Accord d'entreprise ACCUEIL ET FAMILLE ASS

Accord sur le compte épargne temps

Application de l'accord
Début : 01/06/2024
Fin : 01/01/2999

4 accords de la société ACCUEIL ET FAMILLE ASS

Le 24/05/2024


ACCORD SUR LE COMPTE EPARGNE TEMPS





ENTRE :



L’Association ACCUEIL ET FAMILLE, Association déclarée reconnue d’utilité publique, SIRET n°77693902700053, dont le siège est situé 353 route de Seysses, 31100 TOULOUSE, représentée par M. XX, en qualité de Directeur, dûment habilité à l’effet des présentes,


Ci-après dénommée « l’Association »

D’UNE PART

ET :



L’Organisation syndicale FORCE OUVRIERE, représentative au niveau de l’Association ACCUEIL ET FAMILLE, représentée par Madame XX, en sa qualité de Déléguée Syndicale dûment mandatée à cet effet


L’Organisation syndicale CGT, représentative au niveau de l’Association ACCUEIL ET FAMILLE, représentée par Madame XX, en sa qualité de Déléguée Syndicale dûment mandatée à cet effet



D’AUTRE PART










TABLE DES MATIERES

TOC \o "1-3" \h \z \u PREAMBULE PAGEREF _Toc170070710 \h 3

Article 1 – Objet PAGEREF _Toc170070711 \h 5
Article 2 – Salaries Concernés PAGEREF _Toc170070712 \h 5
Article 3 – Ouverture et tenue du compte PAGEREF _Toc170070713 \h 5
Article 4 – Alimentation du compte en temps PAGEREF _Toc170070714 \h 5
Article 5 – Plafonds du compte épargne temps PAGEREF _Toc170070715 \h 5
5.1. Plafond annuel PAGEREF _Toc170070716 \h 5
5.2. Plafond global PAGEREF _Toc170070717 \h 6
Article 6 – Valorisation des éléments versés dans le CET PAGEREF _Toc170070718 \h 6
Article 7 – Utilisation du CET PAGEREF _Toc170070719 \h 6
7.1 Utilisation des droits inscrits au CET PAGEREF _Toc170070720 \h 6
7.2 Indemnisation de congés PAGEREF _Toc170070721 \h 6
7.3 Monétisation des droits épargnés PAGEREF _Toc170070722 \h 7
7.4 Compensation de réduction de salaire PAGEREF _Toc170070723 \h 8
7.5 Procédure applicable PAGEREF _Toc170070724 \h 8
Article 8 – Prise de congés PAGEREF _Toc170070725 \h 8
8.1. Situation du salarié en congé PAGEREF _Toc170070726 \h 8
8.2. Statut du salarié en congé PAGEREF _Toc170070727 \h 8
8.3. Fin du congé PAGEREF _Toc170070728 \h 9
Article 9 – Clôture des comptes individuels PAGEREF _Toc170070729 \h 9
Article 10 – Assurance PAGEREF _Toc170070730 \h 9
Article 11 – Liquidation automatique pour dépassement de plafond PAGEREF _Toc170070731 \h 9
Article 12 – Durée et entrée en vigueur PAGEREF _Toc170070732 \h 10
Article 13 – Dénonciation, révision PAGEREF _Toc170070733 \h 10
13.1 Dénonciation de l’accord PAGEREF _Toc170070734 \h 10
13.2 Révision de l’accord PAGEREF _Toc170070735 \h 10
Article 14 – Suivi de l’accord PAGEREF _Toc170070736 \h 11
Article 15 – Clause de rendez-vous PAGEREF _Toc170070737 \h 11
Article 16 – Dépôt et publicité de l’accord PAGEREF _Toc170070738 \h 11

ANNEXES PAGEREF _Toc170070739 \h 13

ANNEXE 1 – DEMANDE D’OUVERTURE D’UN COMPTE INDIVIDUEL D’ÉPARGNE TEMPS PAGEREF _Toc170070740 \h 14

ANNEXE 2 – FORMULAIRE D’AFFECTATION DE DROITS AU COMPTE EPARGNE TEMPS PAGEREF _Toc170070741 \h 15

ANNEXE 3 – SYNTHÈSE ANNUELLE DU COMPTE ÉPARGNE TEMPS PAGEREF _Toc170070742 \h 16

ANNEXE 4 – FORMULAIRE D’UTILISATION DU COMPTE ÉPARGNE TEMPS PAGEREF _Toc170070743 \h 17

PREAMBULE

L’Association ACCUEIL ET FAMILLE assure le placement et l’accueil d’enfants relevant de l’Aide Sociale à l’enfance.

