La BANQUE POPULAIRE AUVERGNE RHONE ALPES (BP AURA), dont le Siège Social est situé 4 Boulevard Eugène Deruelle 69003 LYON, représentée par X , Directeur Général,
ARTICLE 2 – DON DE JOURS DE REPOS : DEFINITION ET PRINCIPES PAGEREF _Toc485745598 \h 4
2.1. Bénéficiaires des dons PAGEREF _Toc485745599 \h 4
2.2. Donateurs et jours de repos cessibles PAGEREF _Toc485745600 \h 5
ARTICLE 3 – MODALITES DU DON DE JOURS DE REPOS PAGEREF _Toc485745601 \h 5
3.1. Recueil des dons PAGEREF _Toc485745602 \h 5
3.2. Plafonnement des dons PAGEREF _Toc485745603 \h 6
3.3. Modalités de transfert des jours de repos PAGEREF _Toc485745604 \h 6
3.4. Consommation des dons par le bénéficiaire PAGEREF _Toc485745605 \h 6
3.5. Sort des dons non consommés PAGEREF _Toc485745606 \h 7
ARTICLE 4 – ENTREE EN VIGUEUR, DUREE, DENONCIATION ET REVISION DE L’ACCORD PAGEREF _Toc485745607 \h 7
ARTICLE 5 – DEPOT DE L’ACCORD PAGEREF _Toc485745608 \h 7
PREAMBULE La loi du 9 mai 2014 a autorisé le don de jours de congés ou de repos au profit d'un salarié, parent d'un enfant de moins de 20 ans atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants. Le don de jours de repos est un dispositif de cohésion sociale, basé sur les valeurs de solidarité et d’entraide. Il donne la possibilité à un collaborateur d’aider un collègue qui a besoin de temps pour s’occuper de son enfant gravement malade. La Direction de la BP AURA et les organisations syndicales ont souhaité, par le présent accord, promouvoir ce dispositif de solidarité et élargir les dispositions de cette loi afin de l’ouvrir au conjoint du collaborateur. Le don de jours de repos s’appuie sur la solidarité qui s’exprimera entre les collaborateurs, avec le soutien de l’Entreprise qui accompagne ces situations. Les Parties signataires s’engagent à veiller au bon usage des dons qui seront réalisés dans ce cadre. ARTICLE 1 - CHAMP D’APPLICATION
Le présent accord s’applique à l’ensemble des collaborateurs de BP AURA.
ARTICLE 2 – DON DE JOURS DE REPOS : DEFINITION ET PRINCIPES 2.1. Bénéficiaires des dons Tout collaborateur, titulaire d’un CDD ou d’un CDI, dont l’enfant ou l’enfant du conjoint dont ils assument la charge effective (enfant fiscalement à charge) âgé de moins de 20 ans, ou l’enfant de 20 ans ou plus est atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensable une présence soutenue et des soins contraignants pourra demander à bénéficier des jours de repos qui auront fait l’objet d’un don. Le bénéfice du don est également étendu aux collaborateurs dont le conjoint serait gravement malade. Est entendu comme conjoint, la personne partageant le domicile du collaborateur, qu’ils soient mariés, unis par un contrat de PACS ou en situation d’union libre. Un certificat médical détaillé, établi par le médecin qui suit l'enfant ou le conjoint au titre de la maladie, du handicap ou de l'accident, doit attester de la gravité de la pathologie ainsi que du caractère indispensable de la présence et des soins. Au préalable de l’entrée dans le dispositif, le collaborateur devra avoir consommé toutes les possibilités d’absences, c’est-à-dire :
- les JRTT acquis ;
- ses droits éventuellement placés au sein d’un CET ;
- ses jours de congés acquis ;
- les jours de congés exceptionnels enfant(s) malade(s) rémunérés à 100 % et les jours d’hospitalisation, le cas échéant.
2.2. Donateurs et jours de repos cessibles Tout collaborateur titulaire d’un CDI ou d’un CDD, sans condition d’ancienneté, peut effectuer un don sur les jours réellement acquis suivants :
Jours de repos accordés dans le cadre d'un dispositif de réduction du temps de travail (RTT) ;
Jours de récupération non pris ;
Jour de congés payés annuels excédant le 20ème jour de congé ouvré.
