NéGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE (Article L. 2242-1 et suivants du Code du Travail)
PROTOCOLE D’ACCORD SUR
LA POLITIQUE SALARIALE
Année 2026
Négocié entre : La société
Trescal SAS, dont le siège social est situé : 24-26, rue de Villeneuve - 94150 Rungis, immatriculée au RCS de Créteil sous le numéro 562 047 050, représentée par XXXXXXXXXX, en sa qualité de Directrice des Ressources Humaines,
D’une part, Et les organisations syndicales représentatives :
Le syndicat CFDT représenté par XXXXXXXXXX en sa qualité de Délégué Syndical,
Le syndicat CGT représenté par XXXXXXXXXX en sa qualité de Délégué Syndical,
Le syndicat FO représenté par XXXXXXXXXX en sa qualité de Délégué Syndical,
D’autre part,
DÉROULEMENT DE LA NÉGOCIATION
La Négociation Annuelle Obligatoire prévue par les articles L. 2242-1 et suivants du Code du Travail s'est déroulée au cours des réunions suivantes :
Le 15 juin 2026 :
Une première réunion en visioconférence et présentielle pour les personnes présentes sur Cherbourg a été organisée le 15 juin 2026. Les délégations syndicales de FO et de la CFDT étaient accompagnées de XXXXXXXXXX pour FO et de XXXXXXXXXX pour la CFDT. La Direction a demandé aux Organisations Syndicales d’exprimer leurs revendications.
En préambule les organisations avaient transmis leurs revendications via des tracts à l’attention de la Direction.
De bons résultats sur l’année 2025, en progression depuis 4 ans ;
L’année 2026 a bien démarrée avec un taux de rentabilité autour de 22% ;
Objectif d’amortir le coût de la vie après des années inflationnistes importantes (2022 et 2023) ;
Revendications de la CFDT :
Une enveloppe globale d'augmentations salariales de 5 %.
Une augmentation générale (AG) de 3 %, assortie d'un talon de 50 € afin de favoriser les plus bas salaires.
La revalorisation du forfait déjeuner à 17 €.
La revalorisation de la valeur du titre-restaurant à 12 €.
Une augmentation de 0,2 % du budget du CSE consacré aux œuvres sociales.
La CFDT justifie ses demandes salariales par le constat que les augmentations accordées chez Trescal n'ont pas compensé l'inflation cumulée des dernières années. Malgré un ralentissement de l'inflation en 2024 et 2025, celle-ci repart à la hausse en 2026, entraînant une perte de pouvoir d'achat pour les salariés. Le syndicat souligne également la très bonne performance économique de l'entreprise :
Résultats 2025 qualifiés d'excellents, avec un ratio EBITDA/CA supérieur à 21 %.
Début d'année 2026 également très favorable, avec une rentabilité de 22 %.
Ces résultats sont attribués à l'engagement et au travail de l'ensemble des salariés.
Revendications de FO :
Enveloppe globale d'augmentation de 6 %, répartie comme suit :
3 % d'augmentation générale ;
3 % d'augmentations individuelles.
Création d'une prime de découché pour les cadres,
Revalorisation des primes liées à la médaille du travail.
Augmentation du budget du CSE à 1,5 %.
Versement d'une Prime de Partage de la Valeur (PPV) de 1 000 €.
Organisation des futures réunions de NAO dès le mois d'avril.
Revalorisation des frais de déplacement
Déjeuner : 18 € ;
Dîner : 25 € ;
Hôtel : 90 € hors taxe de séjour.
Mise en œuvre au 1er juillet 2026.
FO considère que les performances économiques de Trescal permettent de financer des mesures de rattrapage salarial afin de préserver le pouvoir d'achat, fidéliser les salariés et éviter que certains niveaux de rémunération se rapprochent trop du SMIC
Revendications de la CGT :
Enveloppe globale de 3,25 % répartie ;
Augmentation générale de 40 € par mois pour tous les salariés ayant au moins 12 mois d’ancienneté
Augmentations individuelles : Enveloppe de 1 % de la masse salariale - Répartition sur au moins 50 % du personnel avec un plancher de 20 € par salarié bénéficiaire
Mise à niveau des salaires : plus aucun salarié en dessous des minima conventionnels à fin 2026.
