Accord d'entreprise LE FEU ROUGE - EDITIONS FLBLB - POITIERS

ACCORD RELATIF A LA MISE EN ŒUVRE D’UN DISPOSITIF SPECIFIQUE D’ACTIVITE PARTIELLE DE LONGUE DUREE REBOND AU SEIN DE LA SCOP LE FEU ROUGE – EDITIONS FLBLB – POITIERS

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 31/12/2027

3 accords de la société LE FEU ROUGE - EDITIONS FLBLB - POITIERS

Le 15/01/2026


ACCORD RELATIF A LA MISE EN ŒUVRE D’UN DISPOSITIF SPECIFIQUE D’ACTIVITE PARTIELLE DE LONGUE DUREE REBOND AU SEIN DE LA SCOP LE FEU ROUGE – EDITIONS FLBLB – POITIERS


Entre la SCOP Le feu Rouge - Editions FLBLB - Poitiers, dont le siège social est situé 49 route de Gençay, 86000 Poitiers, représentée par un des deux co-gérants, NAF : 58.11Z - Édition de livres, Siret n° 409 934 890 00057 et Siren n° 409 934 890

Ci-après dénommée « la SCOP»,
D’une part,



Et les salariés de la SCOP :

NB : En cas d’accord ratifié par les salariés (entreprise de moins de 11 salariés sans délégué syndical ou entreprise de moins de 20 salariés sans délégué syndical et sans CSE), il convient d’annexer à l’accord le procès-verbal consignant le résultat du vote prévu par l’article D. 2232-2 du code du travail.

D’autre part,


Il a été conclu le présent accord.


Table des matières
Préambule :
Article 1 : Champ d’application de l’accord
Article 2 : Entrée en vigueur, durée de l'accord et durée d’application du dispositif
Article 3 : Période d’autorisation et bilan
Article 4 : Réduction de l'horaire de travail
Article 5 : Indemnisation des salariés pendant la réduction d’activité
Article 6 : Engagements en matière de maintien dans l’emploi
Article 7 : Engagements en matière de formation professionnelle
Article 8 : Engagement des dirigeants salariés
Article 9 : Modalités d'information sur la mise en œuvre de l'accord
Article 10 : Révision de l'accord
Article 11 : Publicité et transmission de l’accord




Préambule :

Conformément aux dispositions de la loi n°2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, et aux dispositions du décret n°2025-338 du 14 avril 2025 relatif au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond, la SCOP souhaite ouvrir la possibilité de recourir au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond (APLD-R).
Ce dispositif, réservé aux entreprises confrontées à une réduction d'activité durable qui n'est pas de nature à compromettre leur pérennité, vise à maintenir dans l'emploi les salariés de la Scop. A cette occasion, la SCOP définit dans le présent accord et met en œuvre les actions visant à rétablir un niveau soutenable d’activité.
Il est présenté ci-après un diagnostic présentant la situation économique actuelle de la SCOP justifiant une baisse d’activité durable, des perspectives d’activité et les actions à engager afin de rétablir le niveau d’activité. Ce préambule présente par ailleurs les besoins de développement des compétences dans la SCOP permettant de concourir au rétablissement de l’activité.


La situation économique de la SCOP justifiant une baisse d’activité durable n’étant pas de nature à compromettre sa pérennité :
Créée en 2002 à Poitiers par d’anciens étudiants de l’École supérieure de l’image et de la faculté de Lettres et Langues, les éditions FLBLB fêteront leurs 25 ans d’existence en 2027. Notre maison d’édition est une SCOP de salarié·es qui a traversé de nombreuses phases économiques et a su maintenir, au fil des années, une activité solide et reconnue dans le secteur de la bande dessinée indépendante. Elle est diffusée par Harmonia Mundi, société de diffusion-distribution basée à Arles, avec laquelle nous avons un contrat d’exclusivité pour l’ensemble des librairies en France, Suisse, Belgique et Canada francophone, ainsi que pour Amazon et les chaînes franchisées (FNAC, Furet du Nord, etc.).

Nous publions une dizaine de livres par an, qu’il s’agisse d’auteur·ices français·es que nous découvrons et avec lesquel·les nous travaillons ensuite régulièrement, ou d’auteur·ices étranger·es dont nous achetons les droits afin de les traduire et de les publier en France (Japon, Corée du Sud, Espagne, Pologne, Allemagne, entre autres). Nous sommes spécialisé·es dans la bande dessinée indépendante, mais également dans le flip book (petits livres à feuilleter pour créer une animation) et le roman-photo, dont nous sommes des défenseurs historiques.

Le courant de la bande dessinée indépendante s’est imposé à partir des années 1990 dans le sillage d’éditeurs historiques tels que L’Association, Cornelius, Les Requins Marteaux ou, plus récemment, Ça et Là, Hootchie Cootchie, 4042, et bien d’autres. Nos succès n’ont rien à envier à ceux du marché dominant. Bien sûr, nous ne vendons pas autant d’albums qu’un Astérix, mais certains de nos titres se vendent à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, et ce secteur a profondément modifié le rapport des lecteur·ices à la bande dessinée, ouvrant de nombreuses possibilités qui auraient été inimaginables à la fin des années 1980.

