Accord d'entreprise DEN HARTOGH FRANCE

Accord égalité Femme Homme

Application de l'accord
Début : 17/08/2023
Fin : 17/08/2026

23 accords de la société DEN HARTOGH FRANCE

Le 17/08/2023







ACCORD ÉGALITE PROFESSIONNELLE FEMME/HOMME

Embedded Image

PRÉAMBULE

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est une préoccupation partagée par la direction de l'entreprise et les organisations syndicales signataires du présent accord. Par la signature de cet accord, la direction de l’entreprise DEN HARTOGH France s’engage en faveur d’une politique d’égalité réelle entre les femmes et les hommes. L’entreprise DEN HARTOGH France peut contribuer de manière déterminante à faire évoluer la question de l'égalité professionnelle, même si elle ne peut à elle seule changer les comportements et les représentations marqués par des stéréotypes de sexe.


L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes fait partie des « droits de l’Homme », Droits fondamentaux imprescriptibles et inaliénables et s’inscrit dans une succession de textes internationaux (ONU et OIT), directives européennes, lois, décrets et accords nationaux interprofessionnels, que cet accord entend respecter et appliquer.
Cet accord s’inscrit dans le prolongement des dispositions légales, réglementaires et conventionnelles sur les questions d’égalité professionnelle et notamment :
  • L’ANI du 1er mars 2004 relatif à la mixité et à l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes
(étendu par arrêté ministériel) ;
  • La Loi du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • La Loi du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes ;


L’égalité professionnelle ne peut exister sans égalité salariale. C‘est pourquoi deux notions sont particulièrement importantes pour les signataires de cet accord
  • La notion de salaire égal pour un travail de valeur égale selon l'article L3221-4 du Code du Travail : L’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale couvre non seulement les cas où les hommes et les femmes effectuent un travail identique ou similaire, mais également la situation plus courante où ils accomplissent un travail différent. « Sont considérés comme ayant une va/eur épa/e, les travaux qui exigent des sa/ariés un ensemb/e comparable de connai”ssances professionneI/es consacrées par un F/Fre, un diplôme ou une pratique professionneI/e, de capacités découlant de /’expérience acquise, de responsabi/ités et de charge physique ou nerveuse. ».


  • La notion de rémunération selon l'article L3221-3 du Code du travail :

« Constitue une rémunération au sens du présent chapitre, le sa/aire ou traitement ordinaire de base ou minimum et tous les autres avantages et accessoires payés, directement ou indirectement, en espèces ou en nature, par/’empIoyeur au sa/ariè en raison de l’emploi de ce dernier. »



1



  • La notion de discrimination indirecte définie par la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 :

« Constitue une discrimination indirecte une disposition, un critére ou une pratique neutre en apparence, mals susceptib/e d’entraîner, pour f’un des motifs mentionnés ou premier alinéa, un déso ontage porticu/ier pour des personnes par rapport à d’autres personnes, ô moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique ne soit objectivement jastihë par un but /égitime et le que fes moyens de réafiser ce lut soient nécessaires et appropriées ».

Autrement dit, un dispositif peut être non discriminatoire en apparence mais discriminant dans ses effets. Par exemple, en matière de classifications professionnelles, on classe des postes et non des individus. Il n’y a donc pas d'intention discriminatoire, mais il peut y avoir un résultat discriminant si les critères retenus conduisent à sous-évaluer certains emplois occupés majoritairement par des femmes par rapport à d’autres, occupés majoritairement par des hommes, qui pourraient être considérés de valeur égale, au sens de la définition précédente.

A partir de :

-la Base des données économiques et sociales¹ concernant la situation comparée des femmes et des hommes dans l’entreprise DEN HARTOGH France,

-du document unique d’évaluation des risques professionnels.

Les principales inégalités professionnelles constatées sont les suivantes : -- - des écarts de salaires de 14.65 % tout confondu ;
  • une non-mixité des emplois
o parmi les employé.e.s et ouvrier.e.s certains emplois comme les conducteurs routiers sont occupés à 95 % par des hommes, alors que les emplois de account manager sont occupés par 61 % de femmes ;
O parmi les services, les emplois de Planner sont occupés à 100% par des hommes, les emplois administratifs sont occupés à 100% par des femmes
O parmi l'encadrement, certains emplois-repères, comme les directeurs sont occupés à 100 % par des hommes, alors que les emplois de manager sont occupés par 67 % de femmes ;

Cet accord renforce l’engagement de l’entreprise en faveur de l’égalité professionnelle à travers des mesures concrètes et des orientations nouvelles, sur les sujets suivants :

  • La lutte contre le sexisme et les stéréotypes Les conditions d’accès à l'emploi
  • La mixité des emplois
  • La formation professionnelle
  • Les conditions de travail et d’emploi
  • L’articulation entre activité professionnelle et vie personnelle
  • La suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes
  • La prévention et l’action contre les violences sexistes et sexuelles









Embedded Image
¹Voir ANNEXE 1 : Indicateurs sexués


  • La lutte contre le sexisme et les stéréotypes sexués

Dans son rapport sur le sexisme dans le monde du travail de mars 2015, le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes définit le sexisme ordinaire de la manière suivante

« Le sexisme ordinaire au travai/ se définit comme /’ensemb/e des attitudes, propos et comportements fondés sur des stéréotypes de sexe, qui”sont directement ou indirectement dirigés contre une personne ou un proupe de personnes à rafson de /eur sexe et qui, bien qu’en apparence anodins, ont pour objet ou pour effet, de façon consciente ou inconsciente, de /es dé/épitimer et de /es inférioriser, de façon insidieuse voire bienvei/lante, et d’entrai”ner une a/tération de /eur santé physique ou mentale. Le sexisme ordinaire au travai/ se manifeste au quotidien, par exemp/e, à travers des b/apues et commentaires sexistes, des remarques sur /a maternité, des stéréotypes négatifs, des incivi/ités ou des marques d’irrespect des compliments ou critiques sur l’apparence physique non sol/icités, des pratiques d’Oxc/uSÎDM ^.

