Accord d'entreprise E.V EN ENTREPRISE D'ESPACES VERTS ET D'ENVIRONNEMENT

Protocole d'accord sur la négociation annuelle obligatoire 2026

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 31/12/2026

8 accords de la société E.V EN ENTREPRISE D'ESPACES VERTS ET D'ENVIRONNEMENT

Le 23/01/2026




PROTOCOLE D’ACCORD

SUR LA NÉGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2026





ENTRE :



La ……………..SAS au capital de…………, immatriculée au RCS de …………….. dont le siège social est situé à……………………….. Monsieur……………., Président,


D’une part


ET :


L’organisation syndicale SNCEA/CFE-CGC, représentée par………………., en sa qualité de délégué syndical,


D’autre part



La négociation annuelle obligatoire 2026 prévue par les articles HYPERLINK "javascript:%20documentLink('AB6B3C635563F2BD-EFL')" L 2242-1 et suivants du Code du travail a fait l’objet de 3 réunions (le 30/10/25, le 12/12/25 et 23/01/26).

Conformément à la réglementation, les informations suivantes actualisées ont été mises à disposition dans le cadre de la Base de Données Economiques, Sociales et Environnementales (BDESE) pour servir de base à la négociation :

- Tableau récapitulatif sur les effectifs et par sexe ;
- Tableau récapitulant l’état sur les horaires de travail et la durée effective du temps de travail ;
- Nombre des contrats à durée déterminée ;
- Nombre d’intérimaires, nombre de journées de travail effectuées par les intéressés ;
- Les prévisions annuelles et pluriannuelles d’emploi établies dans l’entreprise ;
- Tableau récapitulant les salaires moyens par sexe ;
- Tableau récapitulant les salaires de bases par sexe ;
- Tableau récapitulant la masse globale des primes, ventilation par catégories de salariés, les critères d’attribution ;
- Le plan de formation ;

- Le calendrier d’annualisation 2025/2026



La Direction, l’organisation syndicale SNCEA/CGC-CFE ont souhaité maintenir un dialogue social soutenu et constructif et ont abouti à la signature du présent protocole d’accord sur les sujets suivants :

1. Sur les salaires effectifs (article L 2242-7 du Code du travail).

Il ressort des analyses réalisées et présentées en matière salariale :

1) l’application stricte de la convention collective en matière de classification et de toute augmentation conventionnelle liée à des avenants conclus et agréés.

2) Il n’y a pas d’écart de rémunération entre les hommes et les femmes au sein de la société.

3) En ce qui concerne les augmentations. La Direction rappelle qu’il avait été convenu une augmentation tous les 2 ans.

La publication de l’indice des prix à la consommation de l’INSEE pour 2025, en janvier 2026 est de 0.80%.

L’organisation syndicale SNCEA/CFE-CGC a proposé une augmentation de 4 % pour l’année 2026.

La Direction propose une augmentation collective de 1.00 % et 0.50 % en augmentation individuelle.

L’organisation syndical refuse la proposition de la Direction.

La Direction propose de statuer avec une augmentation collective de 1.70 %.

4) En ce qui concerne les primes :

4.1. Prime de ramassage de papiers gras :
a) Domaine d’application :
Pour tout marché possédant une prestation spécifique, unique et rémunérée par une ligne de prix identifiable dans le bordereau de prix, non associé à des prestations de tonte, fauche, tailles.…
b) Salariés concernés :
Pour les salariés effectuant la tâche, dont l’emploi est ouvrier, chef d’équipe ou chef de chantier.
c) Montant de la prime à compter du

1er janvier 2026 :

Pour une journée d’activité pleine, à réaliser cette tâche = 1.50€ / jour.

4.2. Prime d’insalubrité :
a) Domaine d’application :
Travaux insalubres : taille du lierre, de la vigne vierge ou de plantes grimpantes exclusivement en zone urbaine, nettoyage des gouttières, curage des égouts, sortie et évacuation des détritus en état de putréfaction, émulsionnage.
b) Salariés concernés :
Pour les salariés effectuant la tâche, dont l’emploi est ouvrier, chef d’équipe ou chef de chantier.
c) Montant de la prime à compter du

1er janvier 2026 :

1.50€/ heure travaillée.


4.3. Prime travaux aquatique :
a) Domaine d’application :
Prestations réalisées dans l’eau.
b) Salariés concernés :
Pour les salariés effectuant les tâches, dont l’emploi est ouvrier, chef d’équipe ou chef de chantier.
c) Montant de la prime à compter du

1er janvier 2026 :

1.50€/ heure travaillée en rapport avec cette tâche.