Une soixantaine d’éditeurs emblématiques du secteur se sont regroupés il y a une dizaine d’années au sein d’un syndicat très actif, le SEA (Syndicat des éditeurs alternatifs). Notre maison d’édition est fortement impliquée au sein de ce syndicat, qui constitue le pendant « alternatif » face au principal syndicat du secteur, le SNE (Syndicat national de l’édition). Nous défendons ainsi une voie originale, qui ne sacrifie pas l’ensemble de ses choix aux seules logiques de marché, et explore des formes et des orientations nouvelles dans notre champ artistique, parfois difficiles à défendre auprès du public.

Pour son approche « art et essai », notre maison d’édition est soutenue depuis ses débuts par le ministère de la Culture, par l’intermédiaire du Centre national du livre et de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, ainsi que par la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du contrat de filière. Par ailleurs, nous avons développé au fil du temps et au gré des rencontres une activité d’interventions, comprenant des ateliers de création artistique (notamment en milieu scolaire ou en médiathèque), ainsi que des formations et des conférences autour de nos métiers.

Nous sommes actuellement quatre salarié·es (deux à temps plein et deux à mi-temps, tous rémunérés au SMIC horaire) et deux associés extérieurs non salariés. En 2023, notre graphiste, alors salarié, a choisi de partir pour se mettre à son compte. Il travaille toujours pour nous aujourd’hui, mais ne fait plus partie de l’équipe au sens strict. Enfin, en 2024, un autre salarié, dont l’activité était principalement dédiée aux ateliers artistiques en milieu scolaire et assimilé, a conclu une rupture conventionnelle afin de se tourner vers de nouveaux horizons.

Nos ventes en librairie (via notre diffuseur Harmonia Mundi) et en salons du livre (ventes directes) s’établissaient à 99 000 € en 2022, avant de progresser exceptionnellement en 2023 pour atteindre 123 000 €, grâce notamment à un joli succès (Rozigny Zoo de Chloé Wary, vendu à 5 000 exemplaires cette année-là) et à la reprise des événements littéraires après la crise sanitaire. Ce pic conjoncturel a toutefois masqué une tendance de fond que nous observons désormais : le recul s’amorce en 2024 (91 000 €, soit -9 % par rapport à 2022) et se confirme en 2025, avec un prévisionnel estimé à 88 000 € (–12 % par rapport à 2022).

Cette baisse s’explique à la fois par une contraction de notre activité propre et par une conjoncture générale défavorable au secteur du livre. À l’échelle nationale, le Syndicat national de l’édition (SNE) constate en 2024 un recul du marché de l’édition, marqué par une baisse des ventes en volume et une stagnation, voire un recul du chiffre d’affaires en valeur, traduisant un ralentissement structurel de l’activité éditoriale. Dans ce contexte, nous observons pour notre part une diminution des mises en place en librairie pour nos nouveautés. À titre d’exemple, avant la crise sanitaire, les mises en place moyennes de nos mangas et flip books s’établissaient autour de 1 500 exemplaires par nouveauté ; aujourd’hui, nous atteignons difficilement les 1 000 exemplaires pour ces titres, soit une baisse d’environ 30 %, même si cette tendance ne concerne heureusement pas l’ensemble de notre production.

Enfin, l’érosion des pratiques de lecture, concurrencés par les écrans et documentée par plusieurs enquêtes récentes du Centre national du livre (https://www.culture.gouv.fr/actualites/la-lecture-en-perte-de-vitesse-chez-les-jeunes) affecte plus particulièrement les catalogues exigeants et les ouvrages de création à rotation lente. Cette situation est aggravée par l’augmentation continue du nombre de nouveautés publiées chaque année, qui réduit mécaniquement la visibilité des titres en librairie et fragilise les maisons d’édition indépendantes ne disposant pas régulièrement d’un titre « locomotive ». Notre ligne éditoriale, inscrite dans le champ de la bande dessinée dite « art et essai », repose sur des choix de création et de prise de risque qui ne garantissent pas des ventes fortes et immédiates, et dont l’équilibre économique dépend largement de la durée de vie des ouvrages.

Sur le plan des ateliers et actions culturelles, la baisse est plus marquée. Nos revenus sont passés de 59 000 € en 2023, à 42 000 € en 2024 et 2025, et nous avons un prévisionnel de 37 000 € en 2026. A noter que le départ du salarié dont le poste était en grande partie financé par cette activité n’est pas non plus étrangère à cette baisse de CA. Néanmoins cette tendance reflète la diminution des commandes émanant des établissements scolaires, médiathèques et collectivités, liée à la réduction des budgets culturels et à la raréfaction des dispositifs de financement de projets artistiques. Quelques exemples :

- La protection judiciaire de la jeunesse de Niort (PJJ) organise une semaine d’ateliers pour les jeunes qu’elle a sous sa responsabilité, durant laquelle nous intervenons et faisons intervenir des auteur.e.s du catalogue, cette initiative nous permet également de vendre des livres, le tout nous rapporte annuellement 2000 €. La semaine avait lieu tous les ans, elle aura désormais lieu tous les deux ans, à cause de baisses dans le budget de la justice.
- L’un des éditeurs donne des ateliers bande dessinée à Sciences Po Poitiers depuis une dizaine d’années. Ces ateliers avaient lieu sur deux semestres consécutifs, et depuis deux ans ils n’ont plus lieu que sur un semestre, soit une baisse pour nous de 2400 € par an.- Nous travaillons habituellement avec des établissements du primaire et du secondaire, pour des projets ponctuels ou pour des projets se déroulant sur l’année scolaire. Depuis trois ans, nous constatons que le nombre de projets sur l’année diminue au profit des projets ponctuels.

