Accord d'entreprise 3M FRANCE

ACCORD MAJORITAIRE D’ENTREPRISE DE RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE ETABLI EN APPLICATION DES ARTICLES L.1237-19-1 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL

Application de l'accord
Début : 29/05/2024
Fin : 30/09/2025

31 accords de la société 3M FRANCE

Le 21/05/2024


ACCORD MAJORITAIRE D’ENTREPRISE DE RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE ETABLI EN APPLICATION DES ARTICLES L.1237-19-1 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL
Entre,

La Société 3M France, société par actions simplifiée au capital de 10.572.672 euros, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Pontoise sous le numéro 542 078 555 et dont le siège social est situé 1 Parvis de l’Innovation – CS 20203 – 95006 CERGY PONTOISE CEDEX, représentée par , Directeur des Ressources Humaines, dûment habilité à cet effet, ci-après dénommée « la Société », ou « 3M France » ou encore « l’Entreprise »

D'une part,
et

Les Représentants des Organisations Syndicales dans la Société :

1) L’organisation syndicale représentative CFTC, représentée par , en sa qualité de Délégué Syndical Central
2) L’organisation syndicale représentative CFE-CGC, représentée par en sa qualité de Délégué Syndical Central
3) L’organisation syndicale représentative FO, représentée par en sa qualité de Délégué Syndical Central
ci-après également dénommées « les Organisations Syndicales Représentatives »
La Société et les trois organisations syndicales étant ci-après dénommées ensemble « les Parties ».

PREAMBULE :

Le présent accord est conclu dans le contexte suivant :
Le 8 mars 2024, le CSE Central de la société 3M France a été convoqué à une réunion fixée au 19 mars 2024, et il lui a été également transmis en vue de sa consultation, une note d’information portant sur les orientations stratégiques ainsi qu’une note d’information sur le projet de mise en œuvre des orientations stratégiques pour 2024 et 2025 incluant le projet de plan de prévention des RPS.
En effet, comme cela a été partagé dans le cadre de la présentation des orientations stratégiques de l’entreprise, la Transformation du groupe 3M au niveau mondial influence directement et fortement les évolutions organisationnelles de 3M France, dont les impacts inhérents à leur mise en œuvre, à savoir l’identification de positions menacées, ont fait l’objet de la note d’information sur le projet de mise en œuvre des orientations, en application de l’article L 2312-8 du code du travail.
Les avis du CSEC sur les orientations stratégiques, sur le projet de mise en œuvre des orientations stratégiques pour 2024 et 2025 en application de l’article L 2312-8 du code du travail incluant le projet de plan de prévention des RPS ont été rendus le 19 mars 2024.

Afin de permettre la réalisation des évolutions d’organisation dans le cadre de ce projet, la Société 3M France a fait part aux membres du CSEC de son intention d’ouvrir une négociation avec les Délégations Syndicales Centrales portant sur un accord de Rupture Conventionnelle Collective (RCC) visant à permettre à des salariés de se porter volontaires à un départ dans le cadre des modalités proposées dans le présent accord.
En effet, l’ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017 relative à la prévisibilité et à la sécurisation des relations de travail a créé cet outil de mobilité externe volontaire à destination des salariés intitulé « Rupture Conventionnelle Collective » (« RCC »), lequel permet à la Société d’adapter le niveau de ses effectifs dans le seul cadre de départs volontaires, à l’exclusion de tout départ contraint.
Dans ce contexte, des négociations se sont ouvertes le 26 mars 2024.
Au terme des réunions qui se sont tenues aux dates précisées dans le calendrier ci-dessous, les Parties sont parvenues au présent accord.
En effet, les Parties à la négociation se sont entendues pour permettre aux salariés volontaires et éligibles de partir dans le cadre d’une Rupture Conventionnelle Collective, en bénéficiant de mesures d’accompagnement décrites ci-après, correspondant à leur situation et au projet dans lequel ils se sont inscrits.
Comme prévu par le Code du travail, le présent accord a plus particulièrement pour objet de prévoir :
  • Les modalités et conditions d'information des membres du CSEC de 3M France
  • Le nombre maximal de départs envisagés, de suppressions d'emplois associées et la durée pendant laquelle des ruptures de contrat de travail peuvent être engagées sur le fondement de l’accord,
  • Les conditions que doit remplir le salarié pour en bénéficier,
  • Les modalités de présentation et d'examen des candidatures au départ des salariés, comprenant les conditions de transmission de l'accord écrit du salarié au dispositif prévu par l'accord collectif,
  • Les critères de départage entre les potentiels candidats au départ,
  • Les modalités de conclusion d’une convention individuelle de rupture entre l’employeur et le salarié et l’exercice du droit de rétractation des parties,
  • Les modalités de calcul des indemnités de rupture garanties au salarié,
  • Les mesures visant à faciliter le reclassement externe des salariés,
  • Les dispositifs et structures qui seront mis en place selon les phases d’application,
  • Les modalités de suivi de la mise en œuvre effective de l'accord portant rupture conventionnelle collective.

La mise en œuvre de cet accord est conditionnée à sa validation par la DRIEETS, conformément à la procédure prévue par les articles L.1237-19-3 et suivants du Code du travail.

SOMMAIRE

TOC \o "1-3" \h \z \u SOMMAIRE PAGEREF _Toc166680329 \h 3

PARTIE I : PROJET DE SUPPRESSIONS DE POSTES ET NOMBRE DE DEPARTS PAGEREF _Toc166680330 \h 5

I.Le nombre maximal de départs envisagés et de suppression d’emplois associés PAGEREF _Toc166680331 \h 5
II.Calendrier prévisionnel de négociations en vue de la signature d’un accord de RCC et modalités d’information du CSEC et de suivi PAGEREF _Toc166680332 \h 11
III.Calendrier Prévisionnel de mise en œuvre de la RCC PAGEREF _Toc166680333 \h 13

PARTIE II : OBJECTIFS, CHAMP D’APPLICATION, CONDITIONS D’ELIGIBILITE ET TRAITEMENT DES CANDIDATURES PAGEREF _Toc166680334 \h 17

I.OBJECTIFS DE L’ACCORD DE RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE PAGEREF _Toc166680335 \h 17
II.CHAMP D’APPLICATION DE L’ACCORD DE RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE PAGEREF _Toc166680336 \h 18
III.PERIODES DE VOLONTARIAT PAGEREF _Toc166680337 \h 19
IV.CONDITIONS D’ELIGIBILITE ET PRINCIPES DE TRAITEMENT DES DEPARTS VOLONTAIRES PAGEREF _Toc166680338 \h 20
1-Conditions d’éligibilité et principes appliqués au traitement des départs volontaires PAGEREF _Toc166680339 \h 20
2-Information des salariés PAGEREF _Toc166680340 \h 20
3-Demande d’informations et confidentialité PAGEREF _Toc166680341 \h 21
V.PROCESSUS DE VOLONTARIAT PAGEREF _Toc166680342 \h 21
1.Modalités de demande de départs volontaires et de validation des projets PAGEREF _Toc166680343 \h 21
2.Modalités et dates de départ des effectifs PAGEREF _Toc166680344 \h 23

PARTIE III : MODALITES DE DEPART PAGEREF _Toc166680345 \h 24

I.Départ volontaire à la retraite immédiat PAGEREF _Toc166680346 \h 24
1-Conditions d’entrée dans le dispositif PAGEREF _Toc166680347 \h 24
2-Dossier à constituer PAGEREF _Toc166680348 \h 25
3-Modalités financières PAGEREF _Toc166680349 \h 25
4-Modalités de départ des effectifs PAGEREF _Toc166680350 \h 26
5-Matériel de la Société PAGEREF _Toc166680351 \h 26
II.Départ volontaire dans le cadre d’un projet professionnel PAGEREF _Toc166680352 \h 26
1.Définition et conditions à remplir pour s’inscrire dans le volontariat Projet Professionnel PAGEREF _Toc166680353 \h 26
2.Modalités de demande de départ volontaire et validation des projets de départs dans le cadre d’un projet professionnel PAGEREF _Toc166680354 \h 28
3.Modalités financières PAGEREF _Toc166680355 \h 28
III.Congé de fin de carrière PAGEREF _Toc166680356 \h 29
1.Définition PAGEREF _Toc166680357 \h 29
2.Modalités de demande de départ volontaire et validation des projets de départs dans le cadre d’un congé de fin de carrière PAGEREF _Toc166680358 \h 29
3.Modalités financières PAGEREF _Toc166680359 \h 31
4.Suspension du contrat de travail PAGEREF _Toc166680360 \h 31
5.Matériel de la Société PAGEREF _Toc166680361 \h 32
6.Fin du congé de fin de carrière : PAGEREF _Toc166680362 \h 32
7.Couverture vieillesse, maladie et prévoyance PAGEREF _Toc166680363 \h 33
8.Droits à congés PAGEREF _Toc166680364 \h 33
IV.Situations particulières (quelle que soit la modalité de départ choisie) PAGEREF _Toc166680365 \h 33
1.Salariés protégés PAGEREF _Toc166680366 \h 33
2.Salariées enceintes PAGEREF _Toc166680367 \h 33

PARTIE IV : MESURES D’ACCOMPAGNEMENT DES VOLONTAIRES AU DEPART DANS LE CADRE D’UN PROJET PROFESSIONNEL PAGEREF _Toc166680368 \h 34

I.Fiche 1 : Espace Information Conseil / Espace Volontariat PAGEREF _Toc166680369 \h 34
1.Principe de l’EIC PAGEREF _Toc166680370 \h 34
2.Durée de l’EIC et principe de l’Espace Volontariat PAGEREF _Toc166680371 \h 34
3.Durée de l’Espace Volontariat PAGEREF _Toc166680372 \h 34
II.Fiche 2 : Espace Mobilité Emploi au sein de l’Espace Information Conseil PAGEREF _Toc166680373 \h 35
1.Principe PAGEREF _Toc166680374 \h 35
2.Durée PAGEREF _Toc166680375 \h 35
3.Méthodologie d’accompagnement dans le cadre d’une recherche d’emploi à la suite d’une formation d’adaptation ou de reconversion ou réorientation professionnelle PAGEREF _Toc166680376 \h 35
4.Méthodologie d’accompagnement dans le cadre d’un projet de création ou de reprise d’entreprise ou d’une activité professionnelle individuelle PAGEREF _Toc166680377 \h 36
5.Engagements de l’Espace Mobilité Emploi PAGEREF _Toc166680378 \h 36
III.Fiche 3 : DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT POUR UN DEPART DANS LE CADRE D’UN CONTRAT DE TRAVAIL SIGNE OU D’UNE OFFRE FERME D’EMBAUCHE EN CDI, CDD OU CTT DE PLUS DE 6 MOIS PAGEREF _Toc166680379 \h 37
IV.Fiche 4 : DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT POUR UN DEPART DANS LE CADRE D’UNE FORMATION D’ADAPTATION DES COMPETENCES OU D’UNE FORMATION DE LONGUE DUREE EN VUE D’UNE RECONVERSION ou REORIENTATION PROFESSIONNELLE PAGEREF _Toc166680380 \h 37
1.Congé de mobilité PAGEREF _Toc166680381 \h 37
2.Formation PAGEREF _Toc166680382 \h 37
3.Espace Mobilité Emploi PAGEREF _Toc166680383 \h 38
4.Prévoyance et frais de santé PAGEREF _Toc166680384 \h 39
V.Fiche 5 : DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT POUR UN DEPART DANS LE CADRE D’UNE CREATION OU REPRISE D’ENTREPRISE OU ACTIVITE PROFESSIONNELLE INDIVIDUELLE PAGEREF _Toc166680385 \h 41
1.Congé de mobilité PAGEREF _Toc166680386 \h 41
2.Formation d’adaptation PAGEREF _Toc166680387 \h 41
3.Espace Mobilité Emploi PAGEREF _Toc166680388 \h 41
VI.Fiche 6 : CONGE DE MOBILITE PAGEREF _Toc166680389 \h 43
1.Principes et durée du congé de mobilité PAGEREF _Toc166680390 \h 43
2.Adhésion au congé de mobilité PAGEREF _Toc166680391 \h 43
3.Rémunération pendant le congé de mobilité PAGEREF _Toc166680392 \h 44
4.Statut du salarié pendant le congé de mobilité PAGEREF _Toc166680393 \h 44
5.Rupture du congé de mobilité PAGEREF _Toc166680394 \h 44
6.Périodes de travail durant le congé de mobilité PAGEREF _Toc166680395 \h 45
7.Divers PAGEREF _Toc166680396 \h 46

PARTIE V : INFORMATION, CONSULTATION, SUIVI PAGEREF _Toc166680397 \h 47

I.MODALITES D’INFORMATION CONCERNANT L’ACCORD DE RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE PAGEREF _Toc166680398 \h 47
II.SUIVI DU PRESENT ACCORD PAGEREF _Toc166680399 \h 47
1.Information et consultation du CSEC sur la mise en œuvre du dispositif de Rupture Conventionnelle Collective et sur son bilan PAGEREF _Toc166680400 \h 47
2.Commission de validation PAGEREF _Toc166680401 \h 47
3.Commission de Suivi PAGEREF _Toc166680402 \h 48
4.Engagements de la Société 3M France PAGEREF _Toc166680403 \h 49
5.Information de la DREETS PAGEREF _Toc166680404 \h 49

PARTIE VI : DISPOSITIONS FINALES PAGEREF _Toc166680405 \h 50

I.VALIDATION DU PRESENT ACCORD PAGEREF _Toc166680406 \h 50
II.DUREE DE L’ACCORD - REVISION PAGEREF _Toc166680407 \h 50
III.PUBLICITE ET DEPOT PAGEREF _Toc166680408 \h 51
PARTIE I : PROJET DE SUPPRESSIONS DE POSTES ET NOMBRE DE DEPARTS
  • Le nombre maximal de départs envisagés et de suppression d’emplois associés
La mise en œuvre du présent accord a pour objectif la mise en place d’une organisation cible sans procéder à des licenciements, mais en ayant uniquement recours à des mesures volontaires, notamment à des départs volontaires.

