Accord d'entreprise MANITOWOC CRANE GROUP FRANCE OU MCG FRANCE
Accord d’établissement portant sur la mise en place de l’activité partielle de longue durée rebond au sein de Manitowoc Crane Group Saint Nizier sous Charlieu
Application de l'accord Début : 01/10/2025 Fin : 01/04/2026
Accord d’établissement portant sur la mise en place de l’activité partielle de longue durée rebond
au sein de Manitowoc Crane Group
Saint Nizier sous Charlieu
Entre les soussignées :
La société
Manitowoc Crane Group France S.A.S. (parfois désignée ci-après sous les noms de : « la société » ou « MCG France ») dont le siège social est situé au 66 chemin Moulin Carron – 69574 DARDILLY
représentée par
Monsieur X, Directeur des Opérations, dûment mandaté par Monsieur X, Président de Manitowoc Crane Group France SAS, pour négocier et conclure cet accord,
d'une part, et
Les organisations syndicales ci-dessous :
C.F.D.T., représentée par Monsieur X, Délégué Syndical de l’établissement MCG Saint Nizier sous Charlieu,
C.G.T., représentée par Monsieur X, Délégué Syndical de l’établissement MCG Saint Nizier sous Charlieu,
d’autre part,
Il a été convenu ce qui suit :
PREAMBULE
Le présent accord vise à encadrer le recours au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond (ci-après « APLDR ») au sein de l’établissement de Saint Nizier sous Charlieu – SIRET n° 632 045 837 00341. Le recours à ce dispositif est rendu nécessaire par la situation économique actuelle de l’entreprise et de l’établissement, ainsi que par les perspectives d’activité élaborées à ce jour, lesquelles sont décrites dans le diagnostic figurant ci-après.
1. Le diagnostic sur la situation économique justifiant une baisse durable d’activité.
Le marché de la construction en Europe a subi une baisse importante en 2023 puis a continué de baisser en 2024 avec les impacts sévères que l’on a connu sur les usines de Manitowoc en France et plus spécifiquement sur l’établissement de Saint Nizier sous Charlieu. A défaut de montrer une forte reprise, le premier semestre de l’année 2025 nous a confirmé quelques signes de mieux. Nous allons passer en revue les marchés clefs, l’impact sur la prise de commandes et les conséquences pour l’établissement de Saint Nizier sous Charlieu. Voici quelques données de marché plus précises focalisées sur deux pays clefs pour MCG France (et notamment pour le site de Saint Nizier sous Charlieu), la France et l’Allemagne : France :
Le nombre de logements autorisés (permis de construire validés) à fin juillet 2025 reste très en dessous du pic connu en août 2022 (360 000 contre 532 000).
En revanche si on compare juillet 2025 à fin décembre 2024 on note une hausse de 31 800 logements autorisés.
En ce qui concerne les mises en chantier la hausse est de 14 200 logements commencés entre décembre 2024 et juillet 2025 (280 300 à 294 500)
Cette croissance s'expliquant par le dynamisme des logements collectifs ou en résidence.
Allemagne :
La reprise est comparable en termes de tendance aux éléments constatés sur la France en début d’année 2025.
La courbe des permis de construire accordés ne baisse plus mais ne montre qu’une faible reprise par rapport à 2024.
De la même façon cette hausse est très loin d’atteindre les niveaux constatés en 2022 pour le moment.
Le carnet de commandes de grues de la zone Europe :
France :
Le carnet de commandes consolidé (en millions de dollars) des deux usines françaises pour la zone commerciale Europe a atteint son niveau le plus bas à la fin de l’année 2023 avec une valeur minimum d’environ 18M$.
La prise de commande de début d’année suivante a fait monter faiblement le carnet à 36M$. Ces commandes ont alimenté la faible activité des usines en 2024 et le carnet est retombé en fin d’année 2024 à une valeur proche du minimum 2023 soit 20M$ faute de commandes.
Le cycle de prises de commandes est reparti à la hausse en 2025 pour pousser le carnet jusqu’à 42M$ cette fois, chiffre à peine supérieur au maximum 2024.