  • L’entreprise Den Hartogh France partage totalement cette définition et s’engage à bannir tout comportement sexiste dans l’entreprise. Pour cela, des actions permanentes seront menées en termes de formation et de sensibilisation pour faire évoluer les comportements de façon durable. Une plaquette de communication sera éditée et le règlement intérieur portera un article sur ce thème2.
  • Pour les managers et responsables des ressources humaines, une formation à la lutte contre le sexisme et contre les stéréotypes sexués, notamment sur la représentation des métiers et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, sera obligatoirement suivie sur la durée de l'accord.
  • Pour l’ensemble des salarié.e.s, une sensibilisation sera mise en place et obligatoirement suivie sur les
mêmes thèmes au cours de la durée de l’accord.
Tous les ans, un temps fort sera organisé dans l'entreprise à destination de l’ensemble des salarié.e.s sur l’égalité
professionnelle et sur les avancées en matière de lutte contre le sexisme.
  • Les conditions d’accès à l’emploi

Le recrutement constitue un des leviers importants pour modifier structurellement la répartition des salarié.e.s par sexe dans les différents emplois-repères de l’entreprise. L’entreprise Den Hartogh France s’engage donc à tout mettre en œuvre pour développer la mixité dans le cadre de ses recrutements, dans le respect de l’article L1142-4 qui permet des « mesures temporaires prises au seul bénéfice des femmes, visant à établir l’égalité des chances ».
  • Agir pour un recrutement non discriminant

  • Les fiches de poste et les offres d’emploi seront révisées en utilisant de façon systématique le féminin et le masculin dans les intitulés de postes et seront centrées sur les besoins strictement requis par la tenue de ces postes de travail.
  • Les équipes de recrutement sont mixtes et bénéficieront obligatoirement d’une formation à la non- discrimination, ainsi que les éventuels prestataires externes du recrutement, conformément à l’article L1131- 2, de la loi du 27 janvier 2017.3
  • Une notification des droits4 sera remise lors de chaque entretien d’embauche en rappelant les questions qui ne doivent pas être posées Iors de l'entretien et les coordonnées des instances de recours en cas de non- respect (délégué.e.s du personnel, Défenseur des droits- ).
  • Pour s‘assurer que les recrutements n’ont pas de biais discriminants, un registre des candidatures, intégré dans le registre du personnel et mis à la disposition des délégué.e.s du personnel et de l'inspection du



Embedded Image
²

Voir ANNEXE 5 Nouvel article dans le rèqlement intérieur

³Art. L. 1131-2. : « Dans toute entreprise employant au moins trois cents salariés et dans toute entreprise spécialisée dans le recrutement, les employés chargés des missions de recrutement reçoivent une formation à la non-discrimination à l'embauche au moins une fois tous les cinq ans ». [ce principe sera étendu quelle que soit la taille de l’entreprise)
Voir ANNEXE 2 : Notification de droits du candidat
3


travail, recensera les CV reçus, les entretiens et les recrutements effectués, en précisant le sexe, nom, prénom, lieu de résidence, date et lieu de naissance des candidat.e.s.
  • Afin de favoriser les candidatures du sexe sous-représenté, l’entreprise Den Hartogh France s’engage à diversifier les viviers et canaux de recrutement dès le niveau 3• e des collèges (stages d’observation) et à élargir la gamme des diplômes requis, pour toutes les catégories professionnelles. Le recrutement de cadres, notamment, se fera dans les universités, les IUT et dans une gamme plus large de grandes écoles, sur tout le territoire.
  • Les fiches de poste seront diffusées par mails aux saIarié.e.s et ancien.ne.s postuIant.e.s. Elles seront visibles sur le site internet et envoyées systématiquement aux services publics de l’emploi (Pôle emploi, mission locale ).
  • Favoriser le sexe sous-représenté à qualifications égales L’entreprise Den Hartogh France respecte le principe de proportionnalité

  • Pour tout recrutement (CDD, CDI, stage, apprentissage -), les candidat.e.s recruté.e.s représenteront proportionnellement la part des femmes et des hommes dans les candidatures reçues (à qualification, expériences et profils équivalents), recensées dans le registre des candidatures.
  • De même, l’entreprise respectera dans ces recrutements İa part des femmes et des hommes sortant du système éducatif par principaux diplòmes.
  • La mixité des emplois

L’entreprise Den Hartogh France constate un déséquilibre dans la mixité des emplois : certains emplois comme Account Manager sont en effet occupés majoritairement par des femmes, et d’autres comme conducteur routier majoritairement par des hommes.

Embauche par type de contrat, par sexe et CSP en nombre

Homme
Femme

CDI
CDD
CDI
CDD
cadre


1

agent de maîtrise




employé
1

2
4
ouvrier
6




Nombre d’emplois par CSP et sexe

Homme
Femme
Employé
5
7
Agent de maîtrise
1
4
Cadre
5
6
Ouvrier
52
3

Conformément à l’ANI de 2004, l'entreprise Den Hartogh France mettra en place des mesures pour que « la part des femmes et des hommes parmi les candidats retenus reflète, à compétences, expériences et profils équivalents, l’équilibre de la mixité des emplois »

  • Mettre en place la mixité des emplois

L’entreprise Den Hartogh France s’engage à favoriser l’accès des femmes aux emplois-repères à prédominance masculine, ainsi que l’accès des hommes aux emplois-repères à prédominance féminine.
L’entreprise Den Hartogh France cible les métiers/emplois-repères non-mixtes où l’écart entre la proportion d’hommes et de femmes est le plus grand. Ce sont du côté des emplois à prédominance féminine : Account Manager ; et du côté des emplois à prédominance masculine : Conducteur routier.
4

"LOGISTICS
Chaque année une action prioritaire sera menée sur un ou deux emplois-repères non-mixtes.
  • À l’issue de cet accord, 1% de femmes seront recrutées en interne et en externe, dans les emplois repères à prédominance masculine (conducteurs, planner)
  • À l’issue de cet accord, 1% d’hommes seront recrutés en interne et en externe, dans les emplois repères à prédominance féminine.
  • Des formations (débouchant sur des promotions) dédiées au sexe sous-représenté seront mises en place, sur la base du volontariat, avec un objectif de deux salarié.e.s bénéficiaires par an.
L’entreprise communiquera sur ce dispositif, via l’intranet et par voie d'affichage sur les lieux de travail.
  • Augmenter la part de femmes cadres

Actuellement les femmes cadres représentent 41.60% de l'ensemble des cadres.
  • L’entreprise Den Hartogh France s’engage à ce que la part de femmes cadres progresse, a minima à ce que cette part soit proportionnelle à la part totale de femmes salariées de l’entreprise à l'issue de cet accord.
A lu/alma 50% des cadres seront des femmes, à l'issue de cet accord.

