la société MARSH SAS, dont le siège social est situé :
Tour Ariane 5 Place de la Pyramide – La Défense 9 92088 Paris la Défense Cedex,
Représentée par ……………………, Directrice des Ressources Humaines, agissant sur délégation de ……………….., Président de la SAS
L’entreprise ci-après dénommée « la direction »
D’une part,
Et :L’organisation syndicale représentative :
CGT
Instance représentée par son délégué syndical d’entreprise.
Ci-après dénommées « les partenaires sociaux »
D’autre part,
PRÉAMBULE
L’exercice 2025 de Marsh France a été concluant, servi par une croissance continue de son chiffre d’affaires et une profitabilité en hausse. Un autre point de satisfaction est le taux de rétention de la clientèle, qui s’améliore et dénote la confiance que Marsh France inspire sur le marché et auprès du groupe. La croissance externe due à l’acquisition d’un cabinet de renom consolide par ailleurs la force de frappe de l’entreprise et sa présence en régions. Ces motifs de satisfaction sont les résultats d’efforts collectifs ainsi que du talent des équipes, dans un environnement toujours très fortement concurrentiel qui reste jalonné d’incertitudes économiques en raison du climat géopolitique ambiant, comme l’attestent les études de marché et les statistiques officielles de la négociation collective.
Ce constat positif milite cependant, concernant Marsh France, pour un partage des fruits de la croissance.
Précisons enfin que la participation aux bénéfices devrait logiquement bénéficier cette année des résultats de Marsh France en 2025 et, par conséquent, se maintenir à un niveau intéressant.
Les signataires se sont accordées sur les dispositions qui suivent.
1 - MESURES RELATIVES AUX SALAIRES DE BASE
Un budget d’augmentation salariale de 2 % de la masse salariale de référence sera déployé au titre de l’exercice 2026.
La « masse salariale de référence » est constituée de la totalité des salaires bruts versés aux titulaires d’un contrat à durée indéterminée (CDI) présents aux effectifs à la date du 31 décembre 2025.
Une première fraction de ce budget d’augmentation sera directement consacrée aux augmentations salariales devant être mises en œuvre à effet du 1er avril 2026.
Cette fraction sera égale à 1,7 % de la « masse salariale de référence » définie précédemment.
La fraction résiduelle servira à faire face aux enjeux de mobilité et de rétention qui se feront jour dans le courant de l’exercice 2026.
Dans tous les cas, les augmentations seront accordées sur la base des mérites individuels reconnus aux attributaires et prendront en considération leurs performances individuelles et l’évolution de leurs compétences.
Seront éligibles à une augmentation de salaire en avril 2026 les titulaires d’un CDI, sous réserve :
D’être inscrits à l’effectif en CDI depuis une date antérieure au 1er octobre 2025 et d’être toujours présents à la date d’application de la mesure (1er avril 2026)
De ne pas être en préavis de départ, pour quelque cause que ce soit, à la date d’application de la mesure (1er avril 2026)
D’avoir obtenu une appréciation favorable lors du dernier processus d’évaluation de la performance
Les conditions posées sont cumulatives.
Sur la base notamment des engagements rappelés dans l’accord Marsh d’égalité professionnelle du 27 octobre 2025, la direction accordera une attention particulière aux :
Salariés dont les salaires de base serait inchangés depuis le 1er janvier 2023
Problématiques de rééquilibrage de salaires entre les sexes
Niveaux de salaires des collaboratrices revenant d’un congé de maternité
2 – PRIME DE PERFORMANCE INDIVIDUELLE
L’objectif est de saluer l’engagement des salariés les plus contributeurs à la progression des résultats de Marsh France en 2025.
À cet effet, la direction dédie une enveloppe de primes individuelles non récurrentes en 2026 dans les conditions et limites suivantes :
Population potentiellement éligible : collaborateurs & collaboratrices en CDI de classes A/F (grades A / D) ;
Condition de présence : être inscrit(e) à l’effectif avant la date du 1er octobre 2025 et être présent à la date de versement ;
Condition de performance :
Être au minimum « conforme aux attentes » selon la gradation du groupe
Manifester une trajectoire ascendante de ses résultats individuels
Avoir contribué significativement aux résultats de son département
La mise en œuvre de cet avantage interviendra le 1er mars 2026 et sera constatée sur les bulletins de salaire du même mois.
