La SOCIETE GUILBERT PROPRETE, Société par actions simplifiée au capital de 200 000 € RCS BOBIGNY 745851303 Dont le siège social est au 134 rue Henri Barbusse 93140 BONDY, Représentée par M., en sa qualité de Directrice des Ressources Humaines et M.
en sa qualité de Directeur des relations sociales,
D’UNE PART,
Le syndicat FO, représenté par
M., Délégué Syndical Central
M., Délégué Syndical
M., Délégué Syndical
D’AUTRE PART,
Le syndicat CGT, représenté par
M., Délégué Syndical Central
M., Délégué Syndical
M., Délégué Syndical
M., Délégué Syndical
ET
D'autre part ;
Après avoir rappelé que :
La qualité de vie au travail (QVT) est une priorité de la politique des ressources humaines de GUILBERT PROPRETE affirmée dès 2017 dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire.
Les parties conviennent que l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle est un des principaux enjeux de la QVT, et que la porosité entre ces deux sphères est devenue de plus en plus grande avec la digitalisation des méthodes et outils de travail.
Les signataires se sont donc réunis pour définir les modalités d’exercice par les collaborateurs de leur droit à la déconnexion en application de l’article L.2242-8.7° du Code du travail tel qu’issu de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016.
Ils réaffirment l’importance d’un bon usage des outils informatiques en vue d’un nécessaire respect des temps de repos et de congé.
Il a été arrêté et convenu ce qui suit :
ARTICLE 1 – DEFINITIONS
Il y a lieu d’entendre par :
Droit à la déconnexion : le droit pour le collaborateur de ne pas être connecté à ses outils numériques et de ne pas être contacté par son employeur en dehors de son temps de travail ;
Outils numériques : outils numériques physiques (ordinateurs, tablettes, smartphones, etc.) et dématérialisés (logiciels, connexions sans fil, messagerie électronique, internet/extranet, etc.) qui permettent d’être joignable à distance.
Temps de travail : horaires de travail du collaborateur durant lesquels il est à la disposition de son employeur et comprenant les heures normales de travail du salarié et les heures supplémentaires.
ARTICLE 2 – CHAMP D’APPLICATION
Le présent accord s’applique à l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise GUILBERT PROPRETE.
ARTICLE 3 – SENSIBILISATION ET FORMATION A L’UTILISATION DES OUTILS NUMERIQUES ET A LA DECONNEXION
Des actions de formation et de sensibilisation seront organisées à destination des managers et de l’ensemble des collaborateurs en vue de les informer sur les enjeux et les bonnes pratiques liées à l’utilisation des outils numériques et à la déconnexion.
Dans ce cadre, l’entreprise s’engage notamment à :
Former les managers aux enjeux de l’équilibre vie privée-vie professionnelle et à la bonne application du présent accord ;
Mettre en place des formations à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour les collaborateurs ayant des difficultés à les maîtriser ;
Sensibiliser les équipes à l’usage raisonné des outils numériques et aux risques de la sur-connexion,
Diffuser la charte de bon usage des outils informatiques et numériques (annexée au présent accord) et s’assurer de son respect par l’ensemble des collaborateurs. A cet effet, une communication périodique aux équipes pourra être réalisée, par exemple au moyen de fiches pratiques présentant des conseils pour fluidifier l’utilisation des outils numériques.
ARTICLE 4 – DROIT A LA DECONNEXION EN DEHORS DU TEMPS DE TRAVAIL EFFECTIF
Les périodes de repos, de congé ou de suspension du contrat de travail doivent être respectées par l’ensemble des acteurs de l’entreprise. A ce titre, les collaborateurs disposent d’un droit de déconnexion.
Il est rappelé à l’ensemble des collaborateurs de limiter l’envoi d’e-mails ou d’appels téléphoniques hors temps de travail. En tout état de cause, pour les collaborateurs qui choisiraient de travailler en dehors des horaires de travail, il est préconisé d’utiliser les fonctions d’envoi différé des e-mails dans cette période.
Concernant plus particulièrement l’usage de la messagerie électronique professionnelle, il est précisé que le collaborateur n’est jamais tenu, sauf urgence ou nécessité, de prendre connaissance des e-mails qui lui sont adressés ou d’y répondre en dehors de son temps de travail. Il en est de même des appels ou messages téléphoniques professionnels.
En cas de circonstances particulières, nées de l’urgence et de l’importance des sujets traités, des exceptions à ces principes pourraient être mises en œuvre.
ARTICLE 5 – ORGANISATION ET CHARGE DE TRAVAIL
Il est rappelé qu’une obligation de résultat en matière de sécurité au travail et de santé physique et mentale incombe à l’employeur. Dans ce cadre, il lui appartient de prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer le respect par les collaborateurs de cette obligation de déconnexion.
Chaque manager est le premier garant de l’équilibre de vie et de la cohésion de son équipe.
Les managers sont donc invités à veiller à la bonne application du présent accord par leur équipe. Une vigilance particulière sera portée à l’amplitude des journées travaillées et à leur charge de travail afin que celle-ci reste raisonnable et soit bien répartie dans le temps.
A cet effet, les managers peuvent notamment proposer à leurs collaborateurs un échange régulier sur l’organisation et la charge de travail.
Par ailleurs, le collaborateur a également la possibilité d’alerter son manager en cas de surcharge de travail afin de trouver une solution alternative permettant de respecter les durées légales du travail.
