ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES AU SEIN DE L’ENTREPRISE
Entre : La société, Société par Actions Simplifiée au capital de 820 000 €, inscrite au sous le numéro, dont le siège social est situé représentée par, Directeur
d'une part,
Et
Les organisations syndicales représentatives représentées par les délégués syndicaux soussignées,
d'autre part.
Le présent accord marque la volonté commune des parties de poursuivre la politique d'entreprise en matière d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, dès l'embauche et à tous les stades de la vie professionnelle.
L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes tout au long de la vie professionnelle est une préoccupation partagée par la Direction de l’entreprise et les Organisations Syndicales représentatives. Les parties signataires considèrent que la mixité, la diversité et l'égalité de traitement entre les femmes et les hommes constituent des facteurs d'enrichissement collectif, d'équilibre social et d'efficacité économique. Les parties s'accordent pour considérer que l'entreprise a un véritable rôle à jouer dans la promotion de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes malgré l’impact de certains phénomènes extérieurs : formations et orientations scolaires initiales, répartition des tâches liées à la vie familiale, représentations socioculturelles… C'est dans ce cadre que les parties se sont réunies pour examiner les conditions dans lesquelles le principe d'égalité entre les femmes et les hommes s'applique au sein de l'entreprise et déterminer les moyens de promouvoir ce principe d'égalité. Dans ce cadre, les parties sont convenues de mettre en place des actions concrètes sur les axes principaux suivants : - La formation professionnelle - L’évolution professionnelle, - La rémunération effective, - L'articulation entre l'activité professionnelle et l'exercice de responsabilité familiale. Ces domaines sont assortis d'objectifs de progression auxquels sont associées des actions permettant d'atteindre ces objectifs et des indicateurs chiffrés permettant de les suivre. En conséquence, il a été convenu ce qui suit :
ARTICLE 1 : PRINCIPE GÉNÉRAL D'ÉGALITÉ DE TRAITEMENT
Les parties affirment leur attachement au principe d'égalité de traitement entre les femmes et les hommes tout au long de la vie professionnelle. En application de ce principe, tous les actes relatifs notamment à l'embauche, la gestion des rémunérations et évolutions de carrière et à la formation doivent exclusivement reposer sur des critères professionnels, c'est-à-dire sur des éléments objectifs indépendants de tout critère lié au sexe.
ARTICLE 2 : FORMATION PROFESSIONNELLE
La formation professionnelle, vecteur de l'évolution professionnelle au sein de l'entreprise, représente un levier majeur du maintien et du développement des compétences de l'entreprise. Sur les dernières années, les taux d’accès à la formation (obligatoire ou non) dans l’entreprise sont les suivants :
2021 : 59 % pour les femmes et 80 % pour les hommes soit un écart de 21 % en faveur des hommes
2022 : 58 % pour les femmes et 70 % pour les hommes soit un écart de 12 % en faveur des hommes
2023 : 64 % pour les femmes et 91 % pour les hommes soit un écart de 27 % en faveur des hommes
Les taux d’accès à la formation non obligatoire par catégories professionnelles se répartissent comme suit :
2021 : 56 % pour les femmes et 94 % pour les hommes concernant les cadres, 46 % pour les femmes et 50 % pour les hommes concernant les ETAM, 50 % pour les femmes et 31 % pour les hommes concernant les ouvriers.
2022 : 53 % pour les femmes et 75 % pour les hommes concernant les cadres, 28 % pour les femmes et 28 % pour les hommes concernant les ETAM, 0 % pour les femmes et 5 % pour les hommes concernant les ouvriers
2023 : 75 % pour les femmes et 67 % pour les hommes concernant les cadres, 30 % pour les femmes et 34 % pour les hommes concernant les ETAM, 0 % pour les femmes et 23 % pour les hommes concernant les ouvriers.
La Direction se fixe comme objectif d’atteindre un taux d’accès à la formation non obligatoire équivalent entre les femmes et les hommes au terme du présent accord. Chaque salarié participe activement à sa formation (compte personnel de formation...).
