Accord collectif sur la négociation collective obligatoire portant sur les rémunérations
Entre les soussignés :
ALTER Cités, Société anonyme d’économie mixte, au capital de 3 520 017,60 euros, immatriculée au Registre du commerce et des sociétés d’Angers sous le numéro 058 201 526, dont le siège social est situé 48 C, Boulevard Foch à Angers (49100), représentée par Monsieur X, Directeur Général,
ALTER Public, Société publique locale au capital de 400 000,00 euros, immatriculée au Registre du commerce et des sociétés d’Angers sous le numéro 528 848 153, dont le siège social est situé 48 C, Boulevard Foch à Angers (49100), représentée par Monsieur X, Directeur Général,
ALTER Services, Société publique locale au capital de 4 750 327,00 euros, immatriculée au Registre du commerce et des sociétés d’Angers sous le numéro 528 810 393, dont le siège social est situé 7, Esplanade de la Gare à Angers (49100), représentée par Monsieur X, Directeur Général Délégué,
ALTER Eco, Société anonyme d’économie mixte, au capital de 14 240 100,00 euros, immatriculée au Registre du commerce et des sociétés d’Angers sous le numéro 481 947 661, dont le siège social est situé 48 C, Boulevard Foch à Angers (49100), représentée par Monsieur X, Directeur Général Délégué,
ALTER Energies, Société anonyme d’économie mixte, au capital de 12 598 550,00 euros, immatriculée au Registre du commerce et des sociétés d’Angers sous le numéro 519 904 676, dont le siège social est situé 48 C, Boulevard Foch à Angers (49100), représentée par Monsieur X, Directeur Général Délégué,
ALTER GIE, Groupement d’Intérêt Economique immatriculé au Registre du commerce et des sociétés d’Angers sous le numéro 538 383 787, dont le siège social est situé 7, Esplanade de la Gare à Angers (49100), représenté par Monsieur X, Président Administrateur,
ALTER GE, Groupement d’employeurs, association loi 1901, immatriculée au répertoire national des associations, sous le numéro 928 175 116, dont le siège social est situé au 48C Boulevard Foch à Angers (49100)
Composant ensemble l’
Unité Economique et Sociale (UES) ALTER,
D’UNE PART
ET
Le
syndicat CFDT,
représenté par Madame Y, déléguée syndicale
D’AUTRE PART,
APRES AVOIR RAPPELE CE QUI SUIT
La négociation annuelle obligatoire, prévue par l’article L. 2242-1 à L. 2242-14 du Code du travail, pour l’année 2026 vient de se terminer. Pour mémoire, il est rappelé que la déléguée syndicale a été invitée par la société le 08 avril 2026, par lettre remise en main propre contre décharge, à faire connaître le nom des salariés de l’entreprise qui composeront la délégation syndicale. Le 9 avril 2026, cette dernière a alors informé la société que la délégation syndicale serait composée de M. W, Mme Z (membre CSE suite à une demande du CSE dûment accepté par Mme y et la Direction) et elle-même en sa qualité de déléguée syndicale. La société a alors convoqué la délégation syndicale à une première réunion qui s’est tenue le 18 mai 2026 pour fixer, par accord, les modalités de la négociation collective à savoir :
lieu et calendrier des réunions,
informations qui seront remises à la délégation syndicale pour servir de base à la négociation ainsi que la date de leur remise.
Dans cette convocation, la société informait la délégation syndicale des thèmes de cette négociation, à savoir :
les salaires effectifs ;
le suivi de la mise en œuvre des mesures visant à supprimer les écarts de rémunération et les différences de déroulement de carrière entre les femmes et les hommes.
