NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2025 PROCES VERBAL
Les négociations annuelles obligatoires se sont déroulées les 10, 11, 21 et 24 mars 2025. ...... .......... .......... expose un contexte économique compliqué pour les salariés. Elle cite les deux sources que sont France Inflation et l’Insee qui s’accordent sur une inflation à 2 % pour 2024, après une inflation de 4.9 % en 2023 et 5.2 % en 2022. Inflation des prix sur 2023 et 2024 (source : France Inflation)
...... .......... .......... précise que l’inflation s’est ralentie mais que les prix à la consommation ne baissent pas et ne reviendront jamais comme avant ces 3 dernière années d’inflation galopante. Les salariés font face à des dépenses supplémentaires liées à la santé, dépenses qui ne sont pas considérées comme des biens de consommation. La mutuelle a augmenté de 2 % au 1er janvier 2025. Pour argumenter ses demandes, elle tient compte de la situation économique de l’entreprise qui se porte bien (même si les comptes ne sont pas encore publiés) et du contexte économique général avec des négociations tarifaires compliquées avec les principaux clients. ...... .......... .......... souhaite une équité pour l’ensemble des salariés et demande une augmentation des salaires supérieure à celle de 2024. Les demandes de .......... sont :
Augmentation en valeur absolue de 70 € du salaire de base pour l’ensemble du personnel,
Application au 1er mars,
Une PPV de 500 €,
Si versement en deux fois : juin et août.
...... .......... précise avoir été raisonnable pour tenir compte de l’avenir. En plus de ses demandes, ...... .......... .......... demande la mise en place de la prime de frais au sein de SOFRILOG Ouest et d’étudier les écarts de rémunération au sein de l’entreprise entre les femmes et les hommes.
.. .......... .......... fait une projection de l’inflation publiée par l’Insee et reprise dans le cadre des négociations des minimas sociaux de la branche : 1.30 %. Il précise à ... .......... .......... que ce sera la base retenue pour les NAO.
Ensuite, .. .......... .......... rappelle le contexte économique :
A l’image des acteurs de la GMS, les industriels se regroupent. Par conséquent, les négociations sont plus compliquées,
Côté GMS : cela se tend au niveau des revalorisations,
Des clients ne vont pas bien,
Un client refuse la moindre augmentation sur Bruges (l’a accepté sur Blanquefort),
Lors de la réunion de négociation avec le principal client de l’entreprise, ce dernier a annoncé que les augmentations tarifaires seront limitées au niveau logistique et nulles au niveau transport,
Perte d’un client sur Bédée :
Pas les mêmes conditions économiques ni la même visibilité avec le client qui le remplace,
Contrat ...... ..... à La Verrie qui nécessitera un investissement,
Pour obtenir le contrat, un effort important a été fait sur le prix. Un prestataire avait proposé des prix extrêmement bas pour venir concurrencer Sofrilog Ouest sur son terrain historique,
En raison de la grève des dockers, Sofrilog Ouest bénéficie du stockage de Boul-Pat. D’ici un mois, la marchandise sortira,
Fièvre aphteuse en Allemagne,
Retard sur la volaille : les clients ne stockent pas, ils vendent leur production en frais,
Budget 2025 en recul par rapport au résultat de 2024.
De plus, les augmentations prévues au budget ne pourront pas être toutes actées avec les clients. ...... .......... .......... apporte des précisions sur le calcul de l’indice Insee des prix à la consommation hors tabac. Il est de 1.17 % à fin décembre 2024. La seule augmentation de 70 € sur le salaire de base représente :
Une augmentation de
3.14 % du salaire de base,
Une augmentation de
3.08 % du salaire annuel.
Par ailleurs, ...... .......... .......... présente les impacts des :
Augmentations individuelles programmées dans les budgets 2025 :
44 salariés concernés - soit 17.80 % de l’effectif ETP 2024,
Cela représente 0.80 % de la masse salariale du budget 2025,
Augmentations des primes d’ancienneté :
76 salariés concernés - soit 30.74 % de l’effectif ETP 2024,
Cela représente 0.60 % de la masse salariale du budget 2025,
Augmentations du cumul prime d’intéressement et participation
Cela représente 0.35 % de la masse salariale budget 2025 avant augmentation
(Cumul participation et intéressement 2024 - Cumul participation et intéressement 2023) / masse salariale 2025 Soit 1.75 % pour les salariés ...... .......... regrette que 44 salariés sur 250, seulement, aient pu bénéficier d’une augmentation individuelle. ...... .......... .......... explique également que le versement d’une PPV impactera le calcul des charges patronales à partir de 2025.
...... .......... .......... propose
Augmentation en valeur absolue de 35 € du salaire de base pour l’ensemble du personnel,
Augmentation de la valeur faciale du chèque déjeuner de 0.50 € par jour.
