NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2024 PROCES VERBAL
Les négociations annuelles obligatoires se sont déroulées les 7, 13 et 22 mars 2024. Les N.A.O ont été essentiellement axées sur les salaires et sur l’étude des écarts femmes – hommes. ....... ....... ......., déléguée syndicale propose 3 axes de discussions :
Le coût de la vie (l’inflation),
Les salaires (le SMIC)
Le contexte économique de l’entreprise.
Le coût de la vie :
....... ....... ....... explique que depuis début 2022, l'inflation s'est envolée, les prix ont augmenté de plus de 10 % en moyenne.
L'énergie bat tous les records avec + 30 %, touchant non seulement les carburants, mais aussi l'électricité, le gaz (dont la dernière augmentation date de début février 2024).
L'alimentation arrive en deuxième position à + 19.4 % en moyenne, et certains produits ont doublés de prix.
Les services ont également augmenté avec + 6.1 % (ils pèsent pour moitié dans le budget.
La santé a augmenté avec une hausse de 10 % sur le contrat de la Mutuelle groupe.
Inflation des prix sur 2022 et 2023 (source : France inflation)
Et pour 2024, les prix ne devraient pas baisser mais seulement augmenter moins vite. Il n’est pas annoncé de baisse au niveau des prix, au mieux ils vont rester à l’identique de 2023.
Les salaires : minimas de branche et SMIC
Depuis le 1er janvier 2024, les minimas de branche sont rattrapés par le SMIC : le premier coefficient est inférieur et le second coefficient est équivalent au SMIC. Le SMIC a connu cinq revalorisations automatiques depuis 2022, augmentations qui n’ont pas suffi à contenir les pertes du pouvoir d’achat. Avant 2021, le SMIC était revalorisé en moyenne une fois par an. Un SMIC horaire de 11.65 € brut du SMIC correspond à 9.22 € net par l’heure soit 1 398€ net pour 151.67 h. Il est difficile de vivre aujourd’hui avec 1 398 €.
....... ....... précise qu’un seul salarié est au coefficient 125 dans l’entreprise, et que tous les autres salariés bénéficient d’un 13ème mois et certains d’une prime d’ancienneté indexée sur les salaires de base, ce qui est nettement plus avantageux que la CCN. Il convient également que les salariés ne vivent pas avec le 13ème mois les 11 premiers mois de l’année.
Contexte économique de l’entreprise.
L’entreprise SOFRILOG OUEST et le « Groupe » ont fait une excellente année 2023, même si les comptes ne sont pas encore approuvés par les commissaires aux comptes. Dans ce contexte de bons résultats, l’entreprise peut faire preuve d’une écoute pour les revendications salariales. Elle souhaite avant tout que « l’homme » soit reconnu comme une vraie valeur de l’entreprise et puisse bénéficier d’une vraie reconnaissance. ....... ....... explique que le contexte économique actuel est moins bon que celui de 2023, car même si le prix de l’électricité a baissé, l’activité avec l’ensemble des clients SOFRILOG a ralenti. La consommation alimentaire a changé, elle porte plus sur les produits secs (conserves…) et moins sur les surgelés. Si les niveaux de stock sont encore importants, nous constatons un fort ralentissement des mouvements qui, à terme, aboutira à une baisse du niveau de stock.
Les 4 axes de la négociation demandées par ....... ....... ....... sont :
Augmentation mensuelle sur le salaire au niveau de l’inflation soit 5 % (pour une inflation de 4.9 % pour 2023) ;
Etude sur l’égalité des salaires hommes/femmes : elle demande la possibilité de recevoir la grille des salaires avant la prochaine réunion ;
Versement d’une prime du partage de la Valeur,
Mise en place d’un plan PPVE : plan de partage de valorisation de l’entreprise. (Richesse de l’entreprise).
....... ....... ......., Directeur général de SOFRILOG OUEST précise que les salariés percevront les fruits des bons résultats 2023 de l’entreprise via l’intéressement et la participation. ....... ....... présente le tableau suivant : Indice des prix hors tabac
Année Mois Valeur Parution au J.O. Inflation mois A/ A-1 De janvier à décembre 2023
2023 Décembre 117.50 17/01/2024 3.60% 3.20% 2023 Novembre 117.33 16/12/2023 3.35%
2023 Octobre 117.54 16/11/2023 3.87%
2023 Septembre 117.37 14/10/2023 4.80%
2023 Août 118.00 16/09/2023 4.77%
2023 Juillet 116.81 12/08/2023 4.19%
2023 Juin 116.75 16/07/2023 4.43%
2023 Mai 116.54 17/06/2023 5.04%
2023 Avril 116.61 14/05/2023 5.83%
2023 Mars 115.92 16/04/2023 5.67%
2023 Février 115.06 16/03/2023 6.40%
2023 Janvier 113.86 18/02/2023 6.11%
2022 Décembre 113.42 14/01/2023 5.97%
....... ....... explique que l’inflation de janvier à décembre 2023 est de 3.2 % et qu’il devrait orienter la négociation pour que les plus bas salaires puissent bénéficier au moins de 3.2 %. Pour ce qui est de la mise en place d’un plan PPVE, il évoque une décision d’harmonisation au niveau du groupe et qu’il lui semble difficile de mettre en place ce dispositif sachant que tous les textes ne sont pas parus. ....... ....... souhaite bien distinguer cette négociation de la participation et de l’intéressement. ....... ....... confirme bien cette demande mais n’exclut pas d’évoquer les montants distribués en 2024 au titre de 2023 au cours des discussions. ....... MULLER souhaite aboutir avant la clôture des salaires de mars 2024, pour une application dès mars si possible. Lors de la seconde réunion du 13 mars 2024, ....... ....... ....... propose les mesures suivantes :
Au 1er mars 2024 :
Hausse générale des salaires de base : + 2.30 %
Augmentation en valeur absolue : + 10 € pour les salariés à temps complet (prorata en cas de temps partiel),
Augmentation de la prime de froid de 6 €.