Selon l’accord du 17 mai 2021 fixant l’agenda sociale, les autres thèmes de négociations obligatoires seront vus à des périodicités différentes. Le 18 mai 2026, la société a remis à la délégation syndicale les informations nécessaires à la négociation collective et a convoqué la délégation syndicale à une deuxième réunion fixée le 29 mai 2026. La société a convoqué la délégation syndicale à une troisième réunion fixée le 09 juin 2026. Le 29 mai 2026, la délégation syndicale a remis à la société des réclamations, au nombre de 5, au nom de l’ensemble du personnel concernant la négociation engagée, à savoir : Réclamation n° 1 : Avoir une enveloppe globale d’augmentation générale de 2.5% de la masse salariale, attribuée de manière différentes selon les rémunérations brutes de base mensuelles équivalent temps plein. Réclamation n° 2 : Avoir une enveloppe pour les augmentations individuelles de 1.5% minimum. Réclamation n° 3 : Avoir une enveloppe spécifique pour remonter les salaires des personnes qui sont proches du SMIC (jusqu’à +7%), selon les mêmes modalités que l’année passée. Réclamation n° 4 : Avoir une réévaluation de la prime vacances en passant de 10% à 12% de l’indemnités de congés payés en gardant le même mode de répartition. Réclamation n° 5 : Demande à pouvoir bénéficier sur 2026 d’une prime partage de la valeur du même montant qu’en 2025.
Le présent accord collectif est conclu en application des articles L. 2221-1 et suivants du Code du travail, notamment des articles L. 2232-11 et suivants concernant la négociation collective d’entreprise, tout spécialement des articles L. 2241-1 à L. 2241-2 du Code du travail et L. 2242-1 à L. 2242-14 du Code du travail qui concernent la négociation annuelle obligatoire. Il est conclu à l’issue de celle-ci.
Article 1er - Champ d’application
Le présent accord concerne l’ensemble des salariés en CDD et CDI (hors alternance dont les salaires sont indexés selon la grille SYNTEC ou en pourcentage du SMIC).
Article 2ème – Durée
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de douze mois, correspondant à l’exercice social de la société, pour laquelle sont établies les prévisions économiques, à savoir pour la période du 01er juillet 2026 au 30 juin 2027
.
A cette dernière date, il prendra fin automatiquement, sans se transformer en accord à durée indéterminée, en raison de l’obligation de négocier un nouvel accord et du rattachement des avantages ci-après aux objectifs économiques de la période pendant laquelle il produira effet. Le présent accord annule et remplace tout accord antérieur.
Article 3ème - Objet
L’objet du présent accord est relatif à :
la fixation des salaires effectifs,
le suivi de la mise en œuvre des mesures visant à supprimer les écarts de rémunération et les différences de déroulement de carrière entre les femmes et les hommes.
L’ensemble des avantages et normes constitue un tout indivisible, ceux-ci ayant été consentis les uns en contrepartie des autres. La comparaison entre le présent accord et les avantages et la Convention collective nationale de la profession se feront, de ce fait, globalement sur l’ensemble des avantages portant sur les mêmes objets ainsi que sur l’ensemble des salaires.
Article 4ème - Salaires effectifs
La société a indiqué avoir bien pris acte de l’ensemble des réclamations portant sur les salaires à savoir :
Avoir une augmentation générale répartie avec un pourcentage différent selon son salaire brut mensuel de base en équivalent temps plein, de manière dégressive des plus bas salaires vers les plus hauts salaires.
La Direction n’a pas manqué de rappeler sa volonté de conserver une politique salariale dynamique et son souhait de tenir compte de la variation de l’indice des prix (hors tabac) au 31 décembre de l’année passée à savoir de + 0.8 % sur un an. Malgré tout, la Direction a conscience de la récente augmentation des prix en lien avec le contexte international. Les parties se sont accordées pour les augmentations suivantes :
Au 01er juillet 2026 :
En enveloppe d’augmentation générale et collective de 1.6% répartie de la manière suivante sur l’ensemble des salaires CDD et CDI (hors alternants) :
Salaire de base brut mensuel en équivalent temps plein Pourcentage d’augmentation attribué sur le salaire de base 1867.02€ à 2500€ 2% 2500.01€ à 3000€ 1.7% 3000.01€ à 3600€ 1.6% 3600.01€ et + 1.5%
Au 01er septembre 2026 (rétroactif au 01er juillet 2026) :
1.2% de la masse salariale sera consacré aux augmentations individuelles qui seront attribuées à la discrétion des responsables de services validées par la Direction Générale, en poursuivant une politique d'augmentation individuelle équitable entre les salariés, fondée sur les compétences et le mérite.
Cela signifie donc que cette augmentation individuelle non obligatoire et par essence variable qui relève du pouvoir discrétionnaire du manager et de la Direction générale, seul juge de son montant et de ses conditions d’attributions, sans qu’elle puisse être considérée comme discriminatoire. Pour autant, la Direction veillera à ce que leur décision repose sur des éléments factuels, tangibles et appréciables.
