Les organisations syndicales et la direction se sont réunies au titre des négociations salariales annuelles les :
Vendredi 13 mars
Jeudi 19 mars
Mardi 24 mars
L'entreprise évolue dans un contexte économique qui ne connaît pas d'accalmie. La dualité entre la hausse massive des cours des matières premières et l'exigence de déflation de la part de nos clients continue de peser sur nos marges de manœuvre. Ce climat est désormais durci par les tensions géopolitiques majeures impliquant l'Iran. Ce conflit global impacte directement nos structures de coûts par :
L'instabilité des marchés de l'énergie, provoquant des chocs sur les prix de l'électricité et du gaz ainsi que sur les emballages indispensables à notre production.
La perturbation des flux logistiques, renchérissant le coût du transport et des approvisionnements sur nos matières premières et nos produits finis.
Face à cette équation complexe et malgré le risque d’impact direct de ces facteurs sur le résultat d'exploitation, l'entreprise réaffirme son engagement social.
Les organisations syndicales ont, de leur côté, indiqué qu’il fallait conserver la motivation du personnel avec un effort sur les salaires. Ils ont également demandé d’intégrer la possibilité de versement d’une Prime exceptionnelle de Partage de la Valeur (PPV) en application des décisions prises par le gouvernement. Suite à la l’insistance de l’entreprise sur la problématique de l’absentéisme qu’elle n’arrive pas à réduire, les organisations syndicales, conscientes que l'absentéisme désorganise le fonctionnement de l'entreprise et représente un coût non négligeable, ont formulé une proposition de compromis . Elles consentent à limiter le nombre de jours de carence pris en charge par l'employeur.Ce consentement a été conditionnéà des efforts financiers supplémentaires de la part de l'entreprise sur la partie fixe et variable des salaires.
Dans ce cadre, l’entreprise et les organisations syndicales se sont mises d’accord sur les propositions suivantes :
Une hausse de la grille des salaires de :
2,9% au 1er avril 2026
Négociation d’un accord pour l’attribution d’une Prime exceptionnelle de Partage de la Valeur de :
1000€ / personne versés en avril 2026
400€ / personne versés en octobre 2026
L’attribution d’une prime d’amélioration en réponse aux efforts que tout le personnel aura effectué pour améliorer la productivité, le fonctionnement au quotidien et s’adapter aux contraintes de compétitivité induites par le marché.
Cette prime, à caractère exceptionnel, sera versée en deux parties :
En septembre 2026 pour un montant fixe de 500€/personne.
En octobre 2026 : le montant du versement est indexé sur l’atteinte d’un résultat d’exploitation avant impôt pour le premier semestre 2026 soit
2 Millions d’euros.
300 € bruts versés par personne si l’objectif est atteint
150 € bruts versés par personne si le seuil est non atteint
Jours de carence pris en charge
À partir du
1er avril 2026, l’entreprise prendra en charge jusqu’à 12 jours de carence par an et par collaborateur. Afin de valoriser la présence sur l'année, un système de bonus est instauré :
Tout collaborateur n'ayant pas utilisé ses jours de carence sur l'année civile bénéficiera d'un
bonus de 3 jours l'année suivante.
Ce bonus porte le crédit annuel à
15 jours, ce qui constitue le plafond maximal qui peut être atteint
Le compteur est mis à jour chaque
1er janvier : il est réinitialisé à 12 jours, ou à 15 jours pour les bénéficiaires du bonus.
L’objectif étant d’atteindre un taux d’absentéisme inférieur ou égal à 5.5 % en avril 2027
L’attribution d’une prime d’assiduité qui sera versée en novembre 2026 le personnel interimaire ne sera pas concerné car, visant à améliorer l’assiduité, elle ne peut s’appliquer.
600 € si 0 arrêt de travail et absence injustifiée
ou moins de 6 retards
550€ si 5 jours d’ arrêt de travail et absence injustifiée maximum
ou moins de 6 retards
350 € si 9 jours d’arrêt de travail et absence injustifiée maximum ou moins de 6 retards
300 € si 6 jours d’arrêt de travail et absence injustifiée maximum ou moins de 6 retards
Les arrêts et absences seront comptabilisés sur la période d’une année allant du lundi 3 novembre 2025 au vendredi 1 novembre 2026.
Les autres conditions d’attribution de cette prime sont les suivantes :
Etre présent à l’effectif au moment de la paie de Septembre pour la première partie et au moment de la paie de Novembre pour le deuxième partie, avec un minimum de 13 semaines d’ancienneté au Dimanche 6 septembre 2026 (dans le cas où une personne aurait moins de 13 semaines d’ancienneté, aucune prime ne lui sera attribuée).
Avoir 26 semaines de présence effective depuis le Lundi 5 janvier 2026 jusqu’au Dimanche 6 septembre 2026, dans le cas contraire, elle sera proratisée. Par exemple, un salarié ayant 17 semaines de présence effective depuis le 5 janvier 2026 percevra 17/26 de la prime prévue.
