Accord d'entreprise CERBAIR

ACCORD D’ENTREPRISE Déplacements Professionnels, Temps de Travail et Compensations

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 01/01/2999

2 accords de la société CERBAIR

Le 05/02/2026


ACCORD D’ENTREPRISEDéplacements Professionnels, Temps de Travail et Compensations
PRÉAMBULE
Le présent accord d’entreprise a pour objectif d’encadrer les déplacements professionnels nationaux et internationaux, les contraintes associées au temps de travail, ainsi que les compensations financières et en repos.
Il répond à plusieurs besoins :
  • assurer la conformité légale (Code du travail),
  • garantir le respect des règles conventionnelles SYNTEC,
  • sécuriser les pratiques opérationnelles dans un contexte d’activité internationale et de forte technicité,
  • assurer l’équité entre les populations techniques, opérationnelles et les salariés commerciaux,
  • protéger la santé, la sécurité et la vie personnelle des salariés soumis à des déplacements souvent contraints.
L’accord tient compte des particularités de l’entreprise, notamment son activité dans un secteur technologique à forte spécialisation
Le présent accord s’applique exclusivement aux situations intervenant

à compter du 1er Janvier 2026.

Il ne produit aucun effet rétroactif sur les déplacements, missions ou compensations accordées antérieurement, lesquels ont pu faire l’objet de décisions managériales spécifiques, parfois plus favorables, dans un contexte exceptionnel.
Les compensations prévues par le présent accord ne sont pas cumulables entre elles pour une même période, sauf disposition expresse contraire.
ARTICLE 1 – CHAMP D’APPLICATION

Article 1.1 Personnel concerné

Le présent accord s’applique à :
  • l’ensemble des salariés cadres au forfait jours ,
  • les salariés commerciaux,
  • les salariés amenés ponctuellement à intervenir sur des démonstrations, essais, salons, visites partenaires,
  • les équipes techniques impliquées dans l’installation et les missions complexes.
  • mais également aux salariés soumis à un horaire collectif de travail (35 heures), lorsqu’ils sont amenés à effectuer des déplacements professionnels dans le cadre de missions techniques ou opérationnelles
Ces dispositions s’appliquent aux déplacements en France et à l’international, ainsi qu’à toute situation imposant un départ le week-end, un retour tardif ou une prolongation imprévue de la mission.

Article 1.2 Salariés soumis à un horaire collectif (35h)

Les salariés soumis à un horaire collectif de travail bénéficient des dispositions du présent accord dans le respect des règles spécifiques applicables à la durée du travail.

Le temps de travail est décompté en heures, conformément aux dispositions légales et conventionnelles.
Toute activité professionnelle réalisée pendant un déplacement constitue du temps de travail effectif et est comptabilisée comme tel.
Les heures effectuées au-delà de l’horaire contractuel donnent lieu à rémunération en heures supplémentaires ou à repos compensateur, dans les conditions prévues par la loi et la convention collective SYNTEC.
ARTICLE 2 – PRINCIPES GÉNÉRAUX

2.1 Respect des règles légales :

  • Repos quotidien de 11 heures,
  • Repos hebdomadaire de 35 heures,
  • Travail du dimanche et jours fériés strictement encadré.
En cas d'impossibilité matérielle (décalage horaire, vol long-courrier, arrivée tardive), un repos compensateur d’une durée équivalente est attribué.
Le déplacement ne constitue pas en soi du travail effectif sauf si une tâche professionnelle est imposée pendant le trajet.

2.2 Respect des règles SYNTEC :

Selon l’article 3.3.2 :
  • travail un jour férié : récupération + paiement double,
  • travail un dimanche : récupération + paiement double.
Ces règles s'appliquent à tous les salariés.

2.3 Sécurité et santé :

L’employeur s'engage à organiser les missions de manière à prévenir les risques professionnels liés à la fatigue, aux décalages horaires et aux voyages répétés.
ARTICLE 3 – DÉLAI DE PRÉVENANCE

3.1 Prévenance standard :

Tout déplacement impliquant un départ le week-end, un décalage horaire important, un vol long-courrier ou une durée dépassant trois jours doit être annoncé

au minimum 5 jours ouvrés à l’avance.


3.2 Prévenance réduite :

En cas d’urgence opérationnelle, le délai peut être réduit à 48 heures.

Constitue une urgence opérationnelle une situation exceptionnelle, imprévisible ou non anticipable raisonnablement, nécessitant une intervention ou un déplacement immédiat afin de préserver la continuité de l’activité, la sécurité des personnes ou des biens, ou les intérêts essentiels de l’entreprise.

