Accord d'entreprise ESTEE LAUDER COMPANIES EUROPE

ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF AUX NEGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES 2025

Application de l'accord
Début : 06/05/2025
Fin : 30/06/2026

3 accords de la société ESTEE LAUDER COMPANIES EUROPE

Le 06/05/2025


ACCORD D’ENTREPRISE

RELATIF AUX NEGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES 2025

Entre :
La Société

Estée Lauder Companies Europe (ELCE), Société en nom collectif au capital social de 10.000 €, représentée par Directrice des Ressources Humaines, d’une part,

A convié

L’Organisation Syndicale Représentative, représentée par la Déléguée Syndicale d'autre part,

A des réunions de Négociations Annuelles Obligatoires.
Ces réunions se sont tenues les 25 mars, le 1 avril et le 10 avril 2025.
Le Comité social et économique a été informé sur le projet d’accord lors de la réunion ordinaire du 11 avril 2025.
  • Discussions

Lors de la première réunion, la Direction a présenté à la Délégation Syndicale les documents relatifs à l'emploi, aux salaires, à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, aux conditions de travail et aux travailleurs handicapés.
En préambule, la Direction a rappelé aux organisations syndicales le contexte économique caractérisé par une inflation de 1,7% au 1er janvier 2025, contre 3,1% en janvier 2024, et un marché de l’emploi qui se replie, avec un taux de chômage de 7,3%. L’économie française a ralenti, avec un PIB en baisse de 0,1 % au quatrième trimestre. En 2025, la croissance devrait rester modeste, du fait de tensions commerciales et politiques, qui rendent les perspectives pour 2025 incertaines.

Le Groupe enregistre un recul de son chiffre d’affaires de 6 % au deuxième trimestre de l’exercice fiscal 2025. Cette baisse s’explique principalement par un affaiblissement de la demande, en particulier en Asie, ainsi que par des perturbations persistantes sur le segment du travel retail, impactant l’ensemble du marché du luxe et des cosmétiques.
Néanmoins, le ralentissement de l’inflation s’inscrit dans une perspective de soutien au pouvoir d’achat des salariés.

Dans ce contexte, le Groupe a annoncé la mise en œuvre d’un plan de transformation : ‘Beauty Reimagined’, dont l’objectif est de restaurer une dynamique de croissance pérenne et de renforcer la rentabilité. Ce plan implique une réduction progressive de 9 à 11 % des effectifs mondiaux. Il s’accompagnera également d’un recentrage stratégique sur les priorités opérationnelles, d’une simplification de l’organisation, ainsi que d’un redéploiement ciblé de certains talents et de l’externalisation de fonctions spécifiques.

La Direction a ensuite partagé des tableaux synthétiques portant sur :
  • Les conditions générales d’emploi ;
  • Les rémunérations ;
  • Les augmentations 2024 ;
  • L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • Les conditions de travail ;
  • Les rémunérations variables ;
  • Les travailleurs handicapés.
À la suite de ces échanges, et à la suite de la première réunion, l’organisation syndicale représentative,

la CFE-CGC a communiqué ses demandes, en les priorisant :

  • Rémunérations

  • Prévoir un budget d’augmentation de 2%


  • Transports 

  • Augmentation du remboursement du Pass Navigo à hauteur de 75%
  • Indexation du forfait mobilité durable sur la base du remboursement du Pass Navigo


  • Epargne Salariale

  • Revalorisation du barème d’abondement


  • Berceaux d’entreprise

  • Augmenter le nombre de berceaux - Pour arriver progressivement à un nombre de 10 berceaux

  • Accompagnement des Séniors

  • Mise en place d’un barème d’abondement sur les CP/RTT et autres congés placés dans le PERECO

  • Summer Hours


  • Renouvellement du dispositif des Summer Hours
L’organisation syndicale précise qu’elle a choisi de ne pas solliciter d’augmentation du budget des œuvres sociales du CSE cette année, privilégiant ainsi des mesures bénéficiant au plus grand nombre, en tenant compte du contexte de l’entreprise.

La Direction a apporté des réponses à chacune des demandes et les discussions ont mené aux décisions et arbitrages suivants :

  • Rémunération :

  • L’enveloppe globale d’augmentations individuelles est de 2 % de la masse salariale.


Cette enveloppe est réservée aux

augmentations individuelles.


Les augmentations des salariés faisant l’objet d’une promotion ou d’un réajustement de salaire seront considérés dans un budget additionnel, étant entendu que ces situations sont par nature exceptionnelles.

  • Ces différentes situations conduisent à prévoir une augmentation de la masse salariale de l’ordre de 2,25 %.