Ces projets impliquent, pour 3M France ou pour 3M au niveau mondial, la nécessité d’ajuster la taille des structures de l’entreprise en fonction des réalités du marché tout en conservant la souplesse nécessaire pour s'adapter au service de nos clients.

La mise en œuvre de ces projets conduit à identifier

104 postes menacés, selon le tableau ci-dessous.



Business Group

3M Division

Nombre de postes dans l'organisation actuelle

Postes occupés ouverts au volontariat

Consumer Business Group

Consumer

38

6

 
CHEF VENTES NATIONAL
1
DIRECTEUR VENTES NATIONAL
1
GESTIONNAIRE MARKETING
1
INGENIEUR COMMERCIAL
2
RESPONSABLE ADM & MKG
1

Safety & Industrial Business Group

Abrasive Systems Division (dont PG&F + TMC)

11

3

 
INGENIEUR COMMERCIAL (PG&F)
1
INGENIEUR COMMERCIAL EXPT (TMC)
1
INGENIEUR CPTES CLES (TMC)
1

Automotive Aftermarket Division

26

0

 

Closure and Masking System Division

3

2

 
DIRECTEUR CPTES CLES EMEA
1
INGENIEUR CPTES CLES
1

Electrical Markets Division

14

2

 
DIRECTEUR PROJET GLOBAL EMD
1
INGENIEUR APPLICATION
1

Industrial Adhesives & Tapes Division

20

2

 
DIRECTEUR VENTES NATIONAL
1
TECHNICIEN SUP LABORATOIRE
1

Personal Safety Division

55

7

 
CHEF GPE MKG
1
COMMERCIAL PROJECT MANAGEMENT DIRECTOR
1
DIRECTEUR VTES MKG
1
INGENIEUR COMMERCIAL
2
RESPONSABLE MKG ENS EUR
1
TECHNICIEN SUPERIEUR LABO
1

GIC

22

3

 
CHEF PROJETS VTES SEDENTAIRE
1
DIRECTEUR PROJETS ISMC FR
1
RESPONSABLE MKG
1

Safety & Industrial Business

10

3

 
DIRECTEUR PRIX
1
RESPONSABLE MKG DIGITAL
1
VP RBL SIBG CER
1

Transportation & Electronics Business Group

Advanced Materials Division

6

3
 
INGENIEUR CPTES CLES
1
MGR SALES
1
Senior Executive Sales Account
1

Automotive and Aerospace Solutions Division

30

2

 
DIRECTEUR MKG EUR (Automotive)
1
INGENIEUR COMMERCIAL EXPT (Automotive)
1

Commercial Solutions Division

17

3

 
INGENIEUR COMMERCIAL
1
INGENIEUR SPECIALISTE
1
TECHNICIEN SUP LABORATOIRE/TECHNICIEN SUP SCE TECH
1

Display Materials and System Division

4

0

 

Electronic Materials Solutions Division

4

3

 
DIRECTEUR TRANSITION EMEA EMSD
1
RESPONSABLE CPTES CLES
2

Transportation & Electronics Bus (dont Master Data)

3

2

 
ANALYSTE BUSINESS
1
MASTER DATA LEADER EMEA
1

Transportation Safety Division

10

0

 

Corporate Functions

Area Supply Chain Services Division

5

1 RESPONSABLE PROJETS SCE

1

Corp Quality Services Division

2

0

 

Corporate R & D Division

11

3 DIRECTEUR TECH CPTES CLES

1
RESPONSABLE PROJETS
1
TECHNICIEN LABORATOIRE 2D
1

Country Governance Srvc Division

3

2 ASSISTANTE PRESIDENT

1
DIRECTEUR CORPORATE AFFAIRS
1

ECO Customer Enabling Division

9

6 CHARGE OPE PRIX LOCAL

2
CHARGE OPE REBATES LOCAL
1
CHEF GPE POS & SIP
1
DIRECTEUR PROCESS ET CONFORMITE MTO
1
DIRECTEUR SUPP PRIX
1

ECO Customer Facing

54

30 AGENT LITIGE & RECOUVREMENT

7
ANALYSTE SUPPORT SERVICE CLIENT
1
CONSEILLER INFO CLIENTS
1
CONSEILLER SERVICE CLIENT
16
COORDINATEUR SUPPORT SERVICE CLIENT
1
DIRECTEUR SERVICE CLIENT
1
GESTIONNAIRE ADMIN CLT REF
1
GESTIONNAIRE CLT SPEC
1
RESP LITIGE & RECOUVREMENT
1

ECO Marketing Tech & Digital Experi Division

5

1 RESPONSABLE ANALYSES DIGITALES

1

Engineering Division

2

0

 

Enterprise Workplace Strategy Division

6

5 AGENT SCE ADM

2
COORDINATEUR SCES GAUX
1
DIRECTEUR SCES GAUX
1
HOTESSE STANDARDISTE SR
1

Environment, Health & Safety Division

6

0

 

EO LVS Management Division

5

0

 

EO Plant Operations

3

0

 

EO Plant Management Tilloy

2

0

 

Finance

14

2 CHEF GPE SUPP CDG

1
TECHNICIEN COMPTABLE SR
1

General Counsel

7

0

 

Global Logistics Division

5

0

 

Ressources Humaines

17

1 CONSEILLER RECRUT SR

1

IT Digital Transformation Tech Division

2

0

 

IT Enterprise Applications Division

5

3

 
CHEF PROJETS ETUDES INFORMATIQUES/SR
2
CHEF PROJETS INFO LOG SR
1

IT Infrastructure Division

6

0

 

IT SAP Center of Excellence Division

5

2

 
DIRECTEUR PROGRAMMES IT
1
DIRECTEUR PROJET IT
1

Lean Six Sigma

2

2 DIRECTEUR 6S

1
DIRECTEUR COACHING 6S
1

Packaging Solutions

3

0

 

Public Affairs

6

2 CHARGE COM CORP

1
COORDINATEUR ADMINISTRATION
1

Strategic Sourcing

8

3SPECIALISTE ACHAT SENIOR/ SPECIALISTE ACHAT

3

 

TOTAL

466

 

104


Les postes menacés sont rattachés au site de Cergy à l’exception d’un seul poste au sein de l’organisation Finance rattaché, pour des raisons personnelles et historiques, au site de Tilloy.
Les salariés affectés aux postes menacés pourront bénéficier des mesures négociées dans le cadre de la gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) en vue d’une mobilité interne ou d’un projet de reconversion professionnelle interne, en vue de la poursuite de leur carrière au sein de l’entreprise.
Il est toutefois précisé que le nombre de départs volontaires externes sera réduit du nombre équivalent au nombre de mobilités internes ou de projets de reconversion professionnelle internes acceptés par les salariés affectés à des postes menacés.

Le tableau des postes adjacents ci-dessous correspond à l’identification de positions adjacentes selon le principe de substitution effective : le volontariat d’un salarié occupant un des postes adjacents ci-dessous définis, ne serait susceptible d’être accepté que si le salarié qui occupe le poste menacé accepte d’occuper le poste ainsi libéré, et dont le repositionnement aura été préalablement validé par la hiérarchie.

Business Group

3M Division

Postes adjacents identifiés (rappel : soumis à la condition de substitution effective)

Consumer Business Group

Consumer

9

 
TECHNICIEN SUP LABO
1
ANALYSTE BUSINESS
1
ASSISTANTE DE DIRECTION SR
1
ASSISTANTE GESTION DPT SR
1
CHARGE OPERATIONS REBATES
1
CHARGE TRADEMARKETING
1
DIRECTEUR CPTES CLES QUAL LOG
1
GESTIONNAIRE COMMERCIAL
2

Safety & Industrial Business Group

Abrasive Systems Division (dont PG&F + TMC)

3

 
CHEF DE PRODUITS
1
DIRECTEUR VENTES NATIONAL
1
INGENIEUR COMPTES CLES
1

Automotive Aftermarket Division

3

 
DIRECTEUR VENTES NATIONAL
2
INGENIEUR COMMERCIAL EXPT
1

Electrical Markets Division

4

 
COMMERCIAL SEDENTAIRE
2
DIRECTEUR CPTES CLES
1
DIRECTEUR MARKETING
1

Industrial Adhesives & Tapes Division

2

 
INGENIEUR CPTE CLE
2

Personal Safety Division

3

 
DIRECTEUR VENTES NATIONAL
1
GESTIONNAIRE COMMERCIAL
2

GIC

8

 
COMMERCIAL SEDENTAIRE
4
DIRECTEUR CPTES CLES EUR
1
DIRECTEUR CPTES CLES GBL
1
DIRECTEUR FORM VTES
1
DIRECTEUR VTES MKG
1

Safety & Industrial Business

2

 
CHARGE PROJET MKG DIGITAL
1
SUPPORT OPERATIONS MARKETING
1

Transportation & Electronics Business Group

Automotive and Aerospace Solutions Division

7

 
INGENIEUR QUALITE
1
INGENIEUR SCE TECH
1
RESPONSABLE SCE QUAL
1
TECHNICIEN LABORATOIRE
1
TECHNICIEN SCE TECH
1
TECHNICIEN SUP LABO
2

Commercial Solutions Division

2

 
INGENIEUR CPTES CLES
2

Corporate Functions

Corp Quality Services Division

2

 
DIRECTEUR QUALITE
1
RESPONSABLE QUALITE
1

Corporate R & D Division

1

 
GESTIONNAIRE CTC
1

ECO Customer Enabling Division

3

 
ANALYSTE PROCESS BUSINESS
1
CHEF PROJETS
1
DIRECTEUR PROJETS R&A
1

ECO Customer Facing Division

5

 
GESTIONNAIRE HOTLINE BCOM
2
CHARGE PROJETS E PROCUREMENT
3

ECO Marketing Tech & Digital Experi Division

2

 
CHEF PROJETS MKG DIGITAL
1
RESPONSABLE DVPT COM BCOM
1

Enterprise Workplace Strategy Division

1

 
DIRECTEUR FACILITIES SCES
1

EO LVS Management Division

1

 
ASSISTANTE DE DIRECTION SR
1

EO Plant Operations

1

 
GESTIONNAIRE EHS ING
1

EO Plant Management Tilloy

1

 
ASSISTANTE DE DIRECTION SR
1

General Counsel

1

 
GESTIONNAIRE JURIDIQUE
1

Ressources Humaines

4

 
ASSISTANTE DE GESTION
2
GESTIONNAIRE CLUB
1
RESPONSABLE CLUB
1

IT Digital Transformation Tech Division

1

 
DIRECTEUR INFORMATIQUE MIGR
1

Public Affairs

2

 

DIRECTEUR MARCHES GOUV

1

COORDINATEUR DVPT DURABLE

1

Strategic Sourcing

2

 
DIRECTEUR SCE ACHATS
2

TOTAL

 

70





  • Calendrier prévisionnel de négociations en vue de la signature d’un accord de RCC et modalités d’information du CSEC et de suivi
Le calendrier ci-dessous a été défini dans le cadre d’un accord de méthode signé le 26 mars 2024.
Si l’avis du CSEC a été rendu le 19 mars 2024 sur les orientations stratégiques et sur le projet de mise en œuvre des orientations stratégiques pour 2024 et 2025, les Parties ont souhaité continuer de travailler avec la CSSCTC afin de continuer à échanger sur la mise en œuvre et le bon déroulement du projet de plan de prévention des RPS.

DATE
INSTANCES
EVENEMENTS
Jeudi 21 mars 2024
DSC (0)
Réunion portant sur un projet d’accord de méthode
Convocation via Outlook à une réunion le 26 mars 2024 en vue de la signature du présent accord de méthode.

