Accord d'entreprise MOSS S.A.S.

ACCORD TELETRAVAIL MOSS

Application de l'accord
Début : 01/10/2025
Fin : 30/09/2028

25 accords de la société MOSS S.A.S.

Le 25/09/2025



ACCORD TELETRAVAIL MOSS





Entre,


La société MOSS SAS, sise 86, Rue Henri Farman – 92130 – Issy-les-Moulineaux, représentée par M. XXX, en sa qualité de Directeur Général,

ci-après désignée « la Société »
d’une part,


Et


Les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise ci-dessous :

  • La CFDT représentée par M. XXX, agissant en qualité de Délégué Syndical,

ci-après désignées « les Organisations Syndicales Représentatives »
d’autre part,


ci-après désignés « les parties signataires »


Il a été convenu et arrêté ce qui suit à l’issue des négociations tenues en avril, mai et juillet 2025 :




Table des matières


TOC \o "1-3" \h \z \u

Préambule PAGEREF _Toc209707589 \h 3

Chapitre 1 : Définitions et principes généraux PAGEREF _Toc209707590 \h 4

Article 1.1 : Définitions générales PAGEREF _Toc209707591 \h 4
Article 1.2 : Principes de fonctionnement en télétravail PAGEREF _Toc209707592 \h 4
Article 1.2.1 : Contrôle et gestion du temps de travail PAGEREF _Toc209707593 \h 4
Article 1.2.2 : Droit à la déconnexion PAGEREF _Toc209707594 \h 4
Article 1.2.3 : Environnement et équipement de travail PAGEREF _Toc209707595 \h 5
Article 1.2.4 : Santé et sécurité du télétravailleur PAGEREF _Toc209707596 \h 6

Chapitre 2 : Télétravail habituel et régulier PAGEREF _Toc209707597 \h 7

Article 2.1 : Activités et salariés éligibles PAGEREF _Toc209707598 \h 7
Article 2.2 : Lien avec le collectif de travail et organisation quotidienne PAGEREF _Toc209707599 \h 7
Article 2.3 : Modalités pratiques PAGEREF _Toc209707600 \h 8
Article 2.3.1 : Assurances PAGEREF _Toc209707601 \h 8
Article 2.3.2 : Matériel PAGEREF _Toc209707602 \h 8
Article 2.4 : Modalités de mise en œuvre du TT habituel PAGEREF _Toc209707603 \h 8
Article 2.4.1 : Principe de double volontariat PAGEREF _Toc209707604 \h 8
Article 2.4.2 : Demande de télétravail habituel et régulier PAGEREF _Toc209707605 \h 9
Article 2.5 : Rythme et conditions d’exercice pratique du télétravail PAGEREF _Toc209707606 \h 9
Article 2.5.1 : Rythme de télétravail PAGEREF _Toc209707607 \h 9
Article 2.5.2 : Délai de préavis et déclaration obligatoire PAGEREF _Toc209707608 \h 10
Article 2.5.3 : Modification des périodes de télétravail PAGEREF _Toc209707609 \h 11
Article 2.5.4 : Frais liés à la situation de télétravail PAGEREF _Toc209707610 \h 11
Article 2.6 : Principe de réversibilité permanente PAGEREF _Toc209707611 \h 12
Article 2.7 : Situations individuelles spécifiques PAGEREF _Toc209707612 \h 12

Chapitre 3 : Télétravail ponctuel pour répondre à des circonstances collectives exceptionnelles PAGEREF _Toc209707613 \h 14

Article 3.1 : Situations visées PAGEREF _Toc209707614 \h 14
Article 3.2 : Modalités d’information et de mise en œuvre PAGEREF _Toc209707615 \h 14
Article 3.3 : Reprise d’activité dans les conditions antérieures PAGEREF _Toc209707616 \h 14

Chapitre 4 : Dispositions finales PAGEREF _Toc209707617 \h 15

Article 4.1 : Suivi PAGEREF _Toc209707618 \h 15
Article 4.2 : Durée de l’accord et date d’entrée en vigueur PAGEREF _Toc209707619 \h 15
Article 4.3 : Publicité et dépôt de l’accord PAGEREF _Toc209707620 \h 15

Préambule


Depuis 2018, MOSS a institué le télétravail comme nouvelle modalité de travail. Depuis, la Société n’a cessé de faire évoluer ses pratiques dans ce domaine pour toujours améliorer les conditions d’exercice du télétravail jusqu’à signer un nouvel accord début 2024.