4.4. Prime ATEX :
L’organisation syndicale demande l’application de cette prime lors de l’utilisation d’un détecteur 4 gaz.
La Direction confirme que cette prime est applicable uniquement sur les zones ATEX et biogaz et que le port d’un détecteur de gaz n’est pas le seul motif pour bénéficier de cette prime.
a) Domaine d’application :
Toutes prestations réalisées sur les zones ATEX et biogaz, dans des usines en service.
Cette prime, n’est pas cumulable avec d’autres primes.
b) Salariés concernés :
Pour les salariés effectuant les tâches, dont l’emploi est ouvrier, chef d’équipe ou chef de chantier
c) Montant de la prime à compter

du 1er janvier 2026 :

1.50€/ heure travaillée.


4.5. Prime de camionnette
Cette prime est versée aux conducteurs au prorata des jours travaillés et uniquement pour l’utilisation de véhicule de service. Elle sera versée tous les mois à condition que le conducteur nettoie le véhicule et qu’il n’ait pas fait l’objet d’un sinistre et/ou d’un accident responsable dans le mois.
En cas de sinistre d’un montant de plus de

300 €, la prime de camionnette sera retirée (pendant 3 mois maximum).

Montant de la prime mensuelle à compter du

1er janvier 2026 : 93€ au prorata des jours travaillés.


4.6. Prime de technicité
Cette prime sera versée tous les mois à condition que les bons et les rapports de chantiers soient correctement remplis et que le travail soit correctement établi.
Montant de la prime mensuelle à compter du

1er janvier 2026 : 31€.


4.7. Prime de matériel
Cette prime sera versée tous les mois sous condition du nettoyage et de l’entretien courant du matériel.
Montant de la prime mensuelle à compter du

1er janvier 2026 : 62€.


4.8. Prime médaille du travail
Cette prime est versée en décembre de chaque année, uniquement aux salariés dont l’ancienneté, en continu, dans la société, atteint les temps indiqués ci-dessous.
Une prime est distribuée, un fois, par tranche de 5 années d’anciennetés, à compter de 10 ans d’ancienneté.
Les montants indiqués correspondent à des montant nets, après application des charges salariales.



2. Sur la durée effective et l’organisation du temps de travail


Les calendriers d’annualisation ont été validés (jusqu’au 31 mai 2026).

L’accord sur la durée du temps de travail et l’accord sur le travail de nuit sont toujours en vigueur.

Conformément à l’article L.3121-11 du Code du travail, la Direction et l’organisation syndicale SNCEA/CGC-CFE conviennent de la mise en place d’astreintes et fixent le mode d’organisation des astreintes, les modalités d’information et les délais de prévenance des salariés concernés, ainsi que la compensation financière à laquelle elles donnent lieu :

  • Les salariés concernés seront prévenus des périodes d’astreinte au moins 15 jours à l’’avance, sauf circonstances exceptionnelles et sous réserve qu’ils en soient avertis au moins un jour franc à l’avance ;
  • Les salariés en astreinte devront être joignables pendant la période d’astreinte et en capacité de se rendre pour intervention sur le site dédié à l’astreinte en moins de 2 heures ;
  • La période d’astreinte donnera lieu aux compensations financières suivantes :
  • Pour les salariés dont la classification est égale ou supérieure à TAM1 : 160€ par semaine de 7 jours au prorata du nombre de jours d’astreinte
  • Pour les salariés dont la classification est inférieure à TAM1 : 80€ par semaine de 7 jours au prorata du nombre de jours d’astreinte.


3. Sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes article L 2242-5 du Code du travail) et les mesures permettant de l’atteindre (conditions d’accès à l’emploi, à la formation professionnelle continue et à promotion professionnelle, les conditions de travail et d’emploi et en particulier celle des salariés à temps partiel, conditions favorisant l’articulation vie professionnelle et responsabilités familiales).


Il ressort des analyses présentées :
1) Il n’y a pas à constater d’inégalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

2) En ce qui concerne le temps partiel, ce sont les salariés, il est vrai le plus souvent des femmes, qui en font la demande, soit dans le cadre d’un congé parental, soit dans celui d’une baisse souhaitée de quotité de travail, afin justement de mieux concilier et articuler vie professionnelle et vie personnelle.