CSSCT C
Convocation à une réunion le 28 mars 2024 sur le plan de prévention des risques associés à la mise en œuvre des orientations stratégiques.
Mardi 26 mars 2024

DSC (1)
Réunion de négociation et de signature du présent accord de méthode
Début de négociation et premiers échanges sur la RCC envisagée (présentation des grandes lignes du projet de RCC)
Convocation via Outlook à une réunion le 4 avril 2024

DRIEETS
Information de la DRIEETS de l’ouverture de négociations portant sur un accord collectif RCC

CSEC
Information par mail sur la signature de l’accord de méthode (et son contenu)
Jeudi 28 mars 2024

CSSCT C (1)
Réunion sur le plan de prévention des risques associés à la mise en œuvre des orientations stratégiques.
4 avril 2024
DSC (2)
2ème réunion de négociation portant sur le projet d’accord collectif RCC
Convocation à une réunion le 24 avril 2024
24 avril 2024
DSC (3)
3ème réunion de négociation portant sur le projet d’accord collectif RCC
Convocation à une réunion le 30 avril 2024
Mardi 30 avril 2024
DSC (4)
4ème réunion de négociation
Convocation à une réunion le 21 mai 2024
Convocation à une réunion CSSCTC du 21 mai 2024
Mardi 21 mai 2024
DSC (5)
5ème réunion de négociation

Réunion de signature de l’Accord RCC

Mardi 21 mai 2024
CSSCT C (2)
Réunion sur le plan de prévention des risques associés à la mise en œuvre des orientations stratégiques.
Mardi 21 mai 2024 (Matin)
CSEC
Transmission de l’Accord RCC signé par mail au secrétaire du CSEC et aux membres titulaires du CSEC
Mardi 21 mai 2024 (après-midi)
DRIEETS
Transmission de l’accord collectif RCC signé et des dernières pièces relatives à la procédure sociale (délai d’instruction de 15 jours à partir de la décision de complétude prononcée par la DRIEETS)

11 juin 2024 (estimé)
DRIEETS
Fin du délai d’instruction/validation accord RCC
13 juin 2024
Information des collaborateurs sur la décision de la DREETS et communication de l’accord RCC
Sous réserve validation DRIEETS au plus tard le 11 juin
A compter du 17 juin 2024
Consultation régulière et détaillée du CSEC sur la mise en œuvre de l’accord de RCC
Lors de réunions du CSEC
Un mois après la fin de la mise en œuvre des mesures prévues pour faciliter le reclassement externe
Information et consultation sur le bilan définitif du dispositif de RCC
Lors d’une réunion spécifique du CSEC



  • Calendrier Prévisionnel de mise en œuvre de la RCC

Calendrier prévisionnel de mise en œuvre

Suite à la signature de l’accord RCC et après l’information du CSEC

A compter du 23 mai 2024

A compter du 23 mai 2024 : Présentation animée par RH et par le cabinet Alixio portant sur le calendrier de l’accord RCC signé et soumis à la validation de la Drieets

Ouverture de l’Espace Information Conseil (EIC) à partir du 27 mai 2024 : les salariés concernés et intéressés pourront prendre rendez-vous avec les consultants d’Alixio afin de se renseigner sur le marché de l’emploi, sur les modalités de recherche d’emploi (utilisation des réseaux sociaux, particularités des entretiens d’embauche à distance etc) ou afin de faire un bilan individualisé retraite.

Suite à la validation de l’accord RCC 

A partir du 13 juin 2024


Le 13 juin 2024 :

Organisation des sessions de communication auprès des salariés occupant les postes menacés dans les organisations impactées ainsi qu’auprès des salariés occupant des postes adjacents définies au I de la Partie 1.
Cette communication informera les salariés sur l’existence du dispositif de RCC tout en rappelant que ce dernier repose exclusivement sur le volontariat des salariés et qu’à défaut d’intérêt pour un tel dispositif les salariés occupant un poste menacé sont maintenus dans leur emploi.
Les conditions et modalités de départ volontaires seront également portées à la connaissance des salariés concernés par affichage, courriel, courrier.

A partir 17 juin 2024

  • Ouverture de

    l’Espace Volontariat dans le but de permettre aux salariés d’obtenir toutes informations sur le process et le contenu de l’accord RCC.

  • L’Espace Volontariat est assuré par le cabinet Alixio et couvre les projets professionnels ainsi que les projets de retraite immédiat et de congé de fin de carrière.
Les salariés ainsi informés peuvent en premier lieu prendre rendez-vous auprès de l’Espace Volontariat pour obtenir les informations qu’ils jugent nécessaires dans ce cadre et pour fournir des informations nécessaires à la pré analyse de leur situation personnelle. Ils peuvent également obtenir des simulations sur les conditions futures de leur éligibilité et sur les mesures envisagées dans l’accord de RCC que ce soit dans le cadre d’un départ à la retraite immédiat ou dans le cadre d’un projet professionnel.

Jusqu’au 28 février 2025, pour les salariés occupant une position menacée ou une position adjacente, en vue d’un projet professionnel (1,2,3) :

L’Espace Volontariat proposera de réaliser des bilans professionnels destinés à identifier les compétences, les aptitudes et les souhaits des salariés en vue d’un projet professionnel dont la recherche d’un CDI à l’externe.

Les salariés peuvent également contacter le service RH afin de connaitre les conditions afférentes à un projet professionnel interne.

Il sera précisé aux salariés qui prennent des renseignements les conditions de recueil et de traitement de leurs données selon les dispositions du présent accord.
Ouverture de la fenêtre de volontariat initiale auprès des salariés occupant des postes menacés et adjacents

17 juin 2024 au 30 aout 2024

Fin de la fenêtre de volontariat initiale

30 août 2024

Dans les 5 jours suivants la fin de la période de volontariat initiale

Entre le 2 septembre 2024 et le 5 septembre 2024

Réunions de la Commission de Validation (postes menacés dans organisations impactées et positions adjacentes cf article 1 Partie I))

Réponses aux candidatures de départ volontaire à la retraite immédiat/Projet professionnel (1,2,3) /Congé de fin de carrière

Pour les salariés occupant des positions adjacentes, la règle dite de « substitution » est impérative, à savoir que le volontariat d’un salarié occupant une position adjacente telle que définie à l’article 1 Partie I , ne serait susceptible d’être accepté que si le salarié qui occupe un poste menacé dans une organisation menacée accepte d’occuper le poste ainsi libéré, et dont le repositionnement aura été préalablement validé par la hiérarchie.
Par conséquent, pour ces salariés, la réponse de la commission de validation pourra être limitée à une réponse portant sur la validation « formelle » de son projet au regard des critères d’éligibilité (définis pour chaque projet dans le présent accord) et ne signifiera en aucun cas que son départ volontaire est accepté sauf si la substitution a été identifiée et a déjà été acceptée par le manager d’accueil.
Dates de départ selon les projets et organisation des signatures des conventions de rupture
Les conventions de rupture des salariés dont les candidatures auront été acceptées

dans le cadre de la fenêtre de volontariat initiale mentionneront les dates suivantes, selon les projets :

  • Pour les salariés dont le départ volontaire aura été accepté dans le cadre d’un projet

    professionnel 1 (embauche effective en CDI, CDD, CTT de plus de 6 mois) : la date de départ physique est directement liée à la date d’embauche effective par la société tierce (hors sociétés du Groupe 3M) laquelle doit intervenir au plus tôt le 15/09/2024 et au plus tard le 01/12/2024, en tenant également compte des besoins de l’entreprise ;

  • Pour les départs en congés de mobilité dans le cadre d’un

    projet professionnel 2 ou 3 : la date de départ physique doit intervenir le 1er novembre 2024 laquelle correspondra à la date d’entrée dans le congé de mobilité

  • Pour les retraites immédiates : les dates suivantes, 1er octobre 2024, 1er janvier 2025, 1er avril 2025, 1er juillet 2025 correspondent impérativement aux dates de démarrage du préavis (exécuté ou non selon le choix de l’entreprise) fonction de la 1ère date possible de liquidation de la retraite des salariés concernés (taux plein ou taux réduit si choix du salarié)
  • Pour les congés de fin de carrière : la date de départ physique peut intervenir entre le 1er novembre 2024 et le 1er juillet 2025 fonction de la 1ère date possible de liquidation de la retraite des salariés concernés qui doit se situer à un maximum de 36 mois à compter de cette date de départ physique marquant l’entrée dans le dispositif de congé de fin de carrière (cette date d’entrée dans le dispositif de congé de fin de carrière devra correspondre en premier lieu à la prise des congés divers avant la perception de la garantie de ressources cf § 8 art III Partie III),
Les dates de départ sont définies en fonction des besoins de l’entreprise notamment pour les salariés affectés aux activités ECO Customer Facing, ECO Customer Enabling (hors CSO Support) et PFAS TEBG soumises à des contraintes particulières de planning, ce qui conduit à définir d’autres dates de départs possibles que celles mentionnées ci-dessus et définies à l’article I partie II
Le délai de rétractation de 15 jours démarre à la date de signature de la convention de rupture
Au plus tôt à compter du 15 septembre 2024, au démarrage du congé de mobilité
Mise en place de l’accompagnement Espace Mobilité Emploi dans le cadre de la mise en œuvre effective des Projets professionnels au sens Projet adaptation des compétences ou de reconversion ou Création reprise entreprise ou activité individuelle et pour la durée du congé de mobilité

Seconde fenêtre de volontariat réservée aux projets professionnels (1,2,3)

Du 6/01/2025 au 28/02/2025
Cette seconde fenêtre de volontariat est ouverte, aux salariés occupant des postes identifiés comme menacés et adjacents et qui ne se sont pas positionnés lors de la première fenêtre de volontariat

à condition qu’une réduction des effectifs soit toujours nécessaire, à la suite de la première fenêtre de volontariat.

Cette seconde fenêtre est réservée aux seuls projets professionnels (projets 1, 2 ou 3) pour lesquels le temps de préparation est nécessairement plus long que pour les dossiers de départs en retraite ou de congé de fin de carrière.
Lors de l’ouverture de cette seconde fenêtre de volontariat, la liste des postes adjacents définie à l’article 1 Partie I sera revue afin de tenir compte des positions adjacentes dont la candidature aura été validée définitivement.

Fin de la seconde fenêtre de volontariat

28/02/2025

Dans les 10 jours suivants la fin de la période de volontariat

Du 3 mars au 10 mars 2025

Réunions de la Commission de Validation
Réponses aux candidatures projet professionnel 1, 2, 3

Dates de départ selon les projets et organisation des signatures des conventions de rupture (seconde fenêtre de volontariat)

Les conventions de rupture des salariés dont les candidatures auront été acceptées

dans le cadre de la seconde fenêtre de volontariat mentionneront les dates suivantes, selon les projets :

Pour les salariés dont le départ volontaire aura été accepté dans le cadre d’un projet 1 (embauche effective en CDI, CDD, CTT de plus de 6 mois) : la date de départ physique est directement liée à la date d’embauche effective par la société tierce (hors sociétés du Groupe 3M) laquelle doit intervenir au plus tôt le 15 mars 2025 et au plus tard le 01/07/2025 en tenant également compte des besoins de l’entreprise
  • Pour les départs en congés de mobilité dans le cadre d’un projet professionnel 2 ou 3 : la date de départ physique doit intervenir le 1er juin 2025 laquelle correspondra à la date d’entrée dans le congé de mobilité.
Le délai de rétractation de 15 jours démarre à la date de signature de la convention de rupture

30 septembre 2025

Fin de l’accord de RCC


Lors des réunions du CSEC
Consultation détaillée sur la mise en œuvre de l’accord de RCC
Lors d’une réunion spécifique du CSEC un mois après la fin de la mise en œuvre des mesures prévues pour faciliter le reclassement externe
Information et consultation sur le bilan définitif du dispositif de RCC

PARTIE II : OBJECTIFS, CHAMP D’APPLICATION, CONDITIONS D’ELIGIBILITE ET TRAITEMENT DES CANDIDATURES

  • OBJECTIFS DE L’ACCORD DE RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE 

Le présent accord de RCC vise à accompagner le projet de réorganisation en encourageant les départs volontaires des salariés éligibles à cette mesure qui le souhaitent et qui justifieront soit :
  • D’un projet de

    départ volontaire à la retraite immédiat prenant effet au plus tard aux dates suivantes à l’issue du préavis (exécuté ou non) soit au 1er janvier 2025 (démarrage préavis le 1er octobre 2024), au 1er avril 2025 (démarrage préavis le 1er janvier 2025), au 1er juillet 2025 (démarrage préavis le 1er avril 2025), au 1er octobre 2025 (démarrage de préavis le 1er juillet 2025).


Pour les salariés affectés aux activités ECO Customer Enabling, ECO Customer Facing, (hors CSO Support), PFAS de TEBG, les seules dates possibles de départs volontaires à la retraite immédiat sont le 1er juillet 2025 (démarrage de préavis le 1er avril 2025) ou le 1er octobre 2025 (démarrage de préavis le 1er juillet 2025).


  • D’un

    projet professionnel tel que :

  • Départ immédiat dans le cadre d’un contrat signé ou d’une offre ferme d’embauche en CDI, CDD ou CTT de plus de 6 mois,
  • Dans le cadre de la fenêtre de volontariat initiale : cette embauche devra mentionner une date effective d’embauche entre le 15/09/2024 et le 1er décembre 2024.
  • Dans le cadre de la seconde fenêtre de volontariat (ouverte aux seuls projets 1, 2 et 3) : cette embauche devra mentionner une date effective d’embauche entre le 15 mars 2025 et le 1er juillet 2025.
  • NB : pour les salariés affectés aux activités ECO Customer Enabling et ECO Customer Facing (hors CSO Support) et aux activités PFAS de TEBG, les seules dates possibles de départ physique sont entre le 10 mars 2025 et le 30 juin 2025, que ce soit pour la 1ere fenêtre de volontariat ou la seconde.

  • Déploiement d’un projet de formation d’adaptation en vue de la poursuite de son métier actuel dans une autre Société, ou de longue durée en lien avec un projet de reconversion ou réorientation professionnelle, au 1er novembre 2024 pour la fenêtre de volontariat initiale et au 1er juin 2025 pour la seconde fenêtre de volontariat.
  • NB : pour les salariés affectés aux activités ECO Customer Enabling et ECO Customer Facing (hors CSO Support) et affectés aux activités PFAS de TEBG, la seule date possible de départ physique/démarrage du congé de mobilité est le 1er juin 2025, que ce soit pour la 1ere fenêtre de volontariat ou la seconde
  • Déploiement d’un projet de création ou de reprise d’entreprise, ou de micro-entrepreneur au 1er novembre 2024 pour la fenêtre de volontariat initiale et au 1er juin 2025 pour la seconde fenêtre de volontariat

  • NB : pour les salariés affectés aux activités ECO Customer Enabling et ECO Customer Facing (hors CSO Support) et affectés aux activités PFAS de TEBG) la seule date possible de départ physique/démarrage du congé de mobilité est le 1er juin 2025 que ce soit pour la 1ere fenêtre de volontariat ou la seconde


  • D’un projet de départ dans le cadre d’un

    congé de fin de carrière, dispositif qui permet aux salariés remplissant les conditions prévues ci-après d’être totalement dispensés d’activité pendant une durée pouvant aller jusqu’à 36 mois de la première date possible de liquidation de leur pension de retraite de la Sécurité Sociale à taux plein ou au taux réduit au plus tard à échéance du congé, tout en bénéficiant d’une allocation de remplacement pendant la période de dispense d’activité (la période de 36 mois commence par l’utilisation des congés avant la perception de l’allocation de remplacement Cf § 8 ci-dessous).