Les relations de travail au sein de l’Association sont soumises aux dispositions de la Convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15/03/1966 (IDCC 413).

Au jour de la signature du présent accord, l’effectif de l’Association est de 156 salariés (en équivalent temps plein).

L’Association a mené une réflexion autour de l’organisation des temps de travail et des temps de repos.

Les parties ont engagé des discussions à propos de la mise en place d’un compte épargne temps (CET).

Le compte épargne temps permet au salarié d’accumuler des droits à congé rémunéré ou de bénéficier d’une rémunération, immédiate ou différée, en contrepartie des périodes de congés ou de repos non pris qu’il y a affectées.

Le compte épargne est reconnu par les parties signataires du présent accord comme un outil d'aménagement du temps de travail et un outil d'épargne permettant la réalisation de projets individualisés qu'ils soient d'ordre financier ou non.

Ainsi, les droits affectés au compte épargne-temps peuvent permettre aux salariés de disposer de temps rémunérés qu'ils pourront consacrer ultérieurement à la réalisation de projets personnels ou utiliser pour se constituer un complément d’épargne salariale.

Ce compte a pour objectifs principaux :

  • De se ménager une certaine souplesse dans la prise de congés et de jours de repos ;

  • De se constituer une épargne temps permettant de financer, en totalité ou partie, un congé légal non rémunéré pour convenance personnelle ;

  • De faire face à certains évènements de la vie.

La Direction rappelle que le dispositif du compte épargne temps n’a pas vocation à se substituer à la prise effective des jours de congés et de repos et ne doit pas être considéré comme un outil de capitalisation.

Le présent accord est conclu dans le cadre des dispositions de l’article L2232-1 et suivants du Code du travail, relatif aux conditions de négociation et de conclusion des conventions et accords collectifs de travail, ainsi que des articles L3151-1 et suivants du Code du travail, relatifs au compte épargne temps.

L’Association ACCUEIL ET FAMILLE compte dans son effectif deux délégués syndicaux, avec lesquels la négociation a eu lieu.

Le mandat confié aux délégués syndicaux ne fait mention d’aucune exclusion quant à la nature des accords d’entreprise qu’ils sont habilités à conclure.

La négociation a été conduite dans le cadre des dispositions des articles L2232-12 et suivants du Code du travail.

Le présent accord a été conclu au terme de deux réunions de négociation, entre la Direction d’une part, et les délégués syndicaux d’autre part, assistés par les services des syndicats les ayant désignés.

De la commune intention des parties, cet accord constitue le seul texte de référence en matière de compte épargne temps, applicable à l’Association, à compter de son entrée en vigueur, à l’exclusion de tout autre.

Le contenu du présent accord ne relève pas, pour l’essentiel, des matières mentionnées aux articles L2253-1 et L2253-2 du Code du travail. Ainsi, l’accord d’entreprise prévaut sur la convention de branche ou l’accord couvrant un champ territorial ou professionnel plus large et ayant le même objet, à l’exclusion des matières relevant du bloc 1 des compétences de négociation.

Les parties s’accordent sur le fait que le dispositif prévu par le présent accord constitue un tout indivisible, qui ne saurait être mis en œuvre de manière fractionnée, ou faire l’objet d’une dénonciation partielle.




























Article 1 – Objet

Un compte épargne temps (CET) est instauré dans le cadre des articles L3151-1 et suivants du Code du travail.


Article 2 – Salaries Concernés

Tous les salariés ayant au moins 12 mois d’ancienneté peuvent ouvrir un compte épargne temps.