En plus des grues GMA (Grue à Montage Automatisé), l’usine de Saint Nizier sous Charlieu fabrique également les mécanismes et équipements des grues à tour Potain en Europe (France, Italie et Portugal). Entre autres, elle équipe à 100% ses propres grues ainsi que celles de Moulins. Il s’agit des treuils (levage, orientation, distribution et relevage) mais aussi des dispositifs de sécurité, des armoires électriques et électroniques, des cabines de conduite. Le volume des treuils fabriqués par le site de Saint Nizier sous Charlieu était de 4 505 en 2022. Il est estimé à 2 207 en 2025 contre 1564 en 2024 soit des volumes quasiment stables. L’activité de l’usine de Saint Nizier sous Charlieu est impactée par :
Le marché des Igo T lié aux évolutions des marchés Allemagne et France décrits ci-dessus,
La baisse des ventes GME (Porto et Moulins),
Le mix GME actuellement plus orienté vers des grues plus petites générant des heures faibles sur le secteur mécanismes. Plusieurs grands projets ayant été repoussés à l’international (Corée, Moyen-Orient).
A noter que, sur ce site, la production est très intégrée à tous les niveaux (découpe, soudure, usinage, peinture, montage jusqu’à l’expédition de produits terminés) et offre peu d’opportunité de réintégration. Malgré tout, plusieurs initiatives ont été prises pour diminuer l’impact de la baisse d’activité et améliorer la pérennité du site :
Internalisation d’activités auparavant sous-traitées : usinage de châssis treuils, peinture et montage de mâts rallonges,
Internalisation de pièces pour des affaires spéciales comme un portique pour le port de Saint Nazaire,
Création d’une offre de service après-vente avec la mise au point d’un processus de rénovation des mâts GME,
Propositions d’offres de détachement de personnel auprès d’entreprises extérieures et d’autres sites Manitowoc,
Appel à candidatures pour une formation en soudure aux salariés non-soudeurs.
Dans l’état actuel de la prévision des ventes, le site de Moulins n’est pas concerné par la demande d’APLD-REBOND, la charge résultante suffit à occuper l’intégralité des effectifs présents sur le site.
2. Le diagnostic sur les perspectives d’activité.
Concernant le site de Saint Nizier sous Charlieu, la tendance du carnet de commandes de grues GMA entre 2023 et 2024 reste comparable à ce qui est expliqué précédemment pour les deux usines françaises.
A contrario la prise de commandes du premier semestre 2025 est très soutenue. Le carnet de commandes avait atteint un maximum de 10M$ en 2024 et se situe aujourd’hui proche de 20M$ soit environ le double.
L’activité liée à la production de grues GMA est plus dynamique comme le montraient les données des marchés, notamment l’Allemagne, client numéro 1 de Saint Nizier sous Charlieu.
Forte du nombre supérieur de commandes, la projection de fabrication de grues GMA estimée en 2025 est en hausse par rapport aux années précédentes à 136 machines soit une hausse de 37% par rapport à 2024. Nous avons bon espoir que cette situation s’améliore en 2026, la projection est également en hausse avec une première estimation à 170 machines.
Cependant, malgré une activité toujours faible, nous maintenons nos actions de développement des activités, à savoir :
Le développement de nouveaux produits pour passer la nouvelle norme :
A compter du 1er janvier 2027, une nouvelle norme européenne renforçant les règles de conception et de calcul des grues à tour va entrer en vigueur. Il s’agit de la norme EN 14439 répondant aux exigences de la Directive Machines 98/37/CE. Elle vise à améliorer la sécurité, la stabilité et la fiabilité de ces équipements. La génération actuelle des grues de Saint Nizier sous Charlieu ne répond pas aux contraintes de cette nouvelle norme et ne pourra plus être commercialisée à compter de 2027. Il s’agit des modèles Igo T 70, Igo T 85 et Igo T 130 qui constituent la majeure partie des grues produites à Saint Nizier sous Charlieu depuis 2012, soit plus de 2400 unités. Une nouvelle génération de grues conformes à cette norme est en train de voir le jour à Saint Nizier sous Charlieu afin de renouveler la production de cette gamme de grues unique chez Manitowoc. Le premier modèle lancé en 2021 est l’Igo T 99. Deux autres modèles sont en cours : l’Igo T 139 dont les premiers modèles de présérie ont été livrés aux clients et l’Igo T 89 dont le premier prototype est en cours de réalisation. A terme ceci représentera un investissement de plus de 80 000 heures d’études et de tests, 1,5M€ de prototypes et 2,5M€ d’outillages. Les mécanismes produits par l’usine de Saint Nizier sous Charlieu ne sont pas impactés par la norme EN 14439.
