Accord d'entreprise STE CONST INSTAL ELECT PUY DE DOME

Accord sur le droit individuel à la déconnexion

Application de l'accord
Début : 17/03/2025
Fin : 16/03/2029

24 accords de la société STE CONST INSTAL ELECT PUY DE DOME

Le 11/03/2025


ACCORD

SUR LE DROIT INDIVIDUEL A LA DECONNEXION




ENTRE :

La société SCIE Puy de Dôme, SAS au capital de 527 000 euros, sise 9 La Vaure – 63120 COURPIERE, immatriculée au RCS de CLERMONT-FERRAND sous le numéro 745 580 035 ,et représentée par M. , en sa qualité de Chef d’entreprise.

Ci-après la « Société »,

D’une part,

ET


Le Délégué Syndical de l’entreprise (CFDT), représenté par M. , Délégué Syndical


D'autre part,



PREAMBULE



La loi 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a créé un droit individuel à la déconnexion qui repose sur la mise en place par la Société de dispositifs de régulation de l'utilisation des outils numériques, en vue d'assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale.

Bien que les outils numériques professionnels fassent parties intégrantes de l’environnement de travail et soient nécessaires au bon fonctionnement de la société, ils doivent être utilisés à bon escient, dans le respect des personnes et de leur vie privée.

Un accord sur le droit individuel à la déconnexion avait été conclu pour une période de 3 ans à compter du 13 septembre 2021. Il a été constaté que les mesures mises en place ont répondu efficacement aux besoins des salariés et ont contribué à un environnement de travail sain et équilibré.

Par conséquent, les Parties se sont donc réunies pour renouveler l’Accord sur le droit individuel à la déconnexion, réaffirmant ainsi leur engagement à promouvoir un usage responsable des outils numériques.

Les Parties réaffirment ainsi l’importance d’un bon usage des outils informatiques en vue d’un nécessaire respect des temps de repos et de congé, ainsi que de l’équilibre entre vie privée et familiale et vie professionnelle.

Le respect de la vie privée et le droit à déconnexion sont considérés fondamentaux afin de protéger les salariés des pratiques intrusives potentielles provenant de leurs managers et/ou de leurs collègues et/ou d’eux-mêmes et pour garantir des conditions et un environnement de travail respectueux de tous.

Cet Accord a été élaboré après information du Comité Social et Economique, lors de sa réunion du 18 mars 2024.


IL A DONC ETE CONVENU CE QUI SUIT :

Article 1 - Définition du droit à la déconnexion



Il y a lieu d’entendre par :

  • Droit à la déconnexion : le droit pour le salarié de ne pas être connecté à ses outils numériques professionnels et ne pas être contacté en dehors de son temps de travail ;

  • Outils numériques professionnels : ce sont les outils numériques physiques (ordinateurs, tablettes, smartphones, réseaux filaires etc.) et dématérialisés (logiciels, connexions sans fil, courriels, SMS, messagerie instantanée, internet/extranet etc.) qui permettent d’être joignable à distance ;

  • Temps de travail : horaires de travail du salarié durant lesquelles il est à la disposition de son employeur, à l’exclusion des temps de repos quotidien et hebdomadaires, des congés payés, des congés exceptionnels, des jours fériés et des jours de repos.

Article 2 - Champs d’application



Le présent Accord s’applique à l’ensemble du personnel de la Société ayant accès aux outils numériques visés à l’article 1 ci-dessus.

Toute personne embauchée, sous quel que statut que ce soit, doit donc respecter le présent Accord, y compris les intérimaires, les stagiaires et les salariés mis à disposition par une entreprise extérieure.

La direction veille au respect du droit à la déconnexion de ses collaborateurs.

En revanche, n’étant pas soumis à la réglementation relative à la durée du travail et aux temps de repos des salariés, les cadres dirigeants ne peuvent se prévaloir des mesures prévues par la présente charte.

Article 3 - Mesures visant à lutter contre l'utilisation des outils numériques et de communication professionnels hors temps de travail



Aucun salarié n'est tenu de lire et répondre à des courriels, messages ou appels téléphoniques à caractère professionnel, en dehors de son temps de travail, pendant ses congés payés, ses temps de repos et ses absences.

Pour garantir l'effectivité du droit à la déconnexion, l'envoi de courriels et messages professionnels ainsi que les appels téléphoniques professionnels sont à éviter le soir, le week-end, pendant les temps de repos et les congés. Seule une urgence peut être de nature à permettre une dérogation sur ce point.

Afin de garantir le droit à la déconnexion des salariés, en dehors de leur temps de travail, il est recommandé à chaque collaborateur de :

  • S’interroger sur le moment opportun pour envoyer un courriel, un SMS ou appeler un collaborateur sur son téléphone professionnel ;
  • Privilégier les envois différés lors de la rédaction d’un courriel le soir et le week-end ;
  • Préparer les courriels en mode « brouillon » ou hors connexion et les envoyer pendant les heures habituelles de travail ;
  • Ne pas solliciter de réponse immédiate si ce n’est pas nécessaire ;
  • Programmer son téléphone pour qu'il soit en mode « nuit » ou « ne pas déranger » en dehors de son temps de travail ;
  • Activer la fonction « Ne pas déranger » sur son téléphone en dehors de son temps de travail ;
  • En cas d’absence, paramétrer le « gestionnaire d’absence au bureau » sur la messagerie électronique et indiquer les coordonnées d’une personne à joindre en cas d’urgence ;
  • En cas d’absence, prévoir le transfert de ses courriels, de ses messages et de ses appels téléphoniques à un autre membre de la Société, avec son consentement exprès ;


