ACCORD RELATIF A LA PREVENTION DE L’EXPOSITION AUX RISQUES PROFESSIONNELS DE L’UNITE ECONOMIQUE ET SOCIALE Groupe
PREAMBULE
Objectifs de l’accord
Le présent accord a pour objectif de recenser le nombre de salariés exposés à des facteurs de pénibilité appelés risques professionnels et de présenter les mesures de prévention mises en œuvre et leurs modalités de suivi. Un précédent accord a déjà été conclus pour le Groupe et couvrait les années 2022, 2023 et 2024. L’entreprise procède ainsi à sa mise à jour pour les années 2025, 2026 et 2027.
Présentation succincte du Groupe
Spécialiste reconnu de l’entretien du linge et des vêtements des personnes en situation de fragilité hébergées sur un lieu de vie (personnes âgées et/ou handicapées), Le Groupe connait une croissance régulière de son activité et de ses effectifs depuis sa création en 2007.
Le Groupe est une Unité Economique et Sociale constituée par les sociétés suivantes :
Siège :
APE : 9601A
Effectifs : 735 personnes (au 31 décembre 2024)
Convention Collective : IDCC 2002 : Convention collective interrégionale de la blanchisserie, laverie, location de linge, nettoyage à sec, pressing et teinturerie.
LE CADRE JURIDIQUE
1.1 - Les facteurs de risques professionnels
Le Code du Travail nous énonce une liste des multiples facteurs de risques professionnels auxquels peuvent être exposés les travailleurs à l’article L. 4161-1. Ces facteurs sont les suivants :
1° Des contraintes physiques marquées :
Manutentions manuelles de charges ;
Postures pénibles définies comme positions forcées des articulations ;
Vibrations mécaniques ;
2° Un environnement physique agressif :
Agents chimiques dangereux, y compris les poussières et les fumées ;
Activités exercées en milieu hyperbare ;
Températures extrêmes ;
Bruits ;
3° Un certain rythme de travail :
Travail de nuit dans les conditions fixées aux articles L. 3122-2 à L. 3122-5 ;
Travail en équipes successives alternantes ;
Travail répétitif caractérisé par la réalisation de travaux impliquant l’exécution de mouvements répétés, sollicitant tout ou partie du membre supérieur, à une fréquence élevée ou sous cadence contrainte.
Ces facteurs sont précisés par le Décret n°2017-1769 du 27 décembre 2017 relatif à la prévention et à la prise en compte des effets de l’exposition à certains facteurs de risques professionnels et au compte personnel de prévention. Décret n° 2017-1769 du 27 décembre 2017 relatif à la prévention et à la prise en compte des effets de l'exposition à certains facteurs de risques professionnels et au compte professionnel de prévention - Légifrance (legifrance.gouv.fr)
Depuis 2024, seuls 6 facteurs de risques sont à prendre en compte dans le C2P (Compte Personnel de Prévention) et les seuils retenus sont les suivants :
Il convient de préciser que ces facteurs de risques professionnels ont déjà fait l’objet d’analyses menées par notre Branche professionnelle dans le cadre de l’élaboration de l’Accord du 18 mai 2022 (étendu par Arrêté en date du 14 décembre 2022), relatif à l’exposition des salariés aux facteurs de pénibilité. Cet accord de Branche, signé pour une durée de 3 ans, concernent toutes les entreprises relevant de la convention collective de la blanchisserie – teinturerie et nettoyage (IDCC 2002). Nous allons donc nous appuyer sur les éléments analysés en 2022 par la Branche et nos propres analyses pour élaborer et mettre à jour notre accord d’entreprise.
