Accord d'entreprise SOCOTRAP

ACCORD COLLECTIF SUR LE TELETRAVAIL

Application de l'accord
Début : 02/05/2023
Fin : 01/05/2026

9 accords de la société SOCOTRAP

Le 02/05/2023


ACCORD COLLECTIF SUR LE TELETRAVAIL

Entre les soussignés,


SOCOTRAP, société par actions simplifiée au capital de 827 700 €, immatriculée au RCS de TOULOUSE sous le numéro 540 800 885, dont le siège social est sis 5 avenue Pierre-Georges Latécoère – Bât A – BP 62287 - 31522 RAMONVILLE SAINT AGNE CEDEX, représentée par XXX, en sa qualité de Directeur Général,

d’une part,


Et, M XXX

Agissant en qualité de

Délégué Syndical F.O.


M XXX

Agissant en qualité de Délégué Syndical C.F.D.T.

M XXX

Agissant en qualité de Délégué Syndical C.F.E. C.G.C.

d’autre part.



Ci-après désignées « les Parties »


Le Comité social et économique a été consulté préalablement à la signature du présent accord le 18 avril 2023

, il a rendu un avis favorable.



Il a été conclu l’accord collectif suivant


Table des matières
TOC \z \o "1-3" \u \hPREAMBULEPAGEREF _Toc132317303 \h3
ARTICLE 1 – OBJETPAGEREF _Toc132317304 \h4
ARTICLE 2 – DEFINITIONPAGEREF _Toc132317305 \h4
ARTICLE 3 – CRITERES D’ELIGIBILITE AU TELETRAVAILPAGEREF _Toc132317306 \h4
ARTICLE 4– MODALITES D’ACCEPTATION PAR LE SALARIE DES CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE DU TELETRAVAILPAGEREF _Toc132317307 \h5
ARTICLE 5 – CONDITIONS DE RETOUR A UNE EXECUTION DU CONTRAT DE TRAVAIL SANS TELETRAVAILPAGEREF _Toc132317308 \h5
Article 5.1 Période d’adaptationPAGEREF _Toc132317309 \h5
Article 5.2 Retour à une situation sans télétravail à l’initiative du salariéPAGEREF _Toc132317310 \h6
Article 5.3 Retour à une situation sans télétravail à l’initiative de l’employeurPAGEREF _Toc132317311 \h6
Article 5.4 Suspension du télétravailPAGEREF _Toc132317312 \h6
ARTICLE 6 – COMMUNICATION ET INFORMATIONPAGEREF _Toc132317313 \h6
ARTICLE 7 – LIEU DU TELETRAVAILPAGEREF _Toc132317314 \h6
ARTICLE 8 – MODALITES DE CONTROLE DU TEMPS DU TRAVAILPAGEREF _Toc132317315 \h6
ARTICLE 9 – FREQUENCE ET NOMBRE DE JOURS TELETRAVAILLESPAGEREF _Toc132317316 \h7
ARTICLE 10 – DETERMINATION DES PLAGES HORAIRES PERMETTANT DE JOINDRE LE TELETRAVAILLEURPAGEREF _Toc132317317 \h7
ARTICLE 11 – EQUIPEMENTS LIES AU TELETRAVAILPAGEREF _Toc132317318 \h7
ARTICLE 12 – PRISE EN CHARGE FINANCIEREPAGEREF _Toc132317319 \h8
ARTICLE 13 – CONFIDENTIALITE ET PROTECTION DES DONNEESPAGEREF _Toc132317320 \h8
ARTICLE 14 – ASSURANCE COUVRANT LES RISQUES LIES AU TELETRAVAILPAGEREF _Toc132317321 \h8
ARTICLE 15 – SANTE ET SECURITE AU TRAVAILPAGEREF _Toc132317322 \h8
ARTICLE 16 – MODALITES D’ACCES AU TELETRAVAIL DES TRAVAILLEURS HANDICAPESPAGEREF _Toc132317323 \h8
ARTICLE 17 – DUREE DE L’ACCORDPAGEREF _Toc132317324 \h9
ARTICLE 18 – SUIVI DU TELETRAVAILPAGEREF _Toc132317325 \h9
ARTICLE 19– REVISION ET DENONCIATIONPAGEREF _Toc132317326 \h9
ARTICLE 20 – DEPOT ET PUBLICITEPAGEREF _Toc132317327 \h9



PREAMBULE

Le présent accord est conclu en vue de renouveler l’accord collectif sur le télétravail du 15 février 2021. Il a pour objectif de formaliser les conditions et modalités de recours au télétravail au sein de SOCOTRAP.


