ACCORD COLLECTIF RELATIF AU DROIT A LA DECONNEXION
ENTRE LES SOUSSIGNES :
L’ASSOCIATION ALTHÉA – Siret : 781 732 979 00146
Située au 30 rue Jean Leclaire – 24200 SARLAT LA CANEDA
d’une part,
ET
Les organisations syndicales :
CFE/CGC,
CFDT,
d’autre part,
PREAMBULE
Les signataires se sont réunis pour définir les modalités d’exercice par les salariés de leur droit à la déconnexion. Ils réaffirment l’importance d’un nécessaire respect des temps de repos et de congé ainsi que de l’équilibre entre vie privée et familiale et vie professionnelle notamment par un usage adapté des outils informatiques. Il y a lieu d’entendre par :
Droit à la déconnexion : le droit pour le salarié de ne pas être connecté à ses outils numériques en dehors de son temps de travail ;
Outils numériques : outils numériques physiques (ordinateurs, tablettes, smartphones, réseaux filaires etc.) et dématérialisés (logiciels, connexions sans fil, messagerie électronique, internet/extranet etc.) qui permettent d’être joignable à distance ;
Temps de travail : horaires de travail du salarié durant lesquels il est à la disposition de son employeur et comprenant les heures normales de travail du salarié et les heures supplémentaires, à l’exclusion des temps de repos quotidien et hebdomadaire, des congés payés, des congés exceptionnels, des jours fériés et des jours de repos.
Titre I – MISE EN PLACE SUR LE DROIT À LA DECONNEXION
Champ d’application
Le présent accord s’applique à l’ensemble du personnel.
Lutte contre la surcharge informationnelle liée à l’utilisation de la messagerie électronique
Afin d’éviter la surcharge informationnelle, il est nécessaire pour tous les salariés de :
S’interroger sur la pertinence de l’utilisation de la messagerie électronique professionnelle par rapport aux autres outils de communication disponibles ;
S’interroger sur la pertinence des destinataires du courriel ;
Utiliser avec modération les fonctions « CC » ou « Cci » ;
S’interroger sur la pertinence des fichiers à joindre aux courriels ;
Éviter l’envoi de fichiers trop volumineux ;
Indiquer un objet précis permettant au destinataire d’identifier immédiatement le contenu du courriel.
Lutte contre le stress lié à l’utilisation des outils numériques
Afin d’éviter le stress lié à l’utilisation des outils numériques, il est également nécessaire pour tous les salariés de :
S’assurer sur le moment opportun pour envoyer un courriel / SMS ou appeler un collaborateur sur son téléphone ;
Ne pas solliciter de réponse immédiate si ce n’est pas nécessaire ;
Définir un message automatique en cas d’absence sur la messagerie électronique et indiquer les coordonnées d’une personne à joindre en cas d’urgence ;
Privilégier les envois différés lors de la rédaction d’un courriel en dehors des horaires de travail.
Droit à la déconnexion en dehors du temps de travail effectif
Les périodes de repos, congé et suspension du contrat de travail doivent être respectées par l’ensemble des acteurs de l’entreprise.
L’encadrement s’engage, dans la mesure du possible et sauf urgence avérée (par exemple : un positionnement le jour de la reprise), à ne pas contacter les salariés en dehors des jours de travail tels que définis sur les plannings théoriques.
L’usage de la messagerie électronique ou du téléphone en dehors des jours de travail doit être justifié par la gravité, l’urgence et / ou l’importance du sujet en cause. Dans toutes les circonstances, l’usage du téléphone doit être un dernier recours.
Dans le cadre des entretiens annuels, un bilan sera fait pour examiner les modalités d’organisation du temps de travail.
Aucun salarié ne peut être sanctionné ou pénalisé dans son évolution de carrière, au seul motif qu’il ne répond pas à une sollicitation professionnelle en dehors du temps de travail effectif.
Bilan annuel sur l’usage des outils numériques
L’entreprise s’engage à proposer, sur la base du volontariat, un bilan annuel de l’usage des outils numériques professionnels dans l’entreprise.
Dans le cas où ce bilan ferait apparaître des difficultés identifiées, l’entreprise s’engage à mettre en œuvre toutes les actions de préventions et toutes les mesures, coercitives ou non, pour mettre fin au risque.
Il sera communiqué à l’ensemble des institutions représentatives du personnel de l’association.
Astreinte
Une astreinte est assurée par l’encadrement. Elle a pour but de répondre à des situations d’urgences ou exceptionnelles (exemple : situation d’accident du travail ou évènement sérieux survenant dans l’accompagnement d’un usager et nécessitant l’avis ou l’intervention du cadre d’astreinte, exemple hospitalisation ou fugue) de la part des salariés. Elle n’est en aucun là pour traiter des demandes ordinaires qui doivent se faire sur les temps d’ouverture.
Titre II – DISPOSITIONS FINALES
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de deux ans. Il est applicable à compter du 1er jour du mois civil suivant sa date de dépôt à la direction du travail, et il se substitue à tout autre usage, pratique ou notes internes.
Le présent accord pourra faire l'objet de révision par l'employeur et les signataires du présent accord, conformément aux dispositions légales.
Toute demande de révision, obligatoirement accompagnée d'une proposition de rédaction nouvelle, sera notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception à chacune des autres parties signataires. Le plus rapidement possible et, au plus tard, dans un délai de 3 mois à partir de l'envoi de cette lettre, les parties devront s'être rencontrées en vue de la conclusion éventuelle d'un avenant de révision.
Les dispositions, objet de la demande de révision, resteront en vigueur jusqu'à la conclusion d'un tel avenant.
En outre, en cas d'évolution législative ou conventionnelle susceptible de remettre en cause tout ou partie des dispositions du présent accord, les parties signataires conviennent de se réunir à nouveau, dans un délai de 3 mois après la publication de ces textes, afin d'adapter lesdites dispositions.
Le présent accord sera établi en un nombre suffisant d'exemplaires pour remise à chacune des parties signataires et sera porté à l’affichage sur les panneaux prévus à cet effet.
Il sera déposé une version sur support électronique sur la plateforme téléAccord du Ministère du Travail.
Il sera également remis en un exemplaire au greffe du conseil de prud’hommes de Bergerac.
Le présent accord sera également affiché dans les différents établissements de l’association aux lieux habituels.