Nous avons réalisé un diagnostic/analyse de nos différents postes de travail. L’objectif était de nous assurer que nos postes restaient en cohérence avec les descriptions faites dans l’Accord de branche de 2022. Comme précisé à l’article 2 de l’accord de Branche, l’analyse ne portera plus que sur les 6 facteurs de risques professionnels permettant d’acquérir des droits au titre d’un compte personnel de prévention. En Annexe, nous allons nous attacher à décrire précisément chaque poste de travail afin que les données puissent servir aussi dans le cadre d’analyses des accidents du travail et des maladies professionnelles.
- Les seuils de mise en œuvre de l’accord
L’accord est mis en œuvre dans les entreprises d’au moins 50 salariés si
Elle emploie depuis le 1er janvier 2018 au moins 25% de salariés exposés aux facteurs de risques professionnels
Ou si à compter du 1er janvier 2019, la sinistralité des accidents du travail et des maladies professionnelles est supérieure à 0,25.
Ce ratio de sinistralité est égal au rapport, pour les trois dernières années connues, entre le nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles imputés à l'employeur, et l’effectif de l’entreprise.
PARTIE 1 : L’ANALYSE DES POSTES DE TRAVAIL PAR RAPPORT AUX FACTEURS DE RISQUES
Activités exercées en milieu hyperbare
En application de l’article R. 4464-1 du Code du Travail, il s’agit des activités exercées dans des lieux où la pression est supérieure à la pression atmosphérique.
Analyse du facteur de risque chez :
Dans l’accord de branche de 2022, les partenaires sociaux, après étude, convenaient que la profession n’était pas concernée par ce facteur, c’est toujours le cas chez.
Températures extrêmes
Les températures extrêmes sont celles inférieures ou égales à 5 degrés Celsius ou au moins égale à 30 degrés Celsius. L’exposition à ces températures extrêmes doivent être de minimum 900 heures par an pour que cela soit considéré comme un facteur de risques professionnels.
Analyse du facteur de risque chez :
Dans l’accord de branche de 2022, les partenaires sociaux, après étude, convenaient que la profession n’était pas concernée par ce facteur. Dans le cadre de notre activité, nos unités sont équipées de façon à ce que les températures n’atteignent pas moins de 5 degrés Celsius et ne dépassent pas ou rarement les 30 degrés Celsius. Il est important de préciser que depuis 2024 toutes les unités sont équipées d’un système de rafraîchissement d’air, cet investissement avait été initié en 2021 avec les unités situées géographiquement les plus au Sud de la France.
Bruits
Le critère pris en compte pour juger de l’impact du bruit sur la santé d’un travailleur est son exposition au bruit. Pour savoir si une situation d’exposition est potentiellement néfaste, il convient de déterminer le « niveau cumulé », qui tient compte à la fois du niveau sonore reçu par l’opérateur et de la durée d’exposition :
Niveau d'exposition au bruit rapporté à une période de référence de huit heures, d'au moins 81 décibels d’une durée minimale de 600 heures par an ;
Exposition à un niveau de pression acoustique de crête au moins égal à 135 décibels, au minimum 120 fois par an.
Analyse du facteur de risque chez :
Dans l’accord de branche de 2022, les partenaires sociaux, avaient fait le choix de renvoyer l’évaluation de l’exposition au sein de chaque entreprise. Ce facteur est très dépendant du matériel mis en place dans les unités, mais également des quantités de linge traitées ; et du volume et de l’aménagement des espaces de travail. Les matériels mis en œuvre par (machines à laver, séchoirs) sont naturellement peu bruyants et les aménagements réalisés (par exemple : coffrage des séchoirs, séparation des zones de travail propre/sale) contribuent à réduire les émissions sonores qui sont très en deçà des niveaux d’exposition requis par le facteur de pénibilité. Le compresseur d’air, dont le déclenchement peut générer du bruit est situé dans un local fermé où aucun opérateur ne travaille. En outre, le compresseur est dimensionné pour que sa fréquence de mise en marche au cours de la journée soit minimale.
Travail de nuit
Pour que le travail de nuit soit considéré comme un facteur de risques professionnels il faut réaliser 1 heure de travail entre minuit et 5 heures, et atteindre une durée minimale de 100 heures par an et par salarié.