  • La date de démarrage du CFC dans ce cadre peut intervenir entre le 1er novembre 2024 et le 1er juillet 2025.

  • NB : le 1er juin 2025 ou le 1er juillet 2025 sont les seules dates possibles de démarrage du CFC pour les salariés affectés aux activités ECO Customer Enabling, ECO Customer Facing (hors CSO Support) et affectés aux activités PFAS de TEBG.

A ce titre, la Société souhaite mettre à la disposition des salariés concernés les moyens matériels, humains et financiers nécessaires pour les accompagner dans leur projet.
Les salariés volontaires devront se conformer aux procédures et délais prévus par le présent accord pour déposer leurs candidatures et ne pourront bénéficier que des mesures prévues pour un seul type de solution.
Par ailleurs, les salariés volontaires et éligibles à un départ immédiat en retraite sécurité sociale à taux plein ou à taux réduit, et réunissant les conditions pour ce faire sur la période allant jusqu’au 1er octobre 2025 au plus tard, ne seront pas éligibles au projet professionnel tel que défini ci-dessus ainsi qu’au paragraphe II de la Partie III.
Enfin, les salariés éligibles au projet professionnel ne doivent pas être en mesure de faire valoir leur droit à la retraite sécurité sociale à taux plein ou taux réduit avant le 1er octobre 2025.


  • CHAMP D’APPLICATION DE L’ACCORD DE RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE

Entrent dans le champ d’application du présent accord et sont donc éligibles au départ volontaire les salariés occupant les postes menacés dans les organisations impactées définis au I de la Partie I et occupant des positions adjacentes identifiées, et permettant ainsi le repositionnement des salariés affectés aux postes menacés.

Sont en revanche exclus du champ d’application de l’accord les salariés qui sont,
  • employés dans le cadre d’un CDD, d’un CDD d’usage, d’un contrat de professionnalisation ou d’un contrat d’apprentissage,
  • Ont informé l’entreprise de leur souhait de liquider leur retraite au plus tard le jour de la signature du présent accord

Sont également exclus les salariés qui sont au jour de l’ouverture de chacune des fenêtres de volontariat (cf calendrier article 3 Partie I) :
  • en préavis notamment à la suite d’une démission ou d’un licenciement ;
  • en cours de procédure de licenciement pour motif personnel incluant le licenciement suite à une inaptitude constatée par la Médecine du Travail (la procédure de licenciement est considérée comme « en cours » à dater de l’envoi de la convocation à entretien préalable) ;

  • en cours de processus de rupture conventionnelle individuelle homologuée du contrat de travail (le processus de rupture conventionnelle est considéré comme « en cours » à compter de la date d’envoi à la DREETS ou à l’inspection du travail par la Société de la demande d’homologation ou d’autorisation de la rupture conventionnelle).




  • PERIODES DE VOLONTARIAT

Il est convenu dans le cadre du présent accord d’ouvrir une période de volontariat dite initiale entre le 17 juin et le 30 aout 2024
Cette période de volontariat initiale sera ouverte aux salariés dont le poste est menacé dans les organisations impactées et pour les salariés occupant des positions définies comme adjacentes à condition de permettre le repositionnement de salariés affectés aux postes menacés (cf article 1 partie I).
Ensuite, une seconde période de volontariat sera ouverte du 6 janvier 2025 au 28 février 2025 mais elle sera réservée aux salariés éligibles définies à l’article 1 de la partie I si des réductions d’effectif sont toujours nécessaires et seulement en vue de la réalisation d’un projet professionnel 1, 2 ou 3.



  • CONDITIONS D’ELIGIBILITE ET PRINCIPES DE TRAITEMENT DES DEPARTS VOLONTAIRES

  • Conditions d’éligibilité et principes appliqués au traitement des départs volontaires

Les salariés candidats au départ volontaire devront remplir les conditions d’éligibilité minimales suivantes :
  • Entrer dans le champ d’application défini au paragraphe II de la Partie II ci-dessus ;
  • Occuper un des postes menacés dans les organisations impactées définis au I de la Partie I à la date de la demande de départ volontaire que celle-ci soit formulée lors de la fenêtre de volontariat initiale ou lors de la seconde fenêtre de volontariat réservée aux projets professionnels et ouverte à la condition qu’une réduction des effectifs soit toujours nécessaire.
  • Et pour la seconde fenêtre de volontariat, formuler une demande de départ volontaire dans le cadre d’un projet professionnel 1, 2 ou 3 exclusivement,

Il est rappelé que le nombre de départs volontaires ne pourra excéder les limites visées en Partie 1 du présent accord, soit 104 départs volontaires.
L’ordre de priorité de l’acceptation potentielle des candidatures pour chaque situation de poste menacé de suppression sera le suivant :
  • Priorité n° 1 : départ en retraite immédiat. En cas de nécessité de départage entre deux candidats au départ volontaire en retraite immédiat, priorité sera accordée au salarié bénéficiant de la plus grande ancienneté au sein de la Société.

  • Priorité n° 2 : quel que soit le projet présenté hors départ retraite immédiate, priorité sera accordée au salarié bénéficiant de la plus grande ancienneté au sein de la Société.

  • Information des salariés

Les conditions et modalités de départ volontaires seront portées à la connaissance des salariés concernés par affichage, courriel, courrier, et dans le cadre de réunions d’informations organisées par l’équipe des Ressources Humaines.
Cette information portera notamment sur :
  • les dates de début et de fin des 2 fenêtres de volontariat et leurs caractéristiques ;
  • les modalités pratiques du dispositif ;
  • les coordonnées de l’Espace Information Conseil puis Espace Volontariat et de l’Espace Mobilité Emploi et leurs modalités de fonctionnement ;
  • les moyens et mesures d’accompagnement dont les salariés candidats au départ pourront bénéficier en fonction des modalités possibles de départ.

Les salariés concernés absents (congé maternité, congé parental d’éducation, longue maladie ….) seront informés par courrier (lettre recommandée avec accusé de réception) ou par tout autre moyen tel que mail adressé à l’adresse mail personnelle des salariés si elle a été communiquée par les salariés concernés.
  • Demande d’informations et confidentialité

Les salariés relevant du champ d’application du présent accord et éligibles à la RCC pourront, dès l’information de la signature de l’accord RCC et dans le cadre d’une démarche confidentielle, solliciter des informations auprès de l’EIC afin de se renseigner sur le marché de l’emploi, les modalités de recherche d’emploi via les NTIC (utilisation des réseaux sociaux, particularités des entretiens d’embauche à distance etc) ou afin de faire un bilan individualisé retraite. ;
L’EIC pourra également proposer de réaliser des bilans professionnels destinés à identifier les compétences, les aptitudes et les souhaits des salariés en vue de la recherche d’un projet professionnel dont celui d’un CDI, CDD ou CTT de plus de 6 mois dans une société tierce hors du Groupe 3M dès l’ouverture de la fenêtre de volontariat initiale
Dès la validation de l’accord par la DRIEETS, ces salariés pourront bénéficier du support de l’Espace Volontariat avant de se porter candidat au départ au moment défini.
Ils pourront bénéficier en complément d’une assistance d’un représentant du personnel, à leur demande, pouvant assister aux différents entretiens.
Un ou plusieurs rendez-vous d’information et d’aide à l’identification d’un projet pourra(ont) être organisé(s) à la demande du salarié. Ces rendez-vous auront pour objet de permettre aux salariés concernés d’obtenir les informations qu’ils jugent nécessaires dans ce cadre et pour fournir des informations nécessaires à l’analyse de leur situation personnelle.
. Il est également convenu que l’Espace Volontariat poursuivra cet accompagnement jusqu’au 28 février 2025 auprès des salariés éligibles, en préparation de la seconde fenêtre de volontariat.
Les salariés concernés pourront également obtenir des simulations sur les conditions futures de leur éligibilité et sur les mesures envisagées dans l’accord de RCC que ce soit dans le cadre d’un départ à la retraite immédiat, dans le cadre d’un projet professionnel (seule mesure ouverte lors de la seconde fenêtre de volontariat), ou dans le cadre d’un congé de fin de carrière.

  • PROCESSUS DE VOLONTARIAT

  • Modalités de demande de départs volontaires et de validation des projets

Constitution du dossier de demande de départ volontaire

Les salariés pourront adresser leur dossier de départ volontaire à la Direction Ressources Humaines par email avec demande d’accusé réception ou par lettre recommandée avec accusé réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, après avoir pris attache, selon le projet envisagé, avec l’Espace Information Conseil.
Toute demande de départ volontaire devra comprendre le dossier de départ volontaire, daté et signé par le salarié formalisant la demande de départ volontaire et, notamment, la mesure de départ volontaire souhaitée (départ en retraite immédiat, projet professionnel (emploi salarié externe, formation, création/reprise d’entreprise) ou congé de fin de carrière, selon la fenêtre de volontariat dès lors que la seconde fenêtre de volontariat est limitée aux projets professionnels) ainsi que le détail du projet du salarié et les pièces justificatives nécessaires.
Ce dossier doit obligatoirement comprendre les pièces suivantes :

  • pour un départ en retraite sécurité sociale à taux plein ou taux réduit : le Bilan Individualisé de Retraite
  • pour un emploi finalisé, la promesse d’embauche ou la copie du contrat de travail mentionnant, dans les deux cas, la date précise d’embauche
  • pour la création d’entreprise, le descriptif du projet et une éventuelle ébauche du business plan,
  • pour une formation en vue d’une adaptation des compétences, réorientation professionnelle, le programme de formation associé et un devis,
  • pour un départ en congé de fin de carrière (CFC) : le Bilan Individualisé de Retraite, le calendrier de prise des congés annuels, congés payés, congés légaux, CET, congés d’ancienneté, jours de fonction, etc. y compris les jours en cours d’acquisition marquant la date d’entrée dans le CFC.

Dépôt du dossier de demande de départ volontaire :
Le dossier complet devra impérativement être déposé avant l’expiration de la période de volontariat par email avec demande d’accusé réception ou par lettre recommandée avec accusé réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Les salariés candidats au départ volontaire dans le cadre de la fenêtre de volontariat initiale devront ainsi présenter leurs demandes entre le 17 juin 2024 et le 30 Aout 2024. Lors de la seconde fenêtre de volontariat, les salariés candidats au départ volontaire pour les seuls projets professionnels (1,2,3) devront ainsi présenter leurs demandes entre le 6 janvier 2025 et le 28 février 2025.

Traitement des candidatures et organisation de la signature des conventions de rupture :

La demande de départ volontaire si elle est complète, sera examinée par l’équipe des Ressources Humaines et par la commission de validation aux dates précisées dans le calendrier prévisionnel (cf III Partie I) et donnera lieu à une réponse dans les délais indiqués dans ce calendrier prévisionnel suivant la date de fin de la période de volontariat. En cas de dossier incomplet, l’équipe RH indiquera au salarié candidat au départ les éléments manquants afin de lui permettre de compléter son dossier avant l’expiration de la périoded’analyse des dossiers par la Commission de validation définie au calendrier du III Partie I..
En cas d’acceptation, le Salarié sera invité à formaliser sa demande de départ volontaire par la signature d’une convention de rupture d’un commun accord (selon les modalités définies ci-après) en application du calendrier défini au III Partie I. 

En cas de refus, une réponse motivée sera apportée au collaborateur aux mêmes dates. Le courrier ou l’e-mail précisera le motif du refus de la demande de départ volontaire par la Commission de validation.
La Commission de validation ne pourra refuser une demande de départ volontaire que sur la base de critères objectifs.

La demande de départ volontaire pourra être refusée pour l’une des raisons suivantes :

  • Le salarié ne remplit pas les conditions d’éligibilité au départ volontaire prévues au paragraphe IV de la partie I du présent accord et/ou les conditions propres à la mesure de volontariat demandé ;

  • Le salarié n’a pas déposé un dossier complet de candidature correspondant à l’une de des modalités choisies

  • En cas de projet professionnel, le collaborateur porteur du projet ne démontre pas un niveau d’engagement et de préparation suffisants pour lui permettre de mener à bien son projet professionnel.

  • Le critère de départage ne permet pas de valider la demande.

En cas de contestation, le salarié pourra saisir la Commission de validation dans les 5 jours du refus.
En cas de refus d’une candidature, le salarié ne pourra en aucun cas se prévaloir d’un droit au départ volontaire.
La carrière du salarié au sein du Groupe 3M, dont la demande a été refusée, ne sera nullement impactée du fait de sa candidature au départ volontaire.