  • Formation professionnelle

L‘accès des femmes à la formation professionnelle est un élément déterminant pour Ieur assurer une réelle égalité de traitement dans Ieur déroulement de carrières et dans l’évolution de Ieurs qualifications, conformément à l’article L.1142-1.

Dans l’entreprise, 40% de femmes contre 60% d’hommes ont bénéficié d’une formation professionnelle (tout dispositif confondu). 25% de femmes ont bénéficié d'une formation qualifiante.





  • Réduire l’écart dans l’accès à la formation professionnelle

  • L’entreprise Den Hartogh France évaluera le nombre de bénéficiaires des formations. Si un écart en défaveur des femmes est constaté, elle s’engage à le supprimer à l’issue de cet accord.
Les indicateurs sexués sont
  • le nombre d’heures d’actions de formation,
la répartition par type d’actions de formation (adaptation au poste, maintien dans l'emploi, développement des compétences et enfin formations qualifiantes),
  • la répartition des formations entre les salarié.e.s à temps plein et temps partiel.
  • Si un écart en défaveur des femmes est constaté, l’entreprise Den Hartogh France augmentera le nombre de formations chez les salarié.e.s de retour de congé pour raisons familiales qui souhaitent se former. L’objectif à atteindre est de 100% des demandes satisfaites à l’issue de cet accord.

5


  • Si un écart en défaveur des salarié.e.s à temps partiel est constaté, l’entreprise Den Hartogh France augmentera de 10% par an le nombre de bénéficiaires de formation qualifiante chez les salarié.e.s à temps partiel. À l’issue de cet accord, l’écart dans l’accès entre les temps partiel et les temps plein sera supprimé.
  • Faciliter l’accès à la formation

Les formations se feront sur le temps de travail. Pour les temps partiel, les heures de formation seront rémunérées en équivalent temps plein, en concertation avec le/la salarié.e.
L‘entreprise fera appel en priorité à des formations dispensées à proximité du lieu de travail habituel et pour des durées modulables (courtes et échelonnées dans le temps).
Les frais de parde des enfants et des personnes dépendantes seront à la charge de l’entreprise, si les heures de formation ne sont pas les mêmes que les horaires de travail habituels.
L’entreprise s’engage à prendre en charge les frais engagés par les salarié.e.s souhaitant bénéficier d'une VAE.

  • Augmenter l’accès à la formation qualifiante et aux promotions

À catégories professionnelles égales, les écarts entre les femmes et les hommes seront supprimés à l'issue de cet accord. Une évaluation des écarts se fera à l’aide des indicateurs sexués suivant
-les différences d'accès entre les femmes et les hommes aux formations certifiantes et qualifiantes,
  • le nombre de formations donnant lieu à une promotion chez les salarié.e.s à temps plein,
  • le nombre de formations donnant lieu à une promotion chez les salarié.e.s à temps partiel.

  • Le nombre de formations qualifiantes pour les femmes augmentera de 2% chaque année.

  • Promotion et déroulement des carrières

L’entreprise Den Hartogh France réaffirme que l’appréciation individuelle des salarié.e.s est fondée sur le travaii accompli, sans particularisme entre les hommes et les femmes, ni d’un temps partiel, ni de la maternité ou d’un congé pour raisons familiales.
L’entreprise Den Hartogh France assure respecter l’article 9 de l’ANI du 1er mars 2004, stipulant qu’« une
véritable politique de mixité des emplois implique que les femmes puissent avoir les mêmes parcours professionnels que les hommes, les mêmes possibilités d'évolution de carrière, et d'accès aux postes à responsabilité »
  • Garantir l’égal accès aux promotions et carrières

  • L’entreprise mesurera l’accès aux promotions et carrières à l'aide des indicateurs sexués suivant :
  • âge et ancienneté moyens des salarié.e.s (par catégorie professionnelle), lors de Ieur première promotion et dernière promotion,
niveau d’études, au sens de la Circulaire 11-67-30 du 11 juillet 1967 de l'Éducation nationale, acquis par les salarié.e.s (niveaux I à V),
nombre de promotions par catégorie professionnelle, durée moyenne entre deux promotions,
  • nombre de promotions accordées suite à des formations diplômantes et/ou qualifiantes.


Homme
Femme
CSP
Nombre de promus
Effectif
Nombre de promus
Effectif
Cadre
0
0
0
0
Agent Maitrise
0
0
0
0
Employé
0
0
4
14.28%
Ouvrier
0
0
0
0





  • Indicateurs par nuage de points:

Le suivi sera assuré par une commission qui se réunira tous les ans. La commission de suivi de carrière sera composée de la direction de l’entreprise et des représentant.e.s des organisations syndicales représentatives. Elle met en place la méthode du « nuage de points » afin de croiser les données sur l’âge, le niveau de diplôme et les niveaux de rémunérations et de classification, afin de visualiser les écarts de carrière entre les femmes et les hommes.

Si des anomalies, des écarts, des différences apparaissent, la commission devra examiner qu’ils reposent sur des critères légaux, objectifs, vérifiables et précis. A défaut, ils ne s’expliquent que par la discrimination. Il conviendra alors de mettre en place des dispositifs techniques d’évaluation des préjudices occasionnés en vue de la réparation intégrale de chacun.

  • Le système d’attribution des promotions doit être transparent et validé par les instances représentatives du personnel, afin de gommer tout biais sexiste (surévaluation des critères de présentéisme, assiduité, disponibilité et mobilité).
L‘encadrement est informé des obligations d’égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans les décisions de promotions.
  • Garantir l’égal accès aux promotions et carrières au temps partiel et au retour de congé pour raison familiale

Aucun retard dans la progression de rémunération et de carrière ne pourra être subi, par les salarié.e.s, du fait
du temps partiel, des congés pour raisons familiales ou afférent à la grossesse.
  • Si un écart est constaté, il devra être supprimé à l’issue de ce présent accord. Les indicateurs sexués
nécessaires à l’évaluation des écarts sont
nombre de promotions accordées après un retour
de congé parental
0
nombre de promotions accordées après un retour
de congé maternité
0
nombre de promotions accordées aux femmes et
aux hommes ayant deux enfants et plus par
catégories
3
durée moyenne entre deux promotions pour les
femmes de retour de congé maternité

part des promotions attribuées aux temps partiels

durée moyenne entre deux promotions pour les
temps partiels

nombre moyen de promotions
4
durée moyenne entre deux promotions


  • L’entretien de retour de congé pour raisons familiales sera obligatoire à compter de la signature du présent accord. Il portera sur les conditions de travail et d’emploi, l’accès à un déroulement de carrière et l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle.
  • Conditions de travail et d’emploi

Alors que l’attention sur la pénibilité au travail est pointée du doigt historiquement dans les métiers dit
« masculins », les difficultés physiques, psychologiques et émotionnelles, les maladies professionnelles et les accidents du travail dans les emplois à prédominance féminine ne cessent d’augmenter mais restent largement invisibilisés.