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Ainsi, l’année 2025 marque un tournant difficile : la baisse combinée du chiffre d’affaires librairie + salons et ateliers atteint près de 35 % par rapport à notre niveau de 2022, et pèse directement sur notre trésorerie. Sans être en péril immédiat, notre Scop doit adapter son organisation et ses charges pour franchir ce cap conjoncturel. Le recours à l’APLD-Rebond vise à préserver les 4 emplois existants et à nous donner le temps nécessaire pour réorganiser nos activités par rapport aux évolutions actuelles du secteur.

Les perspectives d'activité de la SCOP et les actions à engager afin de rétablir son activité à un niveau garantissant sa pérennité :

La reprise de l’activité repose sur plusieurs leviers :

A/ le renforcement de la vente directe (en ligne et sur les salons), de plus en plus décisive pour les structures éditoriales indépendantes :


Les ventes de nos livres en librairies sont en baisse depuis quelques années. En cause le grand nombre de nouveautés par an, dans le domaine du livre en général et dans celui de la bande dessinée en particulier (près de 6000 sorties par an, contre 1000 il y a 30 ans). Il est de plus en plus difficile pour les libraires de suivre l’actualité et de lire tout ce qui sort, et les livres en librairie sont soumis à une rotation rapide, ce qui dessert nos productions, étant donné que nous éditons des livres qui nécessitent un accompagnement des libraires et du temps long en rayonnage. Ceci couplé avec une place grandissante des algorithmes dans les commandes des libraires. Par ailleurs le fonds de notre catalogue se revend de moins en moins, seuls quelques titres continuent à se vendre, et la part de ventes du fonds dans le chiffre d’affaire est également en baisse.

Cette tendance est sensible dans toutes les maisons d’édition de notre secteur, comme nous avons pu le constater à l’assemblée générale du Syndicat de l’Édition Alternative en juillet 2025.

→ Augmentation du nombre de festivals

C’est pour cette raison qu’en 2025, nous avons fait un effort du côté des manifestations publiques (salons, festivals, rencontres) : afin d’aller au contact du public, de lui montrer notre production. Il y a à la fois l’idée de montrer que la maison d’édition est toujours active, l’idée de faire connaître notre catalogue, et l’idée de revendre des livres du fonds.

→ Nous avons participé à 10 festivals en 2025 contre 5 en 2024. Notre chiffre d’affaires pour les ventes en festival est ainsi passé de 11 100 en 2024 à 17 500 euros en 2025.

En plus des festivals auxquels nous participons habituellement (FIBD Angoulême, Gribouillis Bordeaux, Formula Bula Paris, Colomiers BD, nous avons participé à :
- Plusieurs petits festivals locaux (Ligugé (86), Niort (79), Papiers en cascade (23)), où les stands sont gratuits et les trajets peu onéreux. Ces festivals ont été rentables et très sympathiques.
- Au festival Fumetti à Nantes, festival dédié à la petite édition, avec un public curieux et fidèle, très demandeur de nos productions.
- pour la première fois au festival BD Boum de Blois, qui est un des trois plus gros festivals de bande dessinée en France. Si les ventes n’ont pas été à la hauteur, nous pensons qu’il faut continuer à être présent dans ce salon généraliste, dans lequel nous pouvons rencontrer un public plus diversifié. Ce type de salon remet également des prix, qui parfois sont dotés, et peut également produire ou accueillir des expositions consacrées à des livres ou à des auteurs, et donc constituer une source de revenus supplémentaire.

En 2026, en plus des festivals habituels (le FIBD Angoulême est remplacé cette année par les fêtes Interconnectées de la BD, mais avec un impact moindre), Gribouillis (Bordeaux), Formula Bula (Paris), Colomiers BD), nous allons développer ces trois axes :
- Festivals locaux : festivals de Montbron (16), Gouzon (23), Flayat (23)
- Festivals de petite édition : Fumetti (Nantes), BDFil (Lausanne)
- Festivals généralistes : BD Boum (Blois), Quai des bulles (Saint-Malo)

Nous comptons sur une augmentation de 10 % de chiffre d'affaires pour les ventes en festival en 2026 et de 20 % en 2027 (par rapport à 2025).

A noter que l’arrêt momentané du Festival d’Angoulême a pour nous un impact très négatif. Il nous servait de tremplin annuel, avec souvent des articles dans la presse, et nous avons bénéficié d’exposition vue par des milliers de personnes durant le festival, tel l’exposition « Editions FLBLB un labo de roman-photo » organisé par la Cité de la BD d’Angoulême durant le festival 2025 et qui a eu un impact en terme de ventes et de communication (https://www.citebd.org/agenda/editions-flblb-un-labo-de-roman-photo). L’arrêt du festival d’Angoulême est dommageable pour l’ensemble de la profession. C’est comme si Cannes s’arrêtait pour le cinéma. Espérons qu’il puisse repartir sur des bases saines et solides pour l’édition 2027.