La répétition de situations qualifiées d’urgence pour un même type de mission ou un même périmètre organisationnel constitue un indicateur de dysfonctionnement structurel et ne peut justifier durablement l’application des dispositifs d’urgence prévus par le présent accord.
Cette situation ouvre droit à une compensation financière définie à l’article 7.
ARTICLE 4 – TRAVAIL EFFECTIF / DÉPLACEMENT

4.1 Travail effectif :

Sont considérés comme travail effectif :
  • interventions techniques ou opérationnelles,
  • supervision, essais, tests, démonstrations,
  • participation à des réunions obligatoires,
  • toute tâche imposée durant un trajet (réunion en visio, rédaction urgente, support technique).

4.2 Déplacements non effectifs :

Les déplacements en avion, train, véhicule, bateau constituent du déplacement non effectif au sens du Code du travail.
Ils ouvrent toutefois droit à des compensations lorsqu’ils sont imposés en dehors des jours ouvrés, notamment le samedi ou dimanche.
Le temps passé à l’aéroport avant l’embarquement (enregistrement, contrôles de sûreté, formalités douanières, attente en zone d’embarquement) constitue du temps de déplacement professionnel imposé et ne constitue pas du temps de travail effectif.
Ce temps est requalifié en temps de travail effectif lorsque le salarié est tenu d’exécuter une tâche professionnelle imposée par l’employeur ou lorsqu’il est soumis à une sujétion particulière ne lui permettant pas de vaquer librement à des occupations personnelles.

4.3 Travail ponctuel accessoire lors d’un week-end en déplacement

Lorsque, au cours d’un week-end passé sur le lieu de mission, le salarié est amené à réaliser de manière

ponctuelle et limitée une activité professionnelle (d’une durée inférieure à une demi-journée), cette activité est qualifiée de travail effectif et donne lieu à une récupération équivalente, sans remise en cause de la qualification globale du week-end.

Ce travail ponctuel n’ouvre pas droit, à lui seul, à l’application des compensations prévues pour un week-end travaillé dans son intégralité, sauf instruction expresse de l’employeur.

ARTICLE 5 – RÉGIME PROFILS OPERATIONNELS ET TECHNIQUES
Les salariés relevant des profils opérationnels et techniques, incluant notamment les certains profils techniques et opérationnels sont soumis à des contraintes fortes : interventions sur sites présentant des contraintes particulières, tests en conditions réelles, présence obligatoire sur site selon les besoins de la mission, déplacements d’équipements spécifiques

5.1 Déplacement imposé un dimanche :

  • Trajet < 4h : 80 € ou 1 jour repos
  • Trajet 4–9h : 120 € ou 1 jour repos
  • Trajet > 9h : 150 € ou 1 jour repos

5.2 Samedi :

→ ½ jour repos

5.3 Long courrier (>6h) :

→ ½ jour repos à l’aller + ½ jour repos au retour

5.4 Prolongation imprévue d’une mission :

Si le salarié est contraint de rester sur site un week-end complet :
  • 150 €/jour ou 2 jours de repos par week-end
  • Annoncée <48h : → + 80 €

ARTICLE 6 – RÉGIME PROFILS COMMERCIAUX
Les déplacements sont inhérents à la fonction commerciale et intégrés dans la rémunération variable.

6.1 Déplacement imposé le dimanche :

  • Trajet < 4h : 40 € ou ½ jour repos
  • Trajet 4–9h : 60 € ou ½ jour repos
  • Trajet > 9h : 80 € ou ½ jour repos

6.2 Prolongation imprévue :

  • 80 €/jour ou 1 jour repos/week-end
  • Annonce <48h : + 60 €
ARTICLE 7 – PRIMES DE PRÉVENANCE

PROFILS OPERATIONNELS & TECHNIQUES:

  • <5 jours : 60 €
  • <48h : 120 €

PROFILS COMMERCIAUX :

  • <5 jours : 30 €
  • <48h : 60 €


ARTICLE 8 – REPOS COMPENSATEURS
Un repos compensateur équivalent est attribué lorsque les règles de repos ne peuvent être respectées, notamment en cas :
  • d’arrivée tardive,
  • de vol de nuit,
  • de décalage horaire important,
  • de transport de matériel imposant une arrivée anticipée.
Les repos doivent être posés

dans les 60 jours.

ARTICLE 9 – SUIVI ET PAIEMENT

Article 9.1 – Validation préalable

Toute situation ouvrant droit à compensation en repos et/ou en rémunération au titre du présent accord doit faire l’objet d’une

validation écrite préalable par le manager hiérarchique disposant d’un niveau de responsabilité C-level.

Cette validation peut prendre la forme d’un courriel, d’un ordre de mission ou d’une validation dans l’outil interne de suivi des déplacements.
L’ordre de mission précise notamment les horaires de convocation, les contraintes particulières liées au transport, aux exigences de sécurité ou au matériel transporté.

