PROCES VERBAL D’ACCORD PORTANT SUR LA NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE SUR LA REMUNERATION, LE TEMPS DE TRAVAIL ET LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE
LYON DUTY FREE – ANNEE 2026
Préambule
La Direction a convié les Organisations Syndicales à la négociation annuelle relative à la rémunération, au temps de travail et au partage de la valeur ajoutée, conformément aux dispositions des articles L2242-1 et L2242-13 du Code du travail.
C’est dans ce contexte que se sont engagées des négociations en vue d’aboutir à la conclusion du présent accord de NAO pour 2026.
Sur le calendrier des négociations :
La négociation collective, prévue à l’article L 2242-1 et à l’article 2261-14 du code du travail s’est déroulée selon le calendrier suivant :
28 janvier 2026
25 février 2026
18 mars 2026
30 mars 2026
Au cours de ces réunions, la Direction a rappelé le contexte économique et financier présidant à ces discussions et rappelées ci-après :
Rappel de la situation économique :
Pour rappel, en 2024, le chiffres d’affaires progressait de 8% versus 2023 et le CAPAX de 4% versus 2023. Les performances de l’année 2024 permettaient de partager les résultats de l’entreprise avec les salariés. Les collaborateurs ont pu bénéficier de deux enveloppes : une de participation et une autre d’intéressement. Concernant l’inflation, le ralentissement s'était accentué au fil des mois. En août 2024, l'inflation annuelle était tombée à 1,8 %, repassant ainsi sous le seuil symbolique des 2 % pour la première fois depuis trois ans. En décembre 2024, elle s'établissait à 1,3 % sur un an. La Direction avait cependant réalisé en 2024 un effort considérable en termes de revalorisations salariales en 2024 afin de compenser l’inflation des années précédentes contribuant ainsi à maintenir le pouvoir d’achat des collaborateurs.
Le chiffre d’affaires 2025 de LDF s’établit à 38 060, en progression de +2 087 par rapport à 2024, soit une hausse de +6 %. Cette évolution positive traduit une bonne dynamique globale de l’activité sur l’année. Cette croissance repose à la fois sur une légère augmentation des volumes, qui atteignent 5 321 contre 5 219 en 2024 (+2 %), et surtout sur une amélioration du prix moyen. En effet, le chiffre d’affaires unitaire passe de 6,89 € à 7,15 €, soit une hausse de +0,26 € (+4 %), ce qui constitue le principal levier de progression du CA. Toutefois, malgré cette performance, le chiffre d’affaires reste en deçà de l’objectif fixé (E2), avec un écart de -764, soit -2 %. Le volume est également inférieur aux prévisions (-1 %), tandis que la dépense moyenne par passager dépasse nettement l’objectif (+18 %). Néanmoins, Lyon Duty Free présente un réel retard par rapport aux objectifs initiaux.
Discussions
1ère réunion – 28 janvier 2026
Au cours de cette première réunion, la Direction a présenté le rapport comparé 2025 qui reprend l’analyse de la situation comparée entre les hommes et les femmes, où les sept thèmes suivants sont abordés :
L’évolution des effectifs, les embauches et les sorties
La formation
La qualification
La classification
Les conditions de travail
La rémunération effective
L’articulation entre l’activité professionnelle et l’exercice de la responsabilité familiale
La direction a également rappelé les mesures des années précédentes dont celles de 2025, qui sont rappelées ci-dessus. Au terme de cette réunion, la Délégation a informé la Direction qu’elle lui communiquera ses revendications par écrit rapidement, ce qu’elle a fait, en date du 5 février 2026. Le courriel faisait état des revendications suivantes :
Revalorisation des salaires de base à hauteur du coût de la vie, soit une augmentation générale de 3,5 %.
Mise en place d’une enveloppe minimale de 3,5 % dédiée au budget du Comité de Développement (juin),
Attente d’une proposition adaptée concernant la revalorisation des bonus commerciaux et logistiques.
Extension de l’âge d’éligibilité aux chèques CESU, actuellement limité à 5 ans, pour le porter à 12 ans.
Revalorisation de la prime panier repas à 7,40 € pour l’ensemble du personnel.
Négociation d’un accord ou d’une charte sur le télétravail pour le back-office.
Mise en place d’un abondement du PEE (Plan d’Épargne Entreprise), si possible via le dispositif CASTOR, pour permettre aux salariés de se constituer une épargne avec un réel soutien de l’entreprise.
Augmentation du budget des œuvres sociales 2%.