  • Modalités et dates de départ des effectifs
  • Les salarié(e)s dont la candidature est définitivement validée se voient proposer la signature d’une convention individuelle de rupture.
La fin du contrat de travail du salarié volontaire au départ, quelle que soit la nature du projet, prendra la forme d’un accord individuel de rupture concrétisant la commune intention des parties de rompre le contrat dans le cadre du présent accord de RCC.
L’accord individuel de rupture :
  • précisera la modalité de volontariat choisie par le salarié et validée par la commission de validation, et le cas échéant l’acceptation ou le refus par le salarié du congé de mobilité et sa durée ;
  • fixera la date de rupture du contrat de travail ;
  • indiquera que le salarié bénéficie d’un délai de rétractation de quinze jours calendaires à compter de la date de signature de la convention de rupture, dont le terme exact sera expressément stipulé. Ce droit de rétractation sera exercé sous la forme d’une lettre remise en main propre contre décharge ou par lettre recommandée avec Accusé de Réception à la Direction des Ressources Humaines au plus tard le dernier jour du délai de rétractation (le cachet de la Poste faisant foi pour la LRAR). Le salarié ayant choisi la forme de la LRAR adressera une copie de son courrier par mail auprès de son responsable RH.
La rupture du contrat de travail du salarié ne constitue ni une démission, ni un licenciement.
En l’absence de rétractation, l’accord de rupture sera définitif et sera mis en œuvre selon ses termes.
Le salarié bénéficiera alors des mesures d’accompagnement prévues par le présent accord et correspondant au projet choisi.
Le solde de tout compte sera versé au salarié à la date de rupture définitive du contrat. Au reçu pour solde de tout compte, seront joints une attestation France Travail et un certificat de travail.
Il est rappelé qu’une procédure spécifique devra être respectée pour les salariés protégés pouvant influer sur les délais précités et sur ceux fixés dans le calendrier prévisionnel de mise en œuvre.


PARTIE III : MODALITES DE DEPART

  • Départ volontaire à la retraite immédiat

Le départ volontaire en retraite permet au bénéficiaire de se voir allouer, outre les indemnités conventionnelles de départ à la retraite, le versement d’une indemnité supplémentaire d’un montant équivalent, appelée abondement, si le ou la salariée remplit les conditions pour un départ en retraite à taux plein ou à taux réduit (si tel est son choix)

au plus tard aux dates suivantes, 1er janvier 2025, 1er avril 2025, 1er juillet 2025, 1er octobre 2025, une fois le préavis tel que défini par la Convention Collective applicable, exécuté et payé ou en cas de demande de dispense de préavis acceptée, non exécuté et payé.


  • Conditions d’entrée dans le dispositif

Seuls pourront intégrer le dispositif de départ volontaire à la retraite les salariés :
  • éligibles conformément au paragraphe IV de la partie II du présent accord.
  • les salariés dont la candidature aura été validée en application des principes de départage définis au paragraphe IV de la partie II du présent accord.
  • étant en droit de faire liquider leur retraite avant les dates suivantes, 1er janvier 2025, 1er avril 2025, 1er juillet 2025, 1er octobre 2025, (c'est-à-dire être en droit de bénéficier à cette date d'une pension de retraite à taux plein si les conditions de durées d'assurance requises sont remplies, ou à défaut, à taux réduit si choix du salarié). Les salariés concernés pourront demander à leur responsable hiérarchique à être dispensés du préavis de retraite. En tout état de cause, le préavis devra avoir pris fin avant cette date butoir.

  • Dossier à constituer

Afin que sa candidature soit examinée, l’ensemble des documents suivants est remis par le salarié intéressé à l’équipe des Ressources Humaines, par lettre recommandée avec accusé réception, par email avec accusé réception de la DRH ou par courrier remis en main propre :
  • Bilan Individualisé de Retraite incluant le Relevé de carrière ou courrier de la CARSAT / CNAV
  • Déclaration du salarié de son intention de faire liquider sa retraite à la première date possible de liquidation à taux plein, ou à la date de son choix en cas de taux réduit, mais dans les deux cas au plus tard aux dates butoirs suivantes 1er janvier 2025, 1er avril 2025, 1er juillet 2025, 1er octobre 2025, ce qui implique que le préavis effectué et payé démarre avant en fonction de la durée de préavis fixée par la convention collective en vigueur.

  • Modalités financières 

Les indemnités de départ en retraite seront calculées selon les modalités de la convention collective applicable ou les dispositions légales si plus favorables auxquelles s’ajoute un abondement du même montant.
La rémunération servant de base au calcul de l’indemnité de départ en retraite sera comparée à celle issue du calcul effectué sur la base d’une rémunération théorique apparaissant dans la rubrique « Total Rémunération Globale » complétée du montant de la prime d’ancienneté le cas échéant, apparaissant dans le système RH « Workday ». Le montant le plus élevé sera retenu pour déterminer le montant l’indemnité conventionnelle de départ en retraite ainsi que le montant de l’abondement.
L’abondement sera soumis aux mêmes conditions sociales et fiscales que celles applicables à l’indemnité conventionnelle de départ à la retraite à la date de liquidation.

Le régime fiscal et social de cette indemnité et de l’abondement versés est soumis aux dispositions légales et réglementaires en vigueur au moment de leur versement, la Société employeur ne pouvant garantir celui-ci à quelque titre que ce soit dans le temps.

L’indemnité de départ en retraite et l’abondement seront versées dans le cadre du solde de tout compte dont le paiement interviendra à la suite du départ de l’entreprise consécutif à la date de liquidation des droits à retraite, le préavis ayant à cette date été effectué ou dispensé d’être effectué et payé.


  • Modalités de départ des effectifs
Les salariés volontaires dont le départ volontaire en retraite immédiat aura été accepté débuteront leur préavis à la date de départ déterminée en fonction des premières dates possibles de liquidation de la retraite à taux plein ou à taux réduit si choix du salarié et en fonction des impératifs du service, au choix selon les dates suivantes :
Le préavis de retraite qu’il soit exécuté ou que le salarié en soit dispensé avec l’accord de l’entreprise devra démarrer au plus tard aux dates suivantes :
  • le 1er octobre 2024, le 1er janvier 2025, le 1er avril 2025, le 1er juillet 2025.

  • Matériel de la Société
En cas de préavis non effectué le salarié devra restituer tous les matériels appartenant à l’entreprise mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions tels que l’ordinateur, le téléphone portable, tablette, écrans ainsi que le véhicule dont il bénéficie, le cas échéant, avant son départ physique.
Le salarié conservera néanmoins la possibilité de continuer à utiliser le véhicule de société mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions pendant une durée de 3 mois correspondant à la période de préavis non effectué.
Les éventuelles carte carburant, badge Télépéage, carte CitiBank seront désactivées immédiatement.

  • Départ volontaire dans le cadre d’un projet professionnel

Un salarié s’il remplit les conditions d’éligibilité rappelées au IV de la partie II pourra présenter un « projet professionnel » répondant aux critères détaillés ci-dessous.
Les conseillers du cabinet spécialisé (cf Fiche n°1 Espace Volontariat , Fiche n° 2 Espace Mobilité Emploi) auront notamment pour mission d’accompagner les salariés dans la constitution de leur projet professionnel et ensuite à compter de la constitution de leur dossier de départ volontaire pour projet professionnel.

  • Définition et conditions à remplir pour s’inscrire dans le volontariat Projet Professionnel

On entend par « projet professionnel » les 3 modalités suivantes :

  • Projet 1 : Départ volontaire dans le cadre d’un contrat signé ou d’une offre ferme d’embauche en CDI, en CDD ou CTT de plus de 6 mois.

  • Cette modalité de départ volontaire est ouverte aux salariés, justifiant à la date de leur candidature au départ volontaire, d’une offre ferme pour un nouvel emploi salarié en CDI, ou CDD et CTT de plus de 6 mois à compter du 15 septembre 2024 et jusqu’au 1er décembre 2024 (fenêtre de volontariat initiale) puis à compter du 15 mars 2025 jusqu’au 1er juillet 2025 (2eme fenêtre de volontariat soumise à condition qu’une réduction d’effectif soit toujours nécessaire).
  • Cette offre devant avoir été formalisée au moment du dépôt de la candidature au volontariat et doit démarrer à compter des dates précitées.

  • Projet 2 : Départ volontaire en vue d’une formation d’adaptation des compétences ou d’une formation de longue durée dans le cadre d’une reconversion ou réorientation professionnelle.

  • Ces formations doivent avoir été formalisées/identifiées précisément au moment du dépôt de la candidature au volontariat et doivent démarrer à compter du 1er novembre 2024 (fenêtre de volontariat initiale) ou du 1er juin 2025 (seconde fenêtre de volontariat).
  • Cette modalité peut être accompagnée d’un congé de mobilité de 6 mois à compter des dates précitées (fiche n°4)
Cette modalité a pour objet la recherche d’un type d’emploi identique à celui occupé au sein de 3M France nécessitant l’obtention d’une formation préalable d’adaptation des compétences ou, en vue de la reconversion ou de la réorientation professionnelle visée par le collaborateur, d’une formation de longue durée précise en vue d’occuper un autre emploi que celui actuellement occupé et déjà identifié à l’extérieur du Groupe 3M,
Ce départ volontaire dans le cadre d’une formation doit permettre au salarié d’adapter ses compétences ou de réorienter sa carrière vers un nouveau métier offrant des opportunités en termes d’emploi ou d’accéder à une évolution de sa carrière professionnelle au travers d’un diplôme ou d’une formation qualifiante.

  • Projet 3 : Départ volontaire en vue de la création ou d’une reprise d’entreprise ou d’activité professionnelle individuelle, accompagné si souhaité par le salarié d’un congé de mobilité de 6 mois à compter du 1er novembre 2024 (Fenêtre de volontariat initiale) ou du 1er juin 2025 (Seconde fenêtre de volontariat).


Cette modalité a pour objet la création ou la reprise d’une entreprise ou d’une activité professionnelle (activité libérale, artisanat…) par le salarié, qui devra y consacrer l’essentiel de son activité professionnelle.
La condition d’existence d’une activité réelle exclut les sociétés telles que Sociétés Civiles Immobilières (« SCI ») ou Sociétés holding, mais inclut les activités réalisées à titre indépendant dans le cadre du régime des micro-entreprises ou micro-entrepreneurs.
Pour les projets 1, 2 ou 3 les dates de départ pour les salariés affectés aux activités ECO Customer facing, ECO Customer enabling (hors CSO Support), et aux activités PFAS de TEBG ont été précisées au paragraphe I Partie II.
  • Modalités de demande de départ volontaire et validation des projets de départs dans le cadre d’un projet professionnel

Formalisme de la candidature à un départ dans le cadre d’un projet professionnel

Le salarié qui le souhaite élaborera et finalisera, avec l’aide de l’Espace Volontariat puis d’un conseiller de l’Espace Mobilité Emploi son projet professionnel n° 2 ou n° 3 notamment dans le cadre de la fiche 4 et fiche 5 ci-après et identifiera les actions nécessaires à sa mise en œuvre.
Le conseiller assistera le salarié dans la définition, la construction et la formalisation de son projet professionnel correspondant au projet n° 2 ou n° 3 (cf. fiches 4 et 5). Plus particulièrement en cas de création ou reprise d’entreprise ou d’activité professionnelle, le conseiller sera chargé de guider les salariés sur les modalités de financement de leur projet, les cadres juridiques applicables, mais aussi plus généralement sur les métiers en tension sur leurs bassins d’emploi et les organismes de formation existants.
Le projet professionnel (fiches 4 et 5) et, le cas échéant, la formation qu’il nécessite, seront définis d’un commun accord entre le salarié et le conseiller spécialisé. Les pièces justificatives seront jointes au dossier de candidature.
Pendant la période de mise en œuvre de la RCC, toutes les facilités seront accordées aux salariés pour leur permettre de prendre les renseignements nécessaires et de finaliser leur projet professionnel.

  • Modalités financières

Le salarié percevra une indemnité spécifique de rupture conventionnelle collective dont le montant brut sera calculé comme suit :
  • Une première partie sera constituée du montant équivalent à l’indemnité conventionnelle de licenciement, ou légale si plus favorable, pour la catégorie du salarié éligible

  • Une seconde partie sera constituée du résultat (R) de la formule suivante appliquée à la situation du salarié éligible : R = (1600 + 30% du salaire brut mensuel) × ancienneté en années.
La somme des deux parties sera limitée au maximum à l’équivalent de 32 mois de salaire brut mensuel moyen et devra correspondre, au minimum à l ’équivalent de 8 mois de salaire brut mensuel moyen du salarié concerné. Cette somme constituera

l’indemnité spécifique de Rupture Conventionnelle collective.

Le salaire brut mensuel moyen correspond à la moyenne des 12 derniers mois précédent la signature de l’accord individuel de rupture.
La rémunération servant de base au calcul de l’indemnité de départ sera comparée à celle issue du calcul effectué sur la base d’une rémunération théorique apparaissant dans la rubrique « Total Rémunération Globale » » complétée du montant de la prime d’ancienneté le cas échéant, apparaissant dans le système RH « Workday ». Le montant le plus élevé sera retenu pour déterminer le montant l’indemnité versée au salarié.
L’ancienneté est celle acquise par le salarié au jour du démarrage du congé de mobilité ou la date de départ physique pour les salariés qui n’opteraient pas pour le congé de mobilité, y compris, le cas échéant, l’ancienneté reconnue contractuellement.
Cette indemnité sera versée à la fin du contrat de travail avec le solde de tout compte. Elle est exclusive d’indemnités de licenciement.
A cette indemnité spécifique de rupture conventionnelle collective, sera ajouté le versement d’une somme brute équivalente à l’indemnité compensatrice de préavis de licenciement sauf si le salarié a opté pour la reconversion du versement de cet équivalent préavis en durée du congé de mobilité (cf fiche n° 6).
Le régime fiscal et social des indemnités de rupture versées dans le cadre du présent accord est soumis aux dispositions légales et réglementaires en vigueur au moment de leur versement, la Société employeur ne pouvant garantir celui-ci à quelque titre que ce soit dans le temps.
Les modalités financières propres au Congé de mobilité sont définies dans la fiche n° 6.