Il témoigne de la volonté de l’entreprise de prendre en compte ce mode d’organisation tel que prévu notamment par les articles L1222-9 à L1222-11 du Code du travail.

En effet, l’évolution des technologies de l’information et de la communication permet d’envisager la modernisation de notre organisation du travail en inscrivant le télétravail au cœur des actions favorisant l’amélioration de la qualité de vie au travail et de la santé au travail.

Le télétravail constitue un levier en faveur de la modernisation des relations managériales, fondée sur une relation de confiance mutuelle entre le collaborateur, son responsable hiérarchique et la Direction des Ressources Humaines. Ce mode de travail tend à favoriser ainsi l’équilibre entre performance économique et performance sociale.

Le télétravail a vocation à offrir une meilleure conciliation des temps de vie, entre vie personnelle et vie professionnelle, à donner aux salariés une plus grande autonomie dans l’accomplissement de leurs tâches et à contribuer aussi au développement durable en réduisant l’empreinte carbone des transports notamment sur l’environnement.

Pour être pleinement réussi, son déploiement suppose de questionner et éventuellement d’ajuster l’organisation du travail, tant au plan individuel que collectif en fonction de l’évolution des besoins.

Dans ce cadre, les Parties au présent accord réaffirment les principes fondateurs du télétravail :
  • Le strict respect du volontariat ;
  • La préservation du lien social ;
  • Le respect de la vie privée ;
  • La réversibilité ;
  • L’absence de toute différence de traitement pour les salariés télétravailleurs, notamment en termes de répartition des missions et d’évaluation professionnelle.



ARTICLE 1 – OBJET

Le présent accord a pour objet la définition des modalités d’accès et des conditions de mise en œuvre du télétravail au sein de l’entreprise.


ARTICLE 2 – DEFINITION

Les Parties rappellent les termes de l’article L.1222-9 du Code du travail qui dispose que :

« Le télétravail désigne toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication ».

Les situations de travail « nomade » avec l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, notamment comme les déplacements professionnels, ne relèvent pas de la définition du télétravail.

Circonstances exceptionnelles


A titre exceptionnel, sans condition d’ancienneté, quel que soit son type de contrat, tout salarié de l’entreprise pourra être amené à travailler à domicile dans les cas suivants :
  • Crise sanitaire.
  • Grève des transports empêchant, ou perturbant fortement la venue sur site.
  • Intempérie avec impossibilité de se déplacer.

La mise en œuvre du travail à distance dans ce cadre est considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés, conformément aux dispositions de l’article L. 1222-11 du Code du travail.

Il est mis en place à la demande du salarié et après validation par l’employeur ou à l’initiative de l’employeur, par tout moyen (email, téléphone …) et formalisé sur l’imprimé de demande de recours exceptionnel.

ARTICLE 3 – CRITERES D’ELIGIBILITE AU TELETRAVAIL

Le télétravail est aujourd'hui une faculté ouverte aux salariés, sur la base du volontariat, et ne saurait être une obligation. Il se fait à la demande du salarié et sa mise en œuvre doit tenir compte des évolutions de l'organisation du travail et répond à certaines conditions.

Compte tenu de certaines spécificités de ce mode d'organisation, le télétravail ne peut être ouvert qu'à des postes ou des activités compatibles avec cette forme d'organisation.

Ainsi, ne peuvent pas être éligibles les collaborateurs ayant une activité qui, par nature, requiert d'être exercée physiquement dans les locaux de l'entreprise ou sur un site de production de l’entreprise (chantiers, parc matériel), notamment en raison des équipements matériels, ou par la nécessité d'une présence physique.