... .......... .......... n’est pas favorable à cette dernière mesure en raison de la législation en matière de titres repas. La Direction précise que 75 % du personnel a bénéficié des chèques déjeuner en 2024. De plus, la mesure dérogatoire d’utilisation des tickets restaurant est reconduite jusqu’au 31 décembre 2026 Cette augmentation de 35 € représente une augmentation de 1.91 % sur le premier niveau de salaire de Sofrilog Ouest et concerne 16.40 % de l’effectif. Par catégorie socio professionnelle, l’augmentation serait de : CSP % Ouvriers 1.83% Employés 1.70% AGM 1.50% Article 36 1.34% Cadre 0.91%
...... .......... .......... explique que les comptes de l’entreprise ne sont pas clôturés mais le montant de la participation devrait être supérieur à l’année dernière. ...... .......... .......... distingue l’annonce de « la participation et de l’intéressement » des négociations annuelles obligatoires. Elle ne souhaite pas faire apparaitre ces deux dispositifs lors des échanges. ...... .......... .......... ne cache pas sa déception. Elle ne comprend pas la proposition de la Direction car elle estime avoir été raisonnable dans ses demandes qui étaient légèrement supérieures à celles de 2024. Elle ajoute que même si l’inflation est inférieure à l’année 2024, les prix n’ont pas baissé et que l’entreprise a fait un résultat bien supérieur au budget. Après plusieurs réunions, ...... .......... .......... et ...... .......... .......... se mettent d’accord sur les mesures suivantes :
Au 1er mars 2025 :
Hausse générale des salaires de base : + 1.85 %,
L’augmentation ne s’appliquera pas aux salariés bénéficiant par ailleurs d’une revalorisation de leur salaire de base supérieure à 1.85 % dans le cadre de la révision des minimas de branche,
Augmentation de la valeur faciale du chèque déjeuner : + 0.50 €
Selon la CSP, pour les salariés à temps complet, l’augmentation de 1.85 % représente en moyenne : CSP Augmentation Soit sur le salaire de base brut par mois : Soit sur le salaire de base brut par an : Ouvriers 1.85 % + 35.47 € + 461.11 € Employés 1.85 % + 38.37 € + 498.81 € Agents de maitrise 1.85 % + 43.62 € + 560.06 € Article 36 1.85 % + 48.97 € + 636.61 € Cadres 1.85 % / /
L’augmentation de la valeur faciale des chèques déjeuner + 50 cts par jour travaillé soit une augmentation de la part patronale de 0.30 € par chèque déjeuner Sur une base de 215 jours travaillés par an (congés – jours fériés – récupération heures des compteurs), cela représente 64.50 € supplémentaires par an.
L’ensemble des mesures 2025 relatives aux salaires représente 3.33 % d’augmentation de la masse salariale :
Mesures 2025
Coût en % de la masse salariale
Augmentation générale des salaires au 1er mars 2025 1.85 % Coût de l’augmentation de la part patronale des chèques déjeuner 0.11 % Augmentation individuelle 2025 0.80 % Augmentation des primes d’ancienneté en 2025 0.57 %
Total
3.33 %
...... Vaérie .......... évoque que seul 1.96 % doit être acté car tous les salariés ne sont pas touchés par l’ancienneté ou une augmentation indivbiduelle.
...... .......... .......... et ...... .......... .......... ont étudié les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes :
Femmes Hommes Ecart H/F
Effectif Effectif
Salaire moyen Salaire moyen
Coef. 135 Effectif 7.00 16.00 1.66%
Salaire base brut moyen 1 929.57 1 898.13
Coef. 145 Effectif 17.00 65.00 8.37%
Salaire base brut moyen 2 024.29 1 868.02
Coef. 155 Effectif 8.00 19.00 2.51%
Salaire base brut moyen 1 975.13 1 926.68
Coef. 175 Effectif 1.00 15.00 0.94%
Salaire base brut moyen 1 939.00 1 921.00
Coef. 195 Effectif 6.00 9.00 0.63%
Salaire base brut moyen 2 075.00 2 062.11
Coef. 205 Effectif 8.00 18.00 7.54%
Salaire base brut moyen 2 421.88 2 252.00
Coef. 225 Effectif 2.00 15.00 -6.35%
Salaire base brut moyen 2 313.00 2 469.93
Coef. 235 Effectif 3.00 4.00 -10.28%
Salaire base brut moyen 2 484.67 2 769.25
Coef. 355 Effectif 5.00 11.00 -8.58%
Salaire base brut moyen 3 248.20 3 553.18
Coef. 405 Effectif 2.00 5.00 -20.49%
Salaire base brut moyen 4 810.00 6 049.20
Total Effectif 59.00 177.00 3.18%
Salaire base brut moyen 2 295.36 2 224.66
...... .......... .......... fait le même constat que les années précédentes :
les coefficients pour lesquels les salaires sont en défaveur des femmes sont identiques aux années précédentes, il serait judicieux, lors des prochaines négociations annuelles, de comparer les salaires sur des postes identiques et d’observer les écarts de rémunération (par exemple : préparateur de commande ),
les femmes sont moins représentées sur les fonctions de maitrise et d’encadrement (à partir du coef 205).
A l’issue des négociations, la Direction s’est engagée auprès de ... .......... .......... à étudier la « prime de froid positif ».
Fait aux Sables d’Olonne, le 26 mars 2025.
Pour SOFRILOG OuestPour la CFTC ... .......... ............. .......... ..........