Pour les personnes à temps partiel, la prime sera proratisée par rapport à leur horaire contractuel.
Sont assimilées à des périodes de travail effectif, les absences pour les motifs suivants : congés payés, congé ARTT, congés de formation, absences rémunérées au titre de l’exercice d’une fonction élective, absences pour accident de travail et maladie professionnelle dans la limite de 6 mois, pour accident de trajet dans la limite d’un mois, congé de maternité, d’adoption ou de paternité, les évenements familiaux.
Mise en place des titres restaurant : Création d'un titre de 8 € en valeur par jours travaillés (4 € à la charge de l'entreprise, 4 € à la charge du salarié) hors absence CP/ Récupération /Maladie (règle URSSAF). Il faut, ne pas bénéficier des paniers jours ou nuit, faire au moins 6h de travail dans la journée. Le salarié doit bénéficier d'une coupure d'une durée de 1 heure minimum non rémunérée située dans la plage horaire du déjeuner
Ce dispositif est facultatif le collaborateur peut décider d’y adhérer ou non, les titres seront crédités sur la carte le 5 du mois suivant (la période de référence pour le calcul d’ouverture des droits est celle de la période de paie).
Aménagement de la Prime pour cycle 3x8 lié à la contrainte horaire de nuit :
Augmentation de celle-ci au 1er avril 2026 de 60€ à 70€ bruts la prime est desormais maintenue en cas de congés payés de repos ou de changement temporaire d’hoaires
Embauches :L’objectif de réaliser 10 embauches sur l’année 2026 avec dont deux embauches de collabroateur de l’associaiton AMI
Congés d’ancienneté : un congés d’anciennté supplémentaires est attribué aux collaorateurs qui ont plus de 35 ans d’ancienneté et ce à partir du 1er juin 2026 soit pour les congés payés en cours d’acquisition sur 2026-2027
Prime de polyvalence : un seuil supplémentaire de 0.41€ de l’heure est ajouté pour récompenser la polyvalence sur 7 machines (aujourd’hui seuil max 6), notamment par l’intégration de la ligne 5. Ce qui représente en valeur mensuelle moyenne indicative 62,1
Gerbeurs : achat de deux gerbeurs supplémentaires pour atteindre 20 gerbeurs au sein de l’usine
Accord d’intéressement Groupe, un projet sera présenté au CSE au plus tard le 30/11/2026.
La direction insiste sur le nouvel effort qu’elle réalise sur la masse salariale dans le contexte ci-dessus exposé
La direction rappelle que celui-ci passe notamment par une garantie de faire fonctionner le plus longtemps possible les machines de production en faisant les remplacements au moment des pauses et en garantissant la continuation de fonctionnement des lignes au changement d’équipe.
Égalité Professionnelle et Mixité des Emplois et insertion professionnelle des travaillers ayant un handicap
Les parties ont examiné avec attention les indicateurs relatifs à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cette analyse a permis de structurer les échanges autour de deux axes majeurs :
1. Rémunération et Équité Salariale
L’examen de la situation comparée confirme une stricte équité de traitement au sein de l’organisation. La direction et les organisations syndicales ont constaté que la grille des salaires en vigueur est appliquée de manière rigoureuse et identique, garantissant qu’à compétences et responsabilités égales, aucune distinction n’est opérée entre les femmes et les hommes. Cette neutralité de la politique salariale demeure un pilier de la cohésion sociale de l'entreprise.
2. Dynamique de Recrutement et Féminisation
Concernant la structure des effectifs, les derniers indicateurs témoignent d'une dynamique positive. Le pourcentage de personnel féminin affiche une legere hausse, illustrant l’efficacité des engagements pris en faveur de la mixité.
Objectif de mixité : La direction réaffirme sa volonté de poursuivre cette progression, notamment en veillant à la neutralité des processus de recrutement et en encourageant l'accès des femmes à l'ensemble des métiers de l'entreprise.
Action continue : Les parties s'accordent sur la nécessité de maintenir cet élan pour consolider la représentation équilibrée des genres à tous les niveaux de l'organisation.
Insertion Professionnelle et Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés
Engagement de recrutement : L'entreprise s’engage formellement à renforcer ses actions de sourcing et de recrutement pour favoriser l’intégration de nouveaux collaborateurs en situation de handicap. Cet engagement se traduira par :
Un rapprochement avec les organismes spécialisés (Association AMI Cap Emploi, Agefiph).
Une sensibilisation des managers aux enjeux de l'inclusion.
Dépôt et publicité
L’accord salarial sera déposé à la DIRECCTE via la plateforme de téléprocédure du ministère du travail ( HYPERLINK "http://www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr" www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr)
Au secrétariat greffe du Conseil de Prud’hommes de Lille en 1 exemplaire.
Ces deux dépôts seront effectués par l’employeur.
Fait à La Madeleine, le
Signature des différentes parties représentatives :
Le Directeur Général :
Le Délégué syndical représentant l’organisation syndicale C.G.T. :
Le Délégué syndical représentant l’organisation syndicale F.O. :