ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF A LA NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE
Le présent accord fixe les négociations entre la direction et le représentant syndical
Entre :
Nom de l’établissement : SA BRASSERIE GEORGES, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de LYON sous le numéro 957 523 939, dont le siège social est situé 30 cours de Verdun - 69002 LYON représentée par Monsieur, Directeur Général,
d’une part,
et Monsieur, représentant syndical C.F.T.C. signataire, d’autre part.
ont, conformément à l’article L. 2242-8 du code du travail, engagé la négociation annuelle obligatoire sur les différents points.
Une première réunion s’est déroulée le lundi 25 novembre 2024 et une seconde le 30 décembre 2024 pour aboutir à cet accord.
Point n°1 – Les primes de fin d’année
Lors de la réunion du 25 novembre 2024, la direction de l’établissement a proposé, compte tenu des résultats de l’année 2024 de récompenser les salariés en augmentant de 9,89 % le montant global de la prime de fin d’année de 2024 qui s’élève donc à 171,15 K€ contre 161,2 K€.
Cette augmentation de l’enveloppe globale des primes de fin d’année se traduit par une progression variable des rémunérations individuelles, valorisant notamment l’atteinte des objectifs et l’investissement professionnel tels que définis et appréciés par les chefs de service.
Point n°2 – Les salaires
La direction rappelle que depuis de nombreuses années, elle reste attachée au travers de sa politique salariale à valoriser le professionnalisme et les efforts de ses équipes qui sont des sources essentielles de son succès. Elle souhaiterait également que cette politique salariale entraine une stabilisation plus importante des salariés.
Pour le personnel cuisine, la direction a donc décidé d’accorder une augmentation moyenne de 1% à 1.5% qui tient notamment compte des effets de promotion interne évoqués ci-dessous.
En effet, comme évoqué avec le délégué syndical, le turn-over dans nos professions reste important avec des difficultés persistantes de recrutement de main d’œuvre qualifiée, et il apparait important pour la direction de veiller à fidéliser de l’équipe cuisine constituée au cours des exercices précédents.
Le Délégué Syndical, après avoir écouté les explications de la direction, consent que cette augmentation est raisonnable au regard de la tendance inflationniste qui semble se stabiliser même s’il aurait souhaité une augmentation plus importante.
La direction rappelle que ces augmentations doivent être appréciées au regard de la politique de distribution de primes de fin d’année.
La direction rappelle également par ailleurs que la profession via la convention collective a réévalué à la hausse, le 1er décembre 2024, les minimas conventionnels. Le Délégué Syndical convient que ces éléments doivent effectivement être considérés dans le cadre de la présente négociation.
La base, pour la rémunération 2024 du personnel payé au pourcentage (chef de rang et maitre d’hôtel), reste identique aux années précédentes, il s’agit d’un pourcentage chiffre d’affaires T.T.C. réalisé. Il convient de préciser que l’augmentation des prix de vente, a mécaniquement engendré une incidence positive sur le salaire des personnes payées en fonction du chiffre d’affaires.
Comme évoqué avec le délégué syndical, en contrepartie d’une implication des équipes dont la direction est consciente, les rémunérations du personnel payé au pourcentage restent par conséquent substantiellement supérieures aux moyennes du secteur du fait du haut niveau d’activité.
Pour le personnel au fixe des services administratifs, la direction aura politique identique à celle du service cuisine en accordant une augmentation moyenne de 1 % à 1.5 %.
Il convient enfin de rappeler que la direction souhaite toujours donner la possibilité, lorsque l’organisation le permet, d’évoluer et ainsi progresser hiérarchiquement au sein même de l’entreprise : au cours de l’année 2024 un commis de cuisine a été promu demi chef de partie, deux demi chef de partie ont été promus chef de partie, six chefs de rang promus maitre d’hôtel, deux demi chef de rang promus chef de rang et un commis de salle a été promu demi chef de rang.
Le Délégué Syndical, après avoir écouté les explications de la direction, convient que la moyenne des salaires dans l’établissement semble supérieure aux standards du secteur.
Le Délégué Syndical prend bonne note des explications de la direction tout en rappelant que le contexte est particulier et le pouvoir d’achat est au cœur des conversations.
Point n°3 – La participation
Les résultats 2024 n’étant pas arrêtés lors de la réunion du 30 décembre 2024 mais comme chaque année bénéficiaire, l’entreprise versera une participation à l’ensemble des salariés ayant un minimum de 3 mois d’ancienneté dans l’établissement. Le montant attribué à chaque salarié sera versé sur un compte bloqué auprès du la Société Générale ou débloqué par anticipation sur demande du salarié.
Il est rappelé le montant de la participation peut représenter près d’un mois de salaire supplémentaire en moyenne.
Dans cette éventualité, les salariés auront encore le choix de verser leur montant attribué sur 4 ou 5 produits financiers différents et ils pourront le répartir de la façon qu’ils le souhaitent. Ces produits permettent d’avoir le choix entre des produits sécurisés à 100 %, des produits en actions à 100 % ou un panachage permettant de prendre plus ou moins de risque.
Il est donné, à chaque salarié, la possibilité de faire migrer leurs précédents avoirs bloqués vers les 5 produits proposés à leur convenance.
Point n°4 – Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes
La direction rappelle lors de chaque négociation, l’importance de la question de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et entend promouvoir le respect du principe essentiel de l’égalité de rémunérations pour un travail de même valeur dans l’objectif de ne pas laisser s’installer la moindre discrimination directe ou indirecte aussi bien à l’embauche que tout au long de la vie professionnelle.
Nous devons garder tout de même en mémoire que nous sommes dans une activité de restauration ayant des particularités et des spécificités : ouverture 7j/7, pics d’activité le week end et des services avec des coupures. Le secteur de la restauration reste un domaine professionnel peu attractif où l’on rencontre des difficultés à recruter du personnel compétent et qualifié.
En effet, cette année a été marquée de nouveau par un turn over important et donc, par conséquent, une difficulté de recrutement du personnel à tous les niveaux de l’entreprise : encadrement, cuisine, salle, services généraux.
Bien que le manque de profils féminins dans les candidatures, principalement en cuisine, entraine automatiquement des recrutements plus rares et par conséquent un choix restreint, un certain nombre de profils féminins a finalement pu être recruté en salle au cours de l’année passée.
La direction rappelle enfin qu’elle attache une grande importance à conserver une parfaite égalité salariale entre les femmes et les hommes au sein de l’établissement.
A Lyon, le 20 janvier 2025
M. XXXXM. XXXX Directeur GénéralReprésentant syndical C.F.T.C.