Septembre 2024 :
Versement d’une prime de partage de la valeur (PPV) de 250 € (au prorata du temps fasse présence).
Après étude de ces propositions, ....... ....... ....... émet les remarques suivantes :
Nos salaires de base ne sont pas attractifs. Dans certaines régions, les entreprises concurrentes proposent une meilleure rémunération, avec le 13ème mois, la participation et l’intéressement (sauf la PA est calculée sur le conventionnel). Et cela rend le recrutement difficile dans certaines régions.
Les NAO devraient revaloriser les « métiers de l’entreposage frigorifique » au sein de SOFRILOG OUEST,
La Prime de Froid ne concerne pas l’ensemble du personnel (préparateurs de commandes Picard de Villeneuve sur Lot, Bédée, Auchan de Bruges et Aldi du Cormier) et il s’agit d’une revalorisation conventionnelle.
Par conséquent, elle ne souhaite pas les voir figurer aux NAO.
Elle constate un écart trop important entre les premiers et les derniers coefficients. Elle propose de réajuster à la hausse la part fixe ce qui réduirait l’écart.
....... ....... ....... demande
Au 1er mars 2024 :
Hausse générale des salaires de base : + 2.70 %
Augmentation en valeur absolue : + 25 € pour les salariés à temps complet (prorata en cas de temps partiel),
Avant le 30 juin 2024 :
Mise en place d’un PPVE
Septembre 2024 :
Versement d’une prime de partage de la valeur (PPV) de 250 € (au prorata du temps de présence).
Après plusieurs réunions, ....... ....... ....... et ....... ....... ....... se mettent d’accord sur les mesures suivantes :
Au 1er mars 2024 :
Hausse générale des salaires de base : + 2.30 %
Augmentation en valeur absolue : + 10 € pour les salariés à temps complet (prorata en cas de temps partiel),
Augmentation de la prime de froid de 6 €.
Versement d’une prime de partage de la valeur (PPV) de 400 € soit 361,88 € nets (au prorata du temps de présence).
Versement en deux fois
200 € en août 2024
200 € en octobre 2024
Les augmentations du 1er mars s’appliqueront avant les éventuelles augmentations des minimas de branche si ces dernières devaient s’appliquer à la même date.
Le cumul de ces mesures représente une augmentation moyenne du pouvoir d’achat de 4.53 % :
....... ....... ....... et ....... ....... ....... étudient les écarts de rémunération, au sein de l’entreprise, entre les hommes et les femmes.
Fe.......s Ho.......s Ecart H/F
Effectif Effectif
Salaire moyen Salaire moyen
Coef. 135 Effectif 9.00 18.00 1.61%
Salaire base brut moyen 1 856.67 1 827.28
Coef. 145 Effectif 16.00 62.00 6.30%
Salaire base brut moyen 1 940.63 1 825.61
Coef. 155 Effectif 8.00 22.00 2.37%
Salaire base brut moyen 1 909.88 1 865.59
Coef. 175 Effectif 4.00 20.00 3.09%
Salaire base brut moyen 1 917.75 1 860.35
Coef. 195 Effectif 6.00 12.00 -1.33%
Salaire base brut moyen 1 992.50 2 019.42
Coef. 205 Effectif 7.00 13.00 7.78%
Salaire base brut moyen 2 356.71 2 186.54
Coef. 225 Effectif 4.00 17.00 -6.60%
Salaire base brut moyen 2 245.75 2 404.47
Coef. 235 Effectif 4.00 4.00 -10.15%
Salaire base brut moyen 2 390.50 2 660.50
Coef. 355 Effectif 5.00 11.00 -10.64%
Salaire base brut moyen 3 165.40 3 542.45
Coef. 405 Effectif 2.00 5.00 -20.25%
Salaire base brut moyen 4 692.00 5 883.60
Total Effectif 65.00 184.00 1.93%
Salaire base brut moyen 2 198.74 2 157.01
....... ....... ....... a rapproché ce tableau des tableaux présentés les années précédentes. Elle fait remarquer qu’il n’y a pas eu d’évolution et que le constat est le même :
Les coefficients pour lesquels les salaires sont en défaveur des femmes sont identiques aux années précédentes,
Les femmes sont moins représentées sur les fonctions de maitrise et d’encadrement (à partir du coefficient 205).
....... ....... ....... précise que cette étude est réalisée selon la grille des coefficients de l’entreprise. Des qualifications différentes (fonctions exploitation et fonctions support) peuvent avoir le même coefficient alors que le poste est différent. Fait aux Sables d’Olonne, le 26 mars 2024.
Pour SOFRILOG Ouest Pour la C.F.T.C. ....... ....... ....... ....... ....... .......