Article 6 - Taux de majoration des heures supplémentaires PAGEREF _Toc168752038 \h 7
Article 7 – Date et modalités de paiement ou de compensation des heures supplémentaires réalisées au-delà de la durée collective de travail PAGEREF _Toc168752039 \h 7
Article 8 - Paiement du salaire PAGEREF _Toc168752040 \h 7
TITRE III : Dispositions finales PAGEREF _Toc168752041 \h 8
Article 1 – Substitution de l’accord aux dispositions ayant le même objet PAGEREF _Toc168752042 \h 8
Article 2 - Consultation du personnel PAGEREF _Toc168752043 \h 8
La SAS MAISON 1896 a pour activité principale l’exploitation et la gestion d’un Hôtel de Luxe et restaurant Slanted Door situé à BEAUNE. A ce titre, elle relève des dispositions de la Convention Collective Nationale des « Hôtels, cafés, restaurants » (BROCHURE JO N° 3292) qu’elle applique. De par la nature de son activité et le cadre géographique de son implantation, le rythme de travail des salariés est fortement impacté par la saisonnalité touristique. La SAS MAISON 1896 a donc besoin de bénéficier d’un maximum de flexibilité dans la gestion du temps de travail de son personnel, afin de faire face aux pics d’activités en période d’affluence touristique ainsi que lors de l’organisation d’événements ou manifestations. Dans ce cadre, et après discussion avec l’ensemble du personnel, il a été décidé de définir pour l’avenir un régime d’aménagement du temps de travail sur l’année qui puisse permettre à l’entreprise d’optimiser l’organisation du travail et la qualité de vie au travail tout en répondant à ses impératifs de fonctionnement et en contribuant à son développement et sa compétitivité. Ce type d’aménagement permet en effet :
de mettre en place des horaires de travail en adéquation avec la fluctuation de la charge de travail durant l’année
de proposer à la plupart du personnel d’occuper un emploi à temps plein
de bénéficier d’horaires réduits en période de basse activité
de limiter le recours aux contrats précaires (contrats à durée déterminée)
La SAS MAISON 1896, dépourvue de délégué syndical et dont l’effectif n’a pas dépassé le seuil de 11 salariés pendant 12 mois consécutifs, a décidé de soumettre à son personnel un projet d’accord dont l’objet est défini ci-dessous. Le présent accord, organisant la répartition de la durée du travail sur une période supérieure à la semaine, a été conclu dans le cadre des dispositions de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016, ainsi qu’en application des articles L.2253-1 à 3 du code du travail qui autorisent l’accord d’entreprise à déroger à l’accord de branche en cette matière.
CECI ETANT EXPOSE, IL A ETE CONVENU CE QUI SUIT :
TITRE I : Champs d’application
L’aménagement du temps de travail issu du présent accord s’appliquera :
à l’ensemble du personnel engagé à la date d’entrée en vigueur du présent accord sur la base d’un temps de travail hebdomadaire de 39 heures ou selon une convention de forfait mensuelle de 169 heures
à l’ensemble du personnel engagé postérieurement à la date d’entrée en vigueur ultérieurement selon un temps de travail annualisé sur la base d’un horaire hebdomadaire moyen de 39 heures
A moins qu’une disposition légale ne l’interdise, le présent accord pourra également s’appliquer :
aux salariés engagés en contrat de travail à durée déterminée et aux intérimaires engagés pour une durée supérieure à 4 semaines
aux salariés engagés en contrat d’apprentissage, en contrat de professionnalisation
L’aménagement du temps de travail issu du présent accord ne s’appliquera pas :
au personnel qui aurait conclu une convention individuelle de forfait annuelle en heures ou en jours en application d’un accord collectif ;
aux cadres dirigeants visés à l’article L. 3111-2 du Code du travail
aux salariés embauchés selon un temps de travail inférieur ou supérieur à 39 heures hebdomadaires ou son équivalent mensuel
aux salariés employés sur la base d’un temps de travail hebdomadaire de 39 heures pour lesquels la direction décidera par une disposition expresse du contrat d’écarter l’application du présent accord, ce qui pourrait permettre pour certains emplois (notamment pour le personnel administratif) ou service de conserver un temps de travail défini dans un cadre fixe hebdomadaire ou mensuel.
