Accord d'entreprise EVASION PAYS ACCUEIL LOISIRS

Accord sur le congé menstruel

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 31/12/2026

11 accords de la société EVASION PAYS ACCUEIL LOISIRS

Le 08/01/2026



ACCORD CONCLU DANS LE CADRE DES NEGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES 2025 SUR LE THEME DE L’EGALITE HOMME FEMME ET LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL


ENTRE LES SOUSSIGNES :


L’Association Evasion en Pays d’accueil et de Loisirs (EPAL)

dont le siège social est situé 10 rue Nicéphore NIEPCE – 29200 BREST
Représentée par XXXXXXXXXXXXXXXXX
Agissant en qualité de Co Directrice,

Ci-après dénommée « l'Association »,

D’une part,

ET


  • L’organisation syndicale Asso Solidaire, représentée par XXXXXXXXXXXXXXX
  • L’organisation syndicale CFDT, représentée par XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

D'autre part,

Ci-ensemble désignées « les Parties »

PREAMBULE

Les Organisations Syndicales représentatives et la direction par le présent accord souhaitent reconduire les dispositions signées à l’occasion des négociations annuelles obligatoire de 2024.

Article 1 – Champ d’application

Les dispositions du présent accord s’applique à l’ensemble des salarié·es de l’association, sans distinction de type de contrat ou d’emploi et sans condition d’ancienneté.

Article 4 - Mise en place du congé menstruel 

Toutes les femmes ne sont pas égales faces aux douleurs et symptômes menstruels. En France, l'État ne prévoit pas d'obliger les employeurs à mettre en place le congé menstruel.
Cependant, suite à l’attention portée par les salarié·es sur ce sujet dans le cadre du questionnaire diffusé par les déléguées syndicales et des discussions au sein du CSE, l’association a décidé de prendre en compte les douleurs menstruelles, d’endométriose ou de symptômes liés à la ménopause dès lors qu’ils impactent la qualité de vie au travail.
L’association propose d’intégrer la mise en place d’un congé menstruel pour les salarié·es dans le cadre de l’accord portant sur le thème de l’égalité homme femme et la qualité de vie au travail.

Article 3 - Engagements de l’association EPAL

Les femmes représentent 70 % des effectifs de l’association EPAL.
Sur les 80 salarié.es ayant répondu au questionnaire diffusé en Juin 2023 aux salarié.es, 59 professionnels ont répondu être favorable à la mise en place de cette mesure.
En France, on estime à 10 % la part des femmes atteintes d’endométriose - une maladie souvent invalidante qui peut avoir des impacts sur leur vie professionnelle avec des risques de sortie d’emploi. Des mesures existent pour faciliter le travail des salarié·es concernées dans de bonnes conditions, pour elles comme pour l’entreprise.
En tant qu’employeur, l’association EPAL souhaite prendre en compte cette pathologie qui touche potentiellement 7 % de ses salarié·e·s.

Article 3.1 – Octroi d’un jour de congé supplémentaire par mois

Les salarié·es, définies ci-avant, pourront bénéficier d’un jour de congé mensuel dénommé « absence exceptionnelle rémunérée » afin de faire face aux contraintes rencontrées pendant leur menstruation ou dans la période de ménopause.
Ces jours d’absences exceptionnelles peuvent être fractionnés en demi-journée et ne sont pas cumulables d’un mois à l’autre.
Il est expressément convenu que ces jours d’absence exceptionnelle sont facultatifs.

Article 3.2 – Condition d’octroi du congé menstruel

Les salarié·es souhaitant avoir la possibilité de prendre un congé menstruel devront, au moment de leur première demande, transmettre une attestation médicale écrite témoignant d’une gêne à exercer leur travail pendant leur période de menstruation ou dans la période de ménopause. Cet avis médical sera demandé annuellement (par année civile), et il ne sera pas nécessaire de le renouveler à chaque nouvelle demande de congé menstruel en cours d’année.