Le développement d’une offre EnCORE sur les mâts :
L’usine de Saint Nizier sous Charlieu héberge 3 métiers dont un concerne la remise en état de toute ou partie de grues anciennes afin de leur offrir une seconde vie. Cette activité appelée EnCORE est clef. Elle fait partie de l’initiative stratégique « Cranes +50 » de Manitowoc centrée sur le développement des services après-vente visant à diversifier le chiffre d’affaires et à réduire la dépendance aux ventes de machines neuves. Plus spécifiquement, dans le cadre de cette activité l’usine a développé un savoir-faire unique permettant de réparer les mâts des grues à montage par éléments. Plusieurs milliers de ces mâts ont été vendus au cours des 30 dernières années. Le potentiel de réparation de ce parc est donc très important. 2,2M€ ont été investi en 2022 dans une machine à commande numérique très performante. Cette machine permet de procéder à des opérations d’usinage très précises et très particulières qui permet de reprendre les pieds de mâts déformés. Aucun autre site de fabrication de grues à tour Manitowoc en Europe ne dispose d’une machine similaire.
Cette opération est améliorée régulièrement pour la rendre plus efficace mais l’attractivité économique est réelle pour nos clients. Dans l’état actuel des choses le coût d’une réparation représente environ le quart du prix d’achat d’un mât neuf.
3. Le diagnostic des besoins de développement des compétences.
Dans la continuité des perspectives d’activité mentionnées et afin d’anticiper les besoins en compétences liés aux évolutions industrielles et technologiques, et aux exigences de qualité accrues, le site de Saint Nizier sous Charlieu déploie en 2025 et poursuivra en 2026 un plan de développement des compétences ambitieux.
Ce plan, structuré autour de formations externes, cible à la fois les expertises techniques clés (soudure, peinture, imbrications, hydraulique, connaissances grues, roulage, qualité) et les compétences transversales (langues, amélioration continue) afin de former les collaborateurs sur des thématiques en lien direct avec la reprise d’activité envisagée.
L’objectif est de renforcer et développer les compétences afin de favoriser la mobilité professionnelle interne vers d’autres postes au sein de l’établissement ou de l’entreprise.
ARTICLE 1 – Champ d’application de l’accord
Article 1.1 - Champ d’application au sein de l’établissement
Le présent accord collectif institue l’activité partielle de longue durée rebond au niveau de l’établissement de Saint Nizier sous Charlieu.
Article 1.2 - Activités et salariés concernés par le dispositif APLDR
Le présent accord collectif concerne l’ensemble des activités « opérations » de l’établissement. L’ensemble des salariés relevant des activités « opérations » sont concernés par le dispositif d’activité partielle de longue durée rebond, l’effectif « opérations » de l’établissement au 1er octobre 2025 est de 264 CDI.
Les cartographies des emplois et de l’effectif « opérations » sont détaillées en annexes 2 et 3.
ARTICLE 2 – Réduction maximale de l’horaire de travail
Sur la durée totale d’application du dispositif mentionnée à l’article 9 du présent accord, la réduction de l’horaire de travail ne peut être supérieure, en moyenne, à 40% de la durée légale du travail.
La réduction s’apprécie salarié par salarié.
Il est précisé que lorsque la durée collective du travail, ou la durée stipulée au contrat est inférieure à la durée légale alors, la réduction maximale d’activité susmentionnée est appréciée sur la base de la durée collective du travail ou la durée du travail stipulée dans leur contrat de travail.
La réduction de l’horaire de travail au titre du placement des salariés en activité partielle de longue durée rebond peut conduire à la suspension totale de l’activité.