Chaque compte est donc individuel et fonctionne de manière autonome. Le salarié décide des éléments, préalablement listés dans l’accord, qu’il souhaite y affecter et décide, dans le respect des possibilités offertes par ce même accord, de l’usage qu’il souhaite en faire.


Article 3 – Ouverture et tenue du compte

Le CET est ouvert sur simple demande individuelle du salarié, écrite, datée et signée dont le modèle est annexé au présent accord (Annexe 1). Afin d’assurer une bonne gestion des comptes, les parties conviennent que les ouvertures de compte seront possibles à deux périodes de l’année, au mois de mai ou au mois de novembre chaque année.

Tout salarié éligible souhaitant affecter des droits à son compte devra en aviser la Direction, par le biais d’un formulaire remis en main propre (Annexe 2), au plus tard le 31 mai. Les parties conviennent d’une seule affectation par année civile.

A cette occasion, le salarié précisera la nature et le quantum des droits qu’il souhaite affecter à son compte épargne temps.

Un compte individuel, récapitulant les droits transférés au compte, est communiqué chaque année à chaque salarié concerné (Annexe 3).


Article 4 – Alimentation du compte en temps
Chaque salarié peut affecter à son compte la totalité ou seulement certains des éléments ci-après :

  • Jours de repos accordés aux cadres autonomes en forfait jours ;

  • Jours de congés supplémentaires accordés au titre de l’ancienneté, tels que résultant de la convention collective applicable ;

  • Jours de congés payés annuels excédant les 4 premières semaines de congés légaux, c’est-à-dire ceux dépassant 24 jours ouvrables ;

  • Heures acquises au titre du repos compensateur de remplacement, au terme de la période de référence d’aménagement du temps de travail ;

  • Heures acquises au titre de la contrepartie obligatoire en repos.


Article 5 – Plafonds du compte épargne temps

5.1. Plafond annuel
Le nombre de jours porté au compte à l’initiative du salarié est plafonné à 10 jours par an.


5.2. Plafond global

Afin de limiter les risques liés à l’évolution du passif social, le nombre maximum de jours épargnés par le salarié ne peut excéder 30 jours.

Dès lors que ces limites seront atteintes, aucune nouvelle alimentation ne pourra intervenir avant que tout ou partie des droits épargnés aient été utilisés afin que leur valeur soit réduite en deçà du plafond fixé.


Article 6 – Valorisation des éléments versés dans le CET

Les temps affectés dans le CET sont, dès leur transfert, valorisés en équivalent monétaire sur la base de la rémunération perçue par le salarié à cette date.


Article 7 – Utilisation du CET
7.1 Utilisation des droits inscrits au CET

En application des dispositions de l’article 6, les droits sont affectés sous une forme monétaire.

Son utilisation se réalisera donc sous une forme monétaire, selon le salaire applicable à ce moment-là.
7.2 Indemnisation de congés

Le CET ne peut être utilisé que pour indemniser les congés définis ci-après :

7.2.1Congés de fin de carrière

Les droits affectés au CET et non utilisés en cours de carrière peuvent permettre au salarié d’anticiper son départ à la retraite, ou bien le cas échéant, de réduire sa durée de travail au cours d’une préretraite progressive.

L’employeur qui envisage la mise à la retraite d’un salarié ayant des droits inscrits à son compte est tenu de notifier celle-ci avec un délai de préavis suffisant pour lui permettre de liquider la totalité de ses droits.

Ce délai est au moins égal à la durée conventionnelle du préavis à laquelle s’ajoute la durée totale nécessaire pour la prise du congé de fin de carrière.

Le salarié qui envisage de partir volontairement à la retraite doit le notifier à l’employeur dans un délai au moins égal à la durée conventionnelle du préavis à laquelle s’ajoute la durée totale nécessaire pour la prise du congé de fin de carrière.