Fortes de 18 mois de mise en œuvre, les parties ont acté d’utiliser ce temps d’expérience pour réaliser des ajustements nécessaires au dit accord.

Ces ajustements concernent soit des mises à jour administratives ou des précisions sur des dispositions permettant une clarification de leurs modalités d’exécution. Soit des modifications substantielles de l’accord. Ces principales modifications concernent :
  • L’ancienneté minimale requise pour déclencher l’éligibilité au télétravail (à l’exclusion des emplois non éligibles structurellement)
  • La mise à disposition d’un second écran
  • La mise en place d’une indemnité de télétravail.

Pour plus de praticité, les parties sont convenues de la conclusion d’un nouvel accord, le troisième en la matière au sein de la Société, afin de prendre en compte l’ensemble de ces évolutions et de maintenir les grands principes de l’exercice du télétravail au sein de la Société : autonomie des salariés dans l’accomplissement de leurs tâches, équilibre vie professionnelle et personnelle, confiance mutuelle entre le télétravailleur et son responsable hiérarchique, lien entre l’entreprise et les salariés en situation de télétravail.

Ce nouvel accord vient se substituer à tout précédent accord ou dispositions en la matière.



Chapitre 1 : Définitions et principes généraux


Article 1.1 : Définitions générales

Le télétravail désigne, au sens de l’article L. 1222-9 du Code du Travail, toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication.

Est qualifié de télétravailleur tout salarié de l’entreprise qui effectue du télétravail tel que défini précédemment.
Le présent accord ne vise pas les formes de travail nomades qui peuvent concerner certains salariés du fait de leur métier (ex : déplacements réguliers chez le Client ou un fournisseur) et induisent par nature de travailler régulièrement en dehors du site de rattachement. Toutefois, ces salariés peuvent également prétendre au télétravail.

Article 1.2 : Principes de fonctionnement en télétravail

Article 1.2.1 : Contrôle et gestion du temps de travail

Le temps en télétravail sera considéré comme du temps de travail standard. Ainsi, le télétravail ne saurait avoir pour conséquences de modifier l’horaire habituel, la charge de travail effectuée lorsque l’activité est exercée au sein même de l’établissement ni les missions, activités habituelles du salarié ou ses objectifs.

Le responsable hiérarchique s’assure que les horaires de télétravail soient conformes aux dispositions légales et conventionnelles en vigueur, ainsi qu’aux accords et règles appliquées au sein de la Société, notamment concernant les durées minimales de repos quotidien et hebdomadaire.

Afin de garantir le principe du droit à la déconnexion, le responsable hiérarchique, en concertation avec le télétravailleur, fixe les plages horaires durant lesquelles il pourra le contacter, en correspondance avec son horaire habituel de travail dans le cadre des règles en vigueur.

Article 1.2.2 : Droit à la déconnexion

Les parties reconnaissent à tous les salariés un droit à la déconnexion en dehors des horaires habituels de travail dans lesquels il accomplit régulièrement son travail, ou à défaut, à tout le moins pendant la durée légale de repos quotidien. Le responsable hiérarchique doit veiller au respect du droit à la déconnexion du salarié en télétravail et doit, dans ce cadre, l’inviter à se déconnecter des équipements mis à la disposition par l’entreprise. Le responsable hiérarchique doit notamment veiller à ce que le salarié ne soit pas contacté en dehors des plages horaires définies.

De même, compte tenu des équipements dont le télétravailleur dispose, le salarié en arrêt maladie ou en congés (congés payés, JRTT…) et son responsable hiérarchique devront veiller à ce que le télétravailleur n’utilise pas les moyens qui lui ont été octroyés pendant l’arrêt prescrit ou pendant la prise de congés.

D’une manière générale, et sauf situation exceptionnelle, le salarié ne peut être sollicité professionnellement, quelle qu’en soit la forme (téléphone, messagerie…), en dehors de son temps de travail habituel.