2.1- Accès identique à la formation professionnelle
Afin de développer de manière équivalente leur employabilité et leurs compétences, l’entreprise veillera à ce que les moyens de formation apportés aux ouvriers, ETAM et cadres, tant pour le développement des compétences professionnelles de chacun que pour l'adaptation aux évolutions de l'entreprise, soient équilibrés dans leur répartition, par catégorie socio-professionnelle, entre les femmes et les hommes, ainsi qu'entre les salariés à temps complet et ceux à temps partiel.
2.2- Organisation et aménagement des formations
Pour permettre à l'ensemble des salariés de suivre des actions de formation, notamment lorsque ceux-ci ont des charges familiales importantes, et pour limiter les déplacements, l’entreprise améliorera l'accessibilité aux formations, en veillant à ce que ces dernières soient organisées à des horaires respectant l’équilibre vie privée – vie professionnelle, sur les plages horaires habituelles des salariés concernés, à ce qu'elles s'effectuent au plus près du lieu de travail du salarié et à ce que les convocations soient adressées aux salariés concernés 15 jours avant le début de la formation.
En complément du présentiel, la Direction s’engage à développer le recours à la formation à distance (vidéo avec partage des données de l’animateur sur l’ordinateur de chaque participant, classe virtuelle, module de formation e-learning) pour les formations qui s'y prêtent.
Il est rappelé l’existence de la plateforme de formation en ligne du groupe ouverte en libre accès à l’ensemble des salariés, qui propose des modules de formation.
Une information régulière sur l’existence et les contenus des formations présentes sur la plateforme sera effectuée auprès des salariés de l’entreprise. Par principe, toutes ces modalités pédagogiques sont accessibles en travail à distance.
2.3- Accès à la formation au retour d’un congé longue durée
Suite à un congé longue durée pour raisons familiales (congé maternité, congé parental d’éducation, congé de présence parentale, congé d’adoption), une action de mise à niveau sera proposée, au besoin, afin de prendre connaissance des évolutions du métier intervenues durant la période d’absence. Cette action de mise à niveau est mise en œuvre au retour du salarié.
2.4- Indicateurs de suivi
Les indicateurs de suivi sont :
Nombre de salariés formés, par sexe et par CSP ;
Nombre d'heures de formation, par sexe et par CSP ;
Taux d'accès à la formation, par sexe et par CSP ;
Taux d’accès à la formation non obligatoire, par sexe et par CSP ;
Nombre de salariés ayant suivi une formation en libre accès sur le portail de formation en ligne du Groupe, par sexe et par CSP ;
Taux de formation au retour d’un congé longue durée.
ARTICLE 3 : EVOLUTION PROFESSIONNELLE
Les femmes et les hommes, ayant des emplois, des expériences et des compétences de valeur égale, doivent disposer des mêmes possibilités d'évolution de carrière et d'accès aux postes à responsabilité.
L’appréciation individuelle des salariés dans leur poste est fondée sur le travail accompli et la mise en œuvre effective de l’ensemble des compétences attendues, notamment à l’occasion des entretiens individuels, sans distinction de sexe, d’organisation du temps de travail et de congés pour raisons familiales.
L’observation des éléments chiffrés sur les dernières années fait ressortir les éléments suivants :
2021 : l’écart de taux de promotion entre les femmes et les hommes était de 5.01% en faveur des hommes ;
2022 : l’écart de taux de promotion entre les femmes et les hommes était de 2.71% en faveur des femmes ;
2023 : l’écart de taux de promotion entre les femmes et les hommes était de 1,04% en faveur des femmes.
Par catégories sociaux-professionnelles, l’écart de promotion entre les femmes et les hommes est le suivant :
2021 : l’écart de taux de promotion entre les femmes et les hommes était de 0.06% en faveur des femmes concernant les cadres, 5.07 % en faveur des hommes concernant les ETAM et non calculable pour les ouvriers.
2022 : l’écart de taux de promotion entre les femmes et les hommes était de 0.65% en faveur des femmes concernant les cadres, 2.06% en faveur des femmes concernant les ETAM et non calculable pour les ouvriers.
2023 : l’écart de taux de promotion entre les femmes et les hommes était de 1.06% en faveur des hommes concernant les cadres, 2.09% en faveur des femmes concernant les ETAM et non calculable pour les ouvriers.