Revalorisation de la carte Swile : passage de la valeur repas à 12 €
Augmentation du budget social du CSE : passage de 1 % à 1,2 % de la masse salariale
Date d’application souhaitée : 1er août 2026
La CGT estime que les résultats économiques de l’entreprise permettent d’accorder des mesures salariales et sociales renforcées afin de préserver le pouvoir d’achat des salariés, dans un contexte où les augmentations passées ont souvent été inférieures à l’inflation. La Direction a pris note de ces revendications et a indiqué qu’elle allait les étudier avant de revenir vers les Organisations Syndicales.
Le 1er juillet 2026 :
Une deuxième réunion en visioconférence et présentielle pour les personnes présentes sur Rungis a eu lieu le 1er juillet 2026. Les délégations syndicales de FO et de la CFDT étaient accompagnées de XXXXXXXXXX pour FO et de XXXXXXXXXX pour la CFDT. La Direction a demandé aux Organisations Syndicales d’exprimer leurs revendications. En ouverture, la Direction a rappelé l’ensemble des revendications des délégations syndicales, tout en remettant en lumière le contexte économique actuel. Il a été rappelé que pour l’année 2025, le montant moyen de la prime de participation par bénéficiaire a augmenté de + de 26% par rapport à l’année précédente. Le fruit du travail de tous qui est redistribué aux salariés. La Direction a confirmé qu’effectivement l’année 2025 avait été une bonne année. L’effectif est stable par rapport à l’an dernier et en augmentation. Cependant, la Direction a souligné que l’année 2026 s’inscrivait dans un contexte économique assez aléatoire, marqué par :
Une croissance du chiffre d’affaires de seulement 0.5% réalisé uniquement grâce aux effets prix de l’année précédente,
De gros appels d’offre en cours qui sont vitaux pour l’entreprise et pour lesquels on n’a aucune certitude, sachant que la tendance est à la baisse des prix afin de rester concurrentiel,
Un avenir incertain côté commerce avec peu de nouvelles affaires en vue.
Du côté de l’inflation, il y a eu effectivement 2-3 mois de hausse mais à ce jour on est plutôt à la baisse avec un taux de 1.8%. La direction a aussi rappelé les forts investissements réalisés dans le cadre de la formation, des investissements en vue d’améliorer les conditions de travail. Dans ce cadre, la Direction a formulé une première proposition salariale :
Que 60% des salariés ayant au moins un an d’ancienneté soient augmentés à minima,
Une enveloppe d’augmentation liée à la performance individuelle de 1,7% de la masse salariale avec un talon de 30€,
Mise à niveau des TGA réalisée en dehors de cette enveloppe,
Engagement d’augmenter les salariés n’ayant pas bénéficiés d’augmentation depuis plus de trois ans,
Revalorisation de la prime d’éloignement France de 30 à 31 €.
Pour une mise en œuvre au 1er octobre.
Elle a à nouveau rappelé qu’une augmentation générale ne faisait pas partie des principes de fonctionnement de l’entreprise. Cette proposition a suscité de vives réactions de la part des délégations syndicales, qui ont exprimé leur insatisfaction. Les Délégués Syndicaux ont insisté sur la perte de pouvoir d’achat cumulée par les salariés ces dernières années, malgré une inflation contenue depuis 2025. Après une suspension de séances afin que les délégations prennent le temps de faire le point et de longs échanges, les délégations refont une proposition : Organisation % de salariés concernés Budget AI Talon mini Date de mise en œuvre souhaitée FO 100 % des salariés éligibles Sans position arrêtée 30 € 1er septembre CFDT 90 % des salariés éligibles 1,9 % 30 € Au plus tôt CGT 90 % des salariés éligibles 2 % 40 € 1er septembre
Dans les échanges des points de convergence émergent sur plusieurs éléments :
Un talon de 30 €,
Sont éligibles les salariés ayant au moins un an d’ancienneté à date de mise en œuvre,
Maintien des propositions déjà formulées concernant la réévaluation de la prime d’éloignement France,
Une attention particulière aux salariés n’ayant pas bénéficié d’augmentation depuis 3 ans.
Un point de divergence important persiste avec une augmentation générale pour les personnes ayant au moins un an d’ancienneté. La direction maintient sa position en rappelant que l’augmentation est liée à la performance individuelle, que la prime de participation qui a augmenté de manière conséquente permet le maintien de pouvoir d’achat sur 2026. Une nouvelle réunion a été fixée au 9 juillet afin de présenter la position de la Direction face à cette dernière proposition.