ARTICLE 3 – Modalités d’indemnisation des salariés en APLDR
L’ensemble des salariés placés en activité partielle de longue durée rebond reçoivent une indemnité horaire versée par l’employeur, dans les conditions fixées par la loi et par le décret n° 2025-338 du 14 avril 2025 relatif au dispositif d'activité partielle de longue durée rebond. Les présentes stipulations prévalent, conformément à l’article L. 2253-3 du Code du travail, sur celles de l’alinéa 6 de l’article 103.5.1 de la convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022. À titre informatif, et au jour de l’élaboration du présent accord, les salariés placés en activité partielle de longue durée rebond recevront une indemnité horaire versée par l’entreprise correspondant à 70 % de leur rémunération brute servant d’assiette au calcul de l’indemnité de congés payés telle que prévue au II de l’article L. 3141-24 du Code du travail ramenée à un montant horaire sur la base de la durée légale du travail applicable dans l’entreprise ou, lorsqu’elle est inférieure, la durée collective du travail ou la durée stipulée au contrat de travail. Toutefois, pendant la réalisation des actions concourant au développement des compétences, mentionnées à l'article L. 5122-2 du Code du travail, mises en œuvre pendant les heures chômées, cette indemnité horaire est portée à 100 % de la rémunération nette antérieure du salarié. Il est précisé qu’au jour de l’élaboration du présent accord, le taux horaire de l’indemnité ne peut pas être inférieur à 9,40€. La rémunération maximale prise en compte pour le calcul de l’indemnité horaire est égale à 4,5 fois le taux horaire du salaire minimum interprofessionnel de croissance. Dans le cas d’une évolution des dispositions légales et règlementaires relatives à l’indemnisation, ces nouvelles modalités d’indemnisation s’appliqueront de plein droit aux salariés placés en activité partielle de longue durée rebond.
ARTICLE 4 - Engagements en matière d’emploi
Article 4.1 - Périmètre des engagements en matière d’emploi
Au regard du diagnostic figurant en préambule du présent accord, l’employeur s’engage vis-à-vis de l’administration à maintenir les emplois de l’intégralité des salariés inclus dans le périmètre du présent accord.
Article 4.2 - Durée d’application de l'engagement en matière d’emploi
Cet engagement court à compter du début du recours au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond et s’applique, pour chaque salarié concerné, durant la durée d’application du dispositif telle que définie à l’article 9. Le maintien de l’emploi s’entend comme l’engagement de l’employeur de ne pas procéder au licenciement pour l’un des motifs économiques visés à l’article L. 1233-3 du Code du travail.
ARTICLE 5 - Engagements en matière de formation professionnelle
Article 5.1 - Actions proposées aux salariés Dans la perspective de satisfaire les besoins en compétences évoqués dans le préambule du présent accord, l’employeur proposera aux salariés des actions de formation concourant au développement des compétences, en particulier les actions de formation professionnelle visant à préparer l’avenir industriel de l’établissement.
Une attention particulière sera accordée aux actions en vue de former les salariés aux métiers en tension ou en risque d'obsolescence des compétences ou aux formations conduisant aux métiers porteurs d'avenir, en adéquation avec les besoins identifiés. Les typologies d’actions qui sont proposées aux salariés et les besoins sont les suivants :
Soudure semi-automatique – 15 personnes,
Soudure sous flux – 2 personnes,
Soudure robot – 2 personnes,
Peinture : application – 8 personnes,
Peinture : technique – 2 personnes,
Imbrications – 2 personnes,
Hydraulique – 4 personnes,
Roulage – 2 personnes,
Connaissances grues GMA – 2 personnes,
Connaissances grues CCS – 10 personnes,
Contrôle ultrasons – 1 personne,
Contrôle magnétoscopie – 1 personne,
Contrôle ressuage – 1 personne,
Amélioration continue – 1 personne,
Anglais – 10 personnes.
Les actions de formation poursuivent les objectifs de maintien et développement des compétences techniques métier, la consolidation des savoir-faire en matière de qualité et la sensibilisation aux enjeux de l’amélioration continue.
Il est précisé que les actions susmentionnées peuvent notamment être mises en œuvre à l’initiative de l’employeur dans le cadre du plan de développement des compétences (PDC), ou mises en œuvre dans une co-construction entre l’employeur et le salarié par la mobilisation éventuelle du compte personnel de formation (CPF). L’employeur examine la possibilité de mettre en place ces actions, chaque fois que cela est possible, pendant les périodes chômées, sous réserve de l’accord du salarié.
Le Plan de Développement des Compétences 2025 de l’établissement de Saint Nizier sous Charlieu est présenté en annexe 1.
Article 5.2 - Modalités de financement de actions
L’employeur s’engage à participer à la prise en charge des actions dans les limites ci-dessous exposées. Le financement de l’entreprise est limité à une enveloppe globale établie au niveau de l’établissement d’un montant de 30 000 € sur toute la durée du présent accord. Cette enveloppe est ajoutée au budget initial du Plan de Développement des Compétences. Article 5.3 - Modalités d'information des salariés
La liste des actions proposées aux salariés et leurs modalités de financement sont portées à la connaissance des salariés par le biais d’une note interne portée à l’affichage.