Dans l'entreprise, on note pour l’année en cours que les femmes ont été victimes de :

  • 2 accidents du travail
  • 0 accidents de trajets,

7

Embedded Image
  • 2 arrêts pour maladies à caractère professionnel
  • XX arrêts de travail non reconnus comme liés au travail
  • 0 déclarations d’inaptitude partielle ou totale

L’article L4121-1 du Code du Travail stipule que « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » avec une évaluation sexuée des risques professionnels prévue par l’article L4121-3.
  • Mettre en place des mesures correctives pour la mixité

  • L’entreprise Den Hartogh France évaluera sur la base des indicateurs BDES, les conditions d'emploi, à l’aide des indicateurs sexués suivants :
  • la répartition par catégorie professionnelle selon les différents contrats de travail,
  • la répartition des effectifs selon la durée et organisation du travail (travail posté, de nuit, horaires variable, travail atypique dont travail durant le week-end --)
  • Les disparités doivent être réduites, jusqu’à ce que les conditions d'emploi dans les métiers à prédominance féminine soient les mêmes que celles à prédominance masculine, à l’issue de cet accord.
  • Améliorer les conditions de travail des femmes enceintes

  • Une notification des droits des femmes enceintes et des conditions de retour après un congé maternité ou parental sera délivrée par l’employeur dès l’annonce de la grossesse. 5
  • Une évaluation des risques qui tient compte des conditions spécifiques des femmes enceintes.
  • Un aménagement des conditions de travail et d’emploi ou un changement de poste est mis en place en concertation avec la salariée, dès la déclaration de grossesse.
  • Deux rendez-vous auront lieu avec l'employeur : un lors de l’annonce de la grossesse pour faire le point sur les aménagements à mettre en place et sur les droits de la salariée et un autre au 6ème mois de grossesse pour évaluer et réajuster les aménagements en fonction de l’état de santé de la salariée.
  • La salariée bénéficie d’une réduction du temps de travail à raison d'une heure par jour, ou au choix de la salariée de 5h par semaine, dès l'annonce de grossesse. A partir du 6ᵉ e mois de grossesse, cette réduction du temps de travail est d’1h30 par jour, ou au choix de la salariée, de 7h par semaine.
  • La salariée bénéficie de pauses supplémentaires sans autorisation de l’employeur, et de l’accès aux sanitaires à tout moment.
  • La salariée bénéficie d’un droit à un aménagement des horaires de travail pour éviter les amplitudes horaires de plus de 8h et limiter les temps de trajets et les déplacements professionnels dès l’annonce de la grossesse. La salariée bénéficie du droit de refuser un déplacement professionnel (dès lors qu’il induit un dépassement du temps de travail, une modification des horaires habituels ou un découché) à partir de l’annonce de la grossesse.
  • L’entreprise étend la garantie de maintien de la rémunération à toute salariée en inaptitude ou arrêt maladie du fait de la grossesse ou de la maternité.


  • Les salarié.e.s à temps partiel

L’entreprise s’engage à privilégier les offres d'emploi à temps plein et à ne pas proposer d’emploi à temps partiel à moins de 24h et rappelle que les candidatures de salarié.e.s à temps partiel sont prioritaires pour le recrutement d’un temps plein, par rapport à un recrutement externe (L3123-8). L‘employeur s’engage à proposer chaque année, lors de l’entretien professionnel, aux salarié.e.s à temps partiel de passer à temps plein.










Embedded Image
Voir ANNEXE 4 : Notification de droits de la femme enceinte



  • Supprimer la précarité et appliquer une égalité de traitement

  • Les salarié.e.s à temps partiel ont la garantie de bénéficier des mêmes primes, promotions et formations que les salarié.e.s à temps plein. Tout écart constaté dans les données de la BDES sera supprimé dans les 3 ans.
  • Les salarié.e.s à temps partiel ne pourront pas avoir une coupure de travail supérieure à 2h par jour.
  • Toutes les heures complémentaires seront majorées au taux des heures supplémentaires, c’est-à-dire +25% pour les 8 premières heures, puis +50%.
  • Les salarié.e.s à temps partiel ne peuvent pas avoir les mémes contraintes que les salarié.e.s à temps plein :
- Toutes les réunions, formations, déplacements ou missions exceptionnelles seront prioritairement sur les temps de travail, le cas échéant les heures complémentaires seront payées au taux des heures supplémentaires.
- La charge de travail des salarié.e.s à temps partiel doit être proportionnelle à leur quotité de temps de
travail.
  • Pour les parents d’enfants de moins de trois ans souhaitant passer à 80% de leur temps de travail, îa rémunération se maintiendra sur les critères du temps plein.
  • Réduire le nombre de temps partiel court

  • À la signature de ce présent accord, tous les contrats de moins de 24h par semaine seront complétés pour atteindre 24h par semaine. A minima, tous les contrats à moins de 150h par trimestre seront modifiés à plus de 150h par trimestre. [ce qui correspond au seuil d’ouvertures des droits sociaux]
  • L‘objectif à atteindre d'ici 3 ans est que 2% des temps partiel passent à temps plein parmi les salarié.e.s qui le souhaitent.
  • Articulation entre activité professionnelle et vie personnelle

Une meilleure articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle est un facteur d’amélioration de la qualité de vie au travail, pour tous et toutes les salarié.e.s. Elle contribue activement à l’égalité entre les femmes et les hommes, par la remise en cause des stéréotypes sur la répartition des rôles entre les lemmes et les hommes, que ce soit dans la vie professionnelle ou familiale et pour toutes les autres activités personnelles. L’entreprise Den Hartogh France considère que la parentalité est un droit pour tous et toutes et s’engage à rendre compatible le travail et la parentalité, afin que cette dernière ne soit pas un frein pour l’évolution professionnelle des salarié.e.s.
  • Aménager les temps de travail

