ACCORD SUR LA NÉGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2025
Entre UES CHARLATTE composée des sociétés :
CHARLATTE RESERVOIRS Société par Actions Simplifiée au capital de 3 500 000 euros dont le siège est à Migennes (89400) – 17 rue Paul Bert.
CHARLATTE MANUTENTION Société Anonyme au capital de 1 500 000 euros dont le siège est à Brienon-Sur-Armançon (89210) – Z.I Route du Boutoir.
Représentée par
Monsieur XXX, en sa qualité de Président de l’UES Charlatte,
D’une part,
Et
l’organisation syndicale représentative dans l’entreprise, représentée par son délégué syndical :
Monsieur XXX, CGT
D’autre part,
Préambule
Les parties ont débattu sur dix thèmes lors des réunions de négociations obligatoires :
Les salaires effectifs
La durée effective et organisation du temps de travail
L’intéressement, la participation et l’épargne salariale
Egalité professionnelle entre hommes et femmes
Améliorer la mobilité des salariés
Cotisations à l’assurance vieillesse
Régime de prévoyance
Travailleurs handicapés
Droit d’expression des salariés
Droit à la déconnexion
Cette négociation a fait l’objet de trois réunions : le 30/01/2025, 10/02/2025 et 14/03/2025.
Au préalable, un document préparatoire a été remis au Délégué Syndical.
A la suite des différentes discussions, un accord a été conclu entre les parties le 14 mars 2025, et il a été arrêté ce qui suit :
I – LES SALAIRES EFFECTIFS
La Direction et le Délégué Syndical ont convenu d’une augmentation générale de 0.10% à laquelle pourra s’ajouter une augmentation individuelle au mérite, dont l’enveloppe est de 1.70%. Ces augmentations s’appliquent sur les salaires de mars 2025 avec effet rétroactif au 1er février 2025.
II – LA DURÉE EFFECTIVE ET ORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL
Depuis le 1er janvier 2024, la nouvelle Convention Collective de la Métallurgie est applicable. Certaines dispositions ont évolué concernant la durée du travail, notamment :
44h en moyenne sur 12 semaines consécutives et 42h en moyenne sur 24 semaines consécutives
46h en moyenne sur 12 semaines consécutives et 44h en moyenne sur 24 semaines consécutives pour le personnel de montage sur chantier, des services de maintenance et de SAV.
L’accord d’entreprise relatif à la modulation d’horaire en vigueur sera revu. Une réunion dédiée sera organisée pour ouvrir les discussions et négocier.
III – L’INTÉRESSEMENT, LA PARTICIPATION ET L’ÉPARGNE SALARIALE
Les parties ont abordé le thème sur le partage de la valeur ajoutée et rappelé que l’UES Charlatte a déjà signé :
un accord de participation des salariés, au fruit de l’expansion, géré par EPSENS ;
un accord d’intéressement, géré par EPSENS ;
un Plan d’Epargne Entreprise (PEE) permettant de gérer ses droits ;
un PERCO, permettant aux salariés de se constituer un complément de retraite, complémentaire au régime obligatoire.
Une réunion dédiée sera organisée pour négocier l’actualisation des accords en vigueur (mise à jour juridique).
IV – EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE HOMMES ET FEMMES
Ce thème fera l’objet d’une réunion particulière pour le bilan et la renégociation de l’accord.
V – AMELIORER LA MOBILITE DES SALARIES
Il est rappelé au Délégué syndical le nouveau thème de négociation ajouté par
la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019, d’orientation des mobilités, dite LOM relatif aux mesures visant à améliorer la mobilité des salariés entre leur lieu de résidence habituelle et leur lieu de travail, notamment en réduisant le coût de la mobilité, en incitant à l’usage des modes de transport vertueux et par la prise en charge des frais de transport personnel.
Les parties reconnaissent être satisfaites du système de prise en charge actuellement en vigueur dans nos sociétés et ne souhaitent pas le supprimer au profit d’un « forfait mobilité durable ».
VI - COTISATIONS A L’ASSURANCE VIEILLESSE
L’article L 241-3-1 du code de la sécurité sociale prévoit qu’en cas d'emploi exercé à temps partiel et en cas d'emploi dont la rémunération ne peut être déterminée selon un nombre d'heures travaillées, l'assiette des cotisations destinées à financer l'assurance vieillesse peut être maintenue à la hauteur du salaire correspondant à son activité exercée à temps plein.
La décision de cotiser sur la base d’un temps plein fictif pour l’assurance vieillesse doit faire l’objet d’un accord écrit entre l’employeur et le salarié. Par ailleurs, les salariés à temps partiel qui cotisent sur une rémunération temps plein auprès du régime général de la Sécurité Sociale peuvent faire de même auprès des régimes AGIRC et ARRCO. Les conditions dans lesquelles l’employeur peut ou non prendre en charge une partie du supplément de cotisations sont à déterminer. Les parties n’ont aucune remarque particulière à faire sur ce sujet.