Les Parties conviennent que le télétravail est fondé sur la capacité du salarié à exercer ses fonctions de façon autonome. Il nécessite certaines aptitudes individuelles et des qualités professionnelles telles que la gestion du temps de travail et une bonne maîtrise des applications informatiques indispensables à son activité et une parfaite connaissance de son poste de travail. Ces critères sont appréciés par le responsable concerné.

Pour être éligibles au télétravail, les salariés doivent réunir les conditions suivantes :
  • Il doit avoir une ancienneté minimale de

    4 mois,

  • Les salariés en contrat d'apprentissage, en contrat de professionnalisation, ainsi que les stagiaires ne sont pas éligibles au télétravail, considérant que la présence dans une communauté de travail est un élément indispensable à leur apprentissage.

En cas d’évolution du poste de travail, à l’initiative du salarié ou de l’employeur, l’accès ou la poursuite du télétravail sera soumis à l’appréciation du responsable concerné.

Le Responsable hiérarchique devra veiller à ce que le nombre de salariés bénéficiant du travail à distance soit réellement compatible avec le bon fonctionnement du service, ses interactions avec les autres services, et avec l’organisation de l’équipe. Dans cette logique, il lui appartient d’autoriser ou non le travail à distance.

En aucun cas le télétravail ne doit modifier, à la hausse ou à la baisse, les missions et activités habituelles du collaborateur, ses objectifs, le nombre d’heures de travail et sa charge de travail. Le recours ou non au télétravail est sans incidence sur l’évaluation professionnelle du collaborateur.
En tout état de cause, les résultats attendus en situation de télétravail sont équivalents à ceux qui auraient été obtenus dans les locaux de l’entreprise.


ARTICLE 4– MODALITES D’ACCEPTATION PAR LE SALARIE DES CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE DU TELETRAVAIL

Le passage en télétravail doit reposer sur la base du volontariat.

Le salarié qui remplit les critères d'éligibilité et qui souhaite bénéficier du télétravail en fait la demande par écrit à son responsable. Pour ce faire, il alimente un questionnaire-diagnostic (cf. Annexe) lui permettant de vérifier son éligibilité, d’objectiver sa réflexion quant à l’opportunité de sa demande et au choix du rythme de télétravail qui parait approprié.


Le responsable a un délai de

trois semaines à compter de la réception de la demande pour accepter ou refuser selon les critères d’éligibilité et de l’opportunité de la candidature avec le conseil éventuel de la fonction RH. L’absence de réponse dans ce délai ne vaut pas acceptation de l’employeur.


L’analyse de la demande vise à s’assurer que l’ensemble des conditions d’une mise en œuvre réussie du télétravail soit réuni. Il s’appuie pour cela, d’une part sur le questionnaire–diagnostic complété par le salarié et d’autre part sur sa connaissance de l’activité et de l’organisation du collectif de travail.

A l’issue de son analyse, le responsable organise un entretien avec le salarié et le cas échéant, le responsable RH pour échanger et motiver sa décision sur la pratique du télétravail et en cas d’accord ses modalités d’application.

Lorsque la demande de télétravail est acceptée, le formulaire de demande de télétravail devient un avenant au contrat qui confirme l'accord entre le salarié et l'employeur et qui précise les modalités utiles à l'exercice du télétravail et adaptées à la situation du télétravailleur à savoir :
  • La fréquence du télétravail et le(s) jour(s) télétravaillé(s) ;
  • La plage de disponibilité pendant laquelle le salarié doit être joignable ;
  • Les équipements mis à disposition ;
  • Les conditions de réversibilité du télétravail ;
  • Les droits et devoirs du salarié.
L’avenant au contrat de travail comportera la référence au présent accord afin de porter à la connaissance des salariés les conditions de mise en œuvre ainsi que la réversibilité de la situation.

L’accord du responsable est valable tant que le salarié exerce les missions du poste occupé lors de sa demande.