Article 1.2.3 : Environnement et équipement de travail

  • Lieu de télétravail

Par principe, le télétravail est effectué au domicile du salarié. Les raisons de télétravailler pouvant différer d’un salarié à l’autre, le télétravail pourra également s’effectuer en tout lieu de fréquentation régulière du salarié (domicile, résidence secondaire…) situé en France métropolitaine et déclaré auprès de la Société.

En tout état de cause, chaque lieu de télétravail déclaré doit réunir les conditions cumulatives suivantes :
  • Bénéficier des moyens de connexions minimum (accès internet et réseau mobile) afin que le télétravailleur soit joignable à distance dans les mêmes conditions que lors de la réalisation de son activité sur son lieu de travail habituel,
  • Être propice à la concentration et à la réalisation de l’activité du salarié,
  • Garantir la sécurité du salarié (notamment quant à la conformité électrique du lieu de télétravail) et celle de ses équipements,
  • Permettre d’assurer la discrétion et l’intégrité des informations, documents et données qui sont confiés au salarié ou auxquels il a accès.

Le salarié atteste sur l’honneur, préalablement à la mise en place ou au renouvellement du télétravail ou en cas de changement de lieu de télétravail de ce que son, ou ses, lieux de télétravail déclaré(s) répond(ent) à l’ensemble de ces conditions (cf. formulaire de demande de télétravail valant avenant, disponible sur l’intranet de la Société).

Les frais inhérents aux déplacements éventuels vers et depuis le ou les lieu(x) de télétravail sont à la charge exclusive du salarié. Il en va de même concernant la souscription éventuelle d’un abonnement à un espace de coworking.

  • Utilisation du matériel et protection des données

La Société mettra à disposition du télétravailleur l’ensemble du matériel lui permettant de réaliser ses activités habituelles (voir article 2.3.2) à distance et de façon sécurisée, ainsi que les moyens de communication téléphonique et de visioconférence associés.

Le matériel mis à disposition du télétravailleur, à usage strictement professionnel, par l’entreprise reste la propriété de celle-ci et devra lui être restitué en fin de situation de télétravail. Le télétravailleur est tenu de prendre soin du matériel qui lui est confié et d’informer immédiatement son supérieur hiérarchique ainsi que le service SI en cas de panne, dysfonctionnement, détérioration, perte ou vol.

La Société fournira au télétravailleur un service d’assistance technique analogue à celui fourni pour le travail dans l’entreprise. Toutefois, en cas de nécessité d’intervention du service SI, il pourra être demandé au télétravailleur de revenir au sein des locaux de la Société afin de poursuivre son activité dans l’attente de la résolution du ou des problèmes techniques.

L’activité de la Société étant liée à la défense nationale, la protection des données revêt un caractère particulièrement sensible. En conséquence, le télétravailleur s’engage à respecter la règlementation en vigueur et notamment les dispositions du Règlement Intérieur et de la Charte Informatique. Le télétravailleur portera une attention particulière à :

  • Ses moyens d’authentification (mot de passe, code PIN…) qui sont personnels, confidentiels et incessibles,
  • La surveillance et à l’utilisation de son PC qu’il devra impérativement, en fin de journée, éteindre pour garantir la protection des données (disque dur chiffré). Le PC devra être rangé hors de portée de son entourage.

Article 1.2.4 : Santé et sécurité du télétravailleur

Si un accident de travail survient au lieu déclaré de télétravail pendant la période de télétravail, le salarié en avise sa hiérarchie et la DRH dans les mêmes délais et dans les mêmes formes que lorsqu’il effectue son activité sur son lieu de travail habituel.

Lorsque le télétravail est réalisé par demi-journée, l’accident survenu entre le lieu de télétravail et le lieu de travail habituel, ou inversement, bénéficie d’une présomption d’accident de trajet.


Chapitre 2 : Télétravail habituel et régulier


Article 2.1 : Activités et salariés éligibles

Les parties conviennent que l’ensemble des emplois exercés chez MOSS, à l’exclusion de l’emploi d’Assistant de Site et Hôte d’Accueil nécessitant une présence physique constante sur site qui est de fait exclu du présent accord, peut par principe être exercé en télétravail, dès lors que sa mise en place est compatible avec le bon fonctionnement de l’activité.