TITRE II : Aménagement du temps de travail sur l’année
Les dispositions de ce chapitre sont régies notamment par les dispositions des articles L.3121-44 et suivants du Code du travail tels qu’issus de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 concernant l’aménagement du temps de travail sur une période supérieure à la semaine.
Article 1 - Période de référence
Il a été décidé de mettre en place un aménagement du temps de travail sur une périodicité de
12 mois, lesquels s’apprécient sur une période de référence allant du 1er juin au 31 mai, et ce, afin de faire coïncider le calcul du temps de travail avec la période d’acquisition et de prise des congés payés.
Article 2 - Modalités d’aménagement du temps de travail
Le temps de travail des salariés est organisé sur une base moyenne de 39 heures sur la période de référence visée à l’article 1 du présent titre.
Détail du calcul de la durée annuelle de référence : (ce calcul est illustré pour la première année, du 1er juin 2024 au 31 mai 2025, et devra être recalculé chaque année selon le calendrier)
Nombre de jours calendaires = 365 jours
Nombre de jours de repos hebdomadaire = 105 jours (53 samedis - 52 dimanches)
Nombre de jours de CP = 25 jours (5 semaines x 5 jours + jours de fractionnement le cas échéant)
Nombre de jours fériés tombant un jour d’ouverture de l’entreprise = 9 jours
Soit 226 jours de travail sur cette période de référence.
Sachant que pour une base moyenne de 39h la valeur d’une journée est de 7,80h, le calcul de la durée annuelle de travail s’obtiendrait donc pour la période du 1er juin 2024 au 31 mai 2025 de la manière suivante :
226 jours x 7,80 heures = 1762.80 heures auxquelles s’ajouteront 7 heures au titre de la journée de solidarité, soit, un total de 1769.80 heures
Sauf dérogations légales conventionnelles ou accordées dans les conditions prévues par le Code du travail, l’aménagement du temps de travail variera selon les modalités suivantes :
A l’intérieur de cette période, le temps de travail des salariés pourra varier
de 0 à 48 heures par semaine, sans excéder une durée moyenne de 46 heures sur une période de 12 semaines consécutives.
Le nombre de
jours de travail par semaine pourra être inférieur à cinq et lorsque l’activité le justifiera, aller jusqu’à six.
La durée maximale journalière est régie selon les postes, conformément aux dispositions conventionnelles applicables.
Conformément aux dispositions légales, le
repos quotidien étant de 11 heures minimales, l’amplitude maximale de travail pourra être de 13 heures.
Le
repos hebdomadaire sera d'au moins 24 heures consécutives auxquelles s'ajoutent l'obligation de repos quotidien de 11 heures consécutives, soit un repos hebdomadaire de 35 heures consécutives.
L’aménagement du temps de travail sur l’année fera chaque année l’objet d’un planning prévisionnel annuel remis à l’ensemble du personnel concerné dans le mois qui précède l’ouverture de la période de référence. Pour la première année, le planning prévisionnel a été remis aux salariés dès leur consultation sur le présent accord. Il pourra être prévu différents plannings selon le rythme de travail de chaque service ou poste de travail.
Article 3 - Conditions et délais de prévenance des changements de durée ou d'horaire de travail
Le planning prévisionnel annuel du temps de travail étant établi à titre indicatif, il pourra faire l’objet de modifications dans les conditions légales en vigueur. Cette modification pourra notamment consister en une augmentation ou diminution temporaire du temps de travail hebdomadaire par rapport au planning initialement convenu afin d’assurer une répartition du temps de travail conforme aux besoins de l’activité et de répondre aux impératifs liés à l’affluence touristique et à la réalisation d’événements ou manifestations particulières par l’établissement, ou encore afin de pallier à l’absence de certains salariés. En application de l’article D3121-27 du code du travail, le personnel concerné sera prévenu des changements d’horaires de travail dans un délai de 7 jours ouvrés au moins avant la date à laquelle ce changement intervient. Ce délai pourra être ramené à 3 jours ouvrés en cas de circonstances exceptionnelles. Sans que cette liste ne soit limitative, ceci peut être le cas notamment en raison de conditions météorologiques, en cas d’absence d’une partie du personnel ou de la direction, d’annulation ou de modification de date de réservations, réceptions, manifestations ou d’organisation d’événements au sein de l’établissement, de nécessité de fermeture temporaire et urgente de site (pour des raisons de sécurité notamment).