Article 9.2 – Situations d’urgence

En cas d’urgence opérationnelle ne permettant pas une validation préalable, celle-ci doit être

régularisée a posteriori dans un délai maximal de 5 jours ouvrés.

À défaut de validation, aucune compensation ne pourra être exigée.
Article 10 – DURÉE ET SUIVI DE L’ACCORD
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de

12 mois à compter de sa date d’entrée en vigueur.

La répétition de situations de déplacements imposés avec prévenance réduite ou sujétions particulières fera l’objet d’un examen organisationnel lors du suivi de l’accord.
Une concertation avec le CSE sera organisée au cours du dernier trimestre d’application afin d’évaluer les modalités de mise en œuvre et, le cas échéant, d’engager une renégociation ou un renouvellement de l’accord



📘 ANNEXE 1 – TABLEAU RÉCAPITULATIF

Rappel : pour une même période et une même contrainte, une seule compensation peut être accordée au titre du présent accord, sauf disposition expresse contraire.

  • Règles communes à tous les salariés (applicables indépendamment du statut, du profil et du lieu d’exécution de la mission)

Les règles du présent tableau constituent un socle commun applicable à l’ensemble des salariés. Elles s’appliquent en complément des règles spécifiques prévues aux tableaux B et C, sans s’y substituer.
Situation
Qualification
Règle légale / Syntec
Compensation minimale (tous salariés)
Travail effectif jour férié
Travail effectif
SYNTEC art. 3.3.2
Récupération + paiement double
Travail effectif dimanche
Travail effectif
SYNTEC art. 3.3.2
Récupération + paiement double
Travail effectif samedi
Travail effectif
SYNTEC
Récupération
Travail ponctuel le week-end (< ½ journée)
Travail effectif ponctuel
Art. 4.3
Récupération équivalente.
Déplacement (vol / train / voiture)
Pas travail effectif
C. trav. L.3121-4
Compensation prévue par l’accord (voir sections dédiés dans articles ci-dessus)
Respect des repos
Obligatoire
11 h/jour ; 35 h/semaine
Repos compensateur si dérogation exceptionnelle
Déplacement long courrier (>6h)
Pas travail effectif
Doctrine URSSAF / pratiques secteur
Repos compensateur de base
Temps passé à l’aéroport avant embarquement
Déplacement professionnel imposé
Pas de travail effectif sauf tâche imposée
Aucune compensation spécifique. Compensation uniquement si dépassement des repos légaux ou sujétion particulière



📘 B. Récapitulatif – PROFILS OPERATIONNELS ET TECHNIQUES

Situation
Qualification
Compensation
Déplacement imposé un dimanche
Déplacement imposé
80–150 €

ou 1 jour de repos

Déplacement imposé un samedi
Déplacement imposé
½ jour de repos
Vol long courrier (>6h)
Déplacement
½ j repos aller + ½ j repos retour
Prolongation imprévue + week-end bloqué sur place
Sujétion / immobilisation
150 €/jour ou 2 jours de repos / week-end
Prolongation imprévue < 48h
Sujétion
+ 80 €
Contrainte de prévenance < 5j*
Prévenance insuffisante
60 €
Contrainte de prévenance < 48h*
Prévenance très insuffisante
120 €
Travail effectif jour férié
Travail effectif
Récupération + paiement double
Travail effectif dimanche
Travail effectif
Récupération + paiement double
Exécution d’une tâche pendant le déplacement (réunion, mails imposés)
Travail effectif
Déclaré comme tel et intégré dans forfait jours





📘 C. Récapitulatif – PROFILS COMMERCIAUX

Situation
Qualification
Compensation
Déplacement inhérent aux fonctions
Normal
Pas de compensation spécifique
Déplacement imposé un dimanche
Déplacement imposé
40–80 € ou ½ jour de repos
Déplacement un samedi
Déplacement
½ jour repos (si imposé)
Prolongation imprévue + week-end bloqué sur place
Sujétion
80 €/jour ou 1 jour repos / week-end
Prolongation < 48h
Sujétion
+ 60 €
Vol long courrier (>6h)
Déplacement
½ j repos à l’arrivée
Prévenance < 5 jours*
Prévenance insuffisante
30 €
Prévenance < 48h*
Prévenance très insuffisante
60 €
Travail effectif jour férié
Travail effectif
Récupération + paiement double (règle de base SYNTEC)
Travail effectif dimanche
Travail effectif
Récupération + paiement double

*Rappel : Les compensations liées à une prévenance réduite constituent des mesures exceptionnelles, applicables uniquement en cas d’urgence opérationnelle avérée.