→ Renforcement de la vente directe en local

Dans la même idée de compléter les ventes en librairie, de trouver d’autres circuits de diffusion, et de créer de nouveaux publics, nous développons les partenariats en local :

1/ Dépôt-vente de livres auprès d’associations et librairies associatives :
Dans la Vienne : Le Bibliocafé, la Clique Paysanne, les ami.e.s de l’histoire sociale, La Fanzinothèque
En Limousin : Librairie Passe-Temps, association La Métive
Au total : trois nouveaux points de vente en 2025. Nous souhaitons doubler ce nombre sur 2026.

2/ Participations à des évènements portés par les Universités, notamment les filières de métiers du livre : Bruits de Langues (UFR Lettres et langues, Poitiers), Filmer le travail (Poitiers), résidence bande dessinée de la Maison des Étudiants (Poitiers), ateliers à l’université de Limoges, Formation roman-photo à l’Université Bordeaux Montaigne.

Ces évènements sont à la fois une façon de faire connaître notre catalogue à de jeunes lecteurs lectrices futurs libraires ou bibliothécaires, de communiquer sur notre métier, et d’organiser des tables de vente de livres. Une dizaine de rencontres déjà prévues en 2026

→ Augmentation des ventes en ligne

Le site de notre maison d’édition permet l’achat des livres en ligne depuis déjà une quinzaine d’années. Mais le chiffre d’affaire sur ces ventes en ligne est en baisse depuis plusieurs années.
En cause le vieillissement du site, mais aussi l’augmentation des frais de port, notamment vers l’étranger (disparition du tarif Livres et Brochures), et l’absence dans notre équipe d’un poste dédié, qui serait à-même de pousser les ventes via la communication sur les réseaux sociaux.

Dans l’année qui vient, nous souhaitons :
- rénover notre site de façon à ce que la vente en ligne soit plus évidente et plus rapide : diversification des moyens de paiement (carte bancaire, paypal, paylib), utilisation d’une plateforme de boutique en ligne.
- nous former à la communication sur les réseaux sociaux, afin de mettre en place des campagnes nous permettant d’augmenter les ventes de nouveautés et de titres du fonds.

Fin 2025, le Syndicat de l’Édition Alternative (SEA) a négocié des tarifs préférentiels avec le site envia.com, qui facilite l’envoi en France et à l’étranger (plateforme ergonomique, coûts moindres). Depuis notre inscription nous avons ainsi sensiblement baissé les frais d’envoi.

Via le forum de notre syndicat, nous profitons également des conseils de nos confrères et sœurs qui ont développé la vente en ligne depuis plus longtemps que nous (éditions Lapin, éditions Rouquemoute, éditions du Blouson Noir).
Nous comptons sur une augmentation de 10 % de chiffre d'affaires en ventes directes en 2026 et de 20 % en 2027 (par rapport à 2025).

B/ Nouvelles approches

Que ce soit pour les festivals, pour la vente directe en local, ou pour la vente en ligne, nous restons attentifs aux opportunités et nous n’hésitons pas à expérimenter. C’est ainsi que nous sommes allés pour la première fois en 2025 aux festivals de Ligugé et de Blois, et que nous avons commencé à vendre nos livres via la Clique Paysanne, association d’agriculteurs, éleveurs et artisans de la Vienne qui vendent par l’intermédiaire un site internet dédié.

Sur 2026 et 2027, nous souhaiterions expérimenter :

1/ l’abonnement : pour un prix modique, les lecteurs et lectrices pourront recevoir tous nos livres publiés sur l’année, accompagnés de cadeaux (fanzines, livres dédicacés, livres d’ateliers, cartes postales, marque-page, sérigraphies…)

Cette façon de vendre des livres est expérimentée par certaines maisons d’édition et librairies, et donne des résultats encourageants, elle permet en outre de fidéliser un lectorat.
Sa mise en œuvre nécessite des outils de suivi, du temps pour prospecter, et du temps pour faire des colis. Dans le meilleur des cas, l’abonnement pourrait être mis en place fin 2026.

2/ la souscription : il s’agit de pré-vendre les livres avant leur sortie, à un prix préférentiel, de façon à en financer l’édition (notamment la mise en page et l’impression). À la date de sortie, les lecteurs et lectrices ayant souscrit reçoivent l’ouvrage en avant-première.

Cette façon de financer un livre est bien connue dans le monde de l’édition, et a été progressivement remplacée par le financement participatif, dont le principe est très similaire.
Elle permet de diminuer la prise de risque financier sur des livres difficiles.

3/ le crowfunding : de plus en plus de maisons d'édition indépendantes font appel au crowfunding pour publier un livre ou demander une aide ponctuelle en cas de difficulté financière. Notre SCOP fera appel pour la première fois en 2026 à ce type de financement participatif qui permet de mobiliser le lectorat fidèle des éditions FLBLB et nos réseaux professionnels.