Sont éligibles au télétravail les salariés en CDI ou CDD à temps plein et à temps partiel (au moins égal à 80%), et justifiant d’au moins 2 mois d’ancienneté Société. Pour le cas particulier des salariés répondant aux conditions d’éligibilités précisées ci-avant, mais pour lesquels la période d’essai est encore en cours, le recours au télétravail pourra être limité, par le responsable hiérarchique, jusqu’à 50% du volume mensuel maximum qui sera décidé en concertation entre les deux acteurs, et qui s’appliquera une fois la période d’essai validée.

Les alternants et stagiaires pourront se voir proposer par leur maître d’apprentissage ou de stage, et en accord avec les responsables hiérarchiques de ces derniers, en fonction de l’organisation retenue, de la nature du travail exercé dans l’équipe et de la durée du stage, un passage en télétravail restant réversible à tout moment, la priorité étant de s’assurer qu’ils bénéficient du meilleur accompagnement et suivi possibles dans le cadre de leur alternance ou de leur stage. En conséquence, le nombre mensuel maximum de périodes de télétravail pour les alternants et les stagiaires sera limité tel que prévu à l’article 2.5.1.

Enfin, les salariés relevant de la catégorie Cadres Dirigeants sans référence horaire (soit les salariés I17 et I18 selon le système de classification de la convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022), de part la nature de leurs fonctions, de leur niveau de responsabilité et de la liberté dont ils disposent dans l’organisation de leur travail et de leur temps de travail sont exclus dudit accord, étant entendu que, par défaut, à moins de justifier d’un motif d’absence, ces salariés sont considérés comme en situation de travail et ce quelle qu’en soit la forme ou la date. Ainsi, les salariés Cadres Dirigeants ne sauraient être contraints ou bénéficiaires des modalités dudit accord.

Article 2.2 : Lien avec le collectif de travail et organisation quotidienne

Le responsable hiérarchique assure un contact régulier avec le salarié en situation de télétravail, et s’assure de la participation de l’ensemble des salariés aux réunions d’équipe.

Les salariés en situation de télétravail bénéficient des mêmes droits collectifs légaux et conventionnels que ceux applicables aux salariés en situation comparable travaillant sur leur lieu de travail habituel. Il
en va de même concernant les droits individuels (politiques RH, charge de travail, délais d’exécution des travaux…).


Article 2.3 : Modalités pratiques

Article 2.3.1 : Assurances

Au-delà des formalités à réaliser par le télétravailleur au sujet de son ou ses lieu(x) de télétravail, le salarié en situation de télétravail habituel et régulier doit déclarer préalablement à la mise en place du télétravail sa situation de télétravail auprès de sa compagnie d’assurance au titre de l’assurance multirisque habitation, et ce pour chacun des lieux de télétravail en cas de pluralité de lieux déclarés.

Le télétravailleur atteste sur l’honneur auprès de son employeur avoir fait cette déclaration d’activité en télétravail auprès de sa compagnie d’assurance (cf. article 1.2.3).

Article 2.3.2 : Matériel

La Société fournit déjà à l’ensemble de ses salariés :

  • Un PC portable professionnel systématiquement,
  • Un casque audio (sur la base des modèles mis à disposition par le service SI et après demande dans l’outil dédié aux demandes bureautiques),
  • Un téléphone portable professionnel sur demande du salarié et après validation du processus en vigueur (sur la base des modèles mis à disposition par le service SI).

Afin de faciliter les conditions de télétravail, la Société pourra fournir si nécessaire un casque audio secondaire, sur la base des modèles mis à disposition par le service SI, et après demande obligatoire dans l’outil dédié aux demandes bureautiques, étant entendu que cet équipement supplémentaire sera mis à disposition considérant la situation de télétravail dans son ensemble (et non au regard du nombre de lieux déclarés de télétravail par le télétravailleur concerné).

Conformément aux dispositions de l’article 1.2.3, l’ensemble de ces matériels reste la propriété de la Société et devra lui être restitué à l’issue de la situation de télétravail.