  • Congé de fin de carrière

  • Définition

Ce dispositif permet aux salariés remplissant les conditions prévues ci-après d’être totalement dispensés d’activité pendant une durée pouvant aller jusqu’à 36 mois de la première date possible de liquidation de leur pension de retraite de la Sécurité Sociale à taux plein ou au taux réduit au plus tard à échéance du congé, tout en bénéficiant d’une allocation de remplacement pendant la période de dispense d’activité (la période de 36 mois commence par l’utilisation des congés avant la perception de l’allocation de remplacement Cf § 8 ci-dessous).

  • Modalités de demande de départ volontaire et validation des projets de départs dans le cadre d’un congé de fin de carrière

Les salariés souhaitant se porter candidats au CFC pourront bénéficier d’entretiens individuels avec l’Espace Volontariat, en vue de réaliser un bilan retraite le cas échéant. A cette fin les salariés devront fournir un relevé de carrière de l’assurance vieillesse ainsi que tout justificatif permettant de compléter les informations figurant dans ce relevé. Ce bilan fera apparaitre la date possible de liquidation de la pension de retraite sécurité sociale à taux plein ou à taux réduit et ce bilan sera établi par l’Espace Volontariat, lequel fera partie des éléments à fournir par les salariés.

Peut accéder à ce dispositif le collaborateur répondant aux conditions cumulatives suivantes :

  • Remplir les conditions d’éligibilité définies au IV de la Partie II du présent accord,

  • Se situer au plus tard à 36 mois à compter d’une date située entre le 1er novembre 2024 et le 1er juillet 2025 de la date d’accès à la retraite du régime général à taux plein de la sécurité sociale au moment du début du congé de fin de carrière. Le collaborateur fournit en ce sens à la DRH le Bilan Individualisé Retraite qui lui aura été remis par l’Espace Information Conseil
  • Le collaborateur pourra également choisir de liquider ses droits au taux réduit si tel est son choix et à la date de son choix se situant au plus tard à 36 mois de la date à laquelle il choisit de partir à taux réduit située entre le 1er novembre 2024 et le 1er juillet 2025.

  • Prendre l’engagement de partir volontairement à la retraite dès qu’il remplit les conditions lui permettant de bénéficier de la pension de retraite à taux plein du régime général de la sécurité sociale, ou à la date de son choix se situant au plus tard à 36 mois de la date à laquelle il choisit de partir à taux réduit entre le 1er novembre 2024 et le 1er juillet 2025.

  • S’engager à ne pas faire valoir de droits au chômage pendant toute la période du congé de fin de carrière ou à l’issue de cette dernière ;

  • Ne pas réunir au moment du départ en congé de fin de carrière les conditions requises pour bénéficier d’une retraite à taux plein ;

  • S’engager à ne pas reprendre une activité professionnelle rémunérée durant toute la durée du congé de fin de carrière
  • Pour les salariés bénéficiant d’une retraite progressive (dispositif légal) ou tout autre dispositif au titre duquel le salarié bénéficierait d’au moins une partie de sa retraite, renoncer à ces dispositifs de façon expresse auprès de la CNAV et obtenir de cet organisme la date d’effet de cet arrêt. Le salarié devra justifier de ce renoncement et transmettre la date obtenue auprès de la Direction des Ressources Humaines de 3M France.

En cas de validation de la demande de départ volontaire dans le cadre du congé de fin de carrière

La fin du contrat de travail du salarié volontaire au départ dans le cadre d’un congé de fin de carrière prendra la forme d’une convention de rupture contenant notamment l’engagement à faire liquider ses droits à la retraite à l’issue de la période maximale de 36 mois à compter d’une date de départ physique située entre le 1er novembre 2024 et le 1er juillet 2025 et entre le 1er juin et le 1er juillet 2025 pour les salariés affectés aux activités ECO Customer facing, ECO Customer enabling (hors CSO Support), et aux activités PFAS de TEBG (cf 1 Partie II).





  • Modalités financières

Garantie de ressources

Au titre du dispositif du congé de fin de carrière, les salariés bénéficiaires percevront durant toute la durée de leur congé de fin de carrière une garantie de ressources, versée sous la forme d’une rente mensuelle de remplacement, correspondant à 75 % de la moyenne brute des 12 derniers mois de salaire brut hors heures supplémentaires, tout versement à caractère exceptionnel et avantage en nature.

La moyenne brute des 12 derniers mois de salaire sera comparée à celle issue du calcul effectué sur la base d’une rémunération théorique apparaissant dans la rubrique « Total Rémunération Globale » » complétée du montant de la prime d’ancienneté le cas échéant, apparaissant dans le système RH « Workday ». Le montant le plus élevé sera retenu pour déterminer le montant l’indemnité versée au salarié.

La rente mensuelle cessera d’être versée :
  • A la date prévue par la convention de rupture
  • En cas de reprise d’une activité professionnelle
  • En cas de perception d’un revenu de substitution par France Travail
  • En cas de décès

Toute rente mensuelle versée postérieurement à la réalisation de l’un de ces événements devra être reversée par le salarié ou ses ayants droit à la société 3M France SAS compte tenu de son caractère indu.

En tout état de cause, la durée de versement de la rente mensuelle ne pourra excéder 36 mois à compter du début du congé de fin de carrière, ce début étant défini comme la date de démarrage du CFC même si le dispositif commence par l’utilisation des congés (cf §8 ci-dessous).

Aucun préavis ne sera dû que ce soit par l’entreprise ou le salarié et à ce titre aucune indemnité compensatrice de préavis ne sera versée à l’occasion de cette rupture.


  • Suspension du contrat de travail

Pendant la durée du congé de fin de carrière, le contrat de travail des salariés bénéficiaires sera suspendu.

A ce titre, ces derniers continueront à bénéficier des dispositions des accords collectifs d’intéressement et de participation applicables au sein de la société 3M France SAS durant leur congé de fin de carrière.

Les droits à intéressement et à participation des salariés seront calculés sur la base de la rente perçue dans le cadre du congé de fin de carrière et définie ci-après (le taux de présence retenu sera de 75% du temps de travail précédent l’entrée dans le dispositif).
  • Matériel de la Société
Le salarié devra restituer devra restituer tous les matériels appartenant à l’entreprise mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions tels que l’ordinateur, le téléphone portable, tablette, écrans ainsi que le véhicule dont il bénéficie, le cas échéant, avant son départ en congé de fin de carrière incluant la période de congé préalable.
Le salarié conservera néanmoins la possibilité de continuer à utiliser le véhicule de société mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions, le cas échéant, pendant une durée de 6 mois.
Les éventuelles carte carburant, badge Télépéage, carte Citibank seront désactivées immédiatement.
A l’issue de cette période de 6 mois, une nouvelle période de 3 mois pourrait être accordée au salarié à sa demande qu’il devra formuler auprès de son contact RH lequel en informera le service concerné.

  • Fin du congé de fin de carrière :
Au terme du congé de fin de carrière, conformément à la convention de rupture qui aura été signée entre les parties avant l’entrée dans le congé de fin de carrière, le contrat de travail des salariés concernés sera rompu d’un commun accord et donnera lieu au versement de l’indemnité de départ volontaire en retraite calculée sur la base du temps de travail précédent l’entrée dans le dispositif, à laquelle s’ajoute un abondement complémentaire d’un montant de 100% de l’indemnité de départ volontaire en retraite.

L’abondement sera soumis aux mêmes conditions sociales et fiscales que celles applicables à l’indemnité conventionnelle de départ à la retraite à la date de liquidation. Le régime fiscal et social de cette indemnité et de l’abondement versés dans le cadre du présent accord est soumis aux dispositions légales et réglementaires en vigueur au moment de leur versement, la Société employeur ne pouvant garantir celui-ci à quelque titre que ce soit dans le temps.
L’ancienneté retenue est celle acquise par le salarié au jour de l’entrée dans le dispositif du Congé de fin de carrière (qui commence par l’utilisation des congés restants cf § 8 ci-dessous), y compris, le cas échéant, l’ancienneté reconnue contractuellement. Dès lors, l’ancienneté du Salarié et les droits qui y sont attachés, cessent de courir à compter de la date d’entrée dans le dispositif de Congé de Fin de Carrière.

La rémunération servant de base au calcul de l’indemnité de départ en retraite celle correspondant à la rémunération théorique pour un équivalent temps plein apparaissant dans la rubrique « Total Rémunération Globale » du système RH « Workday ».

L’indemnité de départ en retraite et l’abondement seront versés dans le cadre du solde de tout compte dont le paiement interviendra à la suite du départ de l’entreprise consécutif à la date de liquidation des droits à retraite.

Aucun préavis ne sera dû à l’entreprise dans ce cadre et l’entreprise ne règlera pas d’indemnité de préavis.
  • Couverture vieillesse, maladie et prévoyance

La rémunération spécifique de Congé de Fin de Carrière a la nature de salaire et est assujettie à ce titre à l’ensemble des cotisations sociales, employeur et salarié(e) conservant chacun à leur charge la part de cotisations qui leur revient. Elle est également imposable.

Les salariés et l’entreprise continueront ainsi à cotiser pendant la durée du congé de fin de carrière au titre des couvertures vieillesse, Maladie et Prévoyance selon le régime général et complémentaire sur la base de la rente mensuelle versée au titre de la garantie de ressources.

A la demande du collaborateur les cotisations couverture vieillesse (périmètre Sécurité Sociale, Agirc-Arrco) pourront s’effectuer sur la base du temps plein et dans ce cas, la répartition actuelle entre le salarié et l’employeur s’appliquera. Les cotisations seront calculées et réparties entre la Société et le Salarié, dans les mêmes conditions que si le Salarié avait poursuivi son activité à temps plein.

  • Droits à congés

La totalité des jours de congés annuels, congés payés, congés légaux, CET, congés d’ancienneté, jours de fonction, etc. y compris les jours en cours d’acquisition devra être consommée à compter de la date d’entrée dans le dispositif de Congé de Fin de Carrière et avant la date de démarrage du versement par la Société de la garantie de ressources du congé de fin de carrière. Les salariés ne pourront bénéficier d’aucune indemnité compensatrice à ce titre.
Les salariés n’acquièrent pas de droit à congés pendant la période de congé de fin de carrière.


  • Situations particulières (quelle que soit la modalité de départ choisie)

  • Salariés protégés

Les salariés protégés peuvent se porter volontaire au même titre que les autres salariés éligibles et l’étude de leur demande se fera dans les mêmes conditions.
Toutefois, la procédure spécifique d’autorisation par l’Inspection du travail de la rupture du contrat de travail sera mise en œuvre. La rupture du contrat de travail d’un salarié protégé sera donc conditionnée à l’obtention préalable de cette autorisation.

  • Salariées enceintes

Les salariées enceintes peuvent se porter volontaires au départ au même titre que les autres salariés. L’étude de leur demande se fera dans les mêmes conditions que les autres salariés.
Toutefois, la rupture de leur contrat de travail devra respecter les dispositions légales relatives à la protection de la salariée dues à sa maternité.
PARTIE IV : MESURES D’ACCOMPAGNEMENT DES VOLONTAIRES AU DEPART DANS LE CADRE D’UN PROJET PROFESSIONNEL

Les mesures disponibles, en fonction du type de projet, sont précisées dans les fiches ci-après.

  • Fiche 1 : Espace Information Conseil / Espace Volontariat

  • Principe de l’EIC

Dès la signature du présent accord, l’EIC sera chargée :
  • De fournir les premières informations sur le process et le contenu de l’accord RCC
  • De réaliser à la demande des salariés concernés des bilans professionnels destinés à identifier les compétences, les aptitudes et les souhaits des salariés au vu du marché de l’emploi sur le bassin considéré pour l’élaboration d’un projet professionnel dont la recherche d’un CDI à l’externe
  • De faire un bilan individualisé retraite à la demande des salariés concernés.

  • Durée de l’EIC et principe de l’Espace Volontariat

L’Espace Information Conseil sera mise en place du 27 mai 2024 au 16 juin 2024
A partir du 17 juin 2024, l’Espace Volontariat sera mis en place afin de fournir toutes les informations que les salariés jugent nécessaires dans ce cadre et de fournir des informations nécessaires à la pré analyse de leur situation personnelle. Ils peuvent également obtenir des simulations sur les conditions futures de leur éligibilité et sur les mesures envisagées dans l’accord de RCC. Les salariés peuvent également contacter le service des Ressources Humaines afin de connaitre les conditions afférentes à un projet professionnel interne. Il sera précisé aux salariés qui prennent des renseignements les conditions de recueil et de traitement de leurs données selon les dispositions du présent accord

  • Durée de l’Espace Volontariat

L’Espace Volontariat sera mise en place du 17 juin 2024 au 28 février 2025

  • Fiche 2 : Espace Mobilité Emploi au sein de l’Espace Information Conseil

  • Principe

Les Parties conviennent que le salarié pourra être accompagné par l’Espace Mobilité Emploi mise en place par la Société, et animée par un cabinet spécialisé à compter de la constitution de son dossier de départ volontaire pour projet professionnel.
Le cabinet Alixio Mobilité ayant été choisi pour animer l’Espace Mobilité Emploi.
L’Espace Mobilité Emploi sera chargée :
  • d’informer les salariés sur le dispositif et les mesures d’accompagnement prévues par le présent accord.
  • de mettre en œuvre le programme d’aide au reclassement externe dans les conditions présentées ci-après et dans la logique d’un accompagnement spécifique et sur-mesure en fonction du projet professionnel du salarié.

  • Durée

La durée de l’accompagnement par l’Espace Mobilité Emploi est alignée sur la durée du congé de mobilité et la durée du présent accord.