Pour l’application du présent article, les droits inscrits au CET, sous forme monétaire dès leur inscription, seront valorisés en temps comme suit :

  • Pour les salariés dont l’organisation du travail décomptée en heures :

Nombre heures = Montant affecté au CET / taux horaire de base du salarié (au jour de l’utilisation)


  • Dans l’hypothèse où le salarié serait soumis à un décompte de la durée du travail en jours ou en l’absence de référence horaire (assistants familiaux), les droits inscrits au CET seront valorisés à l’aide de la formule de calcul suivante :

Nombre de jours = Montant affecté au CET / salaire journalier de référence (au jour de l’utilisation)


En cas de préretraite progressive d’un salarié ayant des droits inscrits à son compte, un accord entre l’employeur et le salarié déterminera les modalités d’imputation des droits inscrits au CET sur le temps de travail prévu pendant la préretraite. Dans le cas où la réduction de l’horaire de travail à zéro pendant toute la durée de la préretraite progressive ne permet pas la liquidation intégrale des droits, le reliquat du congé de fin de carrière sera soldé au terme de la préretraite.


7.2.2. Autres congés

Les droits affectés au CET peuvent être utilisés en cours de carrière pour indemniser en tout ou partie les congés suivants :

  • Un congé parental d'éducation,
  • Un congé pour création d'entreprise ou la reprise d’une entreprise ou pour participer à la direction d’une jeune entreprise innovante,
  • Un congé sabbatique,
  • Un congé de solidarité internationale,
  • Un congé sans solde,
  • Un congé de solidarité familiale ou de proche aidant,
  • Un congé pour enfant malade ou de présence parentale,
  • Une période de formation en dehors du temps de travail.

De plus, le salarié pourra mobiliser les droits inscrits au CET pour couvrir tout ou partie du préavis de démission, sous réserve de l’autorisation de la Direction.

Ces congés sont pris dans les conditions et selon les modalités prévues par la loi ou par la convention collective applicable.

Leur indemnisation sera réalisée selon les droits inscrits au CET, en fonction de la rémunération du salarié au jour de la prises de ces congés.


7.3 Monétisation des droits épargnés

Le salarié a la possibilité de demander le déblocage sous forme monétaire des droits acquis au CET sur justificatif dans les cas suivants :

  • Mariage ou PACS,
  • Naissance ou arrivée au foyer d’un enfant en vue de son adoption,
  • Divorce, séparation ou dissolution d’un PACS,
  • Décès du conjoint ou du cosignataire du PACS ou d’un enfant,
  • Invalidité totale ou partielle du salarié reconnue par la Sécurité Sociale,
  • Invalidité du conjoint / cosignataire du PACS reconnue par la Sécurité Sociale,
  • Surendettement du salarié sur demande adressée par le Président de la Commission de Surendettement ou par le juge.





7.4 Compensation de réduction de salaire

Les droits capitalisés dans le CET peuvent être utilisés pour compenser une réduction de rémunération consécutive à un passage à temps partiel, une maladie, un accident ou un handicap grave d’un enfant à charge. Cette modalité d’utilisation des droits ne doit pas conduire à ce que la rémunération mensuelle du salarié soit supérieure à celle qu’il percevait en moyenne au cours des 12 mois précédant la réduction de salaire.


7.5 Procédure applicable

Lorsque le salarié souhaite utiliser les droits qu’il a capitalisés pour financer un congé visé par les dispositions précédentes, il doit adresser sa demande de déblocage à la Direction en même temps que la demande du congé, en respectant les délais légaux et/ou conventionnels spécifiques à chaque congé.

Il doit, pour ce faire, utiliser les imprimés mis à sa disposition en mentionnant le volume des droits à débloquer (Annexe 4).

A réception de la demande, la Direction s’assurera que les droits capitalisés sur le CET permettent de répondre favorablement à la demande du salarié.

Lorsque la nature du congé subordonne le départ à une autorisation de l’employeur, le salarié devra en faire la demande par écrit selon les délais en vigueur propres à chaque congé.

Lorsque le salarié souhaite utiliser les droits qu’il a capitalisés pour compenser une baisse de salaire, il doit en faire la demande à la Direction au plus tard un mois avant la prise d’effet de cette réduction en lui adressant un courrier et en mentionnant précisément le volume des droits qu’il souhaite liquider.