2ème réunion – 25 février 2025
Au cours de cette réunion, la Direction a répondu point par point aux différentes revendications de la Délégation :
REVENDICATIONS DE LA DELEGATION
Réponses de la Direction
Augmentation générale de 3,5 %. La Direction n'est pas favorable à cette mesure en raison d’une enveloppe budgétaire insuffisante. Mise en place d’une enveloppe minimale de 3,5 % dédiée au budget du Comité de Développement La Direction indique ne pas pouvoir s’engager sur 3,5 % mais propose des augmentations individuelles limitées pour le back-office entre 0,4 % et 0,7 %. Attente d’une proposition adaptée concernant la revalorisation des bonus commerciaux et logistiques La Direction propose une augmentation des bonus commerciaux entre 12,9 % et 13,5 % (conseillers de vente et managers adjoints). Revalorisation de la prime d’ancienneté La Direction n'est pas favorable, ce dispositif conventionnel étant trop coûteux. Extension de l’âge d’éligibilité aux chèques CESU, actuellement limité à 5 ans, pour le porter à 12 ans. La Direction n'est pas favorable en raison d’un coût trop élevé et d’une enveloppe insuffisante. La Direction propose toutefois une alternative : augmentation du CESU handicap de 500 € à 700 €. Revalorisation de la prime panier repas à 7,40 € pour l’ensemble du personnel La Direction propose une augmentation à 7 € (au lieu de 6,50 €). Mise en place d’un abondement du PEE La Direction n’est pas favorable en raison d’un coût jugé double avec le PERCOL : provision + paiement à la sortie. Augmentation du budget des œuvres sociales 2%. La Direction n’est pas favorable à cette mesure Comme convenu lors de la réunion, la Direction adressait ses propositions écrites par un email du 17 mars 2026 :
Refonte du bonus logistique (présentation en pièce jointe de l’email)
Augmentation du panier repas 7€ et équivalence écart tickets restaurant ;
Augmentation chèque CESU handicap de 500€ à 700€
Revue accord intéressement avec retrait de la condition « et » entre le 1 et 2ème critère, chaque indicateur sera désormais indépendant.
Mise en place accord temps égalité H/F dont la mise en place de don de jours
Engagement de la signature d’un accord handicap courant 2026
3ème réunion - 18 mars 2026
La Direction rappelle que les sujets relatifs aux revalorisations individuelles sont traités en dehors du cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) et présente à nouveau ses propositions, telles que communiquées en amont de la réunion. Les élus expriment plusieurs points de désaccord, telles que des propositions de la Direction ainsi qu’une contradiction entre les résultats jugés insuffisants sur le site de Lyon depuis le début de l’année et les communications du Groupe. Les élus indiquent également qu’il devient difficile de maintenir la motivation des collaborateurs, ces derniers ne percevant pas de reconnaissance à la hauteur de leur engagement. La Direction confirme que les résultats de l’entreprise ne sont pas satisfaisants et précise que, dans ce contexte, la Société ne dispose pas du budget nécessaire pour aller au-delà des propositions formulées, notamment en raison de l’augmentation des charges patronales. La Direction rappelle par ailleurs les dispositifs existants, notamment la mise en place d’une nouvelle grille référentiel métier au 1er janvier 2026 et des comités de développement afférents.
4ème réunion – 30 mars 2026
La Direction rappelle les propositions qu’elle a présentées aux élus dans le cadre de la négociation, telles que communiquées en amont de la réunion :
Augmentation du bonus commercial d’environ 13% (Annexe 1 nouvelle grille bonus commercial)
Refonte du bonus logistique (Annexe 2)
Augmentation du panier repas 7€
Augmentation chèque CESU handicap de 500€ à 700€
Revue accord intéressement avec retrait de la condition « et » entre le 1 et 2ème critère, chaque indicateur sera désormais indépendant.