  • Méthodologie d’accompagnement dans le cadre d’une recherche d’emploi à la suite d’une formation d’adaptation ou de reconversion ou réorientation professionnelle

Le soutien spécifique des consultants visera à permettre aux salariés dont le projet consiste en une formation en vue d’une adaptation des compétences ou d’une formation en longue durée en vue d’une reconversion professionnelle pour :
  • Les aider à trouver les stages pour valider leur formation ;
  • Anticiper leurs recherches d’emploi à l’issue de leur formation.

A ce titre, le soutien spécifique des consultants visera à permettre aux salariés dont le projet consiste à rechercher un type d’emploi identifié par le salarié à la suite d’une formation d’adaptation ou de reconversion/réorientation de :
  • Les préparer à aborder le marché de l’Emploi ;
  • Leur fournir les outils et techniques spécifiques à leur recherche d’emploi ;
  • Adapter leurs curriculum vitae au cours des formations aux techniques de recherche d’emploi le cas échéant en fonction de l’évolution de leur projet professionnel ;
  • Adapter les lettres de candidatures aux emplois, entreprises, et secteurs d'activités choisis, en mettant en valeur les atouts du candidat ;
  • Les conseiller et les préparer avant les entretiens de recrutement ; les revoir ensuite afin de réaliser un compte-rendu leur permettant de progresser dans leurs recherches d'emploi ;
  • S’entretenir avec les entreprises ayant reçu les candidats pour mettre en évidence leurs points forts ;
  • Sécuriser les périodes d’essai par un suivi des salariés sur cette période.

Dans le cadre de cet accompagnement, des ateliers de groupe participatifs pourront être mis en œuvre afin de former les salariés aux différentes techniques de recherche d’emploi. Les thèmes suivants seront notamment abordés :
  • marché de l’emploi ;
  • réalisation d'un curriculum vitae ;
  • rédaction des lettres de motivation (candidatures spontanées, réponses à annonces, lettres de relance et lettres de remerciements...) ;
  • sensibilisation aux réseaux et stratégie de communication ;
  • préparation aux entretiens de recrutement ;
  • stratégie marketing de la recherche d'emploi ;
  • organisation et suivi de la recherche d'emploi.

L’aide susceptible d’être apportée est également détaillée dans la fiche correspondante à ce projet (cf fiche n°4)

  • Méthodologie d’accompagnement dans le cadre d’un projet de création ou de reprise d’entreprise ou d’une activité professionnelle individuelle

L’aide du consultant se fera dans le cadre de différentes phases :
  • la mise en place des éléments financiers afférents au projet ;
  • la participation aux études techniques ;
  • l’évaluation de la faisabilité du projet ;
  • le lancement du projet jusqu’à la création ;
  • le suivi du projet post création dans la limite de la durée de l’Espace Mobilité Emploi.

L’aide susceptible d’être apportée est également détaillée dans la fiche correspondante à ce projet (cf fiche n°5).

  • Engagements de l’Espace Mobilité Emploi

Une charte Tripartite d'Engagements Réciproques sera signée entre le cabinet, la Direction des Ressources Humaines et le salarié, dès le démarrage de l’accompagnement, ainsi qu’un document actant de la nature du projet.
La Société et le cabinet spécialisé ne peuvent se trouver engagés à l’égard d’un salarié qui ne serait pas actif pour faire avancer son projet.

Est considéré comme étant « actif » dans sa démarche de repositionnement professionnel, le salarié qui :
  • Respecte ses RDV avec l’Espace Mobilité Emploi ;
  • Mène les actions demandées de façon autonome ;
  • Participe aux ateliers proposés ;
  • Accepte et suit les conseils des consultants ;
  • Se rend aux entretiens avec les recruteurs.


  • Fiche 3 : DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT POUR UN DEPART DANS LE CADRE D’UN CONTRAT DE TRAVAIL SIGNE OU D’UNE OFFRE FERME D’EMBAUCHE EN CDI, CDD OU CTT DE PLUS DE 6 MOIS

Le salarié dont le départ volontaire s’effectue dans le cadre d’un contrat signé ou d’une offre ferme d’embauche en CDI, CDD ou CTT de plus de 6 mois bénéficiera des mesures d’accompagnement suivantes :
Afin de sécuriser son embauche en CDI prévoyant une période d’essai, le salarié pourra le cas échéant bénéficier du congé mobilité selon les modalités et conditions décrites à la fiche n ° 6 pour une durée maximale de 6 mois, pouvant être portée à 9 mois si le salarié opte pour la reconversion de la somme correspondant à l’équivalent de l’indemnité compensatrice de préavis en durée supplémentaire de congé de mobilité.

  • Fiche 4 : DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT POUR UN DEPART DANS LE CADRE D’UNE FORMATION D’ADAPTATION DES COMPETENCES OU D’UNE FORMATION DE LONGUE DUREE EN VUE D’UNE RECONVERSION ou REORIENTATION PROFESSIONNELLE

Le salarié dont le départ volontaire s’effectue dans le cadre d’une formation préalable d’adaptation des compétences ou d’une formation de longue durée en vue d’une reconversion ou d’une réorientation professionnelle bénéficiera des mesures d’accompagnement suivantes :

  • Congé de mobilité

Le salarié en parcours d’une formation d’adaptation des compétences ou de formation de longue durée en vue d’une reconversion ou réorientation professionnelle pourra bénéficier du congé mobilité selon les modalités et conditions décrites à la fiche n° 6 pour une durée maximale de 6 mois pouvant être portée à 9 mois si le salarié opte pour la reconversion de la somme correspondant à l’équivalent de l’indemnité compensatrice de préavis en durée supplémentaire de congé de mobilité.

  • Formation

Le salarié pourra bénéficier :
  • d’une formation d’adaptation des compétences.
La formation d’adaptation devra avoir été validée par la Commission de validation.
Ou
  • d’une formation liée à un projet de reconversion ou réorientation professionnelle.
Le parcours de formation devra nécessairement faire plus de 300 heures et concerner au moins une formation certifiante, diplômante ou qualifiante.
Cette formation de longue durée en vue d’une reconversion ou réorientation professionnelle devra avoir été validée par la Commission de validation.

Le dossier formalisant la demande de départ volontaire devra préciser ce besoin en formation et contenir un devis correspondant au coût de la formation requise.
Le montant des frais pédagogiques de formation pris en charge par l’entreprise, sur présentation des justificatifs, sera au maximum de 10.000 € HT par personne adressée(s) directement à la Société par l'organisme de formation.

  • Espace Mobilité Emploi

Il sera proposé aux salariés dont le projet consiste à suivre une formation en vue d’une adaptation des compétences, d’une reconversion ou d’une réorientation professionnelle, un accompagnement assuré par l’Espace Mobilité Emploi d’une durée de 6 mois pouvant être portée à 9 mois si le salarié opte pour la reconversion de la somme correspondant à l’équivalent de l’indemnité compensatrice de préavis en durée supplémentaire de congé de mobilité, dans le cadre du congé de mobilité (fiche n 6) dans les conditions décrites ci-après.
L’accompagnement par un consultant spécialiste en mobilité emploi a pour objectif d’accompagner et d’assister les salariés dans l'élaboration de leur nouvelle orientation professionnelle, en prévoyant notamment :
  • Un entretien d’évaluation et d’orientation ;
  • L’accompagnement du salarié dans sa recherche d’emploi.

Entretien préalable : Entretien d’Evaluation et d’Orientation

La première action de l’Espace Mobilité Emploi sera de réaliser avec le salarié concerné, à sa demande, un entretien d’évaluation et d’orientation. Cet entretien a pour objet :
  • d’analyser le parcours professionnel du salarié, sa formation, les compétences personnelles et professionnelles acquises, ses motivations et ses contraintes ;
  • de définir avec le salarié les plans d’actions nécessaires à la réalisation de son (ses) projet(s) professionnel(s).

Un ou plusieurs autres entretiens pourront être tenus si nécessaires. Un compte rendu sera formalisé et signé par le salarié.

Méthodologie d’accompagnement

L’accompagnement sera associé au suivi effectif de la formation dans son intégralité.
  • Valoriser le parcours professionnel du salarié, la mise en œuvre de bilan professionnel permettant d’identifier l’orientation professionnelle du salarié et d’élaborer un plan d’actions à partir des expériences et compétences du candidat, de ses attentes et de sa situation personnelle ;
  • Collecter de postes disponibles et compatibles avec les profils des candidats par l’intermédiaire de ;
  • La mise en œuvre d’actions de prospection auprès d’entreprises extérieures dans lesquelles les qualifications du personnel concerné peuvent trouver une application,
  • La collecte et l’analyse des offres d’emploi auprès des organismes spécialisés, dans la presse nationale et régionale,
  • L’étude des secteurs de reconversion possibles.
  • Adapter les curriculum vitae réalisés au(x) formation(s) suivies ;
  • Adapter les lettres de candidatures aux emplois, entreprises, et secteurs d'activités choisis, en mettant en valeur les atouts du candidat ;
  • Le sensibiliser aux réseaux et stratégie de communication ;
  • Les conseiller et les préparer avant les entretiens de recrutement ;
  • les revoir ensuite afin de réaliser un compte -rendu leur permettant de progresser dans leurs recherches d'emploi ;
  • S’entretenir avec les entreprises ayant reçu les candidats pour mettre en évidence leurs points forts ;
  • Sécuriser les périodes d’essai par un suivi des salariés sur cette période.

Durée de prise en charge
La durée de l’accompagnement du salarié par l’Espace Mobilité Emploi sera celle de la durée du congé de mobilité de 6 mois pouvant être portée à 9 mois si le salarié opte pour la reconversion de la somme correspondant à l’équivalent de l’indemnité compensatrice de préavis en durée supplémentaire de congé de mobilité.

  • Prévoyance et frais de santé

Portabilité des régimes collectifs de prévoyance et de remboursement des frais de santé
Au-delà de la cessation du contrat de travail les anciens salariés bénéficient du maintien des garanties « prévoyance » et « santé » applicables aux salariés de l’entreprise dans les conditions légales prévues par l’article L 911-8 du Code de la Sécurité sociale.
Le maintien des garanties « prévoyance » et « santé » est conditionné à la prise en charge du salarié par le régime d'assurance chômage.
Le maintien des garanties est applicable à compter de la date de cessation du contrat de travail et pendant une durée égale à la période d'indemnisation du chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat de travail ou, le cas échéant, des derniers contrats de travail lorsqu'ils sont consécutifs au sein de l’entreprise. Cette durée est appréciée en mois, le cas échéant arrondie au nombre supérieur, sans pouvoir excéder douze mois.
Le bénéfice du maintien des garanties est subordonné à la condition que les droits à remboursements complémentaires aient été ouverts au sein de l’entreprise.
Les garanties maintenues au bénéfice de l'ancien salarié sont celles en vigueur dans l'entreprise.
Le maintien des garanties ne peut conduire l’ancien salarié à percevoir des indemnités d'un montant supérieur à celui des allocations chômage qu'il aurait perçues au titre de la même période.
L’ancien salarié doit justifier auprès de l’organisme assureur, à l'ouverture et au cours de la période de maintien des garanties, des conditions prévues pour bénéficier du maintien des garanties « prévoyance » et « santé ».
Le maintien des garanties est applicable dans les mêmes conditions aux ayants droit de l’ancien salarié qui bénéficient effectivement des garanties « prévoyance » et « santé » à la date de la cessation du contrat de travail.
Application de la loi Evin du 31 décembre 1989
Indépendamment du mécanisme de la portabilité, le salarié disposera d’un délai de six mois, à compter de la cessation de son contrat de travail, pour solliciter s’il le souhaite, auprès de l’organisme assureur du régime des frais de santé, le maintien d’une garantie de « remboursement de frais de santé » individuelle, en application de l’article 4 de la loi dite « Evin » du 31 décembre 1989.
Les cotisations afférentes à ce régime, fixées par l’organisme assureur, seront alors intégralement à la charge du salarié.
A défaut de solliciter ce maintien de garantie auprès de l’assureur dans ce délai de six mois, le salarié perdra tout droit à se prévaloir à l’issue du dispositif de portabilité d’un maintien de garanties dans le cadre de l’article 4 de la loi « Evin ».







  • Fiche 5 : DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT POUR UN DEPART DANS LE CADRE D’UNE CREATION OU REPRISE D’ENTREPRISE OU ACTIVITE PROFESSIONNELLE INDIVIDUELLE

Le salarié dont le projet consiste à créer ou à reprendre une entreprise ou une activité professionnelle indépendante (activité libérale, artisanat…) pourra bénéficier des mesures d’accompagnement suivantes :

  • Congé de mobilité

Le salarié en parcours création / reprise d’entreprise pourra bénéficier du congé mobilité selon les modalités et conditions décrites à la fiche 6 supra pour une durée maximale de 6 mois pouvant être portée à 9 mois si le salarié opte pour la reconversion de la somme correspondant à l’équivalent de l’indemnité compensatrice de préavis en durée supplémentaire de congé de mobilité.

  • Formation d’adaptation

Le salarié en parcours création / reprise d’entreprise pourra bénéficier d’une formation d’adaptation si elle s’avère nécessaire pour mener à bien son projet professionnel.
Les coûts de la formation liée au projet de création ou de reprise d’entreprise ou d’une activité professionnelle défini par le salarié seront pris en charge par la Société dans la limite de 10.000 € H.T par salarié sur production d'une ou plusieurs factures adressée(s) directement à la Société par l'organisme de formation.
Le dossier formalisant la demande de départ volontaire devra préciser ce besoin en formation et contenir un devis correspondant au coût de la formation requise. La formation d’adaptation devra avoir été validée par la Commission de validation.