Article 4 - Mesures visant à favoriser la communication


Afin d’éviter la surcharge informationnelle et cognitive, il est recommandé à tous les salariés de :

Informationnelle :
  • Limiter l’envoi de courriels, de messages instantanés ou d’appels téléphoniques au strict nécessaire ;
  • Privilégier le face à face ou la fonctionnalité d’appel aux longs échanges de courriels ;
  • Utiliser les modes de travail collaboratifs pour éviter l’affluence de courriels ;
  • S’interroger sur la pertinence de l’utilisation de la messagerie électronique professionnelle par rapport aux autres outils de communication disponibles ;
  • S’interroger sur la pertinence des destinataires du courriel ;
  • Utiliser avec modération les fonctions « CC » ou « Cci » de la messagerie électronique professionnelle ;
  • Utiliser avec modération la fonction « Répondre à tous » de la messagerie électronique professionnelle ;
  • S’interroger sur la pertinence des fichiers à joindre aux courriels ;
  • Eviter l’envoi de fichiers trop volumineux par courriels ;
  • Indiquer un objet précis au courriel permettant au destinataire d’identifier immédiatement son contenu ;
  • Ne pas créer de sentiment d’urgence, se laisser et laisser aux collaborateurs le temps de répondre aux courriels ; 
  • Eviter d'utiliser successivement tous les moyens disponibles en cas de non-réponse ;
  • Veiller à la clarté, la neutralité et la concision de son courriel ;
  • Veiller au respect des règles élémentaires de politesse lors de l'envoi du courriel ;
  • Utiliser à bon escient les statuts de disponibilité proposés dans les différents outils ;


Cognitive :
  • Ne pas activer les alertes sonores ou visuelles d'arrivée d'un nouveau courriel, message instantanée, SMS ou d'un appel téléphonique ;
  • Ne pas utiliser la messagerie électronique ou le téléphone portable lors des réunions de travail ;


Autres mesures destinées à favoriser la concentration :
  • Chaque salarié a la possibilité de se déconnecter des outils numériques mis à sa disposition pour réaliser un travail urgent et/ou important ;


Article 5 - Formation et sensibilisation à la déconnexion


Des actions de formation et de sensibilisation seront organisées à destination du personnel d’encadrement et de l’ensemble des salariés en vue de les informer sur les risques, les enjeux et les bonnes pratiques liées à l’utilisation des outils numériques.

Article 6 - Suivi de l'usage des outils numériques

Les mesures et engagements pris par la Société dans le présent Accord sont susceptibles d'évolution pour tenir compte des demandes et besoins des salariés.

A cette fin, la Société s'engage à :

  • Intégrer le droit à la déconnexion dans les EIM.
  • Etablir, sur demande du salarié, un bilan individuel de son utilisation des outils numériques et de communication professionnels.

Si les mesures de suivi font apparaître des risques pour la santé des salariés ou des difficultés, la Société s'engage à mettre en œuvre toutes les actions préventives et/ou correctives propres à faire cesser ce risque et lever ces difficultés.

Le suivi de l'usage des outils numériques fera l'objet d'une concertation annuelle entre la direction et la CSSCT.

ARTICLE 7 - Sanctions en cas de non-respect de l’Accord


En cas de non-respect des mesures et recommandations prévues par le présent Accord, la Société se réserve le droit d'appliquer toutes les sanctions appropriées et proportionnées à la nature des infractions constatées.

ARTICLE 8 - Suivi de l’Accord

Un suivi annuel des mesures prévues dans le présent Accord sera effectué avec la CSSCT, dans les 6 mois suivant son échéance annuelle.

Ces mesures sont prises au regard de l’activité et du contexte actuel de la société. S’il s’avère que ces éléments évoluent d’une manière significative, les parties signataires se réuniront pour définir de nouvelles mesures plus pertinentes. Un avenant devra alors obligatoirement être déposé auprès de la DREETS.

ARTICLE 9 - Durée et entrée en vigueur de l’accord

Le présent Accord est conclu pour une durée de quatre ans, à compter de la date de son dépôt à la DREETS.

ARTICLE 10 - Révision et dénonciation de l’accord


Le présent Accord pourra être révisé à tout moment pendant sa période d’application, selon les modalités et conditions légales en vigueur.

Il pourra également être dénoncé d’un commun accord entre les parties signataires. La déclaration de dénonciation devra être notifiée à la DREETS dans les 15 jours.

ARTICLE 11 - Publicité et dépôt de l’accord

En application du décret n° 2018-362 du 15 mai 2018 relatif à la procédure de dépôt des accords collectifs, le présent accord sera déposé par la Société, auprès de la DREETS, sur la plateforme de télé-procédure dédiée (TéléAccords).

Une version rendue anonyme du présent accord, ne comportant pas les noms et prénoms des négociateurs et des signataires, sera également déposée par la société auprès de la DREETS, en même temps que l’accord.

Une mention de cet accord figurera sur les tableaux d’affichage présents dans la société et une copie sera remise au CSE.

Un exemplaire original est remis ce jour à l’organisation syndicale signataire.

Fait à COURPIERE, le 11 mars 2024


Pour la Société Pour le syndicat CFDT

M. M.
Chef d’entreprise Délégué syndical

Mise à jour : 2025-04-09

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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