Dans sa volonté de faciliter les conditions de télétravail, la Société pourra proposer aux télétravailleurs des équipements supplémentaires spécifiques détaillés à l’article 2.5.4.

Article 2.4 : Modalités de mise en œuvre du TT habituel

Article 2.4.1 : Principe de double volontariat

La mise en place du télétravail relève d’une démarche concertée entre le responsable hiérarchique et son collaborateur et implique nécessairement un accord réciproque. Le télétravail est à l’initiative du salarié et repose sur son volontariat ; il peut être proposé par le responsable hiérarchique mais ne peut en tout état de cause être imposé au salarié et le refus de celui-ci ne peut emporter aucune conséquence.


Article 2.4.2 : Demande de télétravail habituel et régulier

  • Demande du salarié

Le salarié transmet sa demande de télétravail à son responsable hiérarchique via le formulaire dédié (cf. formulaire de demande de télétravail valant avenant, disponible sur l’intranet de la Société) dument renseigné.

  • Réponse de l’employeur

Le responsable hiérarchique, en tant que représentant de l’employeur, procède à l’examen de la demande. Il ne peut rendre d’avis qu’après avoir échangé avec son collaborateur, notamment au sujet du rythme et des conditions d’exercice pratique du télétravail telles qu’abordées à l’article 2.5.

En tout état de cause, le responsable hiérarchique informe son collaborateur de sa décision dans un délai de 1 mois maximum suivant la demande du salarié.

En cas d’avis négatif, le refus opposé à une demande de télétravail émanant du salarié est motivé et expliqué (par exemple : nature des projets en cours justifiant une présence continue ou importante du collectif de travail sur site, partie des activités ou données relevant d’informations classifiées, autonomie insuffisante du salarié concerné…) par le responsable hiérarchique. Un recours pourra être exercé auprès de la Direction des Ressources Humaines par le salarié. Afin de clore la demande, le responsable hiérarchique transmet le formulaire de demande, précisant les raisons de son refus, à la Direction des Ressources Humaines pour enregistrement.

En cas d’avis positif, le passage en télétravail est donc le fruit d’un double volontariat du salarié et du responsable hiérarchique et de leur accord quant aux modalités d’organisation du télétravail retenues afin de déterminer l’organisation la mieux adaptée à la nature des activités conduites et à l’état d’avancement des projets ; l’identification des freins éventuels à sa mise en place ainsi que, s’il en existe, les activités qui ne seraient pas télé-travaillables. Le salarié transmet alors le formulaire dument renseigné et signé (valant alors avenant) à la Direction des Ressources Humaines.

La mise en œuvre du télétravail ne saurait avoir lieu tant que l’ensemble des procédures n’auront pas été réalisées et que l’ensemble des conditions, y compris matérielles, ne seraient pas réunies. La mise en œuvre initiale du télétravail s’effectue obligatoirement le premier jour calendaire du mois.

Article 2.5 : Rythme et conditions d’exercice pratique du télétravail

Article 2.5.1 : Rythme de télétravail

Le télétravail pourra s’organiser par journée entière ou par demi-journée, une journée de télétravail ou une demi-journée comptant comme une période. En tout état de cause, le nombre maximum de périodes de télétravail hebdomadaire est de 3.

Le télétravail pourra être organisé, en tenant compte des contraintes et besoins identifiés par le responsable hiérarchique et le salarié concerné, selon un volume mensuel (du 1er au dernier jour du mois) maximum de 10 périodes de télétravail. La détermination exacte du nombre de période de télétravail (dans la limite de 10) par mois sera issue de la discussion préalable à la mise en place du télétravail entre le responsable hiérarchique et son collaborateur. En cas de désaccord sur le volume mensuel à déterminer, la décision finale reviendra au responsable hiérarchique.

Les modalités des cas particuliers suivants sont précisées ou rappelées :
  • Salarié en temps partiel ou en forfait jour réduit : le volume mensuel maximum de périodes de télétravail sera adapté en fonction du temps de travail contractuel des salariés concernés,
  • Salarié ayant au moins 2 mois d’ancienneté Société et dont la période d’essai est en cours : sur décision du responsable hiérarchique, le volume mensuel maximum de périodes de télétravail pourra être limité jusqu’à 50% du volume mensuel maximum acté à terme et ce jusqu’à validation de la période d’essai,
  • Alternants et stagiaires : le volume mensuel maximum de périodes de télétravail est limité à 5.

