Accord d’entreprise – Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) – Brasserie Georges
Entre les soussignés :
La Direction de la SA Brasserie Georges sis 30 cours de Verdun Perrache – 69002 Lyon, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Lyon sous le numéro 957 523 939 représenté par XXXX
Et les représentants du personnel (CSE) :M. XXXX, Secrétaire du CSE, représentant le syndical C.F.T.C signataire, d’autre part.
Ensemble dénommés « les Parties », Ont conformément à l’article L.2242-8 du code du travail, engagé la négociation annuelle obligatoire sur les différents points. Une première réunion s’est déroulée le 18 novembre 2025 & une seconde le 2 décembre 2025
Il a été convenu ce qui suit :
Article 1 – Objet de l’accord
Le présent accord a pour objet de formaliser les mesures décidées dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire pour l’exercice 2026, conformément aux articles L2242-1 et suivants du Code du travail. La négociation porte sur les thèmes obligatoires :
Primes de fin d’année
Rémunérations
La participation
Qualité de vie et conditions de travail (QVCT)
Égalité professionnelle entre femmes et hommes
Gestion des emplois et des parcours professionnels
Article 2 – primes de fin d’année
La Direction rappelle qu’elle demeure attachée, depuis de nombreuses années, au versement d’une prime de fin d’année aux salariés de l’établissement. Lors de la réunion du 18 novembre 2025, il a été décidé, au regard des bons résultats de l’année 2025, de reconduire la prime. Le montant global de la prime de fin d’année 2025 s’élève à :
176 300 € pour le personnel rémunéré au fixe
109 421 € pour le personnel rémunéré au pourcentage du chiffre d’affaires
L’augmentation de cette enveloppe traduit une progression variable des rémunérations individuelles, valorisant l’implication professionnelle, l’atteinte des objectifs et l’investissement de chaque salarié, tels qu’appréciés par les chefs de service. La prime est
proratisée en fonction de la date d’entrée dans l’entreprise.
La Direction rappelle que :
Cette prime n’est pas obligatoire,
Elle constitue une volonté de reconnaître et valoriser le travail des équipes,
Elle pourra évoluer à l’avenir, notamment pour l’encadrement, selon des critères qualitatifs et quantitatifs définis par la Direction.
Article 3 – Rémunération
La Direction réaffirme son engagement à maintenir une politique salariale permettant de valoriser le professionnalisme, la fidélisation et les efforts des équipes, indispensables à la performance de l’établissement.
Personnel cuisine
La Direction décide une augmentation moyenne comprise entre
1 % et 1,5 %, incluant les effets des promotions internes attribuées en 2025.
Le Délégué Syndical, bien qu’ayant exprimé le souhait d’une augmentation plus conséquente, reconnaît que cette mesure demeure cohérente dans le contexte économique actuel. La Direction rappelle que ces augmentations doivent être appréciées conjointement avec la politique de primes de fin d’année.
Réorganisation des plannings
La Direction souligne que la réorganisation des plannings permet désormais une meilleure répartition des postes et une absorption plus efficace des fortes activités du week-end.Le Délégué Syndical reconnaît que ce point doit être pris en compte dans la négociation.
Personnel rémunéré au pourcentage (chef de rang, maître d’hôtel)
La base de rémunération 2026 reste inchangée : il s’agit d’un pourcentage du chiffre d’affaires TTC réalisé. La Direction souligne que ces rémunérations demeurent supérieures aux standards du secteur, compte tenu du niveau élevé d’activité. Le salaire moyen 2025 ressort en progression de 3,18 %.
Personnel administratif (au fixe)
Une augmentation moyenne comprise entre 1 % et 1,5 % sera également appliquée.
Évolution professionnelle
La Direction rappelle son attachement à la promotion interne. Plusieurs salariés ont été promus en 2025. Le Délégué Syndical reconnaît que les niveaux de rémunération pratiqués dans l’établissement sont supérieurs à ceux du secteur, tout en rappelant les préoccupations des salariés concernant le pouvoir d’achat.
Article 4 – La participation
Les résultats 2025 n’étant pas arrêtés lors de la réunion du 02 décembre 2025 mais comme chaque année bénéficiaire, la BRASSERIE GEORGES versera une participation à l’ensemble des salariés ayant un minimum de 3 mois d’ancienneté dans l’établissement. Le montant attribué à chaque salarié sera versé sur un compte bloqué auprès du la Société Générale ou débloqué par anticipation sur demande du salarié. Il est rappelé le montant de la participation peut représenter près d’un mois de salaire supplémentaire en moyenne. Dans cette éventualité, les salariés auront encore le choix de verser leur montant attribué sur 4 ou 5 produits financiers différents et ils pourront le répartir de la façon qu’ils le souhaitent. Ces produits permettent d’avoir le choix entre des produits sécurisés à 100 %, des produits en actions à 100 % ou un panachage permettant de prendre plus ou moins de risque. Il est donné, à chaque salarié, la possibilité de faire migrer leurs précédents avoirs bloqués vers les 5 produits proposés à leur convenance.
Article 5 – Qualité de vie et conditions de travail (QVCT)
La Direction réaffirme sa volonté de poursuivre les actions visant à améliorer la QVCT.
Thème QVCT
Action concrète
Objectif
Planning Mise en place d’un logiciel SIRH « combo » Permettre au personnel de recevoir leurs planning 3 semaine afin de lier vie professionnelle et vie personnelle
Sécurité et prévention Chaussures antidérapantes, formations incendie Mise en place d’un tableau des risques liés au matériel dit dangereux Prévenir les accidents et brûlures Développement professionnel Formations internes (hygiène, lutte incendie, SST), promotion interne Développer les compétences et l’engagement Communication et reconnaissance Valorisation des réussites Renforcer la cohésion et la motivation
Les salariés peuvent proposer des initiatives QVCT, qui seront étudiées par la Direction et le CSE.
Article 6 – Égalité professionnelle entre femmes et hommes
La Direction réaffirme l’importance du respect de l’égalité professionnelle et salariale, en évitant toute forme de discrimination directe ou indirecte. Elle constate que les effectifs sont majoritairement masculins, ce qui s’explique par les contraintes inhérentes au secteur de la restauration (ouverture 7j/7, pics le week-end, services en coupure), rendant les recrutements féminins plus rares faute de candidatures. La Direction confirme néanmoins maintenir l’égalité salariale entre femmes et hommes à postes équivalents.
Article 7 – Gestion des emplois et des parcours professionnels
La Direction engage la mise en place d’un
Bilan Annuel d’Évaluation pour renforcer le dialogue entre les salariés et leurs responsables.
Cet entretien permettra :
D’identifier les besoins en formation,
D’évaluer les compétences,
De comprendre les attentes professionnelles et personnelles,
D’accompagner l’évolution interne lorsque cela est possible.
Article 8 – Suivi et durée de validité
Le présent accord est conclu pour une durée d’un an à compter du 1er janvier 2026. Il fera l’objet d’un suivi régulier en commission du CSE afin d’évaluer la mise en œuvre des engagements pris.
Fait à Lyon, le 9 janvier 2026
Le représentant du personnel La Direction XXXX XXXX