Accord d'entreprise BOEHRINGER INGELHEIM ANIMAL HEALTH FRANCE

ACCORD RELATIF A LA NEGOCIATION ANNUELLE SUR LA REMUNERATION, LE TEMPS DE TRAVAIL ET LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE 2026

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 31/12/2026

50 accords de la société BOEHRINGER INGELHEIM ANIMAL HEALTH FRANCE

Le 17/12/2025



ACCORD RELATIF A LA NEGOCIATION ANNUELLE SUR LA REMUNERATION, LE TEMPS DE TRAVAIL ET LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE 2026




Entre les soussignées :



La Société BOEHRINGER INGELHEIM ANIMAL HEALTH SCS FRANCE, dont le siège social est situé 29 avenue Tony Garnier 69007 Lyon, représentée par M. XXXX, Directeur des Relations Sociales France, dûment habilité à cet effet,


Ci-après désignée «

la Société ou l’Entreprise »,


D’une part,



Et :



Les Organisations Syndicales Représentatives au sein de la Société :

  • La CFE-CGC, représentée par M. XXXX, Délégué Syndical Central
  • La CGT, représentée par Mme XXXX, Déléguée Syndicale Centrale
  • FO, représentée par M. XXXX, Délégué Syndical Central


Ci-après désignées «

les Organisations Syndicales »,


D’autre part,



Ensemble ci-après désignées «

les Parties »,



Préambule



Conformément à l’article L. 2242-15 du Code du travail, les parties se sont rencontrées au cours de trois réunions les 14 et 26 novembre et 4 décembre 2025 dans le cadre de la négociation annuelle sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée 2026 dans l'entreprise, portant notamment sur les salaires effectifs.

Au cours de ces réunions, les parties ont abordé l’ensemble des thèmes de cette négociation annuelle permettant d’aboutir au présent accord.

Pour rappel ci-après, les informations qui ont été présentées par la Société aux Organisations Syndicales lors desdites réunions de négociation.


L’emploi


De manière générale, les effectifs de Boehringer Ingelheim en France sont à la hausse en 2025 par rapport à l’année 2024.

La société Boehringer Ingelheim France (BIF) présente une nette évolution de ses effectifs, alors que la société Boehringer Ingelheim Animal Health (BIAH) présente un effectif globalement constant, avec une légère tendance à la baisse.

Les effectifs de Boehringer Ingelheim en France au 31 octobre 2025 ont varié par rapport au 31 octobre 2024, de la façon suivante :
  • 2561 salariés en CDI en 2025 pour 2523 en 2024, répartis de la façon suivante : 2133 CDI au sein de BIAH et 428 CDI au sein de BIF,
  • 75 salariés en CDD en 2025 pour 72 en 2024, répartis de la façon suivante : 70 CDD au sein de BIAH et 5 CDD au sein de BIF,
  • 128 alternants en 2025 pour 139 en 2024, répartis de la façon suivante : 116 alternants au sein de BIAH et 12 alternants au sein de BIF.
En synthèse, Boehringer Ingelheim en France compte 2764 salariés (83,9% au sein de BIAH, 16,1% au sein de BIF), alternants compris, à fin octobre 2025. Le nombre de salariés au 31 octobre 2024 était de 2734 (85,37% BIAH, 14,63% BIF).

En parallèle, le nombre d’intérimaires a diminué de 4% : 263 intérimaires au 31 octobre 2025 pour 274 au 31 octobre 2024. Cette baisse concerne davantage la société Boehringer Ingelheim Animal Health.


Les conditions de travail


Temps partiel ou forfait en jours réduit sur l’année


Au sein de Boehringer Ingelheim en France, le nombre de salariés à temps partiel ou en forfait en jours réduit, au 31 octobre2025 est de 222 comprenant 202 salariés en temps partiel au sein de BIAH et 20 au sein de BIF.

Ce nombre représente 8,5% de l’effectif actif total de Boehringer Ingelheim en France.


Télétravail


Au sein de Boehringer Ingelheim en France, 1214 salariés bénéficient du télétravail dans le cadre d’un avenant à leur contrat de travail (88,38% sont salariés de BIAH et 11,62% sont salariés de BIF) à fin octobre 2025, soit 47% des salariés.

Il convient de préciser que ces données concernent le nombre de collaborateurs ayant un avenant de télétravail et non pas l’ensemble des salariés ayant été en télétravail au cours de l’année 2025.