Au 01er juillet 2026, pour respecter la demande de la délégation syndicale et parce que la Direction a également à cœur d’avoir des rémunérations justes par rapport aux postes et à l’ancienneté, il sera fait une augmentation forfaitaire pour tous les salaires inférieurs ou égaux à 2000€ brut mensuel (CDD et CDI hors alternance) correspondant au SMIC +7% arrondi à la dizaine supérieure, de la manière suivante :
20€ brut mensuel pour les CDD/CDI hors alternance ayant au moins 6 d’anciennté et moins de 2 ans d’ancienneté et qui ont un salaire brut de base équivalent temps plein entre 1867.02€ et 2000€
30€ brut mensuel pour les CDD/CDI hors alternance ayant plus de 2 ans d’ancienneté et qui ont un salaire brut de base équivalent temps plein entre 1867.02€ et 2000€
La Direction souhaite également poursuivre le versement de la Prime Partage de la Valeur comme les années passées à hauteur de 977€ net maximum par salarié. La Direction précise le montant en net car selon l’effectif des sociétés (<50 salariés ou >50 salariés) , les salariés peuvent être ou non soumis à charges et impoosition sur le revenu, la société souhaitant que tous les salariés de l’UES perçoivent le même montant, le montant brut pourra être différent, pour les raisons évoquées ci-dessus.
Mais la Direction souhaite confirmer cet engagement sur la PPV en septembre à la lecture des résultats prévisionnels du premier semestre 2026, pour être certaines que la société soit en capacité de verser cette somme, ce qui semble probable à ce jour. Les modalités d’attribution de cette prime seront fixées dans le cadre d’une décision unilatérale prise après les NAO, sur une réunion de CSE en présence de la délégation syndicale.
La Direction répond favorablement à l’augmentation de la prime de vacances qui est conventionnelle en passant le prime de 10% de l’indemnité de congés payés (elle même égale à 10% de la base brut annuel de congés payés) à 12% de l’indemnité de congés payés. Ceci s’appliquera à compter de la prime 2026 versée en septembre 2026.
En conclusion, pour l’année 2026, la Direction a décidé de consentir une enveloppe globale de 2.8% de la masse salariale, plus la réévaluation de la prime vacances, la réévaluation pour les salariés « proches » du SMIC.
Article 5ème – Mise en œuvre des mesures visant à supprimer les écarts de rémunération et les différences de déroulement de carrière entre les femmes et les hommes
Il est précisé que sur le thème relatif à la mise en œuvre des mesures visant à supprimer les différences entre les hommes et les femmes, les parties étaient d’accord sur le fait qu’aucune mesure n’était nécessaire.
Article 6ème – Notification
La Direction procèdera par courrier à la notification prévue par l’article L. 2231-5 du Code du travail à l’ensemble des organisations syndicales représentatives au sein de la société.
Article 7ème – Dépôt et publicité de l’accord collectif d’entreprise
Le présent accord sera déposé auprès de la DREETS d’ANGERS sur la plateforme en ligne TéléAccords et auprès du Conseil des prud’hommes d’ANGERS. Les Parties rappellent que, dans un acte distinct du présent accord, elles pourront convenir qu’une partie du présent accord ne fera pas l’objet de la publication prévue à l’article L 2231-5-1 du Code du travail. En outre, l'employeur peut occulter les éléments portant atteinte aux intérêts stratégiques de l'entreprise. A défaut, le présent accord sera publié dans une version intégrale.
Article 8ème – Information
En application de l’article R. 2262-2 du Code du travail, la société procurera un exemplaire de cet accord aux représentants du personnel.
Article 9ème – Communication
Le présent accord sera diffusé dans l’entreprise sous forme d’une information complète, assurée par des représentants de la direction.
En application de l’article R 2262-3 du Code du travail, un exemplaire du présent accord sera tenu à la disposition du personnel, un avis étant affiché.
Un exemplaire en sera remis à chacun des signataires, les syndicats, le secrétaire du comité social et économique. Mention de son existence sera faite sur le tableau d’affichage de la Direction.
À Angers, le 10 juin 2026
En 4 exemplaires originaux dont :1 pour la DREETS, 1 pour le greffe du Conseil des Prud’hommes, 1 pour la société 1 pour la déléguée syndicale