,3 millions d’euros et a expliqué qu’elles n’étaient aucunement envisageables dans un contexte de chiffre d’affaires en baisse de l’ordre de 25% sur les trois dernières années, et de plus de 10 millions d’euros sur la dernière année. Elle a cependant expliqué son intention de viser le maintien du pouvoir d’achat des salariés, dans un contexte d’inflation à +0,8% en décembre 2025 comparé à décembre 2024, d’accompagner l’épargne de ces derniers et la prise en charge des frais de santé. Elle a aussi entendu le besoin de reconnaissance de l’ancienneté des salariés.
À l’issue de ces échanges, les parties se sont accordées sur les mesures suivantes :
Article 1 – Augmentation générale 2026
Afin de soutenir le pouvoir d’achat des salariés, il est convenu d’une augmentation générale des salaires à compter du 1er janvier 2026 selon les modalités suivantes :
1,5 % pour le personnel (de niveau 2 à 6 inclus) ;
1 % pour le personnel (de niveau 7 à 8 inclus) ;
Cette augmentation s’applique aux salariés en contrat à durée indéterminée ou déterminée ayant plus d’un an d’ancienneté (date d’entrée antérieure au 1er janvier 2025).
Les alternants restent soumis à l’évolution du SMIC et ne sont pas concernés par les dispositions des NAO d’ALKOR.
Article 2 – Abondement sur le Plan d’Épargne Entreprise (PEE)
À compter du 1er janvier 2026, l’abondement de l’employeur au Plan d’Épargne Entreprise (PEE) est revu comme suit :
Le salarié peut investir jusqu’à 180 € par an ;
L’abondement de l’employeur est de 300 % du versement volontaire du salarié, dans la limite d’un abondement maximum de 540 € brut (soit 300 % de 180 €).
Article 3 – Congé payé supplémentaire pour ancienneté
À compter du 1er juin 2026, les congés payés supplémentaires pour ancienneté sont revus comme suit :
20 ans d’ancienneté (au lieu de 25 ans) : 1 congé payé supplémentaire
25 ans (au lieu de 30 ans) : 2 congés payés supplémentaires
Il est convenu entre les parties que si le congé n’est pas pris au cours de l’exercice des congés payés en vigueur dans l’entreprise, cette journée supplémentaire est perdue et ne peut être épargnée sur le compte épargne temps. Il est également convenu que la prise des congés payés pour ancienneté doit se faire en dehors des congés payés estivaux.
Article 4 – Maladie
À compter du 1er janvier 2026, l’entreprise avance d’une journée le maintien conventionnel de la prise en charge de la maladie, c’est-à-dire au 6e jour au lieu du 7e jour précédemment.
Article 5 – Prise en charge de la mutuelle
À compter du 1er janvier 2026, l’employeur prendra en charge 85 % du régime de base de la mutuelle (hors options) pour l’ensemble des salariés.
Article 6 – Publicité de l’accord
Conformément à l’article L. 2231-5 du Code du travail, le présent accord sera :
Notifié à chaque organisation syndicale représentative ;
Déposé sur la plateforme « Téléaccords » ;
Remis au greffe du conseil de prud’hommes de Saint-Quentin ;
Affiché sur les panneaux d’affichage prévus à cet effet.
Les éventuels avenants de révision du présent accord feraient l’objet des mêmes mesures de publicité.