Le collaborateur doit être volontaire et peut faire don au maximum de 5 jours par année civile (incluant indistinctement les JRTT, les jours de récupération non pris et les jours de CP tels qu’énumérés ci-dessus). Conformément à la loi, les dons sont anonymes et réalisés sans contrepartie. Pour chaque collaborateur donateur, le don est réalisé en une seule fois à hauteur de 1 à 5 jours, à chaque appel de dons. ARTICLE 3 – MODALITES DU DON DE JOURS DE REPOS 3.1. Recueil des dons Le collaborateur fait une demande d’absence pour enfant ou conjoint gravement malade auprès de la DRH. Cette demande doit être accompagnée d’un certificat du médecin qui suit l’enfant ou le conjoint au titre de la pathologie en cause, justifiant de la particulière gravité de la maladie, du handicap, ou de l’accident ainsi que du caractère indispensable d’une présence soutenue et de soins contraignants. Si possible, le certificat du médecin précisera la durée des soins et la durée de présence indispensable du proche. Dès réception de ce document, et sous réserve de l’accord expresse du collaborateur concerné, la DRH déclenche la mise en œuvre du processus d’appel aux dons. Sur demande du collaborateur concerné, la DRH s’engage à conserver l’anonymat du bénéficiaire. La période d’appel aux dons sera de 21 jours ouvrés. Les dons sont définitifs, les jours donnés ne seront en aucun cas réattribués au collaborateur donateur. Les jours donnés sont considérés comme consommés à la date du don. Le don entraînera de fait une augmentation de la durée annuelle de travail du collaborateur donateur au-delà de la durée contractuelle fixée. Néanmoins, ce dépassement n’entrainera aucun droit à heures supplémentaires et majorations afférentes pour ledit collaborateur. 3.2. Plafonnement des dons Les dons seront enregistrés par ordre chronologique d’arrivée par les services de la DRH, dans la limite de la durée de présence soutenue et des soins contraignants nécessaires telle que prévue par le certificat médical. A défaut d’une telle mention ou faute de précision de cette durée dans le certificat médical, les dons sont plafonnés à 65 jours. Les dons dépassant cette durée ne sont pas pris en compte. Les collaborateurs donateurs en seront informés. A contrario, si l’appel aux dons ne permet de recueillir suffisamment de jours pour couvrir la période de présence soutenue indispensable et des soins contraignants, la Banque s’engage à offrir au collaborateur concerné les jours manquant dans la limite totale de 65 jours (dons des collaborateurs additionnés au don de la banque). 3.3. Modalités de transfert des jours de repos Le don sera décompté du compteur du collaborateur concerné. Ce don sera reversé sur un compteur spécifique ouvert au nom du collaborateur bénéficiaire. Il est convenu une règle simple et unique : chaque jour donné donnera lieu au reversement d’une journée pour le bénéficiaire, et ce, quel que soit le taux d’activité et le niveau de rémunération du collaborateur donateur. 3.4. Consommation des dons par le bénéficiaire La prise des jours d’absence pour enfant ou conjoint gravement malade se fait par journée entière afin de couvrir la durée du traitement, dans la limite de 65 jours ouvrés. En cas de prise non continue, les demandes d’absence devront être adressées à la DRH, 7 jours à l’avance, en précisant la durée de l’absence. Les jours contenus dans le compteur spécifique sont utilisés pour maintenir la rémunération des salariés utilisant ce motif d’absence. Le collaborateur bénéficiera ainsi d’une indemnité ayant la nature de salaire, notamment au regard des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu. Les cotisations salariales et patronales seront réglées dans les mêmes conditions que si le collaborateur était en activité, sur la base de l’indemnité perçue. Pendant cette absence, le collaborateur continue de bénéficier de l’ensemble des droits liés à son ancienneté, à l’exception de l’acquisition des congés payés, des jours de RTT et les primes liées à la présence effective. Si la situation du collaborateur perdure au-delà de 65 jours ouvrés, il sera prioritaire sur les jours excédentaires versés dans le fonds de solidarité. A l’issue, il pourra s’orienter vers d’autres dispositifs légaux. A l’inverse, si le collaborateur bénéficiaire n’a pas la nécessité de prendre l’ensemble des jours qui lui ont été donnés, les jours non pris seront reversés dans le fonds de solidarité. Les parties conviennent qu’en cas de non utilisation des jours offerts par la banque, ces derniers ne seront pas reversés dans le fonds de solidarité. 3.5. Sort des dons non consommés Dans l’hypothèse où le nombre de jours consommés par le bénéficiaire n’atteint pas le nombre de jours donnés, les jours excédentaires seront reversés dans un fonds de solidarité créé spécifiquement. Les parties conviennent par ailleurs que les dons non consommés au jour de la signature du présent accord, et inscrits dans le fonds de solidarité créé au sein de l’ex-BPA, sont transférés dans le fonds de solidarité prévu par le présent accord. En cas de nouvelle situation du bénéficiaire ou de tout autre collaborateur répondant au dispositif de l’appel au don, le fonds de solidarité sera utilisé en priorité préalablement à un nouvel appel au don.
ARTICLE 4 – ENTREE EN VIGUEUR, DUREE, DENONCIATION ET REVISION DE L’ACCORD
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Il prend effet au 01/12/2017.
Il se substitue aux accords, pratiques, usages ou engagement ayant le même objet et qui ont pu exister par le passé à la BPA, BPLL ou BPMC, qui constituent désormais une seule et même entreprise, BP AURA.
Il pourra être dénoncé à tout moment par l’une ou l’autre des parties signataires, sous la forme d’une lettre recommandée avec accusé de réception qui sera adressée par l’auteur de la dénonciation aux autres signataires.
Cette dénonciation ne sera effective qu’après un préavis d’une durée de 3 mois.
La révision du présent accord pourra également être demandée dans les conditions légales.
ARTICLE 5 – DEPOT DE L’ACCORD
A l’expiration du délai d’opposition, le présent accord sera adressé à la DIRECCTE du Siège social en deux exemplaires (un sur support papier signé des parties et un sur support électronique).
Il sera également déposé au greffe du Conseil de Prud’hommes de Lyon.
Un exemplaire est remis à chaque organisation syndicale représentative.