La Direction se fixe, à niveaux de technicité et de performance comparables, un objectif de parité en matière de promotion professionnelle. Le pourcentage de femmes et d’hommes promus dans l’année sera équivalent. Il est rappelé qu’une promotion s’entend de toute évolution professionnelle (changement de CSP, niveau de classification, changement de poste avec accroissement de responsabilités…).
3.1- Parcours professionnel et mixité
Les salariés sont amenés à construire des parcours professionnels divers tout au long de leur carrière. Cette situation résulte tant de l'évolution des métiers et des organisations que des souhaits individuels d'évolution professionnelle.
A ce titre, le salarié peut agir sur l’évolution de son parcours professionnel par exemple par la mobilisation de son CPF, comme indiqué ci-dessus. Par ailleurs, la gestion des carrières via notamment les bilans de compétences, les VAE…, doit conduire à une meilleure évolution des parcours professionnels des salariés. La Direction s’engage à favoriser et à valoriser ces outils aussi bien pour les femmes que pour les hommes ; et en particulier dans les fonctions support où la proportion de femmes est plus importante.
Par ailleurs, les parties soulignent que l'entretien professionnel est l'occasion pour la hiérarchie de recueillir les souhaits d'évolution professionnelle de chaque salarié et de pouvoir échanger avec lui, notamment au regard du niveau d'aptitude professionnelle attendu et de ses compétences actuelles, afin d’envisager les actions de développement éventuelles.
A cet égard, l’entreprise est dotée d’un outil informatique permettant de dématérialiser les entretiens individuels et professionnels et d’en améliorer le suivi et l’exploitation.
Des tutoriels sont mis à disposition des collaborateurs et des managers sur le portail de formation en ligne du Groupe.
Les critères d'évaluation et d'évolution professionnelle sont exclusivement fondés sur les compétences, l'expérience, la performance, les qualités professionnelles, la motivation, les capacités d’apprentissage et de développement personnel. La Direction sera attentive à ce que cette évaluation ne soit pas influencée par le sexe du salarié.
3.2- Évolution professionnelle et temps partiel
Les salariés à temps partiel ne doivent être ni lésés, ni favorisés dans leur déroulement de carrière par rapport aux salariés occupés à temps plein. Lorsque des postes à temps plein se libèrent, ils seront proposés en priorité aux salariés à temps partiel qui ont les qualifications et les compétences requises et qui ont fait ou font la demande de passer à temps complet.
3.3- Prise en compte de la parentalité dans les parcours de carrière
L’entreprise s'engage à ce que les congés longue durée pour raisons familiales ne constituent pas un frein à l'évolution professionnelle des salariés.
Pour faciliter la reprise du travail à la suite de ces congés et permettre au salarié de vivre au mieux sa nouvelle organisation de vie, le salarié bénéficiera d’un entretien professionnel avec son responsable hiérarchique dans le mois suivant son retour ou, le cas échéant, dès que le salarié en fait la demande, en vue d'examiner les conditions de son retour à l'emploi et l'éventualité d'une formation de remise à niveau. En tout état de cause, la personne retrouvera son poste, si le poste est toujours actif, ou elle sera accompagnée vers un nouveau poste, si le poste n’existe plus.
Cet entretien sera l'occasion, pour les femmes et les hommes dont l’activité professionnelle s’est trouvée temporairement suspendue, de faire le point sur leur affectation possible et sur les éventuels besoins de formation nécessaires à une reprise de l'activité professionnelle dans de bonnes conditions.
Il sera proposé aux salariés en congé longue durée pour raisons familiales, au moment de leur départ, de rester en contact avec leurs collègues et leur responsable au cours de leurs absences, notamment pour se tenir régulièrement informés des évolutions de leurs services et de l’entreprise et préparer leur retour. En cas d’évolution significative pouvant impacter les conditions de retour au travail au terme du congé, le responsable hiérarchique prendra contact avec le salarié pour préparer sa reprise.
3.4- Indicateurs de suivi
Les indicateurs de suivi sont les suivants :
Nombre de salariés promus par sexe et par CSP ;
Taux de salariés promus par sexe et par CSP ;
Ecarts de taux de promotion entre les femmes et les hommes ;
Nombre et taux d’entretiens professionnels réalisés au retour de congés longue durée pour raisons familiales.