Analyse du facteur de risque chez :
Dans l’accord de branche de 2022, les partenaires sociaux, avaient fait le choix de renvoyer l’évaluation de l’exposition au sein de chaque entreprise. Dans le groupe, seuls les salariés recrutés en qualité d’agents de distribution peuvent à l’occasion des tournées de livraison effectuer des heures de nuit, celles-ci sont occasionnelles, elles n’atteignent donc pas la durée minimale de 100 heures par salarié. L’organisation habituelle du travail ne prévoit pas d’horaires de nuit.
Equipes successives alternantes
Le travail en équipes successives alternantes désigne « tout mode d’organisation du travail en équipes selon lequel des travailleurs sont occupés successivement sur les mêmes postes de travail, selon un certain rythme, y compris rotatif, de type continu ou discontinu, entraînant pour les travailleurs la nécessité d’accomplir un travail à des heures différentes sur une période donnée de jours ou de semaines ». Ce facteur de risque professionnel est caractérisé par du travail en équipes successives alternantes impliquant au minimum une heure de travail entre minuit et 5 heures, avec une durée minimale de 30 nuits par an.
Analyse du facteur de risque chez :
Dans l’accord de branche de 2022, les partenaires sociaux, avaient fait le choix de renvoyer l’évaluation de l’exposition au sein de chaque entreprise. S’agissant des agents de production de l’UES, ils sont divisés en deux équipes :
Une équipe du matin : 6h -12h10 ;
Une équipe de l’après-midi : 12h10 – 19h30.
Ces deux équipes alternent chaque semaine. Les plannings sont organisés plusieurs mois à l’avance. Cela permet notamment aux salariés qui ont des contraintes personnelles de s’organiser au mieux et de pouvoir anticiper.
Travail répétitif caractérisé par la réalisation de travaux impliquant l’exécution de mouvements répétés, sollicitant tout ou partie du membre supérieur, à une fréquence élevée ou sous cadence contrainte
Ce facteur de risque professionnel est caractérisé par deux critères de seuil non cumulatifs :
Un temps de cycle inférieur ou égal à 30 secondes : il convient d’effectuer 15 actions techniques ou plus ;
Un temps de cycle supérieur à 30 secondes, temps de cycle variable ou absence de temps de cycle : il faut réaliser 30 actions techniques ou plus par minute.
Ces critères doivent être effectués au minimum 900 heures par an et par salarié, afin qu’ils soient qualifiés de facteur de risque professionnel.
Analyse du facteur de risque chez :
Dans l’accord de branche de 2022, les partenaires sociaux ont dispensé les entreprises de la filière de mener l’évaluation des postes de travail de leurs salariés au regard de ce facteur de risque professionnel.
Pour cela, ils ont étudié, en annexe 1 de l’accord de Branche de 2022, toutes les tâches couramment rencontrées dans notre secteur d’activité et listé à l’article 3, toutes les situations de travail ou les postes susceptibles potentiellement d’exposer à ce facteur de risque.
Pour illustrer ce critère, vous pouvez prendre l’exemple de Charlie CHAPLIN dans Les temps modernes, qui doit effectuer les mêmes taches répétées qui se présentent à lui, elles sont à effectuer dans un temps donné car l’opération est placée sur une ligne de production mécanisée et automatisée (rythme de travail de l’opérateur contraint par la ligne de production)
Pour notre entreprise, le tri sur table, le chargement et le déchargement des séchoirs, le pliage manuel, la reconstitution des lots, l’emballage pourraient constituer des tâches susceptibles d’exposer à ce facteur de risque, toutefois, les parties conviennent que, dans notre organisation, ces situations de travail sont combinées à d’autres pour former un poste de travail. En outre, le rythme de travail n’est pas contraint par une chaîne de production, il est sous le contrôle du collaborateur lui-même.
