NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2025 POUR L’ANNEE 2026
En application de l’article L 2242-1 du nouveau code du travail, la direction a convié le Délégué Syndical en octobre et novembre 2025.
A l’issue de ces réunions, l’accord suivant a été conclu.
Entre les soussignés,
D’une part,
La Société Griesser France S.A.S. au capital de 3.868.000 € Immatriculée au registre du Commerce et des Sociétés de Grasse sous le numéro 416 850 337 Dont le siège social est à Carros (06510) Zone Industrielle de Nice – BP 96 Représentée par M. X, Directeur Administratif et Financier,
Ci-après désignée « la Société »
D’autre part,
Monsieur X, Délégué syndical C.F.E. - C.G.C.
Il a été convenu et arrêté ce qui suit à l’issue de la négociation tenue en vertu des articles L 2242-1 et suivant du nouveau code du travail.
DEMANDE DES DELEGUES SYNDICAUX
Les revendications de la CFE-CGC et remontées diverses :
Afin de maintenir le pouvoir d’achat des collaborateurs de Griesser, la CFE-CGC demande à la direction, une augmentation générale des salaires comprises entre 1.2% et 1.7%.
REPONSES DE LA DIRECTION
La Direction expose les arguments suivants :
Griesser France génère des pertes supérieures à 1 Million d’euros depuis 2023. La situation interne de l’entreprise limite nos marges de manœuvre en termes de revalorisation salariale.
Entre 2020 et 2025, la direction a augmenté les salaires <=2000€ de près de 19.3%, dans le même temps l’augmentation générale tous salaires compris était de 15.5%. Ces pourcentages d’augmentation sont supérieurs à l’inflation, qui sur la même période a été de 14.96% (Source : OCDE, Consumer Price Indice (CPIs, HICPs), COICOP 1999).
Environnement économique
Un environnement économique toujours incertain et sous pression
Un marché européen du bâtiment sous forte tension (permis de construire en chute importante)
Des secteurs économiques sous forte tension (Bâtiment, automobile, grande distribution)
Un contexte groupe sous tension de résultat sur l’ensemble de ses marchés
Des prix de matières premières toujours à un niveau élevé
La direction maintient un effort constant sur l’évolution des rémunérations :
Négociation en 2016 pour l’année 2017 = 1.0% avec un minimum de 25€ brut par mois
Négociation en 2017 pour l’année 2018 = 0.5 % avec un minimum de 15€ brut par mois
Négociation en 2018 pour l'année 2019 = 2 %
Négociation en 2019 pour l’année 2020 = 1.5 % avec un minimum de 30€ brut par mois
Négociation en 2020 pour l’année 2021 = 1 % avec un minimum de 25€ brut par mois
Négociation en 2021 pour l’année 2022 = 2.2 % avec un minimum de 60€ brut par mois
Négociation en 2022 pour l’année 2023 = un minimum de 150€ brut par mois si salaire < à 2 500€ brut mensuel, 6% pour une rémunération comprise entre 2 500 € et 4 500 € brut mensuel et 5% pour une rémunération > à 4 500 € brut mensuel
Négociation en 2023 pour l’année 2024 = un minimum de 100€ brut par mois si salaire < ou égal à 2 300€ brut mensuel, 3.5% pour une rémunération > à 2 300€ brut mensuel
Négociation en 2024 pour l’année 2025 = un minimum de 50 € brut par mois si salaire < à 2 500€ brut mensuel, 2% pour une rémunération > à 2 500€ brut mensuel
Augmentation négociée en A pour une application en A+1
Négociation en 2025 pour l’année 2026 =
un minimum de 30 € brut par mois si salaire < à 3 000€ brut mensuel
1% pour une rémunération pour les salaires >= 3000 brut mensuel
Augmentation négociée en A pour une application en A+1
D’autre part, la Direction a présenté au Délégué Syndical l’ensemble des informations légales dans le cadre de la négociation salariale et l’ensemble des points suivants a été abordé :
La durée effective du travail
L’organisation du temps de travail
La prévoyance maladie et frais de santé
L’épargne salariale
L’emploi des travailleurs handicapés
L’emploi des seniors : nous menons les actions suivantes dans ce domaine :
Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles (cf. actions formation)
Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité (cf. actions CSSCT)
Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation (cf. actions formation)
Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat (cf. politique apprentissage-contrat de professionnalisation)
Les parties s’accordent pour déclarer, au terme de cet accord les négociations salariales en 2025 pour l’année 2026 closes.
Nature des échanges avec les représentants du personnel :
La direction a proposé dans un 1er temps, une augmentation de salaire de
Minimum de 30 € brut par mois si salaire < à 3 000€ brut mensuel
0.8% pour une rémunération pour les salaires >= 3000 brut mensuel
La CFE-CGC a répondu souhaiter éviter un tassement des salaires. La CFE-CGC tient à souligner que l’inflation projetée est de 1% et qu’afin d’éviter de générer une perte de pouvoir d’achat pour les salariés de Griesser, elle demande une augmentation minimale de 1% quelque soit le salaire.
La direction et la CFE-CGC s’accordent sur la revalorisation salariale collective suivante :
un minimum de 30 € brut par mois si salaire < à 3 000€ brut mensuel
1% pour les salaires supérieurs
Applicable à dater du 01 Janvier 2026 et ce, pour l’ensemble du personnel de Griesser France S.A.S. présent à l’effectif au 31 Décembre 2025 entrant dans le champ d’application de la négociation pour 2026 tel que défini précédemment.
Une revalorisation du titre restaurant à 12€ avec une part patronale de 7,20€ (60%) au lieu de 6€ actuellement.
Une augmentation de la participation employeur Sodexo proportionnelle à la hausse tarifaire de la Sodexo à venir sur 2026.
Heures supplémentaires :
La direction se réserve la possibilité de faire réaliser un quantum d’une vingtaine d’heures supplémentaires par an, par collaborateur soumis à la validation préalable du manager et si justifiée par les besoins du service. Tout dépassement doit respecter la procédure en vigueur dans l’entreprise : demande d’autorisation préalable et l’organisation du temps de travail doit garder aux heures supplémentaires un caractère exceptionnel.
Dépôt légal
Le présent accord est établi en 4 exemplaires, pour remettre :
A la délégation syndicale signataire
Cet accord sera déposé sur la plateforme nationale « Télé Accords » du ministère du travail par le représentant légal de l'entreprise, ainsi qu'au greffe du conseil de prud'hommes de Grasse. Fait à Carros, 17/11/2025 XX Directeur Administratif et Finance Délégué Syndical C.F.E. - C.G.C.