Accord d'entreprise ASSOCIATION DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN INTERVENTION SOCIALE ET MEDICO-SOCIALE DE PARIS PARMENTIER (AFRIS PARIS PARMENTIER)

NÉGOCIATION ANUELLE OBLIGATOIRE (NAO 2022) - PROCES-VERBAL D'ACCORD PARTIEL

Application de l'accord
Début : 01/02/2023
Fin : 01/01/2999

18 accords de la société ASSOCIATION DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN INTERVENTION SOCIALE ET MEDICO-SOCIALE DE PARIS PARMENTIER (AFRIS PARIS PARMENTIER)

Le 09/02/2023



NÉGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE (NAO 2022)
PROCES-VERBAL D’ACCORD PArtiel

ENTRE, LES SOUSSIGNÉS :

L’Association de Formation et de Recherche en Intervention Sociale et médico-sociale de Paris Parmentier (AFRIS Paris Parmentier) dont le siège social est situé 145 avenue Parmentier — 75010 PARIS, gestionnaire de l’IRTS Paris Île-de-France

D’UNE PART,

ET

L’organisation syndicale CFE-CGC


D’AUTRE PART,

Il a été convenu ce qui suit :

PRÉAMBULE


Conformément aux dispositions prévues par les articles L. 2242-1 et suivants du Code du travail, une négociation portant sur les salaires, la durée effective et l’organisation du temps de travail, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes a été engagée au sein de l’Association de Formation et de Recherche en Intervention Sociale et médicosociale de Paris Parmentier (AFRIS Paris Parmentier). Aboutissant à un accord partiel et bien qu’un procès-verbal ne soit obligatoire qu’en cas de désaccord, les parties ont convenu qu’il était préférable d’établir un procès-verbal d’accord partiel.

La négociation annuelle obligatoire s’est ouverte le 21 septembre 2022.

Cette première réunion a été consacrée à la préparation de la négociation afin de définir :

  • Le lieu de la négociation ;
  • Le niveau de la négociation ;
  • Les informations à remettre aux participants et la date de remise ;
  • Le calendrier des réunions.

Les points inscrits à la négociation ont été les suivants :

Dans le cadre de ces blocs de négociation annuelle, chacune des parties a pu s’exprimer sur les demandes qu’elle souhaitait respectivement porter à la négociation.

Délégation syndicale :



  • Augmentation des salaires en compensation de la perte de pouvoir d’achat
  • Revalorisation des titres-restaurant
  • Revalorisation statutaire des formateurs

Délégation employeur :

  • Statut des formateurs occasionnels
  • Accord complémentaire à l’accord sur la répartition du temps de travail des formateurs du 10/03/2009 portant sur un outil de mise en œuvre de l’accord initial

Après échanges et débats entre les parties présentes, il a été convenu conjointement que la négociation porterait sur les thèmes suivants :

  • Salaires effectifs
  • Temps de travail
  • Augmentation des salaires en compensation de la perte de pouvoir d’achat
  • Égalité hommes/femmes
  • Handicap
  • Revalorisation des titres-restaurant
  • Statut formateur occasionnel
  • Avenant à l’accord sur la répartition du temps de travail des formateurs du 07/04/2009
  • Revalorisation statutaire des formateurs

La négociation annuelle obligatoire a ainsi fait l’objet de 7 réunions entre la délégation de l’organisation syndicale CFE/CGC et les représentants de l’employeur selon le calendrier suivant :

Septembre 2022
Octobre 2022
Novembre 2022

Mercredi 21/09/2022

14h30 – 17h00

Ouverture des négociations

Jeudi 20/10/2022

15h00 – 17h30

Jeudi 10/11/2022

14h00 – 16h30

Mercredi 30/11/2022

14h00 – 16h30


Thèmes discutés :

Salaires effectifs
Temps de travail
Augmentation des salaires en compensation de la perte de pouvoir d’achat

Thèmes discutés :


Egalité H/F
Handicap
Revalorisation des titres-restaurant

Janvier 2023

Février 2023

Jeudi 05/01/2023

14h00 – 16h30

Thèmes discutés :

Statut formateur occasionnel

Jeudi 26/01/2023

14h30 – 17h00

Thèmes discutés :

Avenant à l’accord sur la répartition du temps de travail des formateurs du 07/04/2009

Jeudi 09/02/2023

14h30 – 17h00

Thèmes discutés :


Revalorisation statutaire des formateurs

Clôture des négociations

Ces réunions ont permis :
  • aux représentants de l’employeur de présenter des informations portant notamment sur la situation de l’emploi, l’organisation du travail, l’égalité entre les hommes et les femmes et les rémunérations ;
  • à l’organisation syndicale de faire valoir ses revendications ;
  • aux parties de débattre et d’échanger sur les thèmes retenus.
Parmi les sujets inscrits à la négociation,

les points suivants ont pu aboutir à un accord consensuel entre les parties :