Mise en place accord temps égalité H/F dont la mise en place de don de jours
Engagement de la signature d’un accord handicap courant 2026
Mise en place d’une journée par mois de télétravail pour le back office, non obligatoire, la charte télétravail sera envoyée courant avril 2026
Les élus formulent plusieurs questions et demandes d’éclaircissement concernant ces propositions. Ils interrogent notamment sur la possibilité de supprimer les tickets restaurant et de ne laisser que la prime de panier repas. La Direction indique que cette évolution est complexe à mettre en œuvre, dans la mesure où elle nécessiterait l’accord de l’ensemble des collaborateurs et ne pourrait être imposée à ceux qui n’y seraient pas favorables. Elle invite ainsi les élus, s’ils souhaitent porter cette demande, à formaliser une requête par écrit, accompagnée de l’accord préalable de tous les collaborateurs concernés, sans garantie que la mesure soit validée pour le moment. Les élus sollicitent également la mise en place d’une prime de transport liée au carburant, compte tenu du contexte actuel de hausse des prix, afin de soutenir les salariés les plus éloignés. La Direction précise que cette mesure n’est pas envisageable à ce stade. Elle rappelle que le Gouvernement avait envisagé un encadrement spécifique de ce dispositif, qui n’a, à ce jour, pas été mis en œuvre. En l’absence de cadre réglementaire, la mise en place d’une telle prime exposerait l’entreprise à des charges sociales élevées. Par ailleurs, les élus demandent des précisions concernant les salariés dits « hors grille », notamment afin de savoir s’ils bénéficieraient des augmentations individuelles et générales. La Direction confirme que ces collaborateurs sont bien éligibles à ces dispositifs, à l’exception de ceux présentant un écart significatif au regard de la grille de rémunération, qui eux bénéficieront d’une revalorisation en dehors du cadre des NAO. Enfin, les élus interrogent la Direction sur les montants relatifs à la participation et à l’intéressement. La Direction indique qu’elle reviendra vers eux dans la journée, par communication écrite, afin de leur transmettre ces éléments. Au terme des discussions, l’organisations syndicale a indiqué comprendre le contexte économique actuel et se montre favorable à un accord.
Il EST DONC CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT :
Champs d’application
Les dispositions du présent accord s’appliqueront à l’ensemble des salariés de la Société Lyon Duty Free
Conclusion de la négociation
La délégation CFDT déclare souhaiter conclure un accord avec la Direction sur la base des propositions réalisées.
La Direction prend acte de la volonté de la Délégation et valide la mise en place les éléments ci-dessous :
Augmentations générales : 0,5% à compter du 1er avril 2026
Augmentation individuelle back office 1%, en dehors des revalorisations marché à compter du 1er juin 2026
Augmentation du bonus commercial d’environ 13% (Annexe 1 nouvelle grille bonus commercial), à compter du 1er avril 2026 (paiement mai 2026)
Refonte du bonus logistique (Annexe 2), à compter du 1er juillet 2026
Augmentation du panier repas 7€ à compter du 1er juin 2026
Augmentation chèque CESU handicap de 500€ à 700€ à partir de la prochaine campagne CESU
Revue accord intéressement avec retrait de la condition « et » entre le 1 et 2ème critère, chaque indicateur sera désormais indépendant.
Mise en place accord temps égalité H/F dont la mise en place de don de jours
Engagement de la signature d’un accord handicap courant 2026
Mise en place d’une journée par mois de télétravail pour le back office, non obligatoire, à compter du 1er mai, la charte télétravail est remise en pièce jointe,
Durée de l’accord - Révision – Dénonciation
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée.
Il entre en vigueur à compter de la date fixée pour l'application des mesures issues des négociations annuelles obligatoires et demeurera applicable jusqu’aux prochaines négociations annuelles obligatoires.
Le présent accord pourra, à tout moment, être modifié en respectant la procédure prévue par les articles L.2261-7 et L.2261-8 du Code du travail. Ainsi, les parties signataires du présent accord ont la faculté de le modifier. La demande de révision, qui peut intervenir à tout moment à l’initiative de l’une des parties signataires, doit être notifiée par lettre recommandée avec avis de réception à l’autre signataire. Il pourra également être dénoncé à tout moment, soit par la Direction de la Société, soit par l’organisation syndicale représentative signataire. Ladite dénonciation ne pourra être officiellement notifiée qu’après une réunion des signataires au cours de laquelle les motifs de la dénonciation projetée seront précisés par la partie envisageant la dénonciation de l’accord. La dénonciation sera régie par les articles L.2261-9 et L.2261-10 du Code du travail.
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Le présent procès-verbal sera déposé en ligne sur la plateforme de télé-procédure du Ministère du travail TéléAccords en 2 exemplaires dont une version signée des parties et une version publiable anonymisée ; les parties convenant de la publication intégrale du présent texte.
Un exemplaire sera également déposé au Greffe du Conseil de Prud'hommes de Lyon. En application des dispositions de l’article L2231-5 du Code du Travail le présent procès-verbal de désaccord sera notifié à l’Organisation Syndicale Représentative au sein de l’entreprise. Il sera, enfin, porté à la connaissance du personnel de l’entreprise par voie d’affichage.