Les membres du comité social et économique de l’entreprise JOUBERT LES ELIOTS ont adopté le présent règlement intérieur pour organiser le fonctionnement de l’instance.
Article 1 – Durée et modification
Le présent règlement est adopté pour une durée indéterminée. Il peut être modifié et complété par une délibération régulière du comité, à la majorité des suffrages valablement exprimés. Le présent règlement intérieur ne saurait imposer à l’entreprise, sauf à obtenir son accord, des charges nouvelles, au-delà de ses obligations légales et conventionnelles en la matière.
Article 2 – Désignation du secrétaire et du trésorier et de ses représentants
Au cours de la première réunion, le secrétaire et le trésorier sont désignés par le comité, parmi ses membres titulaires, lors de deux scrutins distincts à bulletins secrets ou à main levée. Le comité désigne, par un autre vote à bulletins secrets ou à main levée, un secrétaire-adjoint qui peut être choisi parmi les membres titulaires afin d’intervenir en cas d’absence ponctuelle ou définitive du secrétaire. Il désigne également par un nouveau vote à bulletins secrets ou à main levée, un trésorier adjoint qui peut être choisi parmi les membres titulaires afin d’intervenir en cas d’absence ponctuelle ou définitive du trésorier.
Article 3 – Attributions du Secrétaire
Le secrétaire établit conjointement avec le président, l’ordre du jour des réunions ordinaires et extraordinaires de l’instance, dans les conditions prévues par le présent règlement. Le secrétaire rédige le procès-verbal de chaque séance dans les délais prévus par le présent Règlement et le communique aux membres du comité et au président. Le secrétaire a la responsabilité de tous les travaux administratifs et notamment de la correspondance du comité. Il représente le comité simultanément avec le président, pour l’exercice de la personnalité civile, dans la limite du mandat qui lui a été donné ou pour les actes de la vie courante. En aucun cas, il ne peut se substituer au comité pour prendre seul des décisions devant être prises collégialement et à la majorité. Le secrétaire adjoint remplacera immédiatement le secrétaire en cas d’empêchement ou de démission de celui-ci, jusqu’au retour du secrétaire ou l’élection d’un nouveau Secrétaire, qui devra être organisée lors de la prochaine réunion à intervenir de l’instance. Il est doté des mêmes prérogatives que le Secrétaire lorsqu’il le supplée.
Article 4 – Attributions du trésorier
Le trésorier est responsable de la tenue des livres comptables du comité. Il procède, au nom et pour le compte du comité, aux opérations financières décidées par celui-ci et est responsable de ses fonds et titres. Il fait ouvrir un compte bancaire ou postal et reçoit délégation générale pour procéder à toutes opérations sur ces comptes. Le trésorier établit un bilan trimestriel des comptes du comité. Il arrête les comptes annuels et les présente deux fois par an dans le cadre d’une réunion ordinaire donnant lieu à procès-verbal. La Direction pourra demander au trésorier du CSE de lui présenter le détail des comptes en dehors de ces deux réunions si elle le juge nécessaire. En outre, le trésorier établit en lien avec le secrétaire et le président du comité un rapport présentant ses activités et sa gestion financière de nature à éclairer l’analyse des comptes par les membres élus et les salariés. Ce rapport est transmis aux membres titulaires et suppléants 15 jours avant la réunion ayant pour objet l’arrêté annuel des comptes. Les comptes arrêtés ainsi que le rapport d’activité et de gestion sont portés à la connaissance de l’ensemble des salariés par voie d’affichage.
Article 5 – Périodicité des réunions
Les réunions du comité sont présidées par le chef d’entreprise ou son représentant. Le comité se réunit sur convocation de son président, une fois tous les deux mois. Les points portant sur la santé, la sécurité et les conditions de travail seront traités par la CSSCT. Il peut se réunir, à la demande de la moitié de ses membres titulaires sur la base d’un ordre du jour communiqué concomitamment à la demande de réunion. Le comité peut également se réunir en séance extraordinaire à la demande de son président. Le comité est convoqué dans les meilleurs délais en cas d’exercice par un de ses membres de son droit d’alerte dans les conditions fixées par les articles L. 2312-59 et suivants du Code du travail.
Article 6 – Ordre du jour des réunions
Le président et le secrétaire élaborent conjointement l’ordre du jour des réunions. Chacun peut y inscrire de plein droit une consultation rendue obligatoire par les dispositions légales ou conventionnelles en vigueur. Sont inscrites de plein droit à l’ordre du jour, les questions jointes à la demande de réunion adressée par la majorité des membres titulaires du comité. Les questions dont les membres du comité souhaiteraient qu’elles soient inscrites à l’ordre du jour doivent être communiquées au Secrétaire au moins quinze jours avant la tenue de la réunion. Par ailleurs, la date de la prochaine réunion est fixée à la fin de chaque réunion.
Article 7 – Convocation
Les membres du comité (titulaires, suppléants, représentants syndicaux) sont convoqués par le président ou son représentant au moins trois jours avant la date de la réunion. Cette convocation est adressée, en principe, par courrier électronique sur l’adresse mail personnelle des membres du comité avec leur accord. Dans le cas contraire, elle sera remise en main propre dans les ateliers par les responsables.
Article 8 – Assistance extérieure
Le président peut se faire assister, lors des réunions, par deux collaborateurs appartenant à la société. Ils peuvent participer aux débats mais ne disposent pas d’une voix délibérative. En sus des deux personnes précitées, le président peut, sous réserve de l’accord de la majorité des membres du comité, inviter à participer à tout ou partie d’une réunion un conseiller extérieur afin d’améliorer la compréhension des informations communiquées au comité. Les membres du comité peuvent également décider, par un vote majoritaire, de la présence en réunion d’une personne extérieure au comité disposant de compétences techniques spécifiques en lien avec l’ordre du jour de la réunion suivante. Ils devront procéder à ce vote lors de la réunion précédant la venue de la personne extérieure à l’institution.