Au besoin, la référente RH peut être associée à ces échanges.
Enfin, l’accord prévoit la possibilité pour les collaborateurs de s’isoler et de se déconnecter durant leurs heures de travail afin d’avancer sur des sujets de fond sans être interrompus. Cette possibilité ainsi que ses modalités d’organisation doivent être impérativement validées avec le manager.
ARTICLE 6 – AUDIT SUR L’USAGE DES OUTILS NUMERIQUES PROFESSIONNELS
L’entreprise s’engage à effectuer, dans la mesure des possibilités techniques, un audit régulier sur l’usage des outils numériques.
En particulier, les mesures suivantes pourront être effectuées :
Volume des e-mails envoyés
E-mails envoyés hors temps de travail
Connexion à distance au réseau hors temps de travail
…
Dans le cas où les audits feraient apparaître des difficultés identifiées, l’entreprise s’engage à mettre en œuvre toutes les actions de préventions et toutes les mesures pour mettre fin au risque.
ARTICLE 7 – ENTREE EN VIGUEUR ET DUREE
La date d’entrée en application de cet accord est fixée à l’issue du délai d’opposition, soit le 28 novembre 2022.
Le présent accord est conclu pour une durée de trois ans.
Les parties conviennent de se réunir six mois avant la date d’expiration du présent accord en vue de sa renégociation. Dans ce cadre, il pourra être prévu de reconduire l’accord actuel jusqu’à l’entrée en vigueur d’un nouvel accord.
Conformément aux dispositions légales en vigueur, le présent accord sera déposé en deux exemplaires signés, le premier en version papier, le second en version électronique auprès de la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence et de la Consommation, du Travail et de l’Emploi. Un exemplaire du présent accord sera également déposé au secrétariat-greffe du Conseil des Prud’hommes.
Les collaborateurs de GUILBERT PROPRETE seront informés du présent accord dès sa signature par voie d’affichage ainsi que par tout moyen de communication habituellement utilisé dans l’entreprise.
Fait à Bondy en 10 exemplaires, le 15 novembre 2022
Signataires :
(Faire précéder les signatures de la mention manuscrite « lu et approuvé »)
Pour la Direction
M. M.
Directrice des Ressources Humaines Directeur des relations sociales
Pour les Partenaires Sociaux
M. M.
Délégué Syndical Central, FODélégué Syndical, FO
M.
Délégué Syndical, FO
M. M.
Délégué Syndical, CGTDélégué Syndical, CGT
M. M.
Délégué Syndical, CGTDélégué Syndical, CGT
CHARTE DE BON USAGE DES OUTILS INFORMATIQUES ET NUMERIQUES
GUILBERT PROPRETE
Ces recommandations n’ont pas vocation à s’imposer comme de nouvelles normes applicables aux collaborateurs. Elles constituent bien davantage une base de réflexion ayant pour objectifs de :
limiter la perte de temps et la surcharge informationnelle
atténuer la dépendance aux outils
pondérer la culture de l’urgence et de l’immédiateté
améliorer le travail collaboratif
Envoi d’un message :
Favoriser les échanges directs (téléphone, face à face) sauf lorsque l’écrit apparaît nécessaire
Indiquer le niveau d’importance et le degré d’urgence d’un message sans abuser des niveaux prioritaires
Ne pas solliciter de réponse immédiate si ce n’est pas nécessaire. Laisser au(x) destinataire(s) du message le temps d’y répondre : un délai de réponse d’un à deux jours ouvrés est généralement considéré comme acceptable.
S’assurer en cas d’urgence que le destinataire a bien pris connaissance du message
Cibler de façon précise les destinataires du message, en direct et en copie :
Ne pas mettre en copie du message un contact dont on attend une réponse ou une action directe. Ce contact doit être en destinataire principal du message.
Les destinataires en copie le sont pour information.
Utiliser avec modération et à bon escient les fonctions « CC », « Cci » et « Répondre à tous »
Privilégier les envois différés lors de la rédaction d’e-mails en dehors des horaires de travail
Contenu d’un message :
Indiquer un objet clair pour tout message et permettant d’identifier immédiatement son contenu
Eviter de traiter plusieurs sujets dans un même message
Respecter les règles élémentaires de politesse
Veiller à la clarté et à la neutralité du message. Envoyer, dans la mesure du possible, des messages concis et compréhensibles.
S’accorder un temps de réflexion et de relecture avant d’envoyer son message. Cette règle est d’autant plus importante lorsque l’échange devient conflictuel.
S’interroger sur la manière dont réagirait un tiers à la lecture du message, dans l’hypothèse où on lui aurait transféré ou mis en copie
Réception d’un message :
S’il n’est pas possible de répondre dans un délai raisonnable, envoyer un message attestant de la bonne réception de celui-ci et en précisant le délai estimé de réponse
Activer le gestionnaire de réponse automatique pendant son absence, en indiquant le nom d’une personne à contacter en cas d’urgence et préciser le degré d’accès à la messagerie électronique (restreint / limité / inexistant)
Utilisation de l’agenda professionnel :
Mettre à jour son agenda (réunions, absences…) afin que ses disponibilités apparaissent clairement
Consulter l’agenda de ses interlocuteurs si possible avant de les contacter ou de leur proposer une réunion.