Les descriptions de l’ensemble des tâches effectuées par nos collaborateurs, pour chacun des postes de travail sont annexées au présent accord.
Comme l’ont décrit et analysé précédemment les parties, il n’y a pas de facteurs de risque de travail répétitif pour les différents postes des Unités.
Au terme de cette première partie, les parties signataires conviennent que le groupe n’expose pas ses collaborateurs aux facteurs de pénibilité selon les dispositions légales.
L’ensemble des tâches effectuées par nos collaborateurs, pour chacun des postes de travail, sont décrites avec précision dans l’Annexe ci-après. Cela permet de les mettre en perspective avec les facteurs de pénibilité.
PARTIE 2 : LA PREVENTION DE L’EXPOSITION AUX FACTEURS DE RISQUES PROFESSIONNELS
Adaptation et aménagement du poste de travail
Le législateur stipule que les entreprises s'efforceront d'adapter et d'aménager les postes exposés, au cours des 3 prochaines années, en apportant notamment des aides mécanisées ou des aménagements et équipements de protection. Les descriptions de postes présentées en Annexe mettent en évidence l’ensemble des efforts ergonomiques réalisés par l’entreprise ainsi que les mesures de prévention issues de l’accord précédent, désormais pleinement déployées.
Les parties signataires s’attachent également à recenser les situations de travail les plus accidentogènes afin de poursuivre la prévention des risques.
Pour la suite, le groupe, envisage d’avancer sur plusieurs sujets :
Au poste d’emballage : nous pourrions envisager de substituer nos emballeuses semi-automatiques par des « banderoleuses » à papier kraft. Automatiques. Cette machine permet la suppression de plusieurs gestes et risques :
L’intervention sur les 2 boutons d’activation
Le geste de la « poussée » des paquets (légère force cumulée)
Le risque de brûlure sur les résistances
La manipulation des rouleaux de plastique (20 kg), ici remplacée par des bobines de papier kraft de 1 à 2kg
Sans compter la baisse drastique des volumes de déchets plastiques
Déploiement de la technologie RFID : la technologie du marquage du linge au moyen d’une puce RFID est actuellement mise en place pour les clients bénéficiant du service « Bubble Cart » (chariot intelligent de pré-tri). Elle est en cours de déploiement pour les clients ayant souscrit au service de collecte du linge en sacs individuels. Cette technologie permet d’améliorer l’ergonomie et l’efficacité de certains postes de travail:
« Tri du line sale » : l’installation d’antennes de lecture « RFID » au poste de travail permet à l’opérateur d’identifier si le vêtement est marqué ou s’il est destiné à un service spécifique (pressing par exemple) sans avoir besoin de l’examiner.
« Emballage des articles » : l’installation d’antennes de lecture « RFID » à ce poste permet de contrôler les paquets individuels et de détecter les éventuels mélanges, sans besoin d’avoir recours à un contrôle manuel plus fastidieux.
Le déploiement des sacs individuels de collecte, rend l’opération de tri au linge sale un peu plus longue et minutieuse, mais les contenants à manipuler ne font qu’un à 2 kg, contre 5 à 7kg de linge en moyenne en sacs collectifs, pourrait aussi permettre aux agents de tri sale, de manipuler moins de poids à la fois.
Par ailleurs, les partenaires sociaux, dans l’Article 5 de l’accord de Branche de 2022, demandent à toutes les entreprises de la Branche d’adopter une démarche de prévention des risques professionnelles et donnent des pistes d’amélioration, notamment en adoptant des bacs à fond remontant (ce qui est déjà fait au sein de toutes nos unités) et de baisser les barres fixe des postes à une hauteur inférieure à 1.55 mètre.