Des structures similaires ont levé entre 12000 et 25000 euros en 2024 et 2025 (The Hoochie Coochie, Les Requins Marteaux, Ça et là, L‘Association). Nous tablons raisonnablement sur une levée de fonds de 10 000 euros.

C/ Diversification des formes de médiation culturelle, notamment par le développement d’expositions itinérantes :


Notre maison d’édition a déjà conçu plusieurs expositions consacrées à des livres du catalogue, notamment en partenariat avec la Cité de la bande dessinée d’Angoulême et la Médiathèque de Poitiers. Ces expositions ont toutes été conçues pour pouvoir voyager, certaines ont été exposées à plusieurs reprises :
- Petite histoire des Colonies françaises : 4 pavillons de bois, stockée à Angoulême (Cité de la bande dessinée), accessible en version numérique, déclinable en version miniature.
- Petite histoire de la Révolution française : 12 panneaux. Exposition disponible en version numérique, réimprimable en divers formats.
- Voyages en Égypte et en Nubie de Giambattista Belzoni : 10 panneaux, stockée à Matha (Charente Maritime), existe en version numérique, déclinable en version miniature (https://www.bdangouleme.com/exposition-voyages-egypte-nubie-giambattista-belzoni).
- Flblb un labo de roman-photo : 8 panneaux didactiques avec vidéos, planches originales et objets. Disponible en version numérique, adaptable à divers espaces.

La création de ces 4 expositions est achevée, elles ont déjà été financées et amorties, certaines ont été exposées à plusieurs reprises. Pour chacune nous avons élaboré des plaquettes de présentation, munies d’un budget, que nous diffusons auprès de nos partenaires institutionnels, notamment les bibliothèques.

Cette partie de notre activité s’est ralentie sur les dernières années, notamment suite à la crise du Covid-19 et à la baisse de certains budgets dans la culture. Depuis un an, nous tentons de lui redonner de l’élan, en y consacrant du temps et de l’énergie, notamment sur la communication.

Sur 2026-2027, plusieurs projets sont en préparation :
- Flblb un labo de roman-photo : adaptation de l’exposition pour un parcours dans plusieurs lieux associatifs de région parisienne pour le bicentenaire de la Photographie via l’association Micro-folies de Noisy le sec (cf mail en PJ suivi de nombreux échanges). L’expo va tourner à Panazol et Eymoutiers en Limousin, puis Noisy le sec et durant le festival Formula Bula dans le 5ème (Paris) puis à Bastia. Projet financé par le Ministère de la Culture à l’occasion du bicentenaire de la photographie.
- Création d’une exposition sur le Flip-book (à l’occasion d’un événements que nous avons intitulé la « Fête du flip » pour laquelle nous avons reçue une aide du CNL en 2025), qui sera créée lors du festival de Gouzon (Creuse) en 2026.
- Voyages en Égypte et en Nubie de Giambattista Belzoni : nouveau montage de l’exposition à la médiathèque de Niort, qui possède un exemplaire original de « la description de l’Égypte », fameux ouvrage de gravures élaboré sous Napoléon. Cette initiative avait été annulée à cause de la crise du Covid-19, mais nous sommes toujours en contact avec la médiathèque et aimerions concrétiser le projet sur 2027.

D/ le développement de la vente de droits à l’étranger :


Nous travaillons depuis plusieurs années avec Eddy Agency, agence de vente de droits à l’étranger pour la bande dessinée. Notre agente participe à plusieurs grands salons internationaux (Bologne, Francfort, Angoulême), dans lesquels elle rencontre les maisons d’édition étrangères et leur présente notre catalogue.

Nous avons également l’occasion de nous déplacer nous-mêmes (FIL à Guadalajara, Mexique, Sicaf de Pucheon, Corée du Sud, Salon de Valence, Espagne) pour représenter notre catalogue auprès des éditeurs étrangers.

En plus de vendre nos titres à l’étranger, il s’agit pour nous de découvrir des œuvres à traduire, des auteur.e.s à publier. Nous avons ainsi publié des livres qui ne sont pas publiés dans leur pays d’origine : Qui m’a fait caca sur la tête d’Oh Yeongjin (Corée du Sud), Le chien et son meilleur ami, de Rosario Lucas (Mexique), La blague qui tue, d’Albert Monteys (Espagne)…

Comme souvent dans le milieu éditorial, ce sont les titres qui ont des prix dans les festivals internationaux qui s’exportent le mieux. Ainsi Le profil de Jean Melville  (prix révélation ADAGP/Quai des bulles) et Saison des roses (prix du public France Télévision FIBD) ont été traduits dans plusieurs pays. Les ventes de droit à l’étranger génèrent des ventes dans les librairies des pays concernés, donc des revenus pour les auteurs et pour la maison d’édition (50 % pour l’auteur.e, 50 % pour la maison d’édition). C’est une autre façon de valoriser l’oeuvre d’un.e auteur.e, et il peut même arriver qu’un titre se vende mieux à l’étranger que dans le pays d’origine.

Plus récemment nous avons constaté que la publication de la version anglaise de Saison des roses de Chloé Wary par l’éditeur américain Fantagraphics (important éditeur de BD, connu et reconnu y-compris des lecteurs français) a relancé en France l’intérêt (et donc les ventes) sur ce titre que nous avons sorti en 2019.