La réduction de la durée du travail fait l’objet d’un avenant conclu entre la direction et le salarié.


Article 8 – Prise de congés

8.1. Situation du salarié en congé

Les congés pris selon les modalités indiquées à l’article 7.2 sont indemnisés au taux du salaire mensuel de base en vigueur au moment du départ en congé.

A l’égard des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu, l’indemnité versée au salarié détient la nature de salaire.

Le nom du congé indemnisé, sa durée au titre du mois considéré et le montant de l’indemnité correspondante sont indiqués sur le bulletin de paie remis au salarié à l’échéance habituelle.

Lorsque la durée du congé est supérieure à la durée indemnisable, le paiement est interrompu après consommation intégrale des droits.

L’utilisation de la totalité des droits inscrits au CET n’entraîne la clôture de ce dernier que s’ils ont été consommés au titre d’un congé de fin de carrière.

8.2. Statut du salarié en congé

Pendant toute la durée du congé, les obligations contractuelles autres que celles liées à la fourniture du travail subsistent, sauf dispositions législatives ou conventionnelles contraires.

Le maintien des garanties de prévoyance et de frais de santé est régi par les dispositions conventionnelles ou de la décision unilatérale de l’employeur ayant institué lesdits régimes.


8.3. Fin du congé

A l’issue du congé, le salarié reprend son précédent emploi ou un emploi similaire dans l’Association, assorti d’une rémunération au moins équivalente à celle qu’il percevait au moment du départ en congé.

A l’issue d’un congé de fin de carrière, le CET est définitivement clos à la date de rupture du contrat de travail.

En cas de retour anticipé selon les conditions de fond et de forme prescrites par les dispositions légales et/ou conventionnelles, les droits acquis non utilisés sur le CET sont conservés.


Article 9 – Clôture des comptes individuels

Les droits acquis peuvent être, au choix du salarié, transmis en totalité dans la nouvelle entreprise si cette dernière dispose d’un CET et au moyen d’un accord tripartite, ou versés avec le solde de tout compte.

Les salariés concernés peuvent donc prétendre au versement d’une indemnité correspondant à la conversion monétaire de l’ensemble des droits acquis.

En cas de rupture du contrat de travail, le salarié peut :

  • Percevoir une indemnité correspondant au solde du compte. Cette indemnité est soumise à cotisations de sécurité sociale, CSG et CRDS.

  • Demander, en accord avec l’employeur, à ce que ses droits, convertis en unité monétaire, soient consignés auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations. Le transfert est opéré par l’employeur, accompagné de la demande écrite du salarié et d’une déclaration de consignation renseignée par l’employeur. Un récépissé de la déclaration lui est remis et il devra en informer le salarié. Les sommes consignées sont rémunérées dans les conditions fixées à l’article L518-23 du Code monétaire et financier et soumises à la prescription trentenaire. Le déblocage des droits consignés peut intervenir :

  • A la demande du salarié bénéficiaire, par le transfert de tout ou partie des sommes consignées sur le CET dont dispose le salarié auprès de son nouvel employeur, dans les conditions prévues par l’accord collectif ayant institué le CET.

  • A la demande du salarié bénéficiaire ou de ses ayants droit, par le paiement à tout moment, de tout ou partie des sommes consignées.

L’employeur ne peut refuser de débloquer le CET d’un salarié licencié pour faute lourde en compensation d’une future créance indemnitaire née de cette faute.


Article 10 – Assurance
Les droits capitalisés dans le CET sont garantis par l’Assurance de Garantie des Salaires (AGS) dans la limite des plafonds fixés à l’article D 3253-5 du Code du travail.


Article 11 – Liquidation automatique pour dépassement de plafond

Lorsque la valeur monétaire des droits capitalisés par le salarié dépassera le plafond visé à l’article 5, le salarié percevra une indemnité correspondant à la conversion monétaire des droits excédant ledit plafond.