ARTICLE 5 – CONDITIONS DE RETOUR A UNE EXECUTION DU CONTRAT DE TRAVAIL SANS TELETRAVAIL

Article 5.1 Période d’adaptation


L’exercice des fonctions en télétravail débute par une période d’adaptation de

3 mois. Cette période doit permettre à l’employeur de vérifier si le salarié a les aptitudes personnelles et professionnelles pour travailler à distance ou si l’absence du salarié dans les locaux de l’entreprise ne perturbe pas le fonctionnement de son service. Pour le salarié, cette période permet de vérifier si l’activité en télétravail lui convient.


Au cours de cette période, l’employeur ou le salarié peuvent décider, unilatéralement, de mettre fin à la situation de télétravail, moyennant un délai de prévenance de 8 jours.


S’il est mis fin à la situation de télétravail, le télétravailleur retrouvera son poste dans les locaux de l’entreprise et devra, si nécessaire, restituer l’ensemble du matériel mis à sa disposition par la Société pour les besoins spécifiques du télétravail.

Article 5.2 Retour à une situation sans télétravail à l’initiative du salarié


Le télétravailleur pourra reprendre son poste en présentiel dès lors qu’il en fait la demande.

Article 5.3 Retour à une situation sans télétravail à l’initiative de l’employeur


L'employeur peut demander au télétravailleur de revenir travailler intégralement dans les locaux de l'entreprise, notamment pour les raisons suivantes : conditions d'éligibilité qui ne seraient plus remplies, réorganisation de l'entreprise, changement d’attribution/fonction du salarié, perte d’efficacité liée à la situation de télétravail du salarié.
Cette décision sera notifiée par écrit par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre ou par tout moyen permettant d’en sauvegarder la preuve.

La fin du télétravail prendra effet

2 semaines à compter de la réception par le salarié de la décision de mettre fin au télétravail.


Article 5.4 Suspension du télétravail


Le télétravail pourra être ponctuellement suspendu. Cette suspension pourra intervenir notamment (mais non exclusivement) : en cas de déplacement nécessaire à l'accomplissement d'une activité projet, ou toute autre mission liée à l'activité professionnelle ; en cas de formation, réunion, etc. nécessitant la présence physique du collaborateur.


ARTICLE 6 – COMMUNICATION ET INFORMATION

Des actions d’information et de communication au sujet du télétravail seront organisées par le service RH pour sensibiliser les salariés.


ARTICLE 7 – LIEU DU TELETRAVAIL

Le télétravail s’effectue au domicile déclaré par le salarié et spécifié dans le formulaire.

Le télétravailleur devra affecter un espace de son domicile à l’exercice du télétravail où il aura l’équipement nécessaire à l’activité professionnelle à distance. Le télétravailleur doit s'engager à ce que cet espace de travail soit adapté à l'exercice du télétravail. Les prérequis sont analysés dans le formulaire en annexe.



ARTICLE 8 – MODALITES DE CONTROLE DU TEMPS DU TRAVAIL

Les salariés soumis à l’horaire collectif de travail doivent respecter leur temps de travail, temps de pause et le droit à la déconnexion suivant les accords d’entreprise mis en place.


ARTICLE 9 – FREQUENCE ET NOMBRE DE JOURS TELETRAVAILLES

Les jours de télétravail seront fixés selon les modalités suivantes sous réserve de validation par le Responsable et du respect des pré-requis (Assurance, débit internet, …) :

Respect de chacune de ces 3 conditions : 8 jours maximum* par mois ET 2 jours maximum par semaine ET 2 jours maximum les lundis et vendredis pour un mois donné.

Une flexibilité occasionnelle peut être accordée, en cas notamment d’adaptation nécessaire à l’organisation de l’entreprise, sous réserve de validation par le Responsable.

Les jours de télétravail ne sont ni cumulables ni reportables d’une semaine à l’autre. Ils ne sont pas compensés en cas de période de congés.

*La direction rappelle qu’il s’agit d’un nombre maximum de jours télétravaillés. Le salarié peut prétendre à 1 jour tous les 15 jours ou 1 jour / mois ou 1 jour / an par exemple, toujours sous réserve de validation par le Responsable et du respect des pré-requis.