Le tableau ci-dessous récapitule les volumes mensuels maximums de périodes de télétravail ainsi que les cas particuliers des alternants et stagiaires, et des salariés encore en période d’essai :

Situation du salarié

Volume mensuel maximum de périodes de télétravail

Temps de travail contractuel 100%
10
Temps de travail contractuel 90%
8
Temps de travail contractuel 80%
6
Temps de travail contractuel < à 80%
0
Alternant/Stagiaire
5
Ancienneté Société de 2 mois et plus avec période d’essai en cours
De 50% à 100% du volume maximum mensuel décidé au terme de la période d’essai

Article 2.5.2 : Délai de préavis et déclaration obligatoire

Pour chaque période de télétravail, le salarié devra respecter un préavis d’au moins 2 jours ouvrés. Chaque demande de télétravail respectant le délai de préavis est automatiquement acceptée. Le responsable hiérarchique garde la possibilité de refuser la demande en fonction des nécessités du service (voir article 2.5.3) en respectant un préavis de 1 jour ouvré minimum.

Le salarié garde la possibilité de faire une demande de période de télétravail en respectant un préavis inférieur à 2 jours ouvrés. Dans ce cas :
  • La demande de télétravail doit être soumise dans l’outil par le salarié au plus tard :
  • à 10H le jour de l’évènement pour une demande de journée entière de télétravail ou pour une matinée de télétravail
  • à 14H le jour de l’évènement pour une demande d’après-midi de télétravail
  • la validation par le responsable hiérarchique est obligatoire. L’absence de réponse du responsable hiérarchique valant refus.

L’ensemble de ces démarches doivent être réalisées par le salarié et son responsable hiérarchique dans l’outil dédié à la gestion des Absences et Télétravail. La déclaration des périodes de télétravail est obligatoire.

Article 2.5.3 : Modification des périodes de télétravail

Selon les nécessités de service, certaines périodes initialement prévues en télétravail pourront être effectuées sur site à la demande du salarié ou de son responsable hiérarchique (dans ce cadre, un délai de prévenance d’au moins 1 jour ouvré devra être respecté).

Le salarié et le responsable hiérarchique pourront convenir ensemble d’une nouvelle planification des périodes de télétravail annulées pour le mois en cours. Les périodes de télétravail qui n’auraient pas été replanifiées ne seront pas reportées. Aucun report ne sera réalisé sur le mois suivant.

Article 2.5.4 : Frais liés à la situation de télétravail

Les parties conviennent de la mise en place d’une indemnité de télétravail visant à compenser les frais engendrés par cette situation de travail particulière.

Cette indemnité sera versée en cas de réalisation d’une journée entière de télétravail déclarée dans l’outil dédié. A l’inverse, la réalisation d’une demi-journée de télétravail ne donnera droit à aucune indemnité. En cas de télétravail collectif mis en place par la Société, tel que prévu par le chapitre 3 du présent accord, ladite indemnité sera également perçue et ce dans les mêmes conditions de déclenchement précitées et dans les mêmes valeurs telles que décrites ci-après.

Le montant de l’indemnité journalière, ainsi que son plafond mensuel, sont basés sur le barème URSSAF « indemnité par jour de télétravail non prévue par un accord collectif ». L’évolution MOSS de la valeur de cette indemnité sera indexée sur l’évolution de la valeur URSSAF, la date d’effet de cette revalorisation restant à la main de MOSS.

A titre d’information, à la signature de cet accord :
  • La valeur 2025 de l’indemnité URSSAF est de 2,70 € par jour de télétravail dans la limite de 59,40 € par mois,
  • Les indemnités inférieures aux limites URSSAF sont exonérées de charges sociales.

Article 2.5.5 : Aides à l’installation en télétravail

En complément du matériel mis à disposition par la Société cité à l’article 2.3.2, les parties conviennent de la volonté de la Société à proposer aux salariés les meilleures conditions de télétravail possible.