Amélioration des conditions de travail, notamment au plan organisationnel
Le législateur demande aux entreprises adopter une démarche d'appréhension tant de la prévention de la pénibilité, que de l'amélioration des conditions de travail. Pour ce faire, les parties signataires préconisent les axes de travail suivants :
analyser les solutions possibles (aménagement des postes, des conditions de travail…), tester et déterminer leur efficacité avant de partager les bonnes pratiques retenues,
et associer à cette démarche la CSSCT, le CSE ainsi que les services de santé au travail. Des tests sont régulièrement menés et des solutions trouvées.
Développement des compétences et des qualifications
Les parties signataires conviennent que cet accord va de pair avec l’accord déjà en vigueur chez concernant la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) / gestion prévisionnelle des parcours professionnels (GEPP) qui a notamment comme axe de travail la valorisation de la polyvalence. Les parties signataires s'accordent unanimement à reconnaître que la polyvalence, en favorisant la rotation des collaborateurs entre les différents postes de production au sein des unités, contribue à réduire la fatigue physique, la répétitivité des gestes, les troubles musculosquelettiques et, plus globalement, la pénibilité au travail. Pour cela, il est nécessaire de consacrer du temps à la formation en situation de travail auprès de celles et ceux qui souhaitent être formés sur un autre poste, mais également s’assurer auprès de celles et ceux qui ne le souhaitent pas, qu’ils appliquent les bons gestes dans le ou les poste(s) qu’ils occupent. En outre, les méthodes de travail au poste, développées par, notamment sur les postes impliquant des gestes répétitifs même si les seuils légaux ne sont pas atteints, intègrent une réflexion ergonomique. Elles visent à réduire la contrainte physique. Il est donc essentiel de mettre en place des formations régulières et de veiller à leur bonne application. Les collaborateurs pourront faire connaitre leur(s) souhait(s) à l’occasion de tout point managérial intermédiaire ou lors des entretiens individuels et professionnels.
CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE DU ACCORD
La durée maximale de l’accord prévue par le législateur est de 3 ans. Le bilan des 3 années (2025 à 2027) ainsi que la proposition de son renouvellement interviendront avant le terme du présent accord. Chacune des parties signataires peut demander la révision du présent accord, par courrier recommandé avec accusé de réception adressé à l’autre partie.
CALENDRIER DES NEGOCIATIONS
Information des OS de la Branche : le 21 juillet 2025 et réponse de leur part le même jour, ils ne souhaitent pas désigner de représentant au sein de notre entreprise, la négociation se poursuit donc avec l’ensemble des élus du CSE.
Présentation de l’accord aux élus du CSE : le 23 juillet 2025 pour une première lecture du projet, et le 24 septembre 2025 pour une seconde lecture avec les modifications demandées.
Information et consultation du CSE : le 24 septembre 2025, les élus du CSE donnent un avis favorable
Modalités de publicité et communication interne de l’accord : affichage en Unité et sur les panneaux dédiés + communication dédiée aux Directeurs d’Unité et membres du CODIR
Modalités de publicité et communication externe de l’accord : dépôt auprès de la DDTES du siège et auprès des conseils des prud’hommes de chaque site.
Durée du présent accord : valable pour les années 2025, 2026, 2027, il pourra être renouvelé à l’issue de sa période de validité et au terme d’une nouvelle analyse (article L2222-5 du code du Travail)
Révision du présent accord : sur demande des autorités compétentes ou de l’une des deux parties signataires à tout moment (article L2222-5 du code du Travail)
Dénonciation du présent accord : les parties signataires peuvent dénoncer le présent accord en motivant les raisons par lettre recommandé avec accusé de réception à l’autre partie signataire (article L2222-6 du code du Travail).