  • L’entreprise s’engage à ouvrir une négociation pour une réduction collective du temps de travail à 32h rémunérés sur la base des 35h.
  • Aucune réunion de travail n‘aura lieu avant 9h et après 17h et en prenant en compte les horaires des salarié.e.s à temps partiel ou en télétravail.
  • Favoriser la parentalité et/ou l’aide familiale

  • L’entreprise Den Hartogh France participe aux frais exceptionnels qu‘engendre une naissance
  • L’intégralité du congé paternité et maternité est rémunéré à 100% par l’entreprise. L’entreprise Den Hartogh France mettra en place une politique d'information et de communication sur ce dispositif.
  • La « neutralisation du congé maternité » est obligatoire (L1225-26). De ce fait, les salariées en congé maternité bénéficient au moins de la moyenne des hausses salariales des autres salarié.e.s de Ieur catégorie. Ceci s’applique également sur les périodes d’arrêts maladie afférents à la grossesse.
  • L’entreprise, en relation avec la conciergerie, s’engage à mettre en place une politique d’accueil des enfants de 3 mois à 3 ans.



o L‘entreprise, en relation avec le comité social d’entreprise, s’engage à financer des chèques emploi service universel pour chaque enfant de moins de 13 ans (y compris pour des activités périscolaires), d’un montant variable de XX€ à XX€, selon le salaire.

  • L’entreprise ouvre des droits aux salarié.e.s ayant des contraintes familiales :
  • Conformément à l’article L1225-16, la salariée enceinte bénéficie d’autorisation d'absence pour se rendre aux examens médicaux (prénataux et postnataux) obligatoires. Dans les cas de recours à l’assistance médicale à la procréation, la salariée a droit à une autorisation d'absence pour les examens et actes médicaux nécessaires. La personne avec qui la salariée vit en couple bénéficie aussi d’une autorisation d’absence pour tous les actes médicaux. Toutes ces absences sont considérées comme étant du temps de travail effectif.
  • De retour de congés longs (maternité ou parentaux), les salarié.e.s bénéficient d’un allègement durant une semaine de Ieur charge de travail.
  • Les salarié.e.s ayant à charge un enfant de moins de 16 ans, ou une personne dépendante, disposeront de 3 jours rémunérés par an de congé, pour des besoins exceptionnels liés à Ieur responsabilité familiale.
  • Chaque parent dispose d’une autorisation d’absence de 2 heures par trimestre, pour chaque enfant de moins de 16 ans (rentrée scolaire, remise de bulletins, rencontres parents/professeurs ).
  • Chaque salarié.e ayant à charge un enfant de moins de 16 ans, ou une personne dépendante, dispose d’une possibilité de prise anticipée des RTT et des congés payés.

  • Les classifications et la revalorisation des emplois à prédominance féminine

« Tout emp/oyeur assure, pour un même tra a// ou pour un traxa// de va/eur épa/e, /’épa/ité de rémunération entre /es femmes et/es hommes » (Article L3221-2 du Code du Travail).

Même si les classifications professionnelles relèvent de la négociation de branche, l’entreprise Den Hartogh France veille à ce que les emplois à prédominance féminine et masculine, de même valeur, soient rémunérés de la même façon et veille à supprimer tout biais discriminant à l'égard des emplois à prédominance féminine.

L’article L322I-6 stipule en effet que dans l'entreprise, « les différents éléments composant la rémunération sont établis selon des normes identiques pour les femmes et pour les hommes.

Les catégories et les critères de classification et de promotions professionnelles ainsi que toutes les autres bases de calcul de la rémunération, notamment les modes d'évaluation des emplois, sont établis selon des règles qui assurent l’application du principe fixé ”a l’article L. 3221-2. »

  • Revaloriser les emplois à prédominance féminine

  • La première année de l’accord, une expérimentation sera réalisée sur l’un des emplois-repères regroupant le plus de femmes salariées. Une comparaison sera établie avec un emploi-repère à prédominance masculine proche en termes de niveau de diplôme, de technicité, de responsabilité et d'exigences organisationnelles. Lorsqu‘un écart de coefficient entre ces emplois est constaté pour un niveau de diplôme, de technicité, de responsabilité et d’exigences organisationnelles équivalents, une revalorisation du coefficient de l’emploi à prédominance féminine sera mise en place.
Les années suivantes de l’accord, cette expérimentation sera appliquée à d’autres emplois-repères.











  • Supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes

L’entreprise constate, tout confondu, un écart de rémunération de 14.65% au désavantage des femmes.

Moyenne salaire
Homme
Femme
Ecart
Cadre
6966.40€
4725.00G
47.43%
Agent de maitrise
3425.00€
3126.25€
9.55%
Employé
2526.00€
2514.29€
0.46%
Ouvrier
2746.99€
2715.05€
1.18%
TOTAL


14.65%
  • Évaluer les écarts de salaire

Les indicateurs sexués suivants seront rajoutés à la BDES, par catégories professionnelles et par emplois-
repères :
le salaire de base,
les primes et accessoires (liés à un travail collectif ou individuel), les avantages divers,
les heures supplémentaires.
  • Supprimer les écarts de rémunération et mettre en place un budget spécifique à l’égalité de rémunération

  • L’écart de salaire de base mensuel entre les hommes et les femmes doit étre réduit de 5% d’ici trois ans et disparaître d’ici 10 années.
  • Une étude des critères appliqués dans l’attribution des augmentations individuelles sera réalisée afin de supprimer tout risque de discrimination lié au sexe.
  • Les écarts de salaires pour les salarié.e.s de retour de congés familiaux seront supprimés sur la base de l'expertise au terme de cet accord. Il en sera de même pour les salarié.e.s à temps partiel.
  • Une enveloppe spécifique sera mise en place et dédiée à la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes indépendamment du budget lié aux dispositifs d’évolution professionnelle et des attributions de hausses salariales générales.
  • Le suivi des mesures précédentes sera assuré lors de la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO).