Le 9 juillet 2026 :
Une troisième réunion s’est tenue le 9 juillet 2026 en visioconférence. Les délégations syndicales de FO et de la CFDT étaient accompagnées de XXXXXXXXXX pour FO et de XXXXXXXXXX pour la CFDT. Après avoir rappelé les dernières propositions faites par les délégations syndicales lors de la précédente réunion, la Direction a rouvert la discussion, en tenant compte des efforts de chacune des parties pour aboutir à un accord équilibré et réaliste. La Direction a présenté une nouvelle proposition, en intégrant plusieurs avancées :
Une enveloppe de 2% de la masse salariale allouée aux augmentations individuelles (en dehors des mises à niveau de TGA),
Un engagement pour que 75% des salariés présents au 1er octobre 2025 au sein de l’entreprise en contrat à durée indéterminée soient augmentés,
Un talon minimum d’augmentation de 30 € pour les personnes augmentées,
Evolution de la prime d’éloignement :
France et UE passe de 30 à 31 €
Hors UE passe de 30 à 31 €
Une mise en œuvre de ces mesures au 1er octobre 2026.
Prime de médaille du travail : revalorisation de la prime de 15,24 € à 30 €. Les délégations syndicales ont exprimé leur déception face à l’écart entre cette proposition et la demande exprimée de s’engager sur 90% voir 100% des salariés ayant l’ancienneté requise pour bénéficier d’une augmentation. La CGT ajoute que le talon minimum n’est pas suffisant et demande qu’il soit porté à 35€. Elles ont insisté que 90% des salariés ayant un an d’ancienneté soient concernés. La délégation FO insiste qu’en à elle sur les 100% de salariés ayant un an d’ancienneté. En réponse, la Direction rappelle que malgré un contexte économique très aléatoire offrant peu de visibilité, elle a porté le budget à 2% de la masse salariale. La limite des 75% est surtout là pour permettre de laisser une marge de manœuvre aux managers afin de mieux récompenser les salariés les plus performants, de financer les évolutions de carrière. Elle rappelle également que ce pourcentage négocié est la plupart du temps dépassé par les managers. Après deux suspensions de séance, et à l’issue des échanges, la Direction consent un dernier geste supplémentaire : porter le pourcentage de salariés concernés par une augmentation individuelle à 80% à minima. Ainsi, la Direction s’est engagée auprès de la CFDT, la CGT et FO à mettre en œuvre ce qui suit au titre de la politique salariale 2026.
POLITIQUE SALARIALE POUR 2026
ARTICLE 1 : AUGMENTATIONs des salaires
Une enveloppe globale (incluant les mesures déjà mises en œuvre depuis le début de l’année) de 2% (deux pour cent) de la masse salariale sera consacrée à la réévaluation des rémunérations en 2026.
Cette enveloppe intégrera également les ajustements liés à l’évolution du SMIC et des Primes d’Ancienneté.
La mise à niveau des TGA sera traitée en dehors de cette enveloppe.
Les montants des réévaluations de salaires seront décidés par les responsables hiérarchiques et validées par la Direction Générale ; elles concerneront principalement les salariés présents aux effectifs au 1er octobre 2026 (hors salariés sur le départ et alternants, car l’évolution de leur rémunération obéit à d’autres règles spécifiques) dont l’implication personnelle, la performance individuelle et les efforts particuliers au cours de l’année passée méritent d’être récompensés.
L’objectif est que 80% (quatre-vingt pour cent) au minimum des salariés relevant de ces critères auront bénéficié d’une revalorisation salariale au cours de l’exercice 2026.
Une attention particulière sera portée sur les principes de l’égalité professionnelle (retour de congés maternité).
La mise en œuvre de ces mesures interviendra à dater du 1er octobre 2026.
Une attention particulière sera portée aux salariés dont le salaire n’a pas évolué depuis 2023
ARTICLE 2 : AVANTAGES COMPLEMENTAIRES
Les mesures suivantes seront mises en œuvre à compter du 1er octobre 2026 :
Revalorisation de la prime d’éloignement France et UE à 31 €
Revalorisation de la prime d’éloignement à l’étranger à 31 €
Revalorisation de la prime de médaille du travail à 30 € au lieu de 15,24€
ARTICLE 3 : DÉPÔT
Le texte du présent accord salarial sera déposé, sur l'initiative de la Direction :
D’une part sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail en une version intégrale et signée et en une version « anonymisée »,
D’autre part, au secrétariat-greffe du Conseil de Prud’hommes de Créteil en un exemplaire original.
Fait à Rungis, le ………………………., en cinq exemplaires originaux, dont un pour chacune des parties signataires.