ARTICLE 4 : RÉMUNÉRATION EFFECTIVE
L'équité salariale tout au long de la carrière est un fondement essentiel de l'égalité professionnelle conformément à l’article L. 3221-2 du Code du travail.
L’observation des éléments chiffrés sur les dernières années fait ressortir les éléments suivants :
2021 : l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes était de 1.02% en faveur des hommes et l’écart de taux d’augmentation individuelle de 10.02% en faveur des femmes ;
2022 : l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes était de 1.09% en faveur des hommes et l’écart de taux d’augmentation individuelle de 2.47% en faveur des femmes ;
2023 : l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes était de 0.87% en faveur des hommes et l’écart de taux d’augmentation individuelle de 0% à égalité entre les femmes et les hommes.
Concernant les écarts d’augmentation hors promotion, les éléments chiffrés font ressortir les éléments suivants :
2021 : 2.9 % en faveur des femmes
2022 : 1.8 % en faveur des femmes
2023 : 1.5 % en faveur des hommes
Concernant les écarts d’augmentation hors promotion par CSP, les éléments chiffrés font ressortir les éléments suivants :
2021 : l’écart de taux augmentation hors promotion entre les femmes et les hommes était de 5.1 % en faveur des femmes concernant les cadres, 10.2 % en faveur des femmes concernant les ETAM et non significatif pour les ouvriers.
2022 : l’écart de taux augmentation hors promotion entre les femmes et les hommes était de 3.8 en faveur des hommes concernant les cadres, 3.1 % en faveur des femmes concernant les ETAM et non significatif pour les ouvriers.
2023 : l’écart de taux augmentation hors promotion entre les femmes et les hommes était de 8.4 % en faveur des femmes concernant les cadres, 1.7 % en faveur des hommes concernant les ETAM et non significatif pour les ouvriers.
La Direction se fixe pour objectif de réduire les écarts de rémunération existant entre les femmes et les hommes.
4.1- Principe d'égalité de rémunération
À l'embauche, l’entreprise garantira des salaires équivalents entre les femmes et les hommes d’un même bassin d’emploi au sein de chaque famille d’emplois (par exemple comptabilité, travaux, RH, etc.) pour un même niveau de responsabilités, de formation, d'expérience et de compétences professionnelles mises en œuvre.
Tout au long du parcours professionnel des salariés, l’entreprise s'engage à ce que des écarts ne se créent pas avec le temps et fait en sorte de maintenir pour chaque catégorie socio-professionnelle des taux d’augmentation individuelle similaires entre les femmes et les hommes.
4.2- Mesures salariales individuelles
La Direction souhaite poursuivre les actions déjà mises en œuvre ces dernières années et s'engage à étudier, chaque année, lors des négociations annuelles obligatoires, la possibilité de réserver un budget complémentaire pour les éventuels rattrapages d'écarts de salaire qui seraient constatés et qui, à conditions identiques (niveau de responsabilités, de formation, d'expérience, de compétences professionnelles, d'ancienneté dans l'entreprise et dans le poste) ne reposeraient pas sur des éléments objectifs.
4.3- Rémunération et parentalité
Les parties réaffirment leur volonté de préserver la progression salariale des salariés durant les périodes de congé maternité et d'adoption. Ainsi, l'année de la maternité ou de l'adoption, le salarié se verra attribuer une augmentation individuelle qui ne pourra être inférieure à la moyenne des augmentations individuelles perçues par les salariés relevant de la même catégorie professionnelle ou à défaut par les salariés des autres catégories professionnelles. Pour développer la prise des congés paternité, la durée de ces absences n’est pas prise en compte dans l’abattement du calcul du 13ème mois et la rémunération est intégralement maintenue, quelle que soit la durée du congé, dans le cadre de la subrogation, sous réserve de sa correcte déclaration par le salarié auprès de la sécurité sociale et des conditions d’ancienneté prévues par les conventions collectives qui demeurent applicables.
4.4- Indicateurs de suivi
Les indicateurs de suivi sont les suivants :
Ecart de rémunération entre les femmes et les hommes par CSP et par tranche d’âge ;
Ecart de taux d’augmentation individuelle de salaire, hors promotions, entre les femmes et les hommes ;
Ecart de taux d’augmentation individuelle de salaire entre les femmes et les hommes ;
Pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation dans l'année de leur retour de congé de maternité ou d’adoption, si des augmentations sont intervenues au cours de la période pendant laquelle le congé a été pris.