VII – REGIME DE PREVOYANCE
L’ensemble des salariés des sociétés est couvert par un régime de prévoyance (complémentaire santé et complémentaire « incapacité, invalidité et décès ») institué par une Décision Unilatérale de l’Employeur pour la complémentaire santé, par une Décision Unilatérale de l’Employeur pour la prévoyance « incapacité, invalidité et décès » des salariés cadres relevant des articles 2.1. et 2.2. de l’accord national interprofessionnel relatif à la prévoyance des cadres du 17 novembre 2017 ainsi qu’aux mandataires sociaux et par un Accord d’entreprise pour celle des salariés non cadres ne relevant pas des articles 2.1. et 2.2. de l’accord national interprofessionnel relatif à la prévoyance des cadres du 17 novembre 2017. Tous les actes juridiques ont été actualisée au 01.01.2023 ainsi que les garanties pour se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions de la convention collective de la Métallurgie. L’ensemble des contrats de santé et prévoyance « incapacité, invalidité et décès » sont gérés par le cabinet FILHET ALLARD & Cie – Rue Cervantès – Mérignac - 33735 Bordeaux Cedex 9.
Les parties n’ont aucune remarque particulière à faire sur ce sujet.
VIII – TRAVAILLEURS HANDICAPES
Les parties ont abordé le thème relatif aux travailleurs handicapés notamment sur les conditions d’accès à l’emploi, à la formation et à la promotion professionnelle, les conditions de travail et d’emploi ainsi que sur les actions de sensibilisation au handicap de l’ensemble du personnel des entreprises. Les parties n’ont aucune remarque particulière à faire sur ce sujet.
IX- DROIT D’EXPRESSION DES SALARIES
Les parties ont abordé le thème relatif au droit d’expression collective des salariés.
Le droit d’expression est reconnu pour tous les salariés de l’UES Charlatte par différents biais notamment auprès de la hiérarchie ou des membres du CSE.
Les parties n’ont aucune remarque particulière à faire sur ce sujet.
X- DROIT A LA DECONNEXION
Les parties ont abordé le thème sur le droit d’expression et rappelé que chaque société a déjà signé un accord. Cet accord, mis en place depuis 2019, permet d’encadrer, d’informer et de sensibiliser à un usage raisonnable des outils numériques. Les parties signataires ont souhaité rappeler l’importance d’un bon usage des outils informatiques en vue d’un nécessaire respect des temps de repos et de congé ainsi que de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Comme le prévoit l’accord, l’entreprise s’engage à proposer, sur la base du volontariat, un bilan annuel de l’usage des outils numériques professionnels dans l’entreprise.
Les parties décide de se réunir prochainement pour négocier sa mise à jour.
XI - DISPOSITIONS FINALES
1. Suivi et évaluation du présent accord, et clause de rendez-vous
Une nouvelle réunion sera engagée en début 2026 sur les thèmes du présent accord.
2. Entrée en vigueur et durée d’application
Le présent accord est signé pour une durée déterminée d’un an et applicable pour l’année 2025. Il prendra effet à compter du jour suivant son dépôt auprès de l’administration compétente conformément à l’article L2261-1 du Code du travail.
3. Notification
Conformément à l’article L. 2231-5 du Code du travail, le texte du présent accord est notifié à l’ensemble des organisations syndicales représentatives dans l’entreprise.
4. Publicité
Le présent accord sera déposé auprès de la DREETS via la plateforme en ligne Téléaccords accompagné d’un bordereau de dépôt et des justificatifs datés de la notification du texte à l’ensemble des organisations syndicales. Ce dépôt en ligne transmet le dossier directement auprès de la Direccte compétente. Un exemplaire sera également adressé au Conseil des Prud’hommes de Sens.
En outre, conformément aux dispositions législatives en vigueur, le présent accord sera rendu public dans son intégralité et accessible dans la base de données nationale prévue à cet effet : https://www.legifrance.gouv.fr/. A cet effet, une version de l’accord déposé en format Word dans laquelle toutes mentions de noms, prénoms de personnes physiques y compris les paraphes et les signatures sont supprimées sera transmise à la DREETS.
Il sera remis aux représentants du personnel, et affiché dans la société pour information aux salariés. Un exemplaire sera remis à chaque signataire.
5. Dénonciation
Sur proposition du délégué syndical signataire ou sur proposition de l’entreprise, une négociation de révision pourra être engagée, à l’issue d’une période d’un an à compter de la date de prise d’effet du présent accord, dans les conditions prévues par les articles L 2261-7 et L 2261-8 du Code du travail.
En cas de contrôle de conformité effectué par la DREETS conduisant à un avis défavorable ou d’évolution législative ou conventionnelle susceptible de remettre en cause tout ou partie des dispositions du présent accord, les parties signataires conviennent de se réunir à nouveau, dans un délai maximum d’un mois après la réception de l’avis ou la publication de ces textes, afin d’adapter lesdites dispositions.
Par ailleurs, dans l’hypothèse où un événement exceptionnel, susceptible de modifier de manière significative la structure de l’entreprise ou d’impacter l’environnement économique dans lequel l’entreprise évolue, interviendrait au cours de la durée de vie du présent accord, de nature à modifier la détermination de certains des objectif, les parties conviennent de pouvoir se réunir aux fins d’apprécier, s’il s’avère nécessaire de réviser par voie d’avenant les mesures du présent accord.
Fait à Brienon-sur-Armançon, le 14 mars 2025, en 4 exemplaires originaux.
L’UES CHARLATTE
M. XXX
Président de l’UES
La Section Syndicale CGT
Représentée par M. XXX
Signature et paraphe au bas des pages précédentes.