Article 5.4 - Durée d’application de l'engagement
Cet engagement court à compter du début du recours au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond et s’applique, pour chaque salarié concerné, durant la durée d’application du dispositif telle que définie à l’article 9.
ARTICLE 6 – Modalités d’information des salariés et du CSE sur les engagements
Article 6.1 - Information des salariés
Les engagements souscrits dans le présent accord en matière de maintien dans l'emploi et de formation professionnelle sont portés à la connaissance des salariés compris dans le périmètre d’application du dispositif mentionné à l’article 1.2 par le biais d’une note interne portée à l’affichage. Article 6.2 - Information du CSE
Le comité social et économique est informé des engagements souscrits dans le présent accord en matière de maintien dans l'emploi et de formation professionnelle.
ARTICLE 7 – Modalités d’information des organisations syndicales signataires et des institutions représentatives du personnel sur la mise en œuvre de l’activité partielle de longue durée rebond
Les organisations syndicales signataires sont informées au moins tous les 3 mois de la mise en œuvre du dispositif d’activité partielle de longue durée rebond. Cette information est communiquée au cours d’une réunion de suivi à l’issue de laquelle un compte-rendu est rédigé. Par ailleurs, le comité social et économique est informé au moins tous les mois de la mise en œuvre du dispositif d’activité partielle de longue durée rebond. Cette information lui est communiquée au cours d’une réunion ordinaire de CSE à l’issue de laquelle un procès-verbal est rédigé.
ARTICLE 8 - Date de début et durée d’application de l’activité partielle de longue durée rebond
Article 8.1 - Date de début du recours au dispositif
Le recours au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond est sollicité à compter du 1er octobre 2025. Article 8.2 - Durée de recours au dispositif
L’établissement souhaite recourir au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond durant une période de 6 mois consécutifs. Il a pour terme le 1er avril 2026.
ARTICLE 9 - Validation de l’accord collectif
Le présent accord fait l’objet d’une validation conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. En application de l’article 193 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, l’autorité administrative notifie la décision de validation dans un délai de 15 jours à compter de la réception du présent accord.
Il est précisé que le silence gardé par l’autorité administrative pendant le délai de 15 jours vaut décision de validation. Dans ce cas, l’entreprise transmettra une copie de la demande de validation, accompagnée de son accusé de réception par l’administration, au comité social et économique lorsqu’il existe et aux organisations syndicales signataires. Conformément à la réglementation en vigueur, la décision de validation vaut autorisation d’activité partielle de longue durée rebond pour une durée de six mois. L’autorisation doit être renouvelée par période de six mois maximum. ARTICLE 10 - Bilan du dispositif
Article 10.1 - Bilan avant l’échéance de chaque période d’autorisation
Avant l’échéance de chaque période d’autorisation, l’employeur adressera à l’autorité administrative un bilan portant sur :
Le respect de la réduction maximale de l'horaire de travail mentionnée à l'article 2 du présent accord
Le respect des engagements mentionnés aux articles 4 et 5 du présent accord.
Article 10.2 - Bilan lors d’une demande de nouvelle autorisation
Lorsque l'employeur demande une nouvelle autorisation de placement en activité partielle de longue durée rebond, il adresse à l'autorité administrative par voie dématérialisée :
Un bilan actualisé portant d’une part sur le respect de la réduction maximale de l'horaire de travail mentionnée à l’article 2 du présent accord et, d’autre part, sur le respect des engagements en matière d’emploi et de formation professionnelle mentionnés aux articles 4 et 5 du présent accord,
Une actualisation du diagnostic justifiant notamment la baisse durable d'activité et présentant les actions engagées afin de rétablir l'activité de l'établissement,
Le procès-verbal de la dernière réunion au cours de laquelle le comité social et économique, lorsqu'il existe, a été informé de la mise en œuvre de l'activité partielle de longue durée rebond.
Article 10.3 - Bilan final
Avant l’échéance de la durée d’application du dispositif mentionné à l’article 9, l’employeur adressera à l’autorité administrative :
Un bilan final portant d’une part sur le respect de la réduction maximale de l'horaire de travail mentionnée à l’article 2 du présent accord et, d’autre part, sur le respect des engagements en matière d’emploi et de formation professionnelle mentionnés aux articles 4 et 5 du présent accord ;
Une présentation des perspectives d'activité de l'établissement à la sortie du dispositif ;
Le procès-verbal de la dernière réunion au cours de laquelle le comité social et économique, s'il existe, a été informé sur la mise en œuvre de l'activité partielle de longue durée rebond.
