Accord d'entreprise SAMAT RHONE-ALPES

UN ACCORD RELATIF A LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL

Application de l'accord
Début : 01/01/2025
Fin : 01/01/2999

25 accords de la société SAMAT RHONE-ALPES

Le 17/03/2025









ACCORD RELATIF A LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL

SAMAT RHONE ALPES

ENTRE
  • La société SAMAT RHONE ALPES, société par actions simplifiée, au capital de 1 712 720 Euros, dont le siège social est à ZI de Seyssuel - BP 1654- 38216 VIENNE CEDEX, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Vienne sous le numéro 31591938100030,
Représentée par Monsieur XXXXXX agissant en sa qualité de Directeur d'agence,
D'UNE PART,
ET

  • L’ organisation syndicale suivante, CGT
Représentée par Monsieur XXXX

, agissant en sa qualité de Délégué syndical CGT au sein de l'entreprise,

  • L’ organisation syndicale suivante, FO

Représentée par Monsieur XXXXX, agissant en sa qualité de Délégué syndical FO au sein de l'entreprise,

  • L’ organisation syndicale suivante, CFDT

Représentée par Monsieur XXXX agissant en sa qualité de Délégué syndical FO au sein de l'entreprise,



D'AUTRE PART
II a été convenu ce qui suit:

La qualité de vie au travail peut se définir comme : « L'existence d'un cercle vertueux entre plusieurs dimensions directement ou indirectement liées à l'activité professionnelles, relations sociales et de travail, contenu du travail, environnement physique, organisation du travail, possibilité de réalisation et de développement personnel, conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle. Il est entendu que l'effet global des actions menées sur chacune de ses dimensions n'est pas le résultat d'une simple addition, mais de l'émergence d'une culture partagée autour du sujet. « Qualité de vie au travail ». » (source: ANACT).
La société SAMAT RHONE ALPES attache une grande importance à l'accompagnement de chacun de ses collaborateurs dans d'accomplissementt de sa mission.






L’accord ayant expiré en date du 31 décembre 2022, la Direction a convié les Délégués Syndicaux à une négociation en date du 17/03/2025 et un accord a été trouvé.
Les organisations syndicales et la direction souhaitent marquer par le présent accord Ieur volonté commune de maintenir les actions en faveur de l'amélioration des conditions de travail et la prévention des risques professionnels.
Les parties signataires sont convaincues que la qualité de vie au travail est un facteur de développement du bien être tant individuel que collectif des salariés, au service de la performance globale et durable de l'entreprise.

ARTICLE 1 : CHAMP D’APPLICATION DE L’ACCORD


La présente décision s’applique à l’ensemble du personnel salarié de la société SAMAT RHON ALPES quelle que soit la nature de leur contrat et leur statut.

ARTICLE 2 : MOBILISATION DES ACTEURS


2.1/ La Direction d’agence
L’engagement des membres de la direction est indispensable dans le cadre d’une politique de prise en compte du facteur humain et les questions de santé au travail des salariés. En sa qualité d’employeur, elle doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé physique et mentale des salariés.

2.2/ Les salariés
Chaque salarié a un rôle à jouer en matière d’amélioration de la qualité de vie au travail et la construction d’un collectif de travail. La contribution bienveillante de chaque salarié, le soutien et la cohésion sociale, la remontée d’information sont essentielles.
Des actions de communication seront déployées à cet effet pour sensibiliser les salariés à la qualité de vie au travail et les moments d’échange, plutôt informels à ce jour, seront formalisés.

2.3/ Les managers et le correspondant RH sur site
Les managers de proximité (exploitants, REX, …) de par leur mission d’encadrement notamment sont au cœur de la démarche et leur action au quotidien est essentielle. Elle passe notamment par :
  • L’organisation du travail
  • L’accompagnement et l’écoute des salariés au quotidien








  • La transmission des informations descendantes et ascendantes
  • L’évaluation et la reconnaissance du travail réalisé
  • La communication au sein de l’équipe

La fonction Ressources Humaines, dans son rôle de conseil, et d’accompagnement aux managers et à la direction constitue un interlocuteur privilégié.