  • La prévention et l’action contre les violences sexistes et sexuelles

Les femmes sont confrontées à des violences sexistes et sexuelles, dans l’espace privé, dans l’espace public, mais aussi sur le lieu de travail. L’entreprise Den Hartogh France, au titre de son obligation légale de sécurité (article L4121-1 du Code du Travail), lutte de manière volontariste contre toutes violences sexistes et sexuelles. De plus, l’entreprise Den Hartogh France se considère comme un espace privilégié, où des salarié.e.s peuvent trouver des appuis et des aides pour les problèmes privés éventuels, et notamment les violences conjugales ou intrafamiliales.
  • Prévenir les risques de violences au travail

  • Une partie du règlement intérieur6 portera sur les définitions et la politique de lutte de l'entreprise Den Hartogh France contre les violences sexistes et sexuelles et les discriminations. Le règlement intérieur sera remis en main propre à chaque salarié.e le jour de l’embauche.
  • Une référente violence sera identifiée parmi les représentants du personnel et bénéficiera d’au moins 2 jours
de formation à l'accompagnement des victimes de violences.







Embedded Image
Voir ANNEXE 5 : Nouvel article dans le Règlement intérieur : violences et harcèlement
11

•, ^
  • Les membres du CHSCT bénéficieront d’une formation obligatoire annuelle d‘une journée spécifique sur les violences, en plus des cinq jours de formation obligatoire. Les salarié.e.s des RH y participeront également.
  • Une heure de sensibilisation sur les violences sera effectuée en présence de tous et toutes les salarié.e.s.
  • Une procédure type en cas de violences sera mise en place, en concertation avec le CHSCT. La procédure d’accueil des victimes et de signalement des auteurs sera conclue d’ici 12 mois et affichée dans les lieux collectifs.
  • L’entreprise veillera à ce que l’environnement de travail soit non-sexiste (suppression d’images portant atteinte à l'intégrité des personnes, existence de sanitaires et vestiaires garantissant la dignité des personnes, condamnation de tous propos ou « blagues » sexistes).
  • Pour protéger les victimes de violences durant les trajets, les femmes travaillant de nuit bénéficient d'un
« forfait transport » ou du remboursement de frais de taxi, pour éviter les transports en commun.
  • Un nouvel indicateur sur le nombre de personnes ayant signalé avoir été victimes de violences sera construit.
  • Agir contre les violences au travail

  • L’entreprise Den Hartogh France se doit de réagir rapidement si elle a connaissance de cas réels ou soupçonnés de violences. Ces actes peuvent être le fait des salarié.e.s, du personnel d’encadrement, ou résulter de toute tierCe personne présente sur le lieu de travail (usager, client, intervenant extérieur ).
En cas de violence causée par un client ou usager, un changement ou un aménagement immédiat
de poste sera mis en place pour la victime, si elle le souhaite.
En cas de plainte, l’entreprise s’associera également et les frais d’avocat et de procédure seront pris en charge par l’entreprise.
- Si l’auteur présumé des violences est salarié de l’entreprise, il aura une mise à pied conservatoire pendant toute la durée de l’enquête de l’employeur. Si l’enquête prouve son délit, il fera l’objet d’une procédure disciplinaire proportionnelle à la gravité des faits. En cas de faute grave, la sanction est le licenciement.
  • Accompagner les femmes victimes de violences

  • Toutes les victimes de violences (dans l'entreprise ou hors entreprise, violences conjugales ou intrafamiliales) doivent pouvoir bénéficier, après avis du médecin du travail ou de l‘assistant.e social.e d’un droit à :
la formation pour un changement de poste, la mutation ou le changement de poste,
la réduction et/ou aménagement de son temps de travail et poste de travail, la démission sans préavis avec le bénéfice des indemnités de rupture.

  • Les salariées ayant signalé être victimes bénéficieront d’autorisations d'absences, pour trouver des solutions à leur situation, sans avoir à justifier de leurs choix à l’entreprise.

  • En cas de violences conjugales ou intrafamiliales, après avis du médecin du travail ou de l’assistant.e social.e, la salariée aura à disposition et auN frais de l’entreprise un hébergement d’urgence, ou un logement (si l'entreprise dispose d’un parc) pour une durée minimale d’un mois. La salariée pourra disposer d’une avance de salaire du montant de son salaire mensuel.

  • Un suivi psychologique par des professionnel.Ie.s formé.e.s aux violences, à la demande de la salariée, sera pris en charge par l'entreprise.

  • La Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes sera organisée au sein de l’entreprise Den Hartogh France.

  • Une aide universelle d'urgence sous forme de don ou de prêt, votée le 16 février 2023, viendra renforcer l’accompagnement dans le cadre de ce pack « Pack nouveau départ »

12

  • Pilotage et modalité de suivi de l’accord

  • Suivi de l’accord

Une commission de suivi sera composée de la direction et des représentant.e.s de toutes les organisations syndicales représentatives. Elle se réunira au moins une fois par an (une réunion supplémentaire pourra avoir lieu sur demande motivée d’un ou plusieurs signataires), afin d'examiner l’avancement des engagements pris dans le cadre de l'accord, les dysfonctionnements susceptibles d’être intervenus dans son application et les réorientations éventuelles à mettre en place.
Les délégué.e.s du personnel sont réuni.e.s une fois par an, avec les organisations syndicales représentatives, pour faire le point sur Ieurs missions de référent.e.s égalité, les remontées des salarié.e.s et la mise en ceuvre de l’accord.

Domaine d’action
Thème abordé
Thème abordé
Thème abordé
Thème abordé
Objectifs à atteindre




Description du contenu des mesures




Indicateurs de suici




Calendrier prévu




Avancées gagnées (par rapport à la
Ioi)




Budget prévu





Les indicateurs mentionnés dans cet accord seront transmis aux organisations syndicales signataires de l'accord sur une base annuelle, 15 jours avant la commission de suivi.
  • Sensibiliser et communiquer sur les dispositions de l’accord

La politique exprimée par le présent accord doit être partagée et portée par l’ensemble de l’entreprise.
Une présentation spécifique de l'accord sera faite notamment auprès des acteurs et actrices les plus directement impliqués dans les processus de recrutement et d'évolution professionnelle : directeurs et directrices, conseiller.e.s carrières, acteurs du recrutement, RH

Cet accord fera l’objet d’une communication auprès de tous et toutes les salarié.e.s par le biais des médias internes et sera affiché sur les lieux de travail.
  • Application de l’accord

Cet accord est conclu pour une durée de 3 ans. Dans l’attente de la conclusion de nouvelles négociations, il restera en vigueur.