E/ Optimiser notre fonctionnement interne et nos coûts fixes :

Nous avons toujours été prudents sur les tirages de nos livres. Nous fixons le tirage d’un livre en fonction du chiffre de la « mise en place » (nombre de livres vendus lors de sa sortie en librairie) fourni par le diffuseur. La prospection est faite dans les six mois précédant la date de sortie, et trois mois avant la sortie nous pouvons avoir une évaluation du nombre de livres total que les librairies vont prendre, ce qu nous permet d’ajuster notre tirage.

Il y a une dizaine d’années, si le diffuseur nous donnait une tendance à 1000 exemplaires, nous demandions 2000 exemplaires à l’imprimerie, de façon à pouvoir couvrir les ventes à la sortie puis les ventes dans l’année. Les librairies sont tenues (loi Lang de 1981) de garder les livres trois mois en librairies, mais au-delà de ces trois mois, elles ont la possibilité de retourner les livres non-vendus. Et on ne peut jamais savoir les quantités de livres retournés. Aujourd’hui nous demandons plutôt 1500 pour une tendance à 1000. Nous essayons d’imprimer au plus juste, mais c’est difficile de prévoir précisément combien d’exemplaires vont être vendus (et retournés). Cependant entre 2022 et 2025, nous avons réussi à diviser par deux les frais de stockage et de traitement des retours facturés par notre distributeur, cela en étant plus attentif aux tirages, aux quantités retournées et aux frais de transport, et en ayant recours au pilon lorsque c’est nécessaire. Par ailleurs nous réimprimons ou rééditons régulièrement les livres qui marchent le mieux : Flip-books et BD japonaises (mangas), et aussi les livres qui reçoivent des prix. Nous allons continuer sur cette lancée et nous former pour optimiser ces coûts fixes (formation en gestion des stocks)

F/ FORMATIONS

L’ensemble de ces actions vise à stabiliser le chiffre d’affaires dès 2026, puis à renouer avec une croissance progressive à partir de 2027. Le recours à l’APLD-Rebond doit nous permettre de préserver nos emplois le temps de cette réorganisation, tout en assurant la continuité de nos activités éditoriales et culturelles, qui demeurent au cœur de notre mission.

Le plan d’actions décrit précédemment suppose de renforcer certaines compétences clés au sein de notre équipe. Notre structure compte quatre salariés, dont les fonctions sont polyvalentes (édition, communication, gestion, commercialisation). L’évolution du modèle économique vers davantage de vente directe, de communication numérique implique une montée en compétences ciblée sur plusieurs domaines.

Les besoins identifiés concernent :
  • Communication numérique et réseaux sociaux :
  • Formation à la gestion de contenus et de campagnes sur les principaux réseaux (Instagram, Facebook, Mastodon).
  • Objectifs :
-accroître la visibilité de nos titres et événements, animer une communauté de lecteurs et partenaires, renforcer la fidélisation.
-augmenter la part du chiffre d’affaires réalisée via notre site internet, actuellement marginale.
Public visé : les 2 co-gérants


  • Animation du site web :
  • Atelier de formation : les bases de la rédaction web SEO
Public visé : la personne en charge de l’animation du site web


  • Comptabilité et pilotage de la Scop
  • Formation pour mieux lire et analyser un bilan, suivre les indicateurs financiers essentiels et planifier les besoins de trésorerie.
  • Objectif : Se former sur l’analyse de nos comptes de résultat et bilans comptables pour bien gérer ces nouvelles orientations qui impliquent une analyse précise de leurs impacts économiques (marges, trésorerie, charges fixes et variables). Jusqu’à présent, la gestion comptable reposait principalement sur un accompagnement externe via notre cabinet comptable. Le contexte actuel de fragilisation de l’activité rend indispensable une montée en compétence ciblée afin de permettre un pilotage plus actif, réactif et autonome de la structure.
Public visé : les co-gérants de la SCOP et la salariée en charge de l’administration.

  • Gestion du stock
Objectifs :
  • Savoir identifier les risques pour optimiser ses tirages
  • Identifier les enjeux de la gestion des stocks
  • Comprendre les responsabilités des différents intervenants
  • Public visé : le co-gérant en charge du stock



  • Catalogage

  • Notre maison d'édition existe depuis plus presque 25 ans et dispose de nombreuses archives liées aux livres que nous avons publiés. A des fins d’archivage et suite à un partenariat avec le Musée de la bande dessinée d’Angoulême, nous allons lui faire don de nombreuses archives artistiques. A cette fin, un des deux co-gérants a fait une formation catalogage spécifique le 27 janvier 2026.
  • Public visé : un des deux co-gérants




Ceci exposé, il a été convenu ce qui suit :

Article 1 : Champ d’application de l’accord

Le présent accord est applicable à la SCOP Le Feu Rouge - Editions FLBLB - Poitiers
L’ensemble des salariés de l’établissement sont compris dans le périmètre de l’accord permettant la mise en œuvre du dispositif d’APLD-R 


Article 2 : Entrée en vigueur, durée de l'accord et durée d’application du dispositif
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée jusqu’au 31 décembre 2027.
La première période d’autorisation débutera à compter du 1 janvier 2026.
En application du dispositif d’activité partielle de longue durée rebond, la Scop peut placer ses salariés en activité partielle de longue durée rebond, et ainsi réduire l’horaire de travail de ses salariés, dans les conditions prévues à l’article 5, sur une période de 6 mois d’indemnisation consécutifs ou non, sur une durée d’application du dispositif de 6 mois consécutifs.
Cette période de référence débute à compter du premier jour de la première période d'autorisation d'activité partielle accordée par l'autorité administrative prévue au deuxième alinéa de l’article 3.