Article 12 – Durée et entrée en vigueur

Le présent accord entrera en vigueur le 01/06/2024.

Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Il ne cessera donc pas au terme du délai de 5 ans prévu à l’article L2222-4 du Code du travail.


Article 13 – Dénonciation, révision
13.1 Dénonciation de l’accord

Le présent accord pourra être dénoncé par l’une ou l’autre des parties signataires, ou par toute personne ou organe habilité par le Code du travail.

Cette dénonciation doit être notifiée par son auteur, par lettre recommandée avec accusé de réception, à l’autre signataire de l’accord.

La durée du préavis en cas de dénonciation est fixée à trois mois.

La dénonciation devra également donner lieu à dépôt auprès de la DREETS, conformément aux dispositions de l’article L2231-6 du Code du Travail.

La dénonciation doit être totale.

En cas de dénonciation, une nouvelle négociation doit s’engager, à la demande de l’une des parties intéressées, dans les trois mois qui suivent le début du préavis susmentionné.

Pour le surplus, il sera fait application des dispositions légales en vigueur prévues aux articles L2261-9 et suivants du Code du travail.


13.2 Révision de l’accord

Le présent accord pourra, le cas échéant, être révisé conformément aux dispositions de droit commun de l’article L 2261-7-1 du Code du Travail. A défaut d’organisations syndicales représentatives dans le champ d’application de l’accord, il pourra être révisé conformément aux dispositions légales en vigueur au moment de la révision.

L’avenant de révision devra être conclu conformément aux règles de droit commun de conclusion des conventions et accords collectifs de travail.

Toute demande de révision, obligatoirement accompagnée d’une proposition de rédaction nouvelle, sera notifiée par lettre recommandée avec AR à l’autre partie.

Le plus rapidement possible, et au plus tard dans un délai de deux mois à compter de l’envoi de cette demande de révision, les parties devront fixer une première réunion en vue de la conclusion éventuelle d’un avenant de révision.

L’avenant portant révision de tout ou partie de l’accord collectif se substituera de plein droit aux stipulations de l’accord qu’il modifie. Il est opposable dès son dépôt.


Article 14 – Suivi de l’accord
Afin d’assurer le parfait suivi de l’accord, les parties ont décidé d’instituer une commission de suivi.

Elle sera composée des personnes suivantes :

  • L’employeur ou son représentant ;

  • Les représentants du personnel élus titulaires, le cas échéant le/les délégués syndicaux, ou à défaut, le salarié le plus ancien.

Les membres de cette commission se réuniront une fois par an, ou à tout moment, à la demande de l’une des parties signataires. La convocation sera établie par l’employeur et remise en main propre aux membres, en observant un délai de prévenance de 15 jours.

La commission sera présidée par l’employeur ou son représentant. Un de ses membres sera désigné en début de séance, afin d’occuper la fonction de secrétaire. Un procès-verbal sera établi à l’issue de la réunion.


Article 15 – Clause de rendez-vous

En cas de modification substantielle des dispositions légales ou réglementaires relatives aux modalités d’organisation du temps de travail ou susceptibles d’avoir une incidence sur le contenu du présent accord, les parties signataires de l'accord se réuniront, à l'initiative de la partie la plus diligente, dans un délai de deux mois, afin d'examiner les aménagements à apporter au présent accord.


Article 16 – Dépôt et publicité de l’accord

Le présent accord sera déposé par L’Association ACCUEIL ET FAMILLE sur la plateforme TéléAccords, accessible à l’adresse suivante : https://www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr.

Le dépôt sera accompagné des pièces suivantes :
  • La version de l’accord signée des parties ;
  • La copie du courrier de notification du texte aux organisations syndicales représentatives ;
  • La version de l’accord ne comportant pas les noms et prénoms des négociateurs.

Un exemplaire sera adressé au greffe du Conseil de Prud'hommes territorialement compétent.

Par ailleurs, l’accord anonymisé sera communiqué à la CPPNI de la branche, par email : depot.accord.66@gmail.com (CPPNI CCN66, Nexem, 14 rue de la Tombe-Issoire, 75014 PARIS).