2.4/ La commission CCST du CSE et les élus plus généralement
La proximité de l’instance CSE sur le terrain et plus généralement l’ensemble des élus, et leurs connaissances des situations de travail, leur confèrent un rôle essentiel dans la mise en œuvre des dispositions du présent accord.
Ils sont le relais entre les salariés et la direction et doivent ainsi profiter de leur rôle pour remonter les informations, nouer et développer le dialogue, et suivre les actions mises en place dans le cadre de la qualité de vie au travail.

2.5/Le médecin du travail
Le médecin du travail et plus généralement l’équipe pluridisciplinaire de la médecine du travail ont également un rôle de conseil et d’alerte auprès de l’employeur, des salariés et de leurs représentants.
A ce titre, leur expertise pourrait être sollicitée par l’employeur, notamment dans le cadre d’action de prévention qui viserait à éviter toute altération de la santé physique ou mentale des salariés du fait de leur travail.

2.6/ Les conseillers QHSE / Les moniteurs
L’organisation de notre entreprise est telle que les premiers à avoir connaissance d’une situation difficile dans le cadre de la qualité de vie au travail d’un salarié seront très probablement le conseiller QHSE ou bien le moniteur. En effet, de par leurs missions, ces collaborateurs sont constamment en contact avec les salariés et du fait de leur fonction dans l’entreprise (prévention, suivi des accidents, audit,…), ils sont à même de repérer une situation à risque et ainsi faire remonter les informations pour une prise en charge des risques professionnels.

ARTICLE 3 : LES MESURES DE PREVENTIONS ET D’INTERVENTION POUR LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL







3.1/ Déploiement d’un système d’écoute et de soutien psychologique aux managers 
Un dispositif d’écoute et de soutien psychologique est mis en place au bénéfice de l’ensemble des managers de la société. Il peut être ouvert à un collaborateur « non manager » à la demande de la direction. Individualisé, anonyme et strictement confidentiel, le service est assuré par des psychologues cliniciens, diplômés et soumis au secret médical.

Ce service permet une écoute dans des moments que le salarié juge utile. Il propose une aide pour mieux gérer des situations difficiles, qui peuvent être liées à la vie personnelle ou professionnelle, du conseil et de l’accompagnement vers des solutions appropriées.

Ce dispositif pourra être déployé pour l’ensemble des salariés dans le cas de situation traumatique d’une gravité certaine qui pourrait fragiliser l’ensemble des salariés. Cette extension sera réalisée par la Direction au cas par cas.

3.2/ Intégration à terme du module RPS dans le cadre plus général de la formation management
La prévention des risques psychosociaux auxquels les managers sont confrontés sont également pris en considération, et ce tout au long de leur parcours professionnel.

La Direction rappelle la nécessité de renforcer la dimension managériale des encadrants et leur pouvoir d’agir en matière d’accompagnement, d’écoute et de soutien social des équipes, tant sur le plan collectif qu’individuel, mais aussi en matière de régulation des situations de tensions.

En effet, ce module de formation à la prévention des risques psychosociaux sera intégré dans le cadre du cursus de formation au management déployé au sein de l’entreprise.

 3.3/ Mise en place d’un entretien de retour pour les salariés absent de longue durée
La Direction reconnaît que la reprise d’activité après une longue absence (maladie, accident du travail, maternité, congé parental, …) constitue une préoccupation qui exige un processus formalisé.

Un entretien de retour au poste sera donc réalisé par le manager dès le jour de reprise du collaborateur afin de déterminer avec lui ses conditions de retour et ainsi lui faciliter la reprise du travail. Si le besoin est




identifié lors de l'entretien de retour après un congé longue durée, Ie (la) salarié(e) pourra bénéficier d'une période de professionnalisation « dispositif Pro A » pour se remettre à niveau.

Afin de conserver un lien avec l'entreprise, le (Ia)saIarié(e) en congé longue durée restera destinataire des informations d'ordre général ou des changements d'organisation liés à l'exercice de son activité professionnelle.
3.4/ Mesures relatives aux lieux et outils de travail
La Qualité de vie au Travail ne peut pas être évoquée sans que soit invoqué les locaux et les outils de travail. A ce titre, la société SAMAT RHONE ALPES va faire réaliser des travaux d’aménagement des salles de repos (conducteurs et sédentaires).
Des études et chiffrages seront demandés et les membres de la commission CSSCT du Comité Social et Economique seront associés à ce projet.