Fait à, le 24 septembre 2025
En 2 exemplaires originaux,
Pour l’UES GroupePour le CSE
MonsieurMadame PrésidentSecrétaire du CSE
ANNEXE : DESCRIPTION DES TACHES EFFECTUEES PAR POSTE DE TRAVAIL
Les agents de distribution sont chargés de la poussée ou de la traction des cabris métalliques sur roulettes, pour le chargement / déchargement des camions, mais aussi au cours des tournées de livraisons (ramassages/livraisons chez les clients). Le poids des cabris chargés (linge propre ou sale) atteint en moyenne 70 kg. Lors d’une tournée, l’agent de distribution effectue en moyenne 5 à 6 arrêts clients. Une tournée contient une vingtaine de cabris maximum. Les phases de chargement – déchargement en amont et en aval de la tournée, ainsi qu’au cours de la tournée, représentent 25 à 30% du temps de travail de l’agent, les 70 à 75% restants sont du temps de conduite.
Le Groupe a investi dans des cabris à roulettes plus légers, des camions possédant des rampes en aluminium pour faciliter le chargement et le déchargement des cabris. Les Unités de production sont équipées de quais de chargement et de déchargement.
Le travail répétitif n’est pas caractérisé pour ce poste.
Les agents de production chargés du tri du linge sale réceptionnent les sacs de linge sale dans les cabris pour les trier. Ces sacs de linge pèsent en moyenne 5 à 6 kg et ne dépassent jamais 10 kg pour les plus lourds. La taille des sacs et leur modèle (sacs portefeuilles) ont été adaptés pour limiter le port de charges et faciliter la manutention.
Depuis l’accord précédent, il est important de préciser que le groupe a développé les sacs individuels, plusieurs clients optent pour cette prestation. Ces sacs sont plus légers car ils ne contiennent le linge que d’une seule personne. Les agents de production chargés du tri du linge sale, s’occupent à la fois du tri sur table (saisissent les sacs des cabris, les mettent sur la table, les vident et trient le linge), de la pesée des chariots de linge sale, de la saisie des poids dans l’ordinateur, de l’équilibrage du linge, et du chargement des laveuses (l'opérateur prend un chariot de linge sale et l'amène à la laveuse, puis il prend le linge et charge la laveuse avant de valider le bon programme de lavage). L’opérateur est également chargé du détachage (opération peu fréquente) ou de la réception des produits lessiviels en assistant le livreur et/ou en rangeant lui-même les contenants. La succession de ces différentes tâches n’engendre pas de mouvements répétés sur des cycles tels que prévus par le facteur de risque.
Notons : Une palette de produits lessiviels pèse 500 kg et est déplacée sur 30 mètres environ. Cette opération s’effectue une fois par mois. L’opération qui consiste à changer un fût de produit lessiviel vide par un autre fût plein est une opération effectuée une fois par semaine en moyenne. Le groupe a investi dans du matériel de levage et de manutention des fûts permettant aux collaborateurs de réaliser ces opérations sans aucun port de charge lourde.
En outre, le Groupe a également investi dans des bacs à fond remontant à roulettes à la place des chariots « moplen ».
Les unités traitent près de 5 tonnes par jour sur 2 équipes pour les plus importantes. Les collaborateurs sont invités à porter à la connaissance de leur hiérarchie et du responsable service clients, les clients qui ne respecteraient pas le poids des sacs afin que nous puissions leur signaler et qu’ils entreprennent les actions nécessaires auprès de leurs propres équipes.
Le Groupe utilise des produits lessiviels en milieu aqueux et aucun solvant de nettoyage à sec. Ces produits n’exposent pas les collaborateurs à des substances cancérigènes ou toxiques. En ce qui concerne les produits utilisés pour le post-détachage, ils n’entrainent pas d’exposition des salariés car ils sont très peu utilisés. En outre, ces agents chimiques sont utilisés dans des équipements appelés cabines de détachage permettant l’évacuation des substances par voie aérienne (aspiration) et l’écoulement des quelques résidus se fait dans un bac de rétention pour éviter la stagnation liquide sur la table et le risque d’un contact cutané trop important. Un protocole d’utilisation avec EPI est mis à disposition au poste de détachage (cabine à détacher) et dans le local lessiviel, pour la manipulation des produits. Il est obligatoire pour les salariés de s’équiper avant de commencer toute opération de détachage ou de changement de fûts. Les opérateurs sur ces postes reçoivent une formation spécifique.