Ceci étant rappelé, il a été arrêté ce qui suit :


Article 1 - Salaires


1.1 - Salaires de base

Pour l’année 2026, il a été décidé

une augmentation de 2,6% de la masse salariale, répartie de la manière suivante :


  • Enveloppe budgétaire
  • 2,1% pour récompenser la performance individuelle (Augmentation Individuelle et/ou Lump Sum*), avec un engagement d’une augmentation individuelle et/ou Lump Sum d’au moins 500 euros bruts ou de 1% du salaire annuel brut au 31 mars 2026, selon le plus favorable des deux montants pour les salariés éligibles ;
  • 0,1% dédié à la top performance ;
  • 0,1% consacré à l’équité professionnelle et aux ajustements marché ;
  • 0,3% pour les promotions de l’année incluant les glissements conventionnels.

*Lump Sum : les salariés dont le salaire annuel brut dépasse le plafond défini pour leur grade dans notre politique de rémunération recevront sous forme de “lump sum” (prime brute) le montant correspondant à l’augmentation salariale décidée par leur manager. Cette “lump sum” sera versée intégralement sur la paie d’avril 2026. Le salaire annuel brut des collaborateurs recevant une “lump sum” restera inchangé.

  • Modalités d’application

  • Les Augmentations Individuelles seront appliquées au 1er avril 2026.
  • Sont exclusivement éligibles à l’augmentation individuelle les salariés :
  • en CDI au 30 septembre 2025,
  • et présents aux effectifs au 1er avril 2026,
  • et n’ayant pas bénéficié d’une promotion depuis le 1er janvier 2026.
  • 90% des salariés éligibles bénéficieront d’une mesure de reconnaissance de la performance individuelle sous forme d’augmentation individuelle et/ou de Lump Sum.
  • Par ailleurs, les salariés bénéficiant d’une augmentation au titre des minimas conventionnels au 1er janvier 2026 restent pleinement éligibles à une augmentation individuelle et, le cas échéant, à une augmentation “top performance”, définies par le manager dans le cadre du cycle de revue des salaires.

  • Il est précisé que ne sont pas éligibles les salariés :
  • en CDI embauchés à compter du 1er octobre 2025 ;
  • ou en CDD, les intérimaires, les alternants et stagiaires ;
  • ou en suspension de contrat au titre d’un dispositif de Transition de Fin de Carrière (“TFC”), d’un congé de reclassement ou d’un congé de mobilité.

1.2 - Augmentations à la suite du retour de congé maternité / adoption

Les salariés dont le retour de congé maternité ou d’adoption a eu lieu entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026 bénéficieront a minima du budget défini pour les augmentations individuelles soit 2,1%.


Article 2 – Mesures additionnelles

2.1 - Revalorisation des primes liées aux conditions de travail
Les primes liées aux conditions de travail sont réévaluées à hauteur de

2,1% à compter du 1er avril 2026.


Conformément à l’engagement pris par la Direction lors de la NAO 2025, les montants des primes de panier jour et de panier nuit seront alignés à compter du 1er avril 2026 et portés au plafond d’exonération fiscale fixé par l’URSSAF. A la date de la signature de l’accord, le plafond d’exonération est fixé à 7,40 euros.


2.2 - Tickets restaurant

La valeur faciale du ticket restaurant est réévaluée à hauteur de

11,50 euros dont 6,90 euros à la charge de l’employeur et 4,60 euros à la charge du salarié, à compter du 1er avril 2026.



2.3 - Augmentation minimale liée à un changement de coefficient

Le montant de l’augmentation minimale attribuée lors d’un changement de coefficient (Cf.  Alinéa 1 de l’article 5.3 de l’accord d’entreprise sur le système de classification) est porté à

510 euros, à compter du 1er avril 2026.



Article 3 – Entrée en vigueur et durée de l’accord


Le présent accord est conclu pour une durée déterminée d’un an à compter du 1er janvier 2026 jusqu’au 31 décembre 2026, date à laquelle il cessera automatiquement de s’appliquer, à l’exception des mesures définies dans cet accord en l’occurrence les primes liées aux conditions de travail et les titres de restauration, dont il est expressément prévu une application pour une durée supérieure. 


Article 4 – Notification, dépôt et publicité de l’accord


Le présent accord sera notifié à l’ensemble des Organisations Syndicales Représentatives.

Il sera ensuite déposé :
  • Sur la plateforme de téléprocédure dénommée « TéléAccords » accompagné des pièces prévues aux articles D. 2231-6 et D. 2231-7 du Code du travail,
  • Ainsi qu’auprès du greffe du Conseil de prud'hommes de Lyon.

Il fera l’objet d’une publication dans la base de données nationale visée à l’article L. 2231-5-1 du Code du travail dans une version ne comportant ni les noms ni les prénoms des négociateurs et signataires.



Fait à Lyon, le 17-déc.-2025

Pour Boehringer Ingelheim Animal HealthPour les Organisations Syndicales

M. XXXX
DRS FranceLe DSC CFE-CGC











Le DSC FO

Mise à jour : 2026-01-16

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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