Article 3.3 – Modalités de pose du congé menstruel

Les salarié·es pourront bénéficier de leur jour de congé menstruel sur demande, le jour même.
Aucun délai de prévenance n’est imposé au regard de la nature même du congé.
Les salarié·es devront informer, par téléphone, SMS ou mail, leur responsable direct de leur absence, afin de favoriser le plus possible la continuité de service de l’accueil du public, ainsi que le service des ressources humaines.

Article 3.4 – Maintien de la rémunération

La rémunération sera maintenue pendant les jours de congé menstruel.

Article 3.5 – Aménagement du temps de travail et du poste de travail

Si le congé menstruel est une mesure phare dans les dispositions qu’il est possible de prendre, l’association souhaite faire part du fait que pour certaines salarié·es qui ont pu s’exprimer avec transparence sur la difficulté de santé auprès de leur responsable, il est arrivé que des aménagements de poste puissent être mise en place : télétravail, aménagement des horaires, poste de travail, lorsque cela était possible et répondait à un besoin de la salariée.
En lien avec le service des ressources humaines et éventuellement la médecine du travail, des solutions compatibles avec l’organisation pourraient être mises en place.

Article 4. – Sensibilisation des Responsables

Dans le cadre de la mise en œuvre du présent accord, les responsables seront sensibilisés en 2025 aux pathologies hormonales, telles que l’endométriose et autres affections pouvant affecter les salarié·es. Cette sensibilisation portera également sur les mesures destinées à améliorer la qualité de vie au travail des personnes concernées, dans le respect des besoins spécifiques de chacun·e.
Il est important qu’il n’y ait pas de stigmatisation concernant ces pathologies et la mobilisation des mesures favorisant la qualité de vie au travail pour les salarié·es souffrant de celles-ci.

Article 5. Evaluation de l’accord

Il est essentiel que les salarié·es ayant bénéficié des dispositions du présent accord soient consulté·es afin d’évaluer l’efficacité des dispositions de l’accord dans la réponse aux difficultés liées à leur état de santé. Ces consultations permettront de recueillir des retours d’expérience et d’ajuster, si nécessaire, les mesures mises en place pour garantir un accompagnement adapté et pérenne.
Cette évaluation se fera à travers un questionnaire anonyme adressé à l’ensemble des salarié·es, et par le retour des échanges que les responsables et représentants du personnel auront pu avoir avec les salarié·es et les équipes sur le sujet.

Article 6. Confidentialité

La confidentialité des informations partagées dans le cadre de cet accord, notamment celles relatives à l’état de santé des salarié·es, sera rigoureusement assurée. Aucune donnée personnelle ou médicale ne sera communiquée sans le consentement explicite de la personne concernée, et les informations seront traitées conformément aux dispositions légales en vigueur en matière de protection des données.
Les responsables respectifs des salarié·es concernées et le service des ressources humaines seront tenus informés des situations afin de favoriser leur accompagnement et la mise en œuvre des préconisations liées au poste de travail ou à l’organisation d’équipe.

Article 7 – Durée de l’accord

Le présent accord est défini pour une année, l’année civile 2026, il sera évalué et pourra être révisé à l’issue de la période.

Article 8 - Dépôt, publicité et mise en ligne

Le présent accord donnera lieu à dépôt dans les conditions prévues aux articles L. 2231-6 et D. 2231-2 et s. du Code du travail.
Ce dépôt sera accompagné des pièces énoncées à l’article D. 2231-7 du code du travail.
Un exemplaire sur support papier signé sera également déposé par l’employeur auprès du Secrétariat Greffe du Conseil des Prud’hommes de Brest
L’accord sera déposé sur la plateforme en ligne TéléAccords pour qu’il soit ensuite automatiquement transmis à la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) géographiquement compétente.
Tout avenant au présent accord et toute dénonciation sera soumis aux mêmes règles de publicité et de dépôt que l'accord lui-même. 

  • Article 9 - Entrée en vigueur de l’accord
Sauf stipulations contraires, l’accord sera applicable à partir du jour qui suit son dépôt auprès des services compétents et de sa mise en ligne sur la base de données nationale. 

Fait à Brest le 08/01/2025

  • Signature des parties :




Représentant Employeur Représentant des salarié·es

Mise à jour : 2026-01-29

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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