Par ailleurs, la société va continuer la politique des dernières années concernant le confort des véhicules roulants. En effet, au cours des dernières années, les véhicules achetés sont déjà tous équipés de régulateur de vitesse, grande cabine, climatisation autonome.

L’entreprise et plus particulièrement le groupe ont choisi d’investir pour les années à venir sur des véhicules équipés de climatisation de nuit, de frigo, double accoudoirs et petit coffre. L’affectation des tracteurs avec climatisation de nuit se fera (dans la limite des éléments techniques présents : générateur, compresseur,…) en priorité en faveur des conducteurs qui découchent.

3.5/ Prévention des risques QHSE
Le service QHSE de l’entreprise très actif en terme de prévention des risques a un rôle majeur dans la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail et l’amélioration des conditions de vie au travail par l’intermédiaire :
  • Des campagnes ponctuelles et régulière de sensibilisation sur des thèmes ciblés SECURITE / QUALITE / CONDITIONS DE TRAVAIL / PRATIQUES INDIVIDUELLES ET PERSONNELLES ( sommeil, nutrition, alcool, activités sportives, …)
  • Du suivi des statistiques et mise en place d’un baromètre social comportant, par année civile :
  • Le nb d’accident du travail déclaré
  • Le nb de maladie professionnelle déclaré
  • Le taux de fréquence et de gravité
  • Le nb de renversement
  • Le nb de litiges / avaries / mélanges





  • Le nb de démission
  • D’audit des sites et suivi des conducteurs

3.6/ Dons de jours de repos

Au travers de sa politique sociale qui vise à favoriser la qualité de vie au travail, le bien être des salariés et la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle, la société SAMAT RHONE ALPES attache une importance particulière à développer une approche globale pour accompagner les salariés dans les difficultés qu’ils rencontrent.
Aussi :
  • Selon les dispositions de l'article L 1225-65-1 du code du travail qui autorise le don de jours de congés ou de repos au profit d'un salarié, parent d'un enfant gravement malade et nécessitant une présence soutenue, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particulière gravité

  • Selon les dispositions de l'article L 3142-25-1 du code du travail qui autorise le don de jours de congés ou de repos au profit d'un salarié en situation de « proche aidant »

La Direction a convenu de permettre le don de jours selon les modalités suivantes :

Salariés « donateurs » :

Le don de jours de repos est possible par tous les salariés de l’entreprise.

Salariés « bénéficiaires » :

Le salarié bénéficiaire doit assumer la charge de « proche aidant » atteint d'une pathologie d'une particulière gravité avec perte d'autonomie rendant indispensable une présence soutenue et/ou des soins contraignants (maladie, handicap ou accident).
La personne accompagnée par le salarié, qui présente une pathologie d'une particulière gravité, peut- être :
•la personne avec qui le salarié vit conjointement,
•son ascendant, son descendant, l'enfant dont elle assume la charge (au sens des prestations familiales) ou son collatéral jusqu'au 4e degré (frère, sœur, tante, oncle, cousin(e) germain(e), neveu, nièce...),
•l'ascendant, le descendant ou le collatéral jusqu'au 4e degré de la personne avec laquelle le salarié vit conjointement,





•une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente. Le salarié intervient à titre non professionnel pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne.
La personne aidée doit résider en France de façon stable et régulière.
Un certificat médical établi par le médecin doit attester du caractère indispensable de la présence et des soins. Un justificatif du lien social ou de résidence du salarié avec la personne aidée doit également être transmis à l'employeur.
Au préalable, avant d'entrer dans le dispositif, le salarié « bénéficiaire » devra avoir épuisé toutes ces possibilités d'absences, à savoir :
-Congés payés
-Jours de RTT
-Repos compensateur
-Repos récupérateur de remplacement
-Congés conventionnels