Article 3 : Période d’autorisation et bilan

Le bénéfice du dispositif est conditionné à la validation par l’autorité administrative de demandes d'autorisation de placement en APLD-R d’une durée de 6 mois maximum.
Conformément à l’article 13 du décret n°2025-338 du 14 avril 2025, l’employeur adresse à l'autorité administrative avant l’échéance de chaque période d’autorisation de placement en activité partielle de longue durée rebond un bilan portant sur :
-le respect des engagements en matière de maintien dans l'emploi et de formation professionnelle fixés aux articles 7 et 8 du présent accord,
-le respect de la réduction maximale de l’horaire de travail fixée à l’article 5 du présent accord ;
Conformément à l’article 14 du décret n°2025-338 du 14 avril 2025, lorsque l’employeur demande une nouvelle autorisation de placement en activité partielle de longue durée rebond, l’employeur adresse à l'autorité administrative :
-un bilan actualisé portant sur le respect des engagements en matière de maintien dans l'emploi et de formation professionnelle fixés aux articles 7 et 8 du présent accord et sur le respect de la réduction maximale de l’horaire de travail fixée à l’article 5 du présent accord ;
-un diagnostic actualisé justifiant la baisse d’activité durable ;
-un état des lieux précis des actions engagées et restant à entreprendre, telles que décrites dans le présent accord, pour rétablir l’activité économique.
Le dernier procès-verbal du CSE sur la mise en œuvre du dispositif d’activité partielle de longue durée rebond sera également transmis à cette occasion à l’autorité administrative conformément aux stipulations de l’article 10 du présent accord.
Conformément à l’article 19 du décret n°2025-338 du 14 avril 2025, avant l’échéance de la durée d’application du dispositif définie à l’article 2 du présent accord, l’employeur adresse à l’autorité administrative un bilan final portant sur :
-le respect des engagements en matière de maintien dans l'emploi et de formation professionnelle fixés aux articles 7 et 8 du présent accord,
-le respect de la réduction maximale de l’horaire de travail fixée à l’article 5 du présent accord ;
Ce bilan est accompagné d’une présentation des perspectives d’activité de la Scop à la sortie du dispositif ainsi que du procès-verbal de la dernière réunion au cours de laquelle le comité social et économique, s’il existe, a été informé sur la mise en œuvre de l’activité partielle de longue durée rebond.

Article 4 : Réduction de l'horaire de travail

Les parties conviennent de réduire le temps de travail des salariés visés à l'article 1 du présent accord d'au maximum 40% de la durée légale de travail ou, lorsqu’elle est inférieure, de la durée collective du travail ou de la durée stipulée au contrat sur la période considérée sur la durée d'application du dispositif.
La réduction de l’horaire de travail s'apprécie salarié par salarié, sur la durée d'application du dispositif prévue par l’article 2 du présent accord. L'application de ce dispositif peut conduire à une suspension temporaire de l'activité sur certaines périodes.

Lorsqu’une situation économique particulière le justifie, la réduction de l’horaire de travail mentionnée à l’alinéa précédent pourra être portée à 50%, sans pouvoir être supérieure à 50 %, dans les cas suivants :
- chiffre d’affaires de ventes en librairie en baisse de plus de 20 % au 30 juin de l’année en cours par rapport aux ventes à la même date l’année précédente.- annulation de 30% des festivals- subventions pour la publication des ouvrages (CNL, Région) en baisse de plus de 30 % sur l’année.- ventes directes (ventes diverses et ventes festivals) en baisse de 30 % par rapport aux ventes directes de l’année précédente
Ce dépassement est soumis à la décision de l’autorité administrative.
Pour tous les salariés dont la durée de début ou de fin de contrat de travail intervient au cours de la durée d’application du dispositif, le respect de ce seuil s’apprécie au niveau de chaque contrat dans la limite de la durée d’application du dispositif.

Pour tous les salariés dont la durée de début ou de fin de contrat de travail intervient au cours de la durée d’application du dispositif, le respect de ce seuil s’apprécie au niveau de chaque contrat dans la limite de la durée d’application du dispositif.