Le présent accord fera l’objet d’une publicité dans la base de données nationale relative aux accords collectifs. Les parties ont convenu que cette publicité sera réalisée sans restriction.




Fait à TOULOUSE, le 24/05/2024

Signé en 3 exemplaires originaux


Pour L’Association ACCUEIL ET FAMILLE
M. XX - Directeur





Pour le syndicat F.O.

Madame XX Déléguée syndicale






Pour le syndicat C.G.T.

Madame XX., Déléguée syndicale












ANNEXES























































ANNEXE 1 – DEMANDE D’OUVERTURE D’UN COMPTE INDIVIDUEL D’ÉPARGNE TEMPS

Nom : ………..
Prénom : …….
Poste : ………..

Je demande, par la présente, l’ouverture d’un compte individuel d’épargne temps, en application de l’accord d’entreprise en vigueur, relatif à la mise en place d’un compte épargne temps.
Fait à ……………
Le xx/xx/xxxx


M…………… (signature)

ANNEXE 2 – FORMULAIRE D’AFFECTATION DE DROITS AU COMPTE EPARGNE TEMPS

Nom : ………..
Prénom : …….
Poste : ………..
N° du compte : ………..

Repos à transférer (cocher la case) :
Jours de repos accordés aux cadres autonomes en forfait jours
  • Nombre : …………
Jours de congé supplémentaires accordés au titre de l’ancienneté, tels que résultant de la convention collective
  • Nombre : …………
Jours de congés payés (au-delà du congé principal de 4 semaines)
  • Nombre : …………
Heures de contrepartie obligatoire en repos
  • Nombre : ………

Heures acquises au titre du repos compensateur de remplacement, au terme de la période de référence d’aménagement du temps de travail 
  • Nombre : ………


Fait à ………………….., le xx/xx/xxxx


M………………. (signature)
ANNEXE 3 – SYNTHÈSE ANNUELLE DU COMPTE ÉPARGNE TEMPS

Nom : ……………
Prénom : ……….
N° compte : …………..

En application de l’accord sur l’épargne temps en vigueur, nous vous précisons par la présente que le solde de votre compte individuel d’épargne temps, est à la date du xx/xx/xxxx, de :

xxxxx €


Nous vous rappelons que si vous souhaitez affecter des temps à votre compte, il vous appartient de nous en informer avant le 31 mai, faute de quoi nous ne pourrons prendre en compte votre demande pour cette année.
Veuillez agréer, M……………, l’expression de nos salutations distinguées.

M……………….. – fonction



ANNEXE 4 – FORMULAIRE D’UTILISATION DU COMPTE ÉPARGNE TEMPS

Nom : ………..
Prénom : …….
Poste : ………..
N° du compte : ………..

Cas d’utilisation : (cocher la case)
Congé de fin de carrière
Autre congé (congé parental d’éducation / congé pour création d’entreprise ou reprise d’une entreprise ou participation à une jeune entreprise innovante / congé sabbatique / congé de solidarité internationale / congé sans solde / congé de solidarité familiale ou proche aidant / congé pour enfant malade ou de présence parentale / période de formation en dehors du temps de travail)
Montant mobilisé : xxx €, correspondant à xx jours
Déblocage anticipé – Cas :
  • Mariage ou PACS,
  • Naissance ou arrivée au foyer d’un enfant en vue de son adoption,
  • Divorce, séparation ou dissolution d’un PACS,
  • Décès du conjoint ou du cosignataire du PACS ou d’un enfant,
  • Invalidité totale ou partielle du salarié reconnue par la Sécurité Sociale,
  • Invalidité du conjoint / cosignataire du PACS reconnue par la Sécurité Sociale,
  • Surendettement du salarié sur demande adressée par le Président de la Commission de Surendettement ou par le juge.

Montant mobilisé : xxx €, correspondant à xx jours
Compensation de réduction de salaire 
Montant mobilisé : xxx €, correspondant à xx jours

M…………………
Salarié

La Direction – M………………………

Avis

Favorable
Défavorable

Mise à jour : 2025-01-08

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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