Pour cela, la Société s’engage à fournir :
  • Un écran secondaire mis à disposition par le service SI après un ticket dans l’outil dédié aux demandes bureautiques.
  • Une chaise de bureau, d’un montant maximum de 175€ (frais de livraison compris) pour laquelle le remboursement au télétravailleur qui en fait la demande s’effectuera via note de frais, sur présentation de justificatifs, présentée en une seule fois aux services en charge du traitement des notes de frais.

Pour les deux matériels, il est convenu :
  • Qu’ils seront octroyés au regard de la situation de télétravail (et non en fonction du nombre de lieux de télétravail déclarés par le télétravailleur concerné),
  • Qu’ils ne pourront faire l’objet d’une demande de renouvellement que sous un délai de 5 ans révolus minimum après la mise à disposition du matériel concerné (sauf en cas de défaillance ou de dysfonctionnement avéré),
  • Qu’ils ne pourront donner lieu à une mise à disposition ou au remboursement de la note de frais concernée qu’une fois la période d’essai validée le cas échéant.

Conformément aux dispositions de l’article 1.2.3, l’ensemble de ces matériels reste la propriété de la Société et devra lui être restitué à l’issue de la situation de télétravail.

Article 2.6 : Principe de réversibilité permanente

Le télétravail habituel et régulier est mis en place dans le cadre d’un avenant au contrat de travail. Afin de s’assurer que le télétravail répond aux attentes de chacune des parties prenantes, le salarié ou le responsable hiérarchique pourront mettre fin, suspendre ou modifier (un nouvel avenant sera alors réalisé et transmis à la Direction des Ressources Humaines) à la situation de télétravail, sans délai pour le salarié, moyennant un délai de prévenance minimum de 1 mois calendaire pour l’employeur.

En cas de réversibilité à l’initiative de l’employeur, celui-ci devra en motiver les raisons par écrits. En cas de désaccord, un recours pourra être adressé à la Direction des Ressources Humaines.

L’employeur pourra mettre fin ou suspendre le télétravail sans délai de prévenance pour motifs liés à la sécurité de l’information. Ce refus devra être motivé.

Le principe de réversibilité permanente peut également s’appliquer en cas de modification de l’emploi du salarié, de poste, de service, d’organisation ou de domicile.

Lorsqu’il est mis fin au télétravail, quels qu’en soient la durée et les motifs, le salarié reprend son activité sur site.

Article 2.7 : Situations individuelles spécifiques

Pour les salariés en situation de handicap (détenteurs d’une Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé), les salariées enceintes et les salariés aidants (enfant, parent ou proche), le recours au télétravail se fera en s’inspirant des dispositions du présent accord, à l’exception de celles prévues en matière d’éligibilité. S’agissant du rythme de télétravail, il sera adapté pour tenir compte des caractéristiques individuelles rencontrées, et notamment au regard des prescriptions médicales préconisées par la Médecine du Travail dont fait l’objet le salarié.

Ces dispositions s’appliquent pour les salariés ne relevant pas de ces catégories mais qui, pour des raisons médicales, justifieraient également de recommandations médicales préconisées par la Médecine du Travail.

Pour les autres situations dérogatoires ne relevant pas de l’état de santé du salarié, le Directeur du salarié concerné pourra octroyer une dérogation allant jusqu’à 5 périodes de télétravail hebdomadaire sans que cela n’augmente le plafond mensuel maximum du salarié. Au-delà, les dérogations seront octroyées par le Directeur Général. En tout état de cause, les informations devront obligatoirement être communiquées à la Direction des Ressources Humaines pour saisie dans l’outil dédié à la gestion des Absences et Télétravail.



Chapitre 3 : Télétravail ponctuel pour répondre à des circonstances collectives exceptionnelles


Article 3.1 : Situations visées

Le télétravail exceptionnel peut être mis en place ponctuellement pour répondre à des situations collectives inhabituelles et qui ne sont pas amenées à durer telles que des évènements climatiques (pics de pollution, intempéries, etc.), sanitaires (pandémie, etc.), sécuritaires (attentats, etc), organisationnels (travaux importants au sein de l’entreprise, fermeture du restaurant interentreprises, etc.) ou encore des difficultés importantes affectant les transports publics.