LE HAVRE, le 17 Août 2023


XXXXXXXXXX,
XXXXXXXXXXXX


XXXXXXXXXXXX,
XXXXXXXXXXXX











13

ANNEXE 1 : INDICATEURS SÉXUÉS



Effectifs
Répartition par catégorie professionnelle selon les différents contrats de travail
Àge moyen par catégorie professionnelle
Durée et organisation
du travail
Répartition des effectifs selon la durée du travail
Répartition des effecti fs selon 1’organisation du travail
Type de congés
Répartition par catégorie professionnelle
Nombre et le type de congés dont la durée est stipérieure à 6 mots
Embauclies et départs
Répartition des embauches par catégories professionnelle et type de contrat de travail
Répartition des départs par catégorie professionnelle et motifs
Positionnementdans
l’entreprise
Répartition des effectifs par catégorie professionnelle
La répartition des effectifs par emplois
La répartition des effectifs par niveau de classification
Prornotion
Nombre de promotions par catégorie professionnelles
Durée moyenne entre deux promotions
Ancíenneté
Ancienneté moyenne dans l’entreprise par catégorie professionnelle
Ancienneté moyenne par catégorie professionnelle
Rémunérations
Eventail des rémunérations
Rémunération moyenne et médiane mensuelle
Nombre de femmes dans les dix plus hautes rémunérations
Formations
Nombre d'heures d'actions de formation par salarié et par an
Répartition par type d’action (adaptation au poste, maintien dans l'emploi, développement des compétences)
Nombre de formations qualifiantes
Conditions de travail et sécurité au travail
Nombre d'accidents de travail ayant entrainé un arrèt de travail
Nombre d'accidents de trajet ayant entrainé un arrèt de travail
Répartition des accidents par éléments matériels selon les modalités définies au 3.2 de l'article R. 2323-17 Nombre et dénomination des maladies professionnelles déclarées à la Sécurité sociale au cours de l'année Nombre de journées d'absence pour accidents de travail, accidents de trajet ou maladies professionnelles Nombre d'arrèts de travail pour maladie
Nombre de journées d'absence pour maladie
Mo dalité des congés
Existence d’un complément de salaire versé par l’employeur pour le congé paternité, le congé maternité, le
congé parental, le congé d’adoption
Le nombre de jours de congé paternité pris par le salarié par rapport au nombre de jours de congé théorique Existence de formules d'organisation du travail facilitant l’articulation de la vie familiale et de la vie
rofessionnelle
Organisation du temps
detravaildans l'entreprise
Le nombre de salarié.e.s ayant accédé au temps partiel choisi
Le nombre de salarié.e.s à temps partiel clioisi ayant repris un travail à temps plein
Services de proximité : participation de l’entrepríse et du comité d’entreprise aux modes d’accueil de la petite enfance ; évolution des dépenses éligibles au crédit d’impòt famille.























14



LOGISTICS

ANNEXE 2 : NOTIFICATION DE DROITS DU CANDIDAT

Cette notification sera remise lors de chaque entretien d’embauche pour un emploi, un stage ou un contrat d’apprentissage. Le dépliant « Candidats à l’emploi » du Défenseur des Droits7 peut être joint à la notification.


NOTIFICATION DE DROITS DU CANDIDAT

Vous avez été sélectionné.e en vue d’un entretien d’embauche. Notre entreprise s’engage à respecter cette notification afin d’écarter tout risque de discrimination à votre égard.

L’Entreprise s’engage à respecter l’article L1142-1 du Code du Travail :
« ... nul ne peut :
1° Mentionner ou faire mentionner dans une offre d’emploi le sexe ou la situation de famille du candidat recherché. Cette interdiction est applicable pour toute forme de publicité relative à une embauche et quels que soient les caractères du contrat de travail envisagé;
2 ° Refuser d'embaucher une personne [...} en considération du sexe, de la situation de famille ou de la grossesse sur la base de critères de choix différents selon le sexe, la situation de famille ou la grossesse »

Lors de l’entretien, les questions qui sont abordées portent exclusivement sur votre profil professionnel et son adéquation au poste, mais en aucun cas sur des informations d’ordre personnel, conformément à l’article L1221-6 du Code du Travail.
Par exemple, aucune question ne pourra aborder : Votre volonté ou non d’avoir des enfants.
Votre situation familiale : aucune question sur le fait d’être en couple ou non ne sera posée. Si le poste exige de nombreux déplacements, la question sur la présence d’enfants pourra être abordée, à votre demande, afin de rechercher une solution adaptée à vos contraintes.
Votre état de santé ou d’handicap : seule la médecine du travail peut considérer que le poste n’est pas adapté à votre état.
Vos origines (selon votre patronyme, votre lieu de naissance, votre accent...). Votre appartenance syndicale ou vos opinions politiques.
Vos convictions religieuses. Etc. ...

  • Si vous estimez avoir été discriminé.e, vous pouvez prendre contact avec le Défenseur des droits, qui a pour mission de lutter contre les discriminations, et favoriser un égal accès de tous et toutes aux droits : www.defenseurdesdroits.fr

09 69 39 00 00, du lundi au vendredi de 8h00 à 20h00 (coût d’un appel local) Adresser votre demande au/à la délégué.e du Défenseur près de chez vous.

  • Les représentant.e.s syndicaux/ales sont également un appui :

Contact
  • Délégué.e.s du personnel :

Contact :






Embedded Image
7 http://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/atoms/files/depliant-candidats-emploi web.pdf



Effectifs au 31/12/2022
70
65
15
  • 40
g 35
30
25
Total : 20
Répartition de l'effectif selon l’âge
Total : 6
FemnlesHommesEmbedded ImageEmbedded ImageEmbedded ImageEmbedded ImageEmbedded Image
Effectifs au 31/12/2022Embedded Image
70
65
15
  • 40
g 35
30
25
Total : 20
Répartition de l'effectif selon l’âge
Total : 6
FemnlesHommes
Répartition de l'effectif au 31/12/2022
C D I Femmes: 19 (23,46%)
C D D Femm es: 1 (1,23°›â)
C D I Hommes: 61 (75,31d )
æîBæl G D I Ho mmes
C D I Femmes Ba al C D D FenJ m es
Répartition de l'effectif au 31/12/2022
C D I Femmes: 19 (23,46%)
C D D Femm es: 1 (1,23°›â)
C D I Hommes: 61 (75,31d )
æîBæl G D I Ho mmes
C D I Femmes Ba al C D D FenJ m es
