ARTICLE 5 : ARTICULATION ENTRE L'ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE ET L'EXERCICE DE LA RESPONSABILITÉ FAMILIALE
Les parties réaffirment leur préoccupation d'aider les collaborateurs de l’entreprise à concilier au mieux leur vie professionnelle et leur vie familiale, et que ceux-ci puissent faire évoluer leur carrière.
5.1- Prise en compte des contraintes familiales dans l'organisation des déplacements et des réunions
L’entreprise veille à prendre en compte les contraintes de la vie familiale dans l'organisation des réunions et des déplacements professionnels. Ainsi, sauf cas exceptionnel, les réunions doivent être planifiées pendant les horaires habituels de travail. Les réunions trop matinales, tardives ou lors de pauses déjeuner doivent être évitées surtout si elles ne sont pas planifiées. Par ailleurs, les animateurs des réunions veilleront à respecter les horaires de début et de fin de réunions. Enfin, la programmation des réunions doit prendre en considération le planning de présence des salariés travaillant à temps partiel et concernés par ces réunions.
5.2- Aménagement de l’emploi du temps lors de la rentrée scolaire
Les parties conviennent d’une absence autorisée payée de 2 heures par an, à l’occasion de la rentrée scolaire, pour les salariés accompagnant un ou plusieurs enfant(s) à charge, scolarisé(s) jusqu’à la classe de 6ème incluse, sous la réserve que l’organisation du chantier ou du service n’en soit pas perturbée. Les parties conviennent que cette absence sera accordée dans la limite d’un parent par famille et que le nombre d’enfants à charge ne permet pas d’obtenir une durée d’absence supérieure à 2 heures.
5.3- Aménagement de l'emploi du temps pendant la grossesse
Afin de favoriser l'articulation entre la vie professionnelle et la vie familiale, les femmes enceintes pourront, à partir du 3eme mois de grossesse, solliciter leur supérieur hiérarchique, sous réserve que les contraintes du service le permettent, afin de bénéficier d'un aménagement d'horaire et de travail via notamment la mise en place d'un temps partiel à durée déterminée.
À compter du 3eme mois de grossesse, les femmes enceintes bénéficieront d'un temps de pause, considéré comme du temps de travail effectif. Cette pause sera d'une durée soit de 15 minutes le matin et 15 minutes l'après-midi soit de 30 minutes le matin ou l'après-midi.
La salariée enceinte bénéficie d’autorisations d'absence pour se rendre aux examens médicaux obligatoires.
Dans les cas de recours à l’assistance médicale à la procréation, la salariée a droit à une autorisation d'absence pour se rendre aux examens et actes médicaux nécessaires.
Le salarié vivant en couple avec une femme enceinte ou ayant recours à l’assistance médicale à la procréation bénéficie également d’une autorisation d’absence pour se rendre à trois de ces examens. En cas de grossesse multiple, il pourra s’absenter pour se rendre à quatre de ces examens. La durée des absences rémunérées visées ci-dessus est limitée au temps nécessaire pour se rendre au rendez-vous et plafonnée à une demi-journée par examen.
Ces absences ne peuvent entraîner de réduction de rémunération, et sont considérées comme du temps de travail effectif pour la détermination des droits à congés payés.
5.4- Les indicateurs de suivi
L'indicateur de suivi est le suivant :
Nombre de salariés ayant pris un congé lié à la parentalité par sexe et par CSP.
ARTICLE 6 : SUIVI DES DISPOSITIONS DU PRÉSENT ACCORD
L’application du présent accord sera suivi par la commission égalité professionnelle du Comité social et économique.
Une fois par an, la direction présentera à la commission les éléments statistiques permettant l’analyse de l’évolution de la situation comparée des femmes et des hommes et notamment le degré d’atteinte des objectifs de progression fixés.
ARTICLE 7 : RÉVISION DE L’ACCORD
Sur proposition d'une ou plusieurs organisations syndicales signataires ou sur proposition de l'entreprise, une négociation de révision pourra être engagée à tout moment dans les conditions prévues par les articles L. 2261-7 et L. 2261-8 du Code du travail, en respectant un délai de trois mois.