Les modifications du programme de la variation de la durée du travail feront le cas échéant, l'objet d'une consultation des représentants du personnel s'ils existent.
Les parties ont entendu appliquer le contingent annuel d’heures supplémentaires prévu par les dispositions conventionnelles applicables, soit un contingent de
360 heures par an et par salarié relevant du présent accord.
La période de référence retenue pour calculer le contingent annuel d’heures supplémentaires sera, pour le personnel soumis au présent accord, la même période que celle prise en compte pour l’annualisation, soit : la période courant du 1er juin au 31 mai.
Des heures supplémentaires pourront être accomplies à la demande de la direction, au-delà de ce contingent et feront l’objet d’une contrepartie en repos dans les conditions légales applicables. Il est rappelé que les heures supplémentaires faisant l’objet d’une contrepartie sous forme de repos compensateur ne s’imputent pas sur le contingent annuel d’heures supplémentaires.
Article 5 - Décompte des heures supplémentaires
Il est rappelé que
la durée collective du temps de travail des bénéficiaires du présent accord, est organisée sur une période de 12 mois sur une base moyenne de 39 heures.
Constitueront des heures supplémentaires dont la
rémunération sera lissée sur l’année, les heures réalisées sur la période de référence dans le cadre de la durée collective du temps de travail au-delà de 1607 heures.
En en application des articles L3121-41 et D.3121-25 du code du travail, constitueront également des heures supplémentaires, les heures réalisées sur la période de référence à la demande de l’employeur, au-delà de la durée collective de travail. Ces heures seront décomptées à l’issue de cette période, soit au 31 mai de chaque année.
Article 6 - Taux de majoration des heures supplémentaires
En application de l’article L3121-33 du code du travail, les parties ont entendu appliquer les taux de majoration suivant : Les heures supplémentaires ouvriront droit à une majoration de salaire ou à un repos compensateur de remplacement dans les conditions prévues ci-après : - les heures supplémentaires effectuées entre 1 607 heures et 1 790 heures (correspondant en moyenne aux 36, 37, 38 et 39èmes heures) sont majorées de 10 % - les heures supplémentaires effectuées entre 1 791 heures et 1 973 heures sont majorées de 20 % (correspondant en moyenne aux 40, 41, 42 et 43èmes heures) - les heures supplémentaires effectuées à partir de 1 974 heures sont majorées de 50 % (correspondant en moyenne à la 44ème heure et au-delà)
Article 7 – Date et modalités de paiement ou de compensation des heures supplémentaires réalisées au-delà de la durée collective de travail
Les heures supplémentaires réalisées au-delà de la durée définie à l’article 2 du présent accord seront rémunérées au terme de la période de référence (lors de l’établissement du salaire de mai) ou, sur décision de la direction, compensées en toute ou partie par l’octroi d’un repos compensateur équivalent, c’est à dire, tenant compte de leur taux de majoration. Les heures supplémentaires qui feront l’objet d’un repos compensateur seront ainsi portées à la connaissance du salarié au terme de la période de référence (lors de la remise du salaire de mai). Ces heures ne s’imputent pas sur le contingent annuel d’heures supplémentaires. Les heures de repos ainsi acquises pourront être prises après accord de la direction, par demi-journées ou par journées complètes et devront impérativement être prises en totalité au cours de la nouvelle période de référence.
Article 8 - Paiement du salaire
Lissage de la rémunération
La rémunération mensuelle des salariés sera indépendante de l’horaire réellement effectué dans le mois. Elle sera donc lissée chaque mois sur la base de l'horaire mensuel moyen, soit 169 heures et indépendamment de l'horaire réellement accompli au cours du mois.