Un accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes a été signé en date du 03 mars 2023 pour une durée de 3 ans.

4. Sur l’examen de l’évolution de l’emploi dans l’entreprise :


La direction a souligné que le comité social et économique est tenu informé des évolutions de l’emploi dans l’entreprise à travers les informations transmises (effectifs, mouvements des personnels, nombre et la nature des C.D.D).

5. Sur les travailleurs handicapés :


Les engagements de la société………………………….
1) Poursuivre l’effort d’embauche, d’intégration et /ou de maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap pour atteindre l’objectif quantitatif de 6% de l’effectif et satisfaire à l’obligation légale.
A cet objectif s’ajoutera celui, qualitatif, de mettre en œuvre les moyens d’accompagnement et de formation favorisant les parcours professionnels de ces salariés.




6. Sur l’épargne salariale :

La société ……………………………a déjà mis en place un accord de participation et un PEE.

7. Sur la prévoyance maladie :

Les salariés de la …………………….sont couverts par un accord de prévoyance.

L’organisation syndicale demande une prise en charge de 70% par l’employeur et 30% par le salarié pour les cadres et les non-cadres.

La Direction confirme les répartitions des prises en charge suivantes, à savoir :
  • Non cadre  : 70% employeur et 30% salarié,
  • Cadre tranche A : 100% employeur et 0% salarié,
  • Cadre tranche B-C : 50% employeur et 50% salarié.

8. Sur la mutuelle santé :

Les salariés de la société …………………………..sont couverts par un accord de mutuelle santé.

L’organisation syndicale demande une prise en charge de 70% par l’employeur et 30% par le salarié pour les cadres et les non-cadres.

La Direction confirme les répartitions des prises en charge suivantes, à savoir :
  • Non cadre : 60% employeur et 40% salarié,
  • Cadre  : 60% employer et 40% salarié.

9. Sur l’indemnité pour petits déplacements pour les ouvriers et les techniciens / agents de maitrise (TAM) pour mise en conformité des nouvelles dispositions de la convention collective des entreprises du paysage modifiées par avenant n°24 du 26 avril 2019, étendu et publié au Journal officiel par arrêté du 18 novembre 2019


Les ouvriers et les techniciens / agents de maitrise de chantier (TAM) effectuent un travail non sédentaire qui ne se rattache pas à un lieu de travail unique et définitif.

L’organisation de l’entreprise n’obligeant pas les salariés à se rendre pour l’embauche et la débauche à l'entreprise ou aux dépôts, le temps de trajet n’est pas un temps de travail effectif.
Au vu du nombre de dépôts répartis en ILE-DE-FRANCE pour la société, chaque lieu de travail est à une distance inférieure ou égale de 20 km des dépôts existants.

Par conséquent depuis le 1er janvier 2020, l’indemnisation globale des frais de panier et de trajet allouée par le biais d’une indemnité pour petit déplacement aux ouvriers et aux techniciens / agents de maitrise de chantier (TAM) qui se rendent par leurs propres moyens sur le chantier ou par les moyens de transport mis à sa disposition par l’entreprise est de

4,5 MG. Cette indemnité pour petit déplacement sera de 5,5 MG pour les Elagueurs.


L’organisation syndicale demande l’augmentation d’indemnité pour petits déplacements : 5.5 MG au lieu de 4.5 MG comme pour les élagueurs.
La Direction, pour les motifs énoncés ci-dessus, maintien le dispositif de 4.5MG et 5.5 MG pour les élagueurs.

Au-dessus de 20 km, les dispositions conventionnelles seront appliquées.


Cet accord est renouvelé pour l’année 2026.


10. Formalités de dépôt


Conformément aux dispositions légales en vigueur, le présent accord sera déposé à la diligence de la société de manière dématérialisée sur la plateforme de télé-procédure sur le site dédié www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr, ainsi qu’un exemplaire auprès du Conseil des Prud’hommes compétent.
Un exemplaire du présent accord signé par les parties, sera remis à chaque organisation syndicale représentative, pour notification au sens de l’article L. 2231-5 du code du travail.
En application des articles R2262-1 et R2262-2 du Code du travail, le présent accord sera transmis aux représentants du personnel et mention de cet accord sera faite sur les panneaux réservés à la direction pour sa communication avec le personnel. »

Fait à …………………………. le ……………………….

Pour l’organisation syndicale SNCEA/CGC-CFE

………………………., délégué syndical

Pour

Président

Mise à jour : 2026-02-16

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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