Dans ces situations particulières, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement de poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de la Société, limiter les perturbations affectant les conditions de travail des salariés et garantir leur protection ;, et ainsi s’opérer à l’initiative de l’employeur sans qu’il soit besoin de recueillir l’accord préalable du salarié, et sans que la mise en place du télétravail soit alors conditionnée par les critères d’éligibilités ci-avant.

Article 3.2 : Modalités d’information et de mise en œuvre

Les modalités précises de recours et mise en œuvre du travail ponctuel à distance pour répondre à des circonstances collectives exceptionnelles seront précisées, au cas par cas, par la Direction Générale en fonction de la nature de l’évènement et d’éventuelles directives administratives ou gouvernementales. Elles tiennent compte des contraintes spécifiques à la situation exceptionnelle considérée. De ce fait, le télétravail pourra s’organiser sur plusieurs jours ou demi-journée par semaine en télétravail total, alterné entre les membres de l’équipe ou simultané. Chaque salarié sera informé par écrit (de quelque manière que ce soit) de sa situation dans les meilleurs délais.

Dans le cas d’une crise sanitaire majeure ou de toute autre situation collective durable (environnementale, catastrophe naturelle, état d’urgence ou tout autre cas de force majeure décrété par les autorités nationales ou régionales), l’organisation du travail sera adaptée aux contraintes règlementaires applicables.

Une information, préalable à cette mise en place dans la mesure du possible, sera faite au CSE. Cette information pourra s’effectuer, si la situation l’exige, en totalité en visio ou audioconférence.

Article 3.3 : Reprise d’activité dans les conditions antérieures

Ce dispositif dérogatoire est strictement limité dans le temps et prend fin, au plus tard, au terme de l’évènement en cause. A l’issue, les salariés retrouvent leur organisation de travail habituelle après une communication préalable de la Direction Générale. Sauf circonstances particulières, un délai de prévenance de 3 jours ouvrés sera appliqué avant de revenir à l’organisation de travail habituelle.


Chapitre 4 : Dispositions finales


Article 4.1 : Suivi

Un suivi annuel sera réalisé, lors d’une des réunions ordinaires du Comité Social et Economique du premier trimestre de l’année N+1, sur la base des indicateurs ci-après, afin de faire un bilan régulier de la mise en œuvre de cet accord :
  • Pourcentage de salariés ayant signé un avenant de télétravail parmi les alternants, les CDI et CDD actifs, éligibles et présents au 31/12/N
  • Nombre de refus annuels de demande de passage en télétravail
  • Nombre moyen de jours de télétravail hebdomadaires (sont pris en compte dans l’assiette de calcul les alternants, les CDI et CDD actifs, ayant un avenant de télétravail, et présents du 1er janvier N au 31 décembre N).

Au vu de ce bilan, des aménagements de l’accord pourront être étudiés.

Article 4.2 : Durée de l’accord et date d’entrée en vigueur

Le présent accord entrera en vigueur le 1er octobre 2025. Ledit accord s’appliquera alors de plein droit et viendra se substituer à tout précédent accord ou disposition en la matière.

Il est convenu que le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 3 ans et pourra faire l’objet d’une dénonciation ou d’une révision dans les conditions prévues par la loi.

Article 4.3 : Publicité et dépôt de l’accord

Conformément aux dispositions législatives et règlementaires en vigueur, le présent accord sera notifié à l’ensemble des Organisations Syndicales représentatives au sein de la Société et déposé par la Direction des Ressources Humaines de la Société, sous format électronique, en un exemplaire PDF signé et un exemplaire Word anonymisé, sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail.

Un exemplaire original sera également remis à chaque partie signataire.


Fait à Issy-les-Moulineaux en 3 exemplaires originaux, le 25 septembre 2025.


Pour la SociétéPour l’organisation syndicale
MOSS SASCFDT
M. XXXM. XXX
Agissant en qualité deAgissant en qualité de
Directeur GénéralDélégué Syndical

Mise à jour : 2025-10-01

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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