  • Les salariés en CDI entrés dans l’entreprise avant le 1er mars 2025 qui ne sont pas en préavis et qui n’ont pas déjà fait l’objet d’une promotion en 2025 sont éligibles à une augmentation individuelle.

  • La Direction rappelle que les salariés ayant déjà fait l’objet de promotions dans le cadre des nouveaux brand clusters, ne seront pas éligibles à une augmentation individuelle.

  • Les augmentations sont décidées selon des critères de performance (mesurée par l’évaluation PDP) et par le positionnement salarial de chaque salarié par rapport à ses collègues occupant le même poste ou un poste équivalent.

  • Un outil d’aide à la décision sera diffusé aux managers pour des décisions homogènes au sein des équipes et entre les équipes.


  • Transports 

  • La loi de finances pour 2025 a réactivé une mesure précédemment en vigueur entre 2022 et 2024, permettant l’exonération de cotisations sociales, de CSG/CRDS et d’impôt sur le revenu sur la part excédentaire de la prise en charge des frais de transport, dans la limite de 75 % du coût des titres de transports publics ou de l’abonnement à un service public de location de vélos.

Dans ce cadre, la Direction répond favorablement à la demande d’augmenter le remboursement du Pass Navigo à hauteur de 75 %, sans limitation de durée, sous réserve d’une éventuelle évolution de la loi de finances.


La Direction répond favorablement à la demande d’indexer le forfait mobilité durable au remboursement du Pass Navigo.

Ainsi, au 1er juillet 2025, le forfait mobilité durable passera de 43,20 euros à 64,80 euros.



  • Epargne salariale


  • La Direction comprend l'importance accordée par les représentants du personnel au développement de l’épargne salariale, notamment à travers une revalorisation des tranches d’abondement.

Après écoute attentive des propositions formulées par les organisations syndicales, et compte tenu du contexte interne de l’entreprise, la Direction propose l’évolution suivante :

La première tranche d’abondement est revalorisée, passant d’un plafond maximum abondé de 920 € à 1000 €.


Le tableau détaillant les nouvelles modalités d'abondement est présenté ci-dessous.



Versement employé

% Abondement

€ Abondement

1ère tranche

1 000 €
100%
1 000 €

2ème tranche

630 €
50%
315 €

3ème tranche

9 812 €
25%
2 453 €

TOTAL

11 442€
32,9%
3 768€


Cette grille sera mise en place à partir du 1er janvier 2026.




  • Berceaux d’entreprise


  • La Direction comprend la volonté des partenaires sociaux de renforcer le soutien à la parentalité en augmentant progressivement le nombre de berceaux d’entreprise pour atteindre un total de 10.

Cependant, elle souligne que cette mesure ne bénéficierait qu’à une minorité des salariés de la Société. À ce titre, trois berceaux ont déjà été attribués l’année dernière. Bien que ce chiffre reste limité, il témoigne d’un engagement en faveur de cette initiative. Ainsi, la Direction ne répond pas favorablement à la demande d’augmentation du nombre de berceaux d’entreprise.


Par ailleurs, la Direction rappelle que le coût d’un berceau d’entreprise s’élève à 15 000 €, et que l’avantage fiscal potentiel de 50 % ne se traduit pas directement dans le compte de résultat du Bureau Régional EMEA.


  • Accompagnement des Séniors

  • La Direction rappelle que la mise en place d’un abondement sur les jours de congés placés dans le PERECO a été écartée, en raison de la complexité de sa mise en œuvre, notamment liée à la valorisation différenciée des jours de congés, proportionnelle au salaire de chaque salarié.

Ainsi, la mise en place d’un dispositif d’abondement sur les congés payés ou RTT placés dans le PERECO n’est pas retenu.

  • Summer hours


  • La Direction n’a pas identifié de frein à la reconduction de cette initiative. Toutefois, à ce jour,

    la Direction n’a pas reçu d’éléments suffisants lui permettant de s’engager sur son renouvellement.


  • Initiatives de l’Employeur


  • La Direction est actuellement à l’étude d’un accord portant sur l’égalité Femme/Homme, comportant notamment un volet sur les droits des parents de même sexe.


  • Durée du présent accord

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de la date de signature et cessera de s’appliquer de plein droit le 30 juin 2026.


  • Dépôt de l’accord

Le présent accord sera déposé à l’initiative de la Direction auprès du secrétariat du greffe du Conseil des Prud’hommes de Paris en un exemplaire, et à la DRIEETS en un exemplaire papier et un exemplaire électronique.

Chacune des parties signataires conservera un exemplaire original du présent accord.


Neuilly-sur-Seine, le 6 mai 2025,






Pour les organisations syndicalesPour la Société ELCE


Mise à jour : 2025-07-01

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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