Accord d'entreprise GRIESSER FRANCE SA

Protocole d'accord NAO 2025 pour l'année 2026

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 01/01/2999

22 accords de la société GRIESSER FRANCE SA

Le 17/11/2025


PROTOCOLE D’ACCORD

NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2025 POUR L’ANNEE 2026


En application de l’article L 2242-1 du nouveau code du travail, la direction a convié le Délégué Syndical en octobre et novembre 2025.

A l’issue de ces réunions, l’accord suivant a été conclu.

Entre les soussignés,

D’une part,

La Société Griesser France S.A.S. au capital de 3.868.000 € Immatriculée au registre du Commerce et des Sociétés de Grasse sous le numéro 416 850 337 Dont le siège social est à Carros (06510) Zone Industrielle de Nice – BP 96 Représentée par M. X, Directeur Administratif et Financier,

Ci-après désignée « la Société »

D’autre part,

Monsieur X, Délégué syndical C.F.E. - C.G.C.

Il a été convenu et arrêté ce qui suit à l’issue de la négociation tenue en vertu des articles L 2242-1 et suivant du nouveau code du travail.
  • DEMANDE DES DELEGUES SYNDICAUX

Les revendications de la CFE-CGC et remontées diverses :

Afin de maintenir le pouvoir d’achat des collaborateurs de Griesser, la CFE-CGC demande à la direction, une augmentation générale des salaires comprises entre 1.2% et 1.7%.

  • REPONSES DE LA DIRECTION

La Direction expose les arguments suivants :
  • Griesser France génère des pertes supérieures à 1 Million d’euros depuis 2023. La situation interne de l’entreprise limite nos marges de manœuvre en termes de revalorisation salariale.
  • Entre 2020 et 2025, la direction a augmenté les salaires <=2000€ de près de 19.3%, dans le même temps l’augmentation générale tous salaires compris était de 15.5%. Ces pourcentages d’augmentation sont supérieurs à l’inflation, qui sur la même période a été de 14.96% (Source : OCDE, Consumer Price Indice (CPIs, HICPs), COICOP 1999).

Environnement économique
  • Un environnement économique toujours incertain et sous pression
  • Un marché européen du bâtiment sous forte tension (permis de construire en chute importante)
  • Des secteurs économiques sous forte tension (Bâtiment, automobile, grande distribution)
  • Un contexte groupe sous tension de résultat sur l’ensemble de ses marchés
  • Des prix de matières premières toujours à un niveau élevé

  • La direction maintient un effort constant sur l’évolution des rémunérations :

  • Négociation en 2016 pour l’année 2017 = 1.0% avec un minimum de 25€ brut par mois
  • Négociation en 2017 pour l’année 2018 = 0.5 % avec un minimum de 15€ brut par mois
  • Négociation en 2018 pour l'année 2019 = 2 %
  • Négociation en 2019 pour l’année 2020 = 1.5 % avec un minimum de 30€ brut par mois
  • Négociation en 2020 pour l’année 2021 = 1 % avec un minimum de 25€ brut par mois
  • Négociation en 2021 pour l’année 2022 = 2.2 % avec un minimum de 60€ brut par mois
  • Négociation en 2022 pour l’année 2023 = un minimum de 150€ brut par mois si salaire < à 2 500€ brut mensuel, 6% pour une rémunération comprise entre 2 500 € et 4 500 € brut mensuel et 5% pour une rémunération > à 4 500 € brut mensuel
  • Négociation en 2023 pour l’année 2024 = un minimum de 100€ brut par mois si salaire < ou égal à 2 300€ brut mensuel, 3.5% pour une rémunération > à 2 300€ brut mensuel
  • Négociation en 2024 pour l’année 2025 = un minimum de 50 € brut par mois si salaire < à 2 500€ brut mensuel, 2% pour une rémunération > à 2 500€ brut mensuel
Augmentation négociée en A pour une application en A+1

  • Négociation en 2025 pour l’année 2026 =
  • un minimum de 30 € brut par mois si salaire < à 3 000€ brut mensuel
  • 1% pour une rémunération pour les salaires >= 3000 brut mensuel 
Augmentation négociée en A pour une application en A+1

D’autre part, la Direction a présenté au Délégué Syndical l’ensemble des informations légales dans le cadre de la négociation salariale et l’ensemble des points suivants a été abordé :
  • La durée effective du travail
  • L’organisation du temps de travail
  • La prévoyance maladie et frais de santé
  • L’épargne salariale
  • L’emploi des travailleurs handicapés
  • L’emploi des seniors : nous menons les actions suivantes dans ce domaine :
  • Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles (cf. actions formation)
  • Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité (cf. actions CSSCT)
  • Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation (cf. actions formation)
  • Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat (cf. politique apprentissage-contrat de professionnalisation)

Les parties s’accordent pour déclarer, au terme de cet accord les négociations salariales en 2025 pour l’année 2026 closes.
  • Nature des échanges avec les représentants du personnel :

La direction a proposé dans un 1er temps, une augmentation de salaire de
  • Minimum de 30 € brut par mois si salaire < à 3 000€ brut mensuel
  • 0.8% pour une rémunération pour les salaires >= 3000 brut mensuel

La CFE-CGC a répondu souhaiter éviter un tassement des salaires. La CFE-CGC tient à souligner que l’inflation projetée est de 1% et qu’afin d’éviter de générer une perte de pouvoir d’achat pour les salariés de Griesser, elle demande une augmentation minimale de 1% quelque soit le salaire.

La direction et la CFE-CGC s’accordent sur la revalorisation salariale collective suivante :
  • un minimum de 30 € brut par mois si salaire < à 3 000€ brut mensuel
  • 1% pour les salaires supérieurs
Applicable à dater du 01 Janvier 2026 et ce, pour l’ensemble du personnel de Griesser France S.A.S. présent à l’effectif au 31 Décembre 2025 entrant dans le champ d’application de la négociation pour 2026 tel que défini précédemment.
  • Une revalorisation du titre restaurant à 12€ avec une part patronale de 7,20€ (60%) au lieu de 6€ actuellement.
  • Une augmentation de la participation employeur Sodexo proportionnelle à la hausse tarifaire de la Sodexo à venir sur 2026.

  • Heures supplémentaires :

La direction se réserve la possibilité de faire réaliser un quantum d’une vingtaine d’heures supplémentaires par an, par collaborateur soumis à la validation préalable du manager et si justifiée par les besoins du service.
Tout dépassement doit respecter la procédure en vigueur dans l’entreprise : demande d’autorisation préalable et l’organisation du temps de travail doit garder aux heures supplémentaires un caractère exceptionnel.

  • Dépôt légal


Le présent accord est établi en 4 exemplaires, pour remettre :

  • A la délégation syndicale signataire

Cet accord sera déposé sur la plateforme nationale « Télé Accords » du ministère du travail par le représentant légal de l'entreprise, ainsi qu'au greffe du conseil de prud'hommes de Grasse.
Fait à Carros, 17/11/2025
XX
Directeur Administratif et Finance Délégué Syndical C.F.E. - C.G.C.






X
Responsable Ressources Humaines

Mise à jour : 2026-09-07

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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