Les agents de production chargés du déchargement des laveuses / chargement des séchoirs : positionnent le chariot propre devant la laveuse, saisissent le linge mouillé et le déposent dans un chariot à fond remontant. Ils sont également responsables des opérations de chargement/déchargement des séchoirs. Pour cela, ils apportent le chariot, saisissent le linge mouillé et le mettent dans un séchoir, ils apportent un autre chariot propre devant un séchoir, prennent le linge sec et le déposent dans le chariot qu’ils acheminent ensuite aux postes de finition. La succession de ces différentes opérations n’engendre pas de mouvements répétés sur des cycles courts tels que prévus par le facteur de risque.
Le groupe a investi dès sa création dans des bacs à fond remontant pour faciliter la manipulation. Les machines à laver disposent d’une certification ergonomique « Ergocert » : elles sont équipées d’un double tambour et lors du déchargement, le fond du tambour est incliné du haut vers le bas pour faciliter la sortie du linge (par gravité).
Les agents de production chargés du pliage manuel du linge, prélèvent chaque pièce depuis le chariot à fond remontant et la plient sur une surface plane (table de travail inox) avant de la déposer dans une panière (à noter que l’opération de pliage en elle-même varie en fonction du type d’article à plier : petites pièces telles que des chaussettes ou des mouchoirs, ou grandes pièces telles que des chemises de nuit).
L’opération de pliage nécessite aussi, dans certains cas, de remettre le vêtement à l’endroit et de mettre à part les articles qui peuvent nécessiter un relavage. L’opérateur prépare également les chevalets des vêtements à repasser. Par conséquent, la succession de ces différentes tâches n’engendre pas de mouvements répétés sur des cycles courts tels que prévus par le facteur de risque. Le groupe a investi dans des convoyeurs à rouleaux pour que l’acheminement des panières de linge plié se fasse sans port de la part des opérateurs.
Les agents de production chargés du repassage, prélèvent individuellement les articles sur les chevalets et procèdent à la finition par repassage manuel, ou par mannequin, puis les mettent sur cintre.
La typologie des pièces à traiter varie. Le geste de repassage n’est pas le même entre un pantalon et une chemise. Le positionnement sur la table à repasser varie également. Par conséquent, la succession de ces différentes tâches n’engendre pas de mouvements répétés sur des cycles courts tels que prévus par le facteur de risque. Le groupe a investi dans des chevalets et des penderies sur roulettes pour convoyer le linge. Les tables à repasser utilisées sont réglables en hauteur pour s’ajuster à la taille du collaborateur qui l’utilise.
Les agents de production chargés de la reconstitution des lots (bip plat), récupèrent les panières de linge à la fin du convoyeur à rouleaux, ils font la lecture du code à points de chaque article individuellement, au moyen d’une douchette de lecture et le prenne pour le disposer dans une case de la grille de tri. Chaque case correspondant à un résident. Lorsque la panière est vidée, elle est déplacée pour permettre l’acheminement de la suivante sur le convoyeur. Lorsque le client a été traité en totalité, les grilles de tri sur roulettes sont déplacées vers le poste d’emballage / expédition, puis d’autres grilles vides sont mises en place au niveau du poste de travail. Les agents de production font également les manipulations informatiques nécessaires pour permettre les opérations de lecture des codes et de tri du client. Une partie des tâches à réaliser sur ce poste (bipage, prise du vêtement et dépose dans la case) pourrait être assimilée à des mouvements répétés sur des cycles courts. Cependant, il convient de préciser que la cadence de l’opérateur est sous sa responsabilité et qu’elle n’est pas contrainte ; que le poste comporte d’autres tâches comme évoqué et qu’enfin, le seuil d’heures, tel que prévu par le facteur de risque, n’est pas atteint et encore moins lorsque le poste de travail n’est pas occupé à temps complet par l’opérateur.