ARTICLE 11 - Informations des salariés
La décision de validation ainsi que les voies et délais de recours sont portés à la connaissance des salariés par le biais d’une note interne portée à l’affichage.
À défaut de validation dans un délai de 15 jours à compter de la réception de l’accord, la copie de la demande de validation, accompagnée de son accusé de réception par l’administration sont portés à la connaissance des salariés par l’employeur dans les mêmes conditions qu’en cas de décision explicite de validation.
ARTICLE 12 - Durée et entrée en vigueur de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée. Sous réserve de sa validation par l’autorité administrative, il entre en vigueur à la date à partir de laquelle il est recouru au dispositif et cesse de produire ses effets au terme de la durée prévue à l’article 9 du présent accord. En cas d'absence de renouvellement résultant d'un refus d'autorisation de l'autorité administrative, les parties signataires du présent accord conviennent de se réunir afin d'apprécier l'opportunité de mettre fin à l'accord collectif.
ARTICLE 13 - Rendez-vous et suivi de l’application de l’accord
En vue d’assurer le suivi de l’application du présent accord, les parties conviennent d’assurer le suivi de l’accord dans le cadre de la réunion de suivi portant sur la mise en œuvre du dispositif.
ARTICLE 14 - Révision de l’accord Le présent accord peut être révisé dans les conditions prévues par les textes légaux et réglementaires. Si un avenant de révision est conclu, une nouvelle procédure de validation sera engagée, conformément à la législation en vigueur.
ARTICLE 15 - Formalités de publicité et de dépôt Conformément à l’article L. 2231-5 du Code du travail, le présent accord est notifié à chacune des organisations représentatives. Conformément aux articles D. 2231-2, D. 2231-4, L. 2231-5-1, L. 2231-6 du Code du travail, le présent accord est déposé sur la plateforme de téléprocédure du ministère du travail et auprès des greffes des Conseils de Prud’hommes de Roanne et Lyon. Enfin, il fera l’objet d’un affichage aux emplacements réservés à la communication avec le personnel.
Fait à Saint Nizier sous Charlieu, le 29 septembre 2025 en 3 exemplaires.
Pour la C.G.T.Pour la C.F.D.T.
XX
Délégué Syndical Délégué Syndical MCG Saint Nizier sous CharlieuMCG Saint Nizier sous Charlieu
Pour MCG Saint Nizier sous Charlieu
X
Directeur des Opérations
ANNEXE 1
Plan de développement des compétences 2025
Nombre d’heures prévues : 3 604 heures.
Nombre de stagiaires prévus : 1 112 stagiaires.
Budget prévisionnel : 105 000 euros.
Répartition des heures :
Répartition des coûts :
ANNEXE 2
Cartographie des emplois de l’effectif « opérations »
Services
Emplois
Nombre de salariés
VS Mécanismes, Mécanique & Découpe APPLICATEUR PEINTURE N2 1
ASSEMBLEUR MECANISMES N1 6
ASSEMBLEUR MECANISMES N2 5
CABLEUR CONTROLEUR N1 7
CABLEUR CONTROLEUR N2 8
CONDUCTEUR ROBOT DE SOUDURE 2
MAGASINIER II 1
OPERATEUR DE FLUX II 1
OPERATEUR DECOUPE LASER 3
OPERATEUR DECOUPE PLASMA 3
OPERATEUR IMBRICATION DECOUPE 1
OPERATEUR LOGISTIQUE 1
OPERATEUR SUR PLIEUSE 3
OPERATEUR SUR ROULEUSE 2
PREPARATEUR KITTING 2
RESPONSABLE D'ATELIER 1
SOUDEUR CONSTRUCTEUR 5
SOUDEUR MONTEUR 7
SUPERVISEUR D'ATELIER 2
TECHNICIEN D'ATELIER DECOUPE 1
USINEUR CN N1 2
USINEUR CN N2 13
VALUE STREAM MANAGER 1
TECHNICIEN D'ATELIER ELECTROMECANISMES 5
TECHNICIEN LOGISTIQUE MECANISMES 1
TECHNICIEN METHODES INDUSTRIALISATION 1
TECHNICIEN METHODES PROGRAMMATION USINAGE 1
VS Montage GMA, Traitement & Expéditions AGENT EXPEDITIONS 1