📘 D. Salariés soumis à un horaire collectif (35h)Les compensations prévues dans les tableaux B et C s’appliquent sous réserve du respect des règles de décompte horaire.

Toute activité professionnelle constitue du temps de travail effectif et ouvre droit, le cas échéant, à heures supplémentaires ou repos compensateur conformément à la loi et à la convention SYNTEC.
ANNEXE 2 – Exemples de situations et règles applicables
Les exemples ci-dessous ont pour objet d’illustrer l’application des dispositions du présent accord.Ils n’ont pas de valeur exhaustive et ne sauraient se substituer à l’analyse des situations réelles au regard des articles de l’accord.

🔹 Exemple 1 – Mission incluant un déplacement le samedi et une intervention le lundi

Un salarié est missionné pour réaliser une démonstration technique sur un site client le lundi matin. Afin d’être présent à l’heure requise, il effectue un

déplacement le samedi (trajet avion et transfert), sans activité professionnelle imposée durant le trajet.

Le

dimanche, le salarié est présent sur le lieu de mission mais n’effectue aucune activité professionnelle.

La

démonstration technique est réalisée le lundi, conformément au planning prévu.

Qualification

  • Le déplacement effectué le samedi constitue un

    déplacement professionnel imposé, sans travail effectif (article 4.2).

  • Le dimanche, en l’absence de toute activité professionnelle, ne constitue ni du travail effectif ni une période de déplacement ouvrant droit à compensation spécifique.
  • L’intervention réalisée le lundi constitue du

    travail effectif (article 4.1).

Compensation applicable

  • Le déplacement imposé le samedi ouvre droit à une

    demi-journée de repos, selon le profil du salarié (article 5.2 ou 6.1).

  • Aucune compensation spécifique n’est due au titre du dimanche.
  • Le travail réalisé le lundi est traité conformément aux règles habituelles de la durée du travail applicables au salarié.

🔹 Exemple 2 – Samedi travaillé à l’étranger

Un salarié est en mission dans un pays où l’activité se déroule du lundi au samedi.Le salarié réalise le samedi des essais techniques et des réunions imposées par le client.

Qualification :Travail effectif le samedi, quel que soit le pays d’exécution (article 4.1).

Compensation applicable :→ Traitement du temps comme travail effectif (intégration forfait jours ou décompte horaire selon le statut).→ Aucune compensation spécifique « déplacement samedi » ne s’applique.

🔹 Exemple 3 – Départ en urgence avec travail le dimanche

Un salarié est informé moins de 5 jours avant une mission urgente.Il part le dimanche et réalise une intervention technique le dimanche après-midi.

Qualification :

  • Travail effectif le dimanche (article 4.1),
  • Prévenance insuffisante (< 5 jours) (article 3.2).

Compensations applicables :→ Récupération + paiement double du travail dominical (règle SYNTEC),→ Prime de prévenance (< 5 jours) selon le profil (article 7).

Principe de non-cumul :→ Aucune compensation supplémentaire au titre du déplacement dominical pour la même période.

🔹 Exemple 4 – Vol de nuit et arrivée tardive

Un salarié effectue un vol de nuit et arrive sur le lieu de mission à 2h du matin, ne permettant pas le respect du repos quotidien de 11 heures.

Qualification :Atteinte aux règles de repos (article 8).

Compensation applicable :→ Attribution d’un repos compensateur équivalent, à poser dans un délai de 60 jours.

🔹 Exemple 5 – Temps passé à l’aéroport avec sujétion particulière

Un salarié se rend à l’étranger pour une mission technique.Il est convoqué à l’aéroport très en amont du vol afin d’assurer le

transport et la surveillance de matériel sensible, avec obligation de rester dans une zone déterminée et impossibilité de vaquer librement à des occupations personnelles.

Qualification

  • Le temps passé à l’aéroport constitue en principe un

    temps de déplacement professionnel imposé (article 4.2).

  • Toutefois, en raison de la

    sujétion particulière liée à la responsabilité sur le matériel, ce temps est requalifié en temps de travail effectif (article 4.2, dernier alinéa).

Compensation applicable

  • Le temps concerné est traité comme du

    travail effectif :

  • intégré au forfait jours pour les salariés concernés,
  • ou décompté comme temps de travail pour les salariés soumis à un horaire collectif.
  • Aucune compensation spécifique de déplacement ne s’applique pour la même période.


SIGNATURES

Pour l’employeur

Nom :

Fonction : Président
Signature :

Pour les salariés

Nom :

Qualité : Élu titulaire du CSE / Secrétaire du CSE
Signature :

Nom :

Qualité : Élu suppléant du CSE remplaçant élue titulaire de
Signature :

Mise à jour : 2026-07-28

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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