Article 5 : Indemnisation des salariés pendant la réduction d’activité
Les salariés dont l’horaire de travail a été réduit en application du dispositif d’activité partielle de longue durée rebond mis en place par le présent accord reçoivent une indemnité horaire versée par l'employeur, dans les conditions fixées par l’article 17 du décret n° 2025-338 du 14 avril 2025 relatifs au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond. Cette indemnité est fixée à hauteur de 70% de la rémunération antérieure brute du salarié servant d’assiette au calcul de l’indemnité de congés payés telle que prévue au II de l’article L. 3141-24 du code du travail.
Pendant la réalisation des actions de formation mises en œuvre pendant les heures chômées, l’indemnité horaire est portée à 100% de la rémunération nette antérieure du salarié.
La rémunération maximale prise en compte pour le calcul de l'indemnité horaire est égale à 4,5 fois le taux horaire du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC).
Dans le cadre du présent accord, la SCOP FLBLB s'engage à prendre en charge une indemnité complémentaire en portant le taux horaire de l’indemnité perçue par le salarié, pour les heures chômées au titre du dispositif d'activité partielle de longue durée rebond, à 100% de la rémunération brute du salarié servant d'assiette au calcul de l'indemnité de congés payés telle que prévue au II de l'article L. 3141-24 du code du travail.

Article 6 : Engagements en matière de maintien dans l’emploi

Le recours au dispositif d'activité partielle de longue durée rebond est subordonné au respect par la Scop d'engagements en matière de maintien dans l’emploi.
La Scop s’engage à ne procéder à aucun licenciement économique pour l’une des causes énumérées à l’article L. 1233-3 du code du travail sur le périmètre suivant : ces engagements sont applicables à l’ensemble des salariés inclus dans le périmètre visé à l’article 1 du présent accord pendant la durée d’application du dispositif définie à l’article 4.

Article 7 : Engagements en matière de formation professionnelle

La scop s’engage à proposer des actions de formation adaptées au profil des salariés inclus dans le périmètre de l’engagement défini au présent article et aux besoins en développement des compétences identifiés dans le préambule.

La liste suivante d’actions est proposée aux salariés :

-Formation au classement et à l’archivage des documents administratifs (ADAGP)
-Formation « Développer l’activité commerciale par les réseaux sociaux » (Axio Formation)
-Formation « Lecture et analyse d’un bilan comptable et d’un compte de résultat » ( Pivoine association)
-Formation « L’éditeur et la gestion de son stock d’ouvrages » (Asfored )
-Formation à la rédaction web SEO (El Seo)



Les actions de formation proposées sont financées selon les modalités de financement suivantes :
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Les actions de formation et modalités de financement proposées sont portées à la connaissance des salariés inclus dans le périmètre de l’engagement défini au présent article selon les modalités suivantes :
Une information claire et individualisée est délivrée à chaque salarié avant le démarrage des formations lors d’une réunion collective, avec un calendrier prévisionnel et un suivi de l’impact sur les activités. L’ensemble du personnel est encouragé à s’engager activement dans ces parcours, en cohérence avec la stratégie de réorganisation exposée ci-dessus.
Les formations auront lieu sur le temps de travail.
Ces engagements sont applicables à l’ensemble des salariés visés à l’article 1 du présent accord pendant la durée d’application du dispositif définie à l’article 2.
Article 8 : Engagement des dirigeants salariés

Les dirigeants salariés s'engagent à fournir des efforts proportionnés à ceux demandés aux salariés sur toute la durée d’application du dispositif prévue à l’article 2.

Article 9 : Modalités d'information sur la mise en œuvre de l'accord
Tous les 6 mois, la Scop adresse aux aux salariés (en l’absence d’OSR et d’IRP)] une information sur la mise en œuvre du dispositif d'activité partielle de longue durée rebond qui devra comprendre :
-un bilan de la situation économique de la Scop justifiant une baisse d’activité durable, des perspectives d'activité et des actions entreprises pour rétablir le niveau d’activité ainsi que des besoins de développement des compétences ;
-un suivi des engagements mentionnés aux articles 7, 8 et 9 du présent accord ;
-un bilan sur la réduction de l’horaire de travail mentionné à l’article 5 du présent accord ;
-un bilan sur le volume de salariés dont l’horaire de travail a été réduit en application du présent accord ;
Article 10 : Révision de l'accord

Conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, il sera possible de réviser le présent accord pendant sa période d'application, par voie d'avenant, [conformément aux articles L. 2261-7-1 et L. 2261-8 du code du travail] / [conformément aux articles L. 2232-21 à L. 2232-29-2 du code du travail].
Les dispositions de l'avenant de révision se substitueront de plein droit à celles de l'accord qu'elles modifieront, soit à la date qui aura été expressément convenue soit, à défaut, à partir du lendemain de son dépôt.

Article 11 : Publicité et transmission de l’accord

La scop s’engage à communiquer aux salariés le présent accord, par tout moyen permettant de conférer une date certaine à cette information, ou par voie d’affichage sur les lieux de travail.
Cette communication ou cet affichage fait état de la décision de validation par l’administration du présent document ou, à défaut, de la demande de validation accompagnée des documents justificatifs.
Le présent accord sera rendu public et versé dans la base de données nationale des accords collectifs, après anonymisation des noms et prénoms des négociateurs et des signataires de l'accord.
Un exemplaire du présent accord sera également remis au greffe du conseil de prud'hommes de "Ville".
Le présent document est également transmis, anonymisé, par voie électronique à la commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) de la branche professionnelle.

Fait à Poitiers, le 15/01/2026

En 3 exemplaires originaux

Mise à jour : 2026-02-05

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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