La Société BENTIN, dont le siège social est situé 2 rue Maurice de Broglie à Aulnay-sous-Bois (93600), immatriculée au registre des commerces et des sociétés de Bobigny sous le numéro 598 201 101, représentée par M., en sa qualité de Directeur Général, Ci-après dénommée « la Société »
D’une part,
ET
Les syndicats, représentés par :
M., Délégué Syndical CGT, M., Délégué Syndical CFDT,
D’autre part,
Il a été convenu et arrêté ce qui suit :
PREAMBULE
Les réunions de négociation annuelles se sont tenues les 08, 20 et 29 janvier 2026. La négociation a porté notamment sur les rémunérations, la subrogation en cas de maladie supérieure à un mois des ouvriers et l’égalité entre les hommes et les femmes. Les organisations syndicales ont transmis leurs revendications qui ont été étudiées.
Article 1 – Champ d’application
Le présent accord s’applique à tous les salariés au sein de la société BENTIN.
Article 2 : Rémunérations
A titre liminaire, la Direction rappelle que l’inflation est estimée actuellement à 0.8% sur 2025 et que l’INSEE prévoit 0.7% en 2026. Pour mémoire, l’enveloppe d’augmentation moyenne en 2025 (avec une inflation en 2024 à 1,8%) a finalement atteint 2.73% % dont 3.7% pour les ouvriers, 2.93% pour les ETAM et 2.34% pour les cadres alors que la Direction s’était engagée sur une enveloppe de 2.5%.
Pour 2026, les minima conventionnels évoluent de 1.26% en moyenne pour les ouvriers et de 1.28% pour les ETAM (l’évolution n’étant pas encore pour les cadres). Le panier évolue à 11.85€ et les indemnités de trajet augmentent de 8,72% en moyenne.
La Direction explique que l’enveloppe des augmentations de cette année devra être raisonnable au regard de la situation et des perspectives économiques :
L’entreprise a plus de difficultés à obtenir des marchés/commandes compte tenu de la très forte concurrence. Elle a plusieurs marchés majeurs en cours de renouvellement en ADV sur 2026.
La situation politique est incertaine avec les élections municipales.
Aussi, la proposition de la Direction s’est initialement orientée vers une hausse de 1.5% avec une inflation projetée pour 2026 autour de 1%. Compte tenu de la hausse du Navigo, l’indemnité de transport serait réévaluée à 3.96€/jour.
M. fait remarquer qu’il s’interroge sur le pourcentage d’inflation évoqué (1%) face au constat d’une hausse globale de nombreuses dépenses supérieures à ce taux (assurance, énergie, alimentation…) qui sont incontournables. Elles ont un impact plus élevé sur le coût de la vie des petits salaires.
S’agissant des demandes des organisations syndicales, les CGT et CFDT proposent conjointement :
2.5% d’augmentation de salaire,
Une hausse du panier et du titre-restaurant à 13€ (6€ pour le salarié et 7€ par l’entreprise pour le TR).
M. signale qu’il n’est pas favorable aux augmentations individuelles car le coût de la vie augmente pour tous, même ceux ne bénéficiant pas d’augmentations individuelles. Aussi, il souhaite pour les ouvriers une augmentation générale, l’individualisation porterait plutôt sur les primes de fin d’année.
M. rappelle le constat d’une baisse générale des prix sur les marchés de l’entreprise (à titre d’exemple, le marché de Sevran a été perdu en raison des prix très bas pratiqués par un concurrent). Actuellement, tous les marchés historiques voient leur marge baisser et le segment résidentiel a vu ses prix chuter de plus de 20% en un an. La conjoncture oblige à des augmentations raisonnables, particulièrement lors d’une année électorale comme 2026.
M. constate également la baisse de dépenses publiques et reconnait que l’activité ADV restera faible jusqu’en juin 2026, mais déplore que la conséquence soit un appauvrissement des salariés. M. rappelle que la branche Energie n’a pas atteint ses objectifs 2025 du fait des difficultés de certaines filiales et que Bentin doit maintenir une gestion prudente. Pour 2025, la masse salariale chargée, hors primes, participation et intéressement, représentait près de 18 millions d’euros. Une enveloppe d’augmentation de 2% impacterait cette masse salariale de 270 000€. Et la seule augmentation des repas représente également 100 000€ en plus.
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Après discussions, les parties conviennent qu’à compter du 1er mars 2026, une enveloppe globale et minimale de 1.5 % de la masse salariale 2025 (hors primes et rémunération variable) sera consacrée à l’augmentation des salaires de base des collaborateurs. Les parties conviennent que les augmentations resteront individualisées en tenant compte des situations individuelles particulières.
La demande des délégués syndicaux d’augmenter les repas est validée. Ainsi, le panier et le titre restaurant passeront à 13€, sachant que la part salariale du titre restaurant évoluera à 6€ et la part patronale à 7€.
Par ailleurs, compte tenu de l’évolution des tarifs du NAVIGO, il est confirmé la réévaluation de la prime journalière de transport de 3.88€ à 3.96€, permettant sa prise en charge intégrale sur 11 mois.
Article 3 : Egalité hommes / femmes
Le sujet de l’égalité hommes / femmes a abouti l’année passée à un plan unilatéral de la Direction. Il est convenu de proposer un nouvel accord qui pourra être finalisé dans le cadre d’une ou plusieurs réunions complémentaires.
Article 4 : Interprétation de l’accord
Il est convenu que les parties signataires se rencontrent dès qu’une question d’interprétation sérieuse se pose à propos du présent accord, et ce dans les 30 jours. La position retenue fait l’objet d’une note écrite remise à chacune des parties signataires.
Article 5 : Modalités de suivi
Le suivi de l’application du présent accord fera l’objet d’une information auprès du CSE en année N+1.
Article 6 : Entrée en vigueur, durée de l’accord et clause de rendez-vous
Le présent accord entre en vigueur à compter du 1er mars 2026. Il est conclu pour l’année 2026.
Article 7 : Conditions de révision
Le présent accord pourra être révisé à tout moment pendant la période d’application par accord entre les parties. La procédure de révision du présent accord pourra être engagée par la Direction ou l’une des parties habilitées en application des dispositions du Code du travail. Toute demande de révision, totale ou partielle, devra être effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception adressée aux autres parties signataires. Elle devra être accompagnée d’une proposition nouvelle sur les points à réviser. La discussion de la demande de révision doit s’engager dans les 3 mois suivant la présentation de celle-ci. Toute modification fera l’objet d’un avenant conclu dans les conditions prévues par les dispositions législatives et réglementaires.
Article 8 : Formalités de dépôt et de publicité
Le présent accord sera déposé auprès de la Direction départementale du travail et de l'emploi de Bobigny et du secrétariat du greffe du conseil des prud'hommes de Bobigny via la plateforme téléaccords conformément aux dispositions légales.
Fait à Aulnay, le 10 février 2026
Pour la DirectionPour l’organisation syndicale CGT