ARTICLE 8 : COMMUNICATION DE L’ACCORD
La démarche mise en œuvre par le présent accord fera l’objet, consécutivement à sa signature, d’une présentation auprès du CSE de l’entreprise.
ARTICLE 9 : DUREE DE L’ACCORD
Le présent accord est conclu pour une durée de trois ans. Il prendra effet à compter de la date de sa signature.
ARTICLE 10 : PUBLICITE ET DEPOT DE L’ACCORD
Le présent accord sera notifié par la Direction à l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la société. Le présent accord sera déposé par la Direction de la société sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du travail et en 1 exemplaire au Secrétariat-Greffe du Conseil des Prud'hommes .
Fait à, le 1er octobre 2024
Pour la Société
Pour les Organisations syndicales, les Délégués Syndicaux dûment mandatés à cet effet,
ANNEXE 1 : tableau de synthèse
OBJECTIFS DE PROGRESSION ACTIONS INDICATEURS
FORMATION
PROFESSIONNELLE
Atteindre un taux d’accès à la formation non obligatoire équivalent entre les femmes et les hommes
Accès identique à la formation professionnelle Convocations adressées 15 jours avant Développement du e-learning et formation à distance Communication sur l’offre de formation Action de mise à niveau si besoin
Nombre de salariés formés par sexe et par CSP Nombre d’heures de formation par sexe et par CSP Taux d’accès à la formation par sexe et par CSP Taux d’accès à la formation non obligatoire par sexe et par CSP Nombre de salariés ayant suivi une formation en libre accès sur le portail de formation en ligne du Groupe par sexe et pas CSP
Taux de formation au retour d’un congé longue durée
EVOLUTION
PROFESSIONNELLE
Parité en matière de promotion professionnelle. Le pourcentage de femmes et d’hommes promus dans l’année sera équivalent.
Favoriser et valoriser les outils tels que CPF, bilan de compétences, VAE… Recueil des souhaits d’évolution professionnelle lors des entretiens professionnels Egalité d’évolution professionnelle des salariés à temps partiel
Entretien au retour des congés longue durée pour raisons familiales pour faciliter la reprise
Nombre de salariés promus par sexe et par CSP Taux de salarié promus par sexe et par CSP ; Ecarts de taux de promotion entre les femmes et les hommes Nombre et taux d’entretiens professionnels réalisés au retour de congés longue durée pour raisons familiales
REMUNERATION
Réduire les écarts de rémunération existant entre les femmes et les hommes Salaires équivalents entre les femmes et les hommes d’un même bassin d’emploi au sein de chaque famille d’emplois pour un même niveau de responsabilité, de formation, d'expérience et de compétences professionnelles mises en œuvre. Possibilité d’un budget complémentaires pour les éventuels rattrapages d’écarts de salaires Augmentation individuelle attribuée aux salariés ayant été en congé maternité, d’adoption ou parentale d’éducation Absence congé paternité : prise en compte pour le 13ème mois et salaire maintenu dans son intégralité Ecart de rémunération entre les femmes et les hommes par CSP et par tranche d’âge Ecart de taux d’augmentation individuelle de salaire entre les femmes et les hommes Ecart de taux d’augmentation individuelle de salaire, hors promotions, entre les femmes et les hommes Pourcentage de salariés ayant bénéficié d’une augmentation dans l'année de leur retour de congé de maternité ou d’adoption, si des augmentations sont intervenues au cours de la période pendant laquelle le congé a été pris
ARTICULATION PRO/PERSO
Aider les collaborateurs de l’entreprise à concilier au mieux leur vie professionnelle et leur vie familiale, et que ceux-ci puissent faire évoluer leur carrière.
Planification des réunions pendant les horaires habituels de travail en prenant en considération le planning de présence des salariés travaillant à temps partiel Aménagement possible des horaires de travail à partir du 3ème mois de grossesse Absences autorisées rémunérées pour se rendre aux examens médicaux obligatoires Absence autorisée de 2h pour la rentrée scolaire
Nombre de salariés ayant pris un congé lié à la parentalité par sexe et par CSP