La recommandation faite aux managers sera d’attribuer un montant minimal de 1100€ brut (Mille cent €) aux salariés ayant atteint un niveau de performance en concordance avec l’objectif de valorisation des meilleurs contributeurs.
3 – REVALORISATION DE LA VALEUR FACIALE DES TITRES-RESTAURANT
La valeur faciale des titres-restaurant est actuellement de 10,40€ (dont part salariale : 4,16€ & part patronale : 6,24€), les titres-restaurant se limitant aux bureaux régionaux de Marsh, en compensation de l’absence de solution de restauration collective localement.
La valeur faciale de ces titres sera portée au montant de 11€ (onze €) à compter du 1er mars 2026.
En conséquence, la répartition du coût des titres-restaurant évoluera comme suit :
- Part employeur : 6,60€ - Part salariée : 4,40€
Précision : la participation financière de l’employeur aux frais de repas doit nécessairement rester comprise entre 50% et 60% de la valeur libératoire du titre pour que l’exonération de cotisations sociales sur cette participation reste acquise.
4 – COMPLÉMENTAIRE SANTÉ
Les partenaires sociaux ont abordé la question des coûts de la mutuelle et envisagé une modification de la répartition des charges de cotisations entre employeur et salarié.
La structure actuelle de cotisations, décrite dans la DUE (décision unilatérale de l’employeur) du 20 mai 2022 « instituant un régime de garanties collectives en matière de frais de santé », présentant un certain niveau de complexité (addition d’un montant forfaitaire et d’une participation assise sur un taux de cotisation variant selon la tranche de salaire), la direction prend acte de la demande syndicale et s’engage à ce stade à étudier un changement de répartition de la charge de cotisation dans l’effort de financement global de la mutuelle.
L’étude sera entamée dès le 1er trimestre 2026.
5 – FRAIS D’ABONNEMENT AUX TRANSPORTS PUBLICS
En vertu de la réglementation, la prise en charge obligatoire par l’employeur des frais de transports publics collectifs de leurs salariés pour l’accomplissement de leurs trajets domicile / travail est de 50% du coût des titres utilisés.
Le montant actuellement pris en charge par l’employeur est fixé à 55% du coût d’abonnement.
À effet du 1er mars 2026, et sous la réserve émise au paragraphe suivant, la participation employeur sera relevée à 75% du coût d’abonnement présenté, la prise en charge des frais de transports par Marsh restant exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu jusqu'à 75% de participation.
(NB : dans l’attente de l’adoption définitive et de la publication de la loi de finances pour 2026, les employeurs peuvent continuer à appliquer, à titre transitoire, les dispositifs d’exonération de cotisations sociales sur la prise en charge des frais de transport public, reconduits par le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, dans les mêmes conditions que celles en vigueur en 2025).
Il est rappelé que la prise en charge doit couvrir l’intégralité du trajet réalisé entre le lieu de résidence habituel et le lieu de travail, même si cela nécessite de combiner plusieurs abonnements ; elle doit en outre être subordonnée à la présentation d’un titre d’abonnement valable permettant l’identification de l’utilisateur (les billets acquis à l’unité n’ouvrant pas droit à remboursement), quelle que soit la périodicité des titres souscrits (annuelle, mensuelle ou hebdomadaire).
Cette mesure décidée sans limite de temps s’appliquera à partir du 1er mars 2026 aux salariés et stagiaires de Marsh titulaires d’un abonnement aux réseaux de trains, bus, tramways et RER / métro. Sont également concernés les services publics de location de vélos.
6 – FORMALITÉS DE DÉPÔT & DE PUBLICITÉ
Un exemplaire du présent accord sera notifié au syndicat signataire en vertu de l’article R.2262-2 du code du travail. Un second exemplaire sera conservé par la direction.
L’accord sera publié sur le réseau de l’entreprise, en application de l’article L.2262-5 du code du travail.
Les formalités de dépôt à la DRIEETS des Hauts-de-Seine incomberont à la direction.
Fait à Paris la Défense, en 2 exemplaires originaux, le 5 février 2026