Modalité du don de jours : Tout salarié donateur (CDD et CDI) a la possibilité de faire un don de 5 jours maximum de repos (RTT, repos compensateur, repos récupérateur de remplacement) ou les jours de congés payés excédant le 24e”e jour par année civile. Il doit pour cela être volontaire et disposer de jours de repos pouvant faire l'objet du don. Il n'est pas possible de faire don de jours par anticipation.
Conformément à la Ioi, les dons sont anonymes et ne peuvent faire l'objet de contrepartie. Le salarié donateur réalisera son don par l'intermédiaire d'une fiche mise en place et diffusée par le service RH. Le don sera fait en équivalent « jours ». Les jours donnés seront comptabilisés par le service RH (correspondant RH). Les dons sont définitifs. Les jours donnés ne seront en aucun cas rendu au salarié donateur.
Le salarié bénéficiaire doit faire une demande de prise de jours au directeur d'agence par courrier remis en mains propres contre décharge ou courrier envoyé en recommandé.
La prise des jours d'absence pour enfant gravement malade ou d'accompagnement d'un proche se fait sur la base de journée entière (base contractuelle), dans la limite de 90 jours pour un même évènement. Cette période est assimilée à du temps de travail effectif pour l'acquisition des congés payés. Les 90 jours maximums de dons de jours de congés sont attribués pour une seule et même pathologie, sauf rechute de la pathologie de l'enfant.
En cas de rechute de la pathologie de l'enfant, le salarié pourra faire une nouvelle demande sur présentation d'une nouvelle attestation médicale.





Situation des deux parents travaillant dans l'entreprise, Le bénéfice du don de jours est accordé au titre de l'enfant. Aussi, lorsque les parents travaillent tous les deux dans l'entreprise, ils peuvent bénéficier des dons de jours successivement ou alternativement dans la limite du plafond de 90 jours maximum défini.
Dans ce cas, le certificat médical du médecin spécialiste suivant la pathologie de l'enfant devra mentionner les noms des deux parents concernés. Le nombre de jours est partagé à part égale entre les deux parents sauf demande conjointe d'une répartition différente.
La commission de suivi (cf art.4) fera un bilan annuel reprenant : le nombre de jours donnés, - le nombre de jours effectivement pris - le nombre de salariés ayant effectué un don - le nombre de salariés ayant bénéficié de dons.
Les salariés sont informés de la mise en place de ce nouveau dispositif par le biais de différents outils de communication interne à l'entreprise et Iors des campagnes annuelles et/ou ponctuelles qu'elle organisera.

3.7/ Formation Gestes et Postures

La qualité de vie au travail passe aussi par la posture des salariés sur leur poste de travail. Aussi, la Direction maintient que l’ensemble du personnel sédentaire serait formé dans le cadre d’une formation sur les conditions de postures au poste sédentaires.
En ce qui concerne les conducteurs, ce module sera diffusé par l’intermédiaire du moniteur.

3.8/ Campagne Anti-addiction

La Direction a pu constater au sein de l’entreprise, tout comme cela a pu être constaté au sein de la société actuelle française, que les salariés sont de plus en plus addicts : cigarette, drogue, alcool, téléphone portable, jeux en ligne, …
Les addictions, à l’instar de la consommation excessive d’alcool ou de tabac, sont parmi les principaux déterminants de santé et d’inégalités sociales en termes de santé. Cela n’épargne personne, ces addictions touchant désormais des catégories de population jusqu’alors relativement épargnées (les femmes, les jeunes, les cadres aussi). Le large champ des addictions et la diversité des personnes touchées impliquent d’aborder la question dans son ensemble et de diffuser une culture collective de prévention et d’accompagnement.
Aussi, afin de sensibiliser chacun aux risques de ces addictions, il sera mis en place, avec l’aide du service QHSE et éventuellement de la médecine du travail, des campagnes anti-addiction.

3.9/ La mise en place du télétravail => Prévu dans le cadre d’un accord renouvelé début 2025.

ARTICLE 4 : Prise d’effet – Durée – DéPOT ET PUBLICITE

Le présent accord est signé pour une durée indéterminée, à compter du 1er janvier 2025, date à laquelle il entrera en vigueur.
Le présent accord sera transmis aux membres du CSE et déposée auprès de la DREETS et au secrétariat du greffe du Conseil des Prud'hommes de Vienne (38).

Fait à Vienne, le 17 mars 2025

En 5 exemplaires,

Signatures :

Pour la société SAMAT Rhône Alpes, XXXXXX




Pour l’organisation syndicale FO, XXXXX




Pour l’organisation syndicale CGT, XXXXX




Mise à jour : 2025-03-24

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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