Les Parties s’accordent sur l’importance du maintien du lien social, de la cohésion et du bon fonctionnement des équipes et recommandent pour cela que le salarié télétravailleur dispose d’au moins

3 à 4 jours de présence par semaine dans l’entreprise, sauf semaine avec jour férié.


Les jours de télétravail prévus font l’objet d’un enregistrement préalable par le salarié télétravailleur auprès du service RH au travers du formulaire.
Lorsqu’une situation professionnelle le justifie, le salarié adapte son organisation en annulant sa journée de télétravail.

Si elle n’est pas utilisée, cette journée de télétravail n’est ni cumulable ni reportable sur la semaine suivante et/ou ultérieurement.


ARTICLE 10 – DETERMINATION DES PLAGES HORAIRES PERMETTANT DE JOINDRE LE TELETRAVAILLEUR

En situation de télétravail, le salarié organise son temps de travail dans le respect de la législation et des règles en vigueur dans l’entreprise.

Ainsi, l’activité demandée au salarié télétravailleur est équivalente à celle des personnels en situation comparable travaillant dans les locaux habituels de l’entreprise : il doit être joignable et en mesure de répondre aux sollicitations dans les mêmes conditions que dans les locaux de l’entreprise.

En cas de dysfonctionnement du matériel ou pour l’accès au réseau et applications de l’entreprise, le salarié doit prévenir son responsable hiérarchique. Au terme de leur échange, il sera défini si le salarié est en mesure de poursuivre son activité sur son lieu de télétravail ; sinon un retour au bureau sera priorisé.


ARTICLE 11 – EQUIPEMENTS LIES AU TELETRAVAIL

Sous réserve de la conformité des installations électriques déjà en place au domicile du télétravailleur, l'entreprise fournit et entretient les équipements, et installe les logiciels nécessaires à l'exercice de l'activité en télétravail. La conformité de ces installations électriques, notamment en matière de normes électriques et de risques incendie relève de la responsabilité du télétravailleur.

Ces équipements se composent d’un ordinateur fixe ou portable tel que défini dans le formulaire, de logiciels professionnels, à l'exception de tout autre périphérique.



ARTICLE 12 – PRISE EN CHARGE FINANCIERE

Dès lors que le télétravail s’exerce sur la base du volontariat et que l’entreprise fournit aux salariés télétravailleurs l’équipement nécessaire, l’entreprise ne prend pas à sa charge les frais directement liés au télétravail tels que les matériels, abonnements, connexion internet, installation de la fibre, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci ; ni les éventuels frais d’aménagements et de mise en conformité du domicile, ni de mobilier, de chauffage, d’électricité qui pourraient être engagés par ailleurs par le salarié.


ARTICLE 13 – CONFIDENTIALITE ET PROTECTION DES DONNEES

Le télétravailleur doit veiller à ne transmettre aucune information sur les données confidentielles à des tiers et à verrouiller l'accès de son matériel informatique afin de s'assurer qu'il en soit le seul utilisateur.

Pour des raisons de sécurité informatique, il est demandé au télétravailleur de prendre connaissance des consignes qui ont été remises au moyen de la charte de bonne pratique informatique et de les respecter scrupuleusement.

Il en est de même des consignes qui seront portées à sa connaissance par la suite

. Le télétravailleur s'engage, notamment, à respecter la charte informatique de l'entreprise au regard de la protection des données ainsi que les consignes qui lui seront transmises par le service informatique de l'entreprise. Il devra également suivre les formations éventuellement demandées concernant la bonne utilisation du matériel fourni.


Toute infraction à ces consignes peut engendrer une sanction, pouvant aller, le cas échéant jusqu'au licenciement.


ARTICLE 14 – ASSURANCE COUVRANT LES RISQUES LIES AU TELETRAVAIL

L'entreprise prend en charge les polices d'assurance permettant de couvrir l'ensemble des dommages pouvant survenir en raison de l'utilisation du matériel de l'entreprise au sein du domicile du télétravailleur.