Traitement des absences
En cas d'absence du salarié
ne donnant pas lieu à rémunération ou indemnisation, la rémunération du salarié concerné est réduite proportionnellement à la durée de l'absence (c’est-à-dire au réel des heures de travail non réalisées).
En cas d'absence du salarié
donnant lieu à rémunération ou indemnisation, l'indemnité à verser au salarié sera calculée sur la base de la rémunération lissée.
Traitement des arrivées et des départs en cours de période de référence
Lorsqu'un salarié n'a pas accompli la totalité de la période de référence du fait de son entrée ou départ de l'entreprise au cours de cette période, sa rémunération est régularisée sur la base des heures effectivement travaillées au cours de la période de travail, par rapport à l'horaire hebdomadaire moyen sur cette même période.
En cas de solde créditeur pour le salarié (la rémunération perçue est inférieure au nombre d’heures réalisées), l’employeur versera le complément de salaire correspondant
En cas de solde débiteur en fin de période de référence (hors rupture du contrat), le trop – perçu par le salarié fera l’objet de retenues sur salaire dans la limite des dispositions légales (à savoir dans la limite du dixième des salaires exigibles). Le trop-perçu pourra ainsi faire l’objet de retenues successives jusqu’à apurement du solde.
En cas de solde débiteur lors de la notification de la rupture du contrat, le trop –perçu par le salarié fera l’objet pendant le préavis de retenues sur salaire dans la limite des dispositions légales, le solde restant du étant le cas échéant déduits des sommes versées lors du solde de tout compte.
En cas de licenciement pour motif économique, aucune régularisation ne sera opérée si le solde du salarié est débiteur. La rémunération perçue lui restera ainsi acquise.
TITRE III : Dispositions finales
Article 1 – Substitution de l’accord aux dispositions ayant le même objet
A la date de son entrée en vigueur, le présent accord se substitue intégralement et de plein droit à tout accord, stipulation conventionnelle (notamment de branche), engagement unilatéral, usage et/ou pratique ayant pu intervenir antérieurement, par quelque mode que ce soit, et qui aurait le même objet.
Article 2 - Consultation du personnel
Le présent accord a été ratifié à la majorité des 2/3 du personnel, à l’occasion d’une consultation organisée au moins 15 jours après la transmission de l’accord à chaque salarié, selon les modalités prévues aux articles R.2232-10 à 13 du code du travail.
Article 3 - Entrée en vigueur, durée, suivi, révision, dénonciation
Date d’entrée en vigueur – durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Il entrera en vigueur au premier lundi suivant ratification à la majorité des 2/3 du personnel.
Suivi de l’accord, révision, dénonciation
Il est créé une commission paritaire de suivi, composée de deux représentants des salariés et d’un représentant de la direction. Les parties se réuniront à la demande d’au moins un salarié une fois par an pour faire le point sur l'application du présent accord. Le présent accord pourra être dénoncé ou révisé dans les conditions légales. Par ailleurs, en cas d'évolution législative ou conventionnelle susceptible de remettre en cause tout ou partie des dispositions du présent accord, les parties signataires conviennent de se réunir dans un délai de 2 mois après la prise d'effet de ces textes, afin d'adapter au besoin lesdites dispositions.
Article 4 - Dépôt légal et publicité
Conformément aux dispositions de l’article D 2231-4 du Code du travail, le présent accord sera déposé par la Société auprès de la DREETS sur la plateforme de téléprocédure du ministère du travail « Télé@ccords » : https://www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr Le dépôt sera accompagné des pièces suivantes, éléments nécessaires à la publicité de l’accord :
Version intégrale du texte, signée par les parties,
Procès-verbal des résultats de la consultation du personnel,
Il sera également envoyé un exemplaire au greffe du conseil de prud'hommes. L’employeur transmettra également la version anonymisée du présent accord à la commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation de branche et en informera le personnel
Fait à BEAUNE le 29 juin 2025 en 2 exemplaires
Pour la Société :
SAS MAISON 1896
Président
Pour les salariés : Le personnel ayant approuvé le présent accord à la majorité des 2/3, selon procès-verbal annexé