A ce poste, la torsion du torse à plus de 30 degrés (à condition que le bassin ne bouge pas) n’est pas retenue, compte tenu de la circulation pédestre nécessaire de l’opérateur pour atteindre les différentes cases des grilles de tri qui l’entourent. Le facteur de maintien des bras au-dessus de l’épaule n’est pas retenu non plus puisque le cumul de ces gestes n’atteint pas les limites établies.
Les agents de production chargés de la reconstitution des lots (bip cintre), récupèrent les penderies de cintres mobiles (sur roulettes), bipent chaque article individuellement et le prenne pour le disposer dans une case de la grille de tri. Chaque case correspondant à un résident. Lorsque la penderie mobile est vidée, elle est déplacée pour permettre l’acheminement de la suivante. Lorsque le client a été traité en totalité, les opérateurs récupèrent un cabri propre, positionnent la housse de protection et rangent les cintres sur la barre de réhausse du cabri, dans l’ordre de la grille de tri. Puis le cabri est acheminé au poste d’emballage/expédition). Les agents de production font également les manipulations informatiques nécessaires pour permettre les opérations de lecture des codes et de tri du client. Par conséquent, une partie des taches à réaliser sur ce poste (bipage, prise du vêtement et dépose dans la case) pourrait être assimilée à des mouvements répétés sur des cycles courts, mais il convient de préciser que la cadence de l’opérateur est sous sa responsabilité et qu’elle n’est pas contrainte, que le poste comporte d’autres taches (comme la préparation des cabris : acheminement + houssage) comme évoqué et qu’enfin, le seuil d’heures, tel que prévu par le facteur de risque, n’est pas atteint et encore moins lorsque le poste de travail n’est pas occupé à temps complet par l’opérateur.
La barre sur laquelle est suspendu le vêtement est fixe et à une hauteur d'au moins 1,55 m par rapport aux pieds de l'opérateur. Le poste n’est pas occupé une journée entière sauf dans les plus grandes unités.
Les agents de production chargés de l’emballage des paquets (le poste consiste à prendre les articles et à les mettre sous film plastique au moyen d'une emballeuse à presse manuelle ou semi-automatique) s’occupent également de la préparation des expéditions « plat ». L'opérateur saisit les paquets individuels de linge et les installe dans le cabri du client. L’opérateur s’occupe de fermer la housse du cabri lorsqu’il est plein et de le recouvrir, si nécessaire, d’un film plastique avant de le convoyer en zone d'expédition. L’opérateur se charge aussi de l’approvisionnement en film plastique de son emballeuse. Par conséquent, la succession de ces différentes tâches n’engendre pas de mouvements répétés sur des cycles courts tels que prévus par le facteur de risque.
Le groupe a investi dans des emballeuses semi-automatiques, le bras de soudure du plastique est actionné par simple pression du pouce sur un bouton, il n’y a plus d’action nécessitant la force du bras.
Les agents de production chargés de l’identification du linge. Cette opération est réalisée à l’aide d’une thermocolleuse manuelle ou pneumatique. L’opérateur doit au préalable effectuer l’opération informatique nécessaire pour sélectionner le client, puis le résident. Il prend ensuite les articles individuellement en saisissant en informatique les données relatives à l’article. Il lance l’impression de l’étiquette puis thermocolle l’étiquette à l’endroit approprié sur l’article. Il range l’article en vue de sa restitution au client.
La succession de ces différentes tâches n’engendre pas de mouvements répétés sur des cycles courts tels que prévus par le facteur de risque. Les chargés d’identification externe doivent effectuer la manutention (entre leur véhicule et l’Unité de production/établissement client) et leur installation chez le client, du matériel nécessaire à l’identification (presse, ordinateur, imprimante…). On peut estimer ce temps autour de 30 minutes par mission de marquage externe.