Le télétravailleur s'engage à informer son assureur du fait qu'il travaille à son domicile avec du matériel appartenant à son employeur et à remettre à ce dernier une attestation « multirisque habitation » couvrant son domicile.


ARTICLE 15 – SANTE ET SECURITE AU TRAVAIL

Le télétravailleur doit être informé des règles de santé et de sécurité applicables. En cas de maladie ou d'accident pendant les jours de télétravail, le télétravailleur doit en informer la direction des ressources humaines dans les plus brefs délais et un justificatif doit être transmis dans les 48 heures. L'accident qui a lieu pendant le télétravail et sur le lieu du télétravail est présumé être un accident du travail.


ARTICLE 16 – MODALITES D’ACCES AU TELETRAVAIL DES TRAVAILLEURS HANDICAPES

Conformément à l’article L. 1222-9 du Code du travail, les parties prévoient explicitement que le travail à distance est accessible aux travailleurs handicapés mentionnés à l’article L. 5212-13 du Code du travail, qui remplissent les conditions d’éligibilité fixées par le présent accord. A titre dérogatoire, les travailleurs handicapés n’occupant pas un poste éligible à un mode d’organisation en travail à distance en application du présent accord pourront néanmoins formuler une demande de passage en travail à distance qui fera l’objet d’un examen spécifique. Toute décision de refus devra systématiquement être motivée.

Il est par ailleurs convenu que dans l’hypothèse où la hiérarchie serait saisie de plusieurs demandes de passage en travail à distance nécessitant un arbitrage entre les salariés, il sera tenu compte de l’éventuelle situation de handicap pour départager les candidats au travail à distance. Ainsi, les salariés handicapés seront prioritaires.


ARTICLE 17 – DUREE DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu pour une durée de trois ans

. Il entrera en vigueur à compter de la date de signature telle que définie ci-dessous.



ARTICLE 18 – SUIVI DU TELETRAVAIL

Un comité de suivi constitué des signataires du présent accord se réunira au minimum une fois par an pour examiner les conditions d’application de l’accord et faire un point sur les adaptations qu’il pourrait être utile d’envisager dans le respect des grands principes de cet accord.


ARTICLE 19– REVISION ET DENONCIATION

Le présent accord pourra faire l’objet de révision par l’employeur et toutes ou parties des signataires du présent accord ou y ayant adhéré ultérieurement, conformément aux dispositions des articles L.2261-7 et L.2261-8 du Code du travail.

En outre, en cas d’évolution législative ou conventionnelle susceptible de remettre en cause tout ou partie des dispositions du présent accord, ou en cas de dénonciation du présent accord, les Parties signataires conviennent de se réunir à nouveau, dans un délai de 3 (trois) mois après la publication de ces textes, afin d’adapter lesdites dispositions.


ARTICLE 20 – DEPOT ET PUBLICITE

Le présent accord sera déposé par la partie la plus diligente, sur support électronique auprès de la DREETS, selon les nouvelles modalités de dépôt des accords collectifs en vue de la publicité.
Cet accord sera par ailleurs publié en ligne, sur une base de données nationale, conformément à l’article L. 2231-5-1 du Code du travail. Dans ce cadre, les parties ont convenu d’établir une version anonymisée de l’accord (sans mention des noms et prénoms des négociateurs et des signataires).
Un exemplaire du présent accord sera également déposé auprès du secrétariat greffe du Conseil de Prud’hommes de Toulouse.

Fait à Ramonville en 3 exemplaires originaux dont 1 pour la DREETS Occitanie le 2 mai 2023.

Parafe de tous les bas de page

Signature des co-contractants

Avec nom et qualité


NB – Chaque signature doit être précédée du nom du signataire et de la mention manuscrite « Lu et Approuvé ».




XXX
Directeur Général
XXX
Délégué syndical
F.O.
XXX
Délégué syndical
C.F.D.T.
XXX
Délégué syndical
C.F.E. C.G.C.

Mise à jour : 2024-02-26

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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