Selon la Ioi n° 2006-340 du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes :
  • La « neutralisation du congé maternité » sur les rémunérations est obligatoire, c’est-à-dire que les salariées en congé maternité bénéficient de la moyenne des hausses salariales des salariés de leur service ou de Ieur entreprise.
Selon le Code du Travail :
  • Article L1225-47 à 1225-60 : Droit au temps partiel après une naissance.
  • Article L1225-55 : « A L’issue du congé parental d’éducation ou de la période de travail à temps partiel... le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente. ». C’est seulement lorsque l’emploi occupait n’est plus disponible qu’un emploi similaire peut-être proposé (Cass. Soc. 27/10/1993, n° 90-40.226). Un emploi similaire doit s’entendre d’un emploi comportant la même rémunération, la même qualification, mais aussi des responsabilités similaires (Cass. Soc. 17/02/2010, n° 08-44.127).
  • Article L1132-1 associé à l’article L1225-S5 : Interdiction de discriminer les salarié.e.s de retour de congés.
  • Article L4121-1 : « L’employeur prend les mesures nécessaire pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

ANNEXE 5 : NOUVEL ARTICLE DANS LE REGLEMENT INTERIEUR : VIOLENCES ET HARCELEMENT


« Le sexisme ordinaire au travail se définit comme l’ensemble des attitudes, propos et comportements fondés sur des stéréotypes de sexe, qui sont directement ou indirectement dirigés contre une personne ou un groupe de personnes à raison de Ieur sexe et qui, bien qu’en apparence anodins, ont pour objet ou pour effet, de façon consciente ou inconsciente, de les

délégitimer et de les inférioriser, de façon insidieuse voire bienveillante, et d’entrainer une altération de Ieur santé physique ou mentale. Le sexisme ordinaire au travail se manifeste au quotidien, par exemple, à travers des blagues et commentaires sexistes, des remarques sur la maternité, des stéréotypes négatifs, des incivilités ou des marques d’irrespect, des compliments ou critiques sur l’apparence physique non sollicités, des pratiques d’exclusion ». - Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, mars 2015

« Nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant». — (L. 1142-2-1 du Code du travail)
Quelques définitions :
Le harcèlement sexuel est le fait d’imposer, de façon répétée (au moins deux fois) à une personne des propos ou comportements à connotation sexuelle, qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.
Un agissement sexiste est le fait d’user (de façon non répétée) de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de I’auteur des faits ou au profit d’un autre.
Une agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. Il peut s’agir, par exemple, d’attouchements, de caresses de nature sexuelle. Par exemple, « une main aux fesses » est une agression sexuelle. (Code pénal 222-22 et suivants)



Le viol est une agression sexuelle, qualifiée de crime. Cela suppose qu’il y ait eu un acte de pénétration sexuelle. Il y a circonstance aggravante, si le viol est commis par une personne ayant autorité, comme son supérieur hiérarchique. (Code pénal 222-22 et suivants, 222-23)

Les violences conjugales se définissent comme des situations où les faits de violences sont récurrents, cumulatifs, s’aggravent et s’accélèrent et sont inscrits dans un rapport de force asymétrique et figé. Elles diffèrent des disputes ou conflits par la durée des violences. (Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, 2011, ratifiée en 2014 par la France)

Les violences conjugales se rapprochent du harcèlement sexuel et moral dans l’idée de répétition, d’aggravation et de moments de calme (dits « Iune de miel »). Les conséquences pour la victime sont la peur, la culpabilité, la perte de I ’estime de soi et d’autonomie, l’isolement, le stress.
Les manifestations de ces violences peuvent prendre plusieurs formes : sexuelles, physiques ou verbales, comme des intimidations, des bousculades, du chantage. Mais aussi est considéré comme une violence le fait de détériorer un objet qui appartient à la victime, de contrôler ses dépenses, de lui confisquer un document.

Les violences intra-familiales sont des actes violents exercés entre des membres d’une même famille.

Or, de nombreuses jeunes femmes sont victimes de violences de la part du père, de frères, cousins etc. : notamment la dépossession de Ieur salaire.
D'autre part, en cas de violences conjugales au sein de la famille, les enfants : peuvent voir leurs besoins fondamentaux bouleversés
sont des victimes en tant que témoins : assister aux violences commises par son père sur sa mère a des conséquences sur les enfants
sont fréquemment, eux aussi, victimes directes.
  • La responsabilité de Employeur :
L’employeur a une obligation de protection des salarié-e-s. À ce titre il est responsable si une salariée est victime de violences.
Article L. 2313-2 - Code du Travail: Si un délégué du personnel constate, notamment par l'intermédiaire d’un salarié, qu'il existe une atteinte aux droits des personnes, à Ieur santé physique et mentale ou aux libertés individuelles dans l’entreprise qui ne serait pas justifiée par la nature de la tâche à accomplir, ni proportionnée au but recherché, il en saisit immédiatement l'employeur.
Cette atteinte peut notamment résulter de faits de harcèlement sexuel ou moral ou de toute mesure discriminatoire.
L'employeur procède sans délai à une enquête avec le délégué et prend les dispositions nécessaires pour faire cesser les violences, ce qui passe par protéger la victime et éloigner I’auteur présumé.
L’employeur peut être mis en cause s’il n’a pas mis tout en œuvre pour prévenir des violences.
L’employeur est responsable de tout ce qui se passe dans le cadre du travail, mais aussi en dehors : si, par exemple, I’auteur des violences est entré en relation avec la victime par le biais du travail, il peut être tenu pour responsable.
Tout salarié ayant procédé à des faits de harcèlement sexuel est passible d'une sanction disciplinaire. (L1153-6)
Aucun.e salarié.e, aucune personne en formation ou en stage ne peut être sanctionné.e, licencié.e ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour avoir témoigné de faits de harcèlement sexuel ou pour les avoir relatés. (L1153-3)
Article 11 : La prévention et l’action contre les violences sexistes et sexuelles
  • Contacts d’associations :
AVFT (Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail) Permanences téléphoniques du lundi au vendredi, de 9h30 à 15h : 01 45 84 24 24

Centre d’hébergement d’urgence pour http://www.sosfemmes.com/ressources/contacts chrs.htm
Associations de soutien aux femmes victimes de violences
http://stop-violences-femmes.Rouv.fr/-Les-associations-pres-de-chez-vous-.html
  • Référent-e violences de I’entreprise Den Hartogh France
  • Contacts CHSCT de l’entreprise Den Hartogh France Contacts des délégué.e.s du personnel
femmesbattues :








18

Mise à jour : 2024-01-08

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Un avocat vous accompagne

Faites le premier pas