  • Adoption de plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat des salariés proposées par l’employeur :

  • Remboursement par l’employeur à hauteur de 75 % du coût de l’abonnement aux transports publics (métro, train, tram, services publics de location de vélos), soit + 25 % par rapport au taux légal obligatoire, fixé à 50 %, conformément au relèvement du seuil d’exonération prévu par la loi de finances rectificative du 16 août 2022. Cette mesure sera applicable du 1er février 2023 au 31 décembre 2023. Cette disposition est susceptible d’être reconduite selon les orientations de la prochaine loi de finance.

  • Augmentation de l’allocation forfaitaire vélo qui passe de 100 à 200 € par an.

  • Augmentation de la valeur faciale du titre-restaurant à hauteur de 10 €, financé à 40 % par le salarié (soit 4 €) et à 60 % par l’employeur (soit 6 €), conformément au relèvement du seuil d’exonération fixé à 6,50 € par titre depuis le 1er janvier 2023.


  • Allocation d’une indemnité repas aux formateurs occasionnels intervenant sous contrat de travail d’un montant de 6,38 € brut, soit un gain net de 6 € après déduction des cotisations pour les formateurs intervenant moins de 30 jours, correspondant ainsi au même effort assuré par l’employeur auprès de ses salariés permanents. Cette allocation sera déclenchée en paie pour toute intervention dépassant 4 heures de travail sur une même journée, allégeant ainsi la gestion liée aux titres-restaurant pour cette population de salariés, tout en garantissant que cet avantage soit bien distribué.

Un bilan de l’application de cette disposition sera fait lors des NAO 2023.

  • Substitution de l’indice 501 et 503 à tout coefficient inférieur mentionné dans les grilles indiciaires des emplois de technicien qualifié et technicien supérieur, dans le même état d’esprit que la recommandation patronale NEXEM agréée le 21 décembre 2022 qui relève l’indice minimum garanti à 403.


Par conséquent, la grille « technicien qualifié » doit être lue de la manière suivante à compter du 1er février 2023 :

Déroulement de carrière

Coefficient

de début
411
501
après 1 an
424
501
après 2 ans
438
501
après 3 ans
453
501
après 5 ans
465
501
après 7 ans
482
501
après 9 ans
501

après 12 ans
513

après 15 ans
527

après 18 ans
556

après 21 ans
587

après 24 ans
617

après 28 ans
652



De même, la grille « technicien supérieur » doit être lue de la manière suivante à compter du 1er février 2023 :

Déroulement de carrière

Coefficient

de début
434
503
après 1 an
447
503
après 3 ans
478
503
après 5 ans
503

après 7 ans
537

après 9 ans
570

après 11 ans
581

après 14 ans
615

après 17 ans
647

après 20 ans
679

après 24 ans
715

après 28 ans
762


Cette mesure vise à compenser le tassement des salaires subi dans ces catégories d’emploi, en lien avec l’augmentation du niveau du SMIC.

  • Conclusion d’un avenant à l’accord sur la répartition du temps de travail des formateurs du 07/04/2009, fixant les modalités opérationnelles de prévision et de suivi du temps de travail des formateurs à l’aide d’une maquette de plan de charge harmonisée et obligatoire. Il prévoit une mise en application à la rentrée 2023 et une réévaluation de l’outil en 2024.

  • Engagement à poursuivre les négociations en dehors du cadre de la NAO en vue de signer un accord d’entreprise sur les thématiques suivantes :

  • La qualité de vie au travail
  • Le statut des formateurs occasionnels en fonction de la nature et du volume de leur activité

Les demandes suivantes de la délégation syndicale n’ont pu aboutir à un accord :


  • Revalorisation statutaire des formateurs dans la grille de classement conventionnel « Cadre classe 2 » 

  • Demande de revalorisation salariale, indépendamment des initiatives prises par l’employeur sur les compléments au salaire, au travers d’une augmentation à la hauteur du Ségur (183 € nets pour l’ensemble des salariés, éventuellement en deux étapes) ou d’une avancée anticipée dans la grille conventionnelle pour l’ensemble des salariés. Au vu de la situation financière de l’IRTS et du plan de retour à l’équilibre 2022/2024, les marges de manœuvre sont insuffisantes à ce jour, et une telle mesure ne serait pas opposable au Conseil Régional d’Ile-de-France qui ne la financerait donc certainement pas.


Fait à Paris, le 09 février 2023, en 3 exemplaires originaux.


Mise à jour : 2024-05-21

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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