Article 9 – Délibérations
Le comité délibère valablement quel que soit le nombre de membres titulaires présents lors de la réunion.
Article 10 – Organisation et tenue des réunions
Le président ouvre et lève la séance. Il met en délibération tous les points inscrits à l’ordre du jour, suivant leur inscription à celui-ci. Tout point à l’ordre du jour nécessitant la présence d’un intervenant extérieur sera abordé en début ou en fin de réunion. Le président dirige les débats. Lorsqu’il juge que l’ordre des débats est gravement troublé ou que le présent règlement n’est pas respecté, le président peut suspendre la séance en précisant la date et l’heure de la reprise de la réunion. Mention en est faite au procès-verbal et la séance reprendra jusqu’à épuisement de l’ordre du jour sans qu’il soit nécessaire de procéder à une nouvelle convocation des membres. En cas de difficulté, le comité peut également à la majorité de ses membres convenir de reporter une ou plusieurs questions à la réunion suivante. Après chaque réunion, le secrétaire rédige le procès-verbal dans les 15 jours qui suivent et après envoi par mail aux autres membres pour adoption. Le secrétaire le transmet au Président, pour avis et signature. Dès signature par le Président et le Secrétaire, le Procès-verbal sera affiché. Le Président ouvre la séance en rappelant l’approbation du procès-verbal de la réunion précédente.
Article 11 – Vote
Un vote est de droit lorsqu’il est demandé par le président. Seuls les membres titulaires élus participent aux votes. Le vote est effectué par principe à main levée ou à bulletin secret dans les cas légalement prévus. En cas de vote à bulletin secret, le dépouillement est assuré, sous le contrôle du président et du secrétaire, par une commission constituée pour l’occasion et composée de l’élu le plus âgé et de l’élu le plus jeune. Le résultat est ensuite constaté puis proclamé par le président et le secrétaire.
Les avis « favorables » ou « défavorables » sont comptabilisés et formulés à la majorité des membres présents. Par conséquent, les abstentions, les votes blancs ou nuls ne sont pas assimilés à des votes « défavorables ». Les élections internes du comité ou les désignations dans le but de représenter le comité dans un organe externe sont formulées à la majorité des votes valablement exprimés sans qu’il soit tenu compte des abstentions et votes blancs ou nuls. Les résolutions, décisions ou avis peuvent être adoptés quel que soit le nombre de membres titulaires présents. Elles sont adoptées à la majorité des membres présents. En cas d’égalité de votes constatée à l’occasion d’une élection ou d’une désignation, le candidat le plus âgé est élu. En cas d’égalité de votes, le comité est considéré comme étant en partage de voix mais valablement consulté (avis négatif).
Article 12– Établissement du procès-verbal
Le procès-verbal des réunions est rédigé par le secrétaire et transmis au président dans un délai de quinze jours suivant la réunion à laquelle il se rapporte. Le procès-verbal doit, en outre, comporter les noms et qualités de toutes les personnes présentes à la réunion, les observations ou modifications éventuellement décidées au procès-verbal de la dernière réunion ainsi que les réponses du président aux demandes qui lui ont été soumises au cours de la réunion précédente.
Article 13 – Diffusion du procès-verbal
Une fois adopté, le procès-verbal est diffusé par affichage sur les panneaux destinés à cet effet dans les quarante-huit heures. Le procès-verbal fera l’objet d’une double signature du secrétaire et du président.
Article 14 – Obligation de discrétion
Il est rappelé que les membres du comité sont soumis à l’obligation de discrétion et de confidentialité s’agissant des informations, documents et débats qui sont expressément visés comme tel par le président.
Article 15 – Subvention annuelle pour le financement des activités sociales et culturelles
Le comité reçoit de la société une subvention annuelle affectée au financement des activités sociales et culturelles telles qu’elles sont définies dans notre CCN. Cette subvention est versée tous les mois. Si besoin, le dernier versement de l’année pourra être avancé sur demande justifiée du secrétaire. Le comité présente chaque année, avec son rapport d’activité et de gestion, un projet de budget. Les membres titulaires ou suppléants ne pourront, en aucun cas, être rémunérés pour leur participation aux activités sociales ou culturelles gérées ou contrôlées par le comité.
Article 16 – Représentation en justice Le comité jouit de la personnalité civile.
Il est représenté en justice par le secrétaire, sur mandat exprès du comité.
Article 17 – Budget de fonctionnement
Une dotation de fonctionnement égale à 0,2 % de la masse salariale brute est versée chaque année au comité.
Article 18 – Local et moyens matériels
La société met à la disposition du comité un local.
Article 19 – Commission santé, sécurité et conditions de travail
En application des dispositions légales, il est prévu la mise en place d’une commission « santé, sécurité et conditions de travail » (CSSCT). La commission est présidée par l’employeur ou son représentant. Elle est composée de 3 membres représentants du personnel dont au moins un du second collège. Le médecin du travail, le responsable interne du service de sécurité et des conditions de travail, l’agent de contrôle de l’inspection du travail ainsi que les agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale sont invités aux réunions de la commission. Le comité délègue à la commission définie au présent article les compétences en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. La présente délégation ne conduit pas à priver le comité de sa compétence en matière de consultation dans les domaines évoqués. La commission se réunit tous les 3 mois. Un accord précisant le fonctionnement de la CSSCT sera déposé.