SAS immatriculée au RCS d’Antibes sous le numéro 823 492 756 Dont le siège social est situé : 1625 Route des Lucioles, 06410 BIOT Représentée par M. Emmanuel DURAND en sa qualité de Chef d’Etablissement D’une part,
Et les Organisation Syndicales Représentatives :
Syndicat CFTC, représenté Syndicat FO ACTA, représenté par Syndicat SUD AERIEN, représenté par M. LY
D’autre part,
Il a été convenu ce qui suit :
PREAMBULE :
Un accord portant sur le temps de travail a été conclu le 10/12/2024 au sein de la société GSF AIRPORT CDG.
Les parties ont souhaité compléter les dispositions de cet accord en encadrant le recours aux heures supplémentaires. Une/ Plusieurs réunions de négociation se sont tenues les 5 et 10/12/2024, au terme desquelles le présent avenant a été conclu.
Contingent d’heures supplémentaires
Article 1/ Contingent annuel
Le contingent annuel d’heures supplémentaires librement utilisable est fixé à 400 heures.
Il est rappelé que le recours aux heures supplémentaires ne peut pas avoir pour effet de porter les durées hebdomadaires et journalières de travail au-delà des limites maximales fixées par la loi.
Les heures prises en compte pour le calcul du contingent annuel d’heures supplémentaires sont celles accomplies au-delà de la durée légale.
Des heures supplémentaires pourront être réalisées au-delà du contingent dans les conditions fixées ci-après.
Article 2/ Repos compensateur de remplacement
Le paiement des heures supplémentaires peut être intégralement ou partiellement remplacé par un repos d’une durée équivalente.
Les heures supplémentaires concernées ne s’imputent pas sur le contingent annuel d’heures supplémentaires.
Article 3/ conditions d’accomplissement d’heures supplémentaires au-delà du contingent
Les heures supplémentaires sont accomplies, au-delà du contingent annuel applicable dans l’entreprise, après avis du Comité Social Economique (CSE). L’accomplissement d’heures supplémentaires au-delà du contingent annuel ne pourra être imposé au salarié qui devra donc être volontaire.
Article 4/ Contrepartie obligatoire sous forme de repos
Une contrepartie obligatoire en repos (C.O.R) est due pour toute heure supplémentaire accomplie au-delà du contingent annuel.
La contrepartie obligatoire en repos
sera prise sous forme de journées entières ou de demi-journée de travail.
Dès lors que le droit à la contrepartie obligatoire en repos compensateur atteint sept heures, les salariés peuvent demander à en bénéficier, pour une prise du repos dans les deux mois suivant l’ouverture du droit.
La demande écrite précisant la date et la durée du repos devra être faite au moins 15 jours à l'avance.
L'employeur doit donner sa réponse dans les 7 jours ouvrables suivant la réception de la demande.
Il peut refuser les dates et/ou la durée proposée en cas de surcroît d’activité, de difficulté à pourvoir à son remplacement ou d'impératifs de sécurité en informant le salarié par écrit.
Lorsque des impératifs liés au fonctionnement de l'entreprise font obstacle à ce que plusieurs demandes de contrepartie obligatoire en repos soient simultanément satisfaites, les demandeurs sont départagés, selon l'ordre de priorité suivant : 1° Les demandes déjà différées ; 2° La situation de famille ; 3° L'ancienneté dans l'entreprise.
Dans ce cas, les salariés devront être mis en mesure de les prendre à une autre date dans un délai d’un mois décompté à partir de la date initialement choisie.
A défaut de demande du salarié de prise de sa contrepartie obligatoire en repos (COR) sur l’année civile, l’employeur lui fixera une ou plusieurs dates de prise de la totalité de cette COR non prise dans les 3 premiers mois de l’année civile suivante.
Les salariés seront régulièrement informés de leurs droits acquis en matière de contrepartie obligatoire en repos par un document récapitulant d'une part, le nombre d'heures de repos acquises et d'autre part, le nombre d’heures effectivement prises au cours du mois.
Elle est assimilée à une période de travail effectif pour le calcul des droits du salarié. Elle donne lieu à une indemnisation qui n’entraîne aucune diminution de rémunération par rapport à celle que le salarié aurait perçue s’il avait accompli son travail.
Le salarié dont le contrat de travail prend fin avant qu’il ait pu bénéficier de la contrepartie obligatoire en repos à laquelle il a droit ou avant qu’il ait acquis des droits suffisants pour pouvoir prendre ce repos reçoit une indemnité dont le montant correspond à ses droits acquis.
Durée de l’avenant, suivi, révision, dénonciation
Le présent avenant est expressément conclu pour une durée indéterminée.
Conformément aux dispositions de l’art L2232-12 CT, la validité de l’avenant est subordonnée à sa signature par, d'une part, l'employeur ou son représentant et, d'autre part, une ou plusieurs organisations syndicales de salariés représentatives ayant recueilli plus de 50 % des suffrages exprimés en faveur d'organisations représentatives au premier tour des dernières élections des titulaires au CSE quel que soit le nombre de votants.
Il s’appliquera à compter du lendemain de son dépôt à la DIRECCTE ainsi qu’au Conseil des Prud’hommes.
Suivi : les partenaires sociaux conviennent d’effectuer un suivi de l’application des dispositions du présent avenant. Ce suivi sera fait une fois par an par le CSE.
Révision : Tout avenant de révision du présent accord sera négocié et conclu dans les mêmes conditions que l’accord, en application des dispositions de l’art. L.2261-7-1 CT.
Dénonciation : le présent avenant peut être dénoncé par les parties signataires, par notification par son auteur aux autres signataires de l'accord, sous réserve d’un préavis de 6 mois. Toute dénonciation de l’accord se fera dans les conditions édictées par les articles L 2261-9 et suivants du code du travail.
Publicité de l’avenant
A défaut d’opposition, le présent avenant sera déposé en 2 exemplaires (dont un sur support électronique) à la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi sur la plateforme de téléprocédure dématérialisée du ministère du travail (https://www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr), et en un exemplaire au secrétariat-greffe du Conseil de Prud'hommes de Montmorency dans les 15 jours suivants la conclusion d’un accord valide.
Fait à Roissy-en-France, le 10/12/2024 en 6 exemplaires
Signature et remise en mains propres le 10/12/2024 valant notification aux signataires.