  • Espace Mobilité Emploi

Il sera proposé aux salariés optant pour un départ volontaire pour un projet de création ou de reprise d’entreprise, un accompagnement spécifique par l’Espace Mobilité Emploi, d’une durée de six mois pouvant être portée à 9 mois si le salarié opte pour la reconversion de la somme correspondant à l’équivalent de l’indemnité compensatrice de préavis en durée supplémentaire de congé de mobilité dans les conditions décrites ci-après.
L’accompagnement par l’Espace Mobilité Emploi débutera à compter de la constitution du dossier de départ volontaire dans ce cadre et se poursuivra pendant la durée du congé de mobilité.
l’Espace Mobilité Emploi organisera, selon les demandes, des réunions de présentation et de sensibilisation concernant la création ou reprise d’entreprise ou d’une activité professionnelle.
Il s’agira dans un premier temps d’informer, pour démystifier la création d’entreprise, de sensibiliser les personnes susceptibles d’être intéressées, de lever les freins et les appréhensions naturelles liées le plus souvent à la méconnaissance de ce que représente un statut de non salarié ou d’exploitant de sa propre entreprise.
Les consultants présenteront les pistes possibles d’activité dans les secteurs liés ou non à l‘activité antérieure.
Les salariés pourront ainsi appréhender la création d’entreprise, comprendre la signification de la création de son propre emploi, ainsi que les conditions d’exercice et de mise en œuvre d’une activité nouvelle ou reprise dans un secteur susceptible d’assurer une rémunération correcte et pérenne.
L’accompagnement par le consultant pourra porter sur l’analyse du projet et/ou sur son lancement et/ou sur son suivi.
Un travail de bilan sera d’abord engagé avec le consultant afin d’aider le salarié à passer du stade de l'idée au stade éventuel du projet.
Les points suivants seront notamment abordés :
  • Contraintes et motivations ;
  • Plan de financement envisageable (Investissements (besoins) ; Fonds propres + concours bancaires (ressources) ; Garanties mobilisables, subventions possibles) ;
  • Etude du couple Produit / Marché ;
  • Etude de la politique commerciale, des facteurs clés de succès, du chiffre d'affaires prévisionnel ;
  • Formes d'exploitation envisageables ;
  • Analyse du projet sous ses aspects commerciaux et financiers.

Une adaptation du projet initial pourra être préconisée en fonction :
  • Des résultats des investigations, notamment de l’étude de marché ;
  • Des compétences et talents révélés par le candidat au cours de sa démarche de création ;
  • Du lancement au suivi de l’entreprise créée ou reprise.

Le consultant pourra accompagner le salarié au lancement de son projet et également suivre la nouvelle entreprise dans ces premiers mois d’existence afin de l’ancrer dans sa logique de développement et de réduire les risques d’échec.
En cas de renonciation du salarié à créer ou reprendre l’entreprise identifiée, l’accompagnement prendra fin.





  • Fiche 6 : CONGE DE MOBILITE

  • Principes et durée du congé de mobilité

Un congé de mobilité est mis en place afin d'accompagner et de sécuriser les parcours professionnels des salariés porteurs d'un projet professionnel dans la préparation et la réalisation de ce type de projet ou à titre de sécurité en cas de CDI avec période d’essai. Le congé de mobilité est un outil favorisant l'atteinte de cet objectif, en permettant au salarié de bénéficier d'une période pendant laquelle il peut se consacrer à son projet professionnel tout en étant rémunéré par une « allocation de mobilité » versée par la Société.
La durée du congé de mobilité est de 6 mois maximum à compter de son démarrage.
La durée du congé de mobilité pourra être portée à 9 mois, à compter de son démarrage, si le salarié opte pour la reconversion de la somme correspondant à l’équivalent de l’indemnité de préavis en durée supplémentaire du congé de mobilité à hauteur de 3 mois maximum. Dans cette hypothèse le salarié percevra 100% de sa rémunération pendant cette période de 3 mois maximum venant précéder les 6 mois de congé de mobilité.
Le salarié devra faire connaitre son choix pour cette option dans son dossier de candidature.

L'adhésion au congé de mobilité est volontaire et facultative.
Pendant la durée de son congé de mobilité, le salarié est dispensé d’activité et bénéficie ainsi d'une période de disponibilité totale pour la réalisation de son projet professionnel. A cet effet, il bénéficie de l’aide des consultants spécialisés de l’Espace Mobilité Emploi selon les modalités prévues par le présent accord (cf fiche N° 2 Espace Mobilité Emploi).
Pendant la durée du congé de mobilité, le salarié n’acquiert aucune ancienneté ni aucun droit à congés, RTT, etc.
La rupture du contrat de travail intervient au terme du congé de mobilité.

  • Adhésion au congé de mobilité

Au cours de la préparation de leur projet professionnel, les salariés se verront remettre une note sur le congé de mobilité par le consultant spécialisé de l’Espace Mobilité Emploi.
Le salarié définira au cours de la préparation de son projet s’il souhaite ou non bénéficier du congé de mobilité. Dans le cadre de ses réflexions, il pourra effectuer un bilan professionnel individualisé réalisé par un consultant du cabinet spécialisé, permettant de définir le contenu du congé de mobilité, en adéquation avec son projet professionnel.
Le salarié remplira le bulletin d’adhésion au congé de mobilité qui lui sera remis à cet effet, lequel figurera dans le dossier de candidature qui sera ensuite transmis à la Commission de validation.
Le congé de mobilité débutera à la date de départ mentionnée dans l’accord de rupture et, au plus tôt, au terme du délai de rétractation.
Dans les 8 jours à compter du début du congé de mobilité, le salarié signera la charte d’adhésion tripartite engageant le salarié, le cabinet spécialisé et la Société.

  • Rémunération pendant le congé de mobilité

Pendant la durée du congé de mobilité, le salarié percevra une allocation mensuelle de congé de mobilité dont le montant est fixé à 80 % de la rémunération brute moyenne perçue au cours des 12 mois précédant la date de début congé de mobilité.
Le montant de la rémunération brute moyenne sera comparé à celui issu du calcul effectué sur la base d’une rémunération théorique apparaissant dans la rubrique « Total Rémunération Globale » complétée le cas échéant du montant de la prime d’ancienneté apparaissant dans le système RH « Workday ». Le calcul le plus favorable sera retenu pour déterminer le montant de l’allocation versée au salarié.
Le versement de cette allocation sera suspendu pendant les éventuelles périodes de travail accomplies pendant le congé de mobilité (cf point 6 ci-dessous).

  • Statut du salarié pendant le congé de mobilité

Pendant la période du congé de mobilité, le salarié :
  • conserve la qualité d’assuré social et bénéficie à ce titre des prestations des régimes obligatoires en nature et en espèces, y compris pour les accidents du travail survenus dans le cadre des actions du congé de mobilité,
  • bénéficie de la validation des périodes passées en congé de mobilité au titre de l'assurance vieillesse du régime de base,
  • continue de percevoir l'allocation de congé de mobilité en cas de maladie (déduction faite des indemnités journalières versées par la sécurité sociale), le terme du congé restant inchangé.


  • Rupture du congé de mobilité

Le congé de mobilité cesse :
  • soit au terme initialement prévu par l’accord de rupture,
  • soit, automatiquement, en cas d'embauche définitive par une entreprise extérieure (sauf cas de suspension du congé de mobilité (cf. point 6 ci-après),
  • soit à la demande du salarié créateur d'entreprise ou repreneur d'entreprise, sur avis du consultant référent de l’Espace Mobilité Emploi.
  • soit en cas de non-respect des engagements pris par le salarié dans le cadre de la Charte Tripartite d'Engagements Réciproques qu'il a signée (entraînant ainsi la cessation du versement de l'allocation et la rupture effective et immédiate du contrat de travail),
  • soit en cas d'abandon par le salarié de son projet,

La cessation du congé de mobilité dans les deux derniers cas est subordonnée à l’avis de la commission de suivi.

Si la date de fin de la formation longue suivie par le salarié est postérieure au terme fixé pour le congé de mobilité, elle est sans incidence sur la date de fin du congé de mobilité.

En tout état de cause, au terme du congé de mobilité, le contrat de travail sera définitivement rompu d'un commun accord et la Société procèdera alors au versement des indemnités de rupture.

Les droits à congés payés acquis à la date d’entrée en congé de mobilité non utilisés seront payés à la date de la rupture définitive du contrat de travail sous la forme d’indemnité compensatrice de congés payés calculée selon les dispositions légales et conventionnelles en vigueur.

  • Périodes de travail durant le congé de mobilité

Au cours du congé de mobilité, le salarié pourra effectuer des périodes de travail telles que définies ci-dessous durant lesquelles le congé de mobilité est suspendu en dehors de l’entreprise afin de faciliter son retour à un emploi stable.
En aucun cas, les périodes de travail telles que définies ci-dessous ne peuvent avoir pour effet de reporter le terme initial du congé de mobilité.
Ces périodes de travail, peuvent être réalisées dans le cadre :
  • Soit d’un CDD établi dans le cadre des dispositions de l’article L. 1242-3 du Code du travail, c’est-à-dire :
  • au titre des dispositions légales destinées à favoriser le recrutement de certains salariés sans emploi ;
  • lorsque l’employeur s’engage, pour une durée et dans les conditions définies par décret, à assurer un complément de formation professionnelle au salarié.

  • Soit d’un contrat de travail temporaire tel que prévu à l’article L. 1251-7 du Code du travail, c’est-à-dire :
  • lorsque la mission de travail temporaire vise, en application des dispositions légales ou d’un accord de branche étendu, à favoriser le recrutement des personnes sans emploi rencontrant des difficultés financières particulières ;
  • lorsque l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise utilisatrice s’engagent pour une durée et dans des conditions fixées par décret ou par accord de branche étendu, à assurer un complément de formation professionnelle au salarié.

  • Soit d’un CDI assorti d’une période d’essai.

  • Au terme de la période d’essai, si elle est concluante, le congé de mobilité prend fin.
  • Au terme de la période d’essai, si elle est rompue par le nouvel employeur ou par le salarié si le congé de mobilité n’a pas pris fin à la date de cette rupture, le salarié pourra réintégrer le congé de mobilité jusqu’au terme initialement prévu de celui-ci.
En aucun cas, la période d’emploi ne peut avoir pour effet de reporter le terme initial du congé de mobilité.
Pendant la période d’emploi en dehors de la Société, le contrat de travail du salarié est suspendu, de même que le versement de l’allocation mensuelle de congé de mobilité.
Le salarié qui souhaite bénéficier de la suspension du congé de mobilité pendant la durée d’une période d’emploi en dehors de la Société doit en faire expressément la demande auprès de la DRH (par courrier/courriel avec accusé de réception ou lettre remise en main propre contre décharge), qui vérifiera que les conditions de la suspension sont réunies.
Si la période de travail hors de la Société s’étend au-delà du terme initialement prévu du congé de mobilité, ce dernier prendra automatiquement fin à la date prévue et le solde de tout compte sera établi.

  • Divers
Matériel de la Société
Pendant la durée du congé de mobilité (hors période de suspension sauf cas particulier validé par la RH), le salarié conservera le cas échéant, l’ordinateur et le téléphone portables mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions. Il devra restituer ces équipements à l’issue du congé de mobilité.
Le salarié conservera également la possibilité de continuer à utiliser le véhicule de société mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions le cas échéant pendant une période de 6 mois.
Les éventuelles carte carburant, badge Télépéage, carte Citibank seront désactivées immédiatement.
A l’issue de cette période de 6 mois, une nouvelle période de 3 mois pourrait être accordée au salarié à sa demande qu’il devra formuler auprès de son contact RH lequel en informera le service concerné.

Couverture prévoyance et frais de santé

Pendant la durée du congé de mobilité, les salariés demeureront affiliés aux régimes collectifs de prévoyance et de frais de santé dans les conditions habituelles.
Les garanties conservées sont celles en vigueur au sein de la Société de telle sorte que toute évolution du régime serait immédiatement applicable aux salariés bénéficiant du congé de mobilité, dans les mêmes conditions que pour les autres salariés de la Société.
Les cotisations salariales seront précomptées sur l’allocation mensuelle de mobilité. En cas de suspension du congé de mobilité pour prise d’un poste en externe, le salarié étant couvert par une autre couverture prévoyance et frais de santé, ces garanties sont suspendues au sein de 3M France.
PARTIE V : INFORMATION, CONSULTATION, SUIVI

  • MODALITES D’INFORMATION CONCERNANT L’ACCORD DE RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE

Dès l’ouverture de la procédure d’information et de consultation sur le projet, les membres du CSEC de 3M France ont été informés de la volonté de la Société de ne procéder à aucun départ contraint, mais uniquement à des départs volontaires.
Il est convenu entre les Parties que le présent accord sera communiqué par email au secrétaire du CSEC, pour transmission aux membres titulaires du CSEC.
Par la suite, le Secrétaire du CSEC sera également informé de la décision de la DREETS dès que la Société en aura connaissance, et en informera les autres membres du CSEC.

  • SUIVI DU PRESENT ACCORD

  • Information et consultation du CSEC sur la mise en œuvre du dispositif de Rupture Conventionnelle Collective et sur son bilan

A compter de la validation de l’accord de RCC par la DREETS, le CSEC sera informé et consulté tous les deux mois sur le déroulement du dispositif de Rupture Conventionnelle Collective et des ruptures conclues en application du présent accord. La première information aura lieu lors de la réunion du mois de septembre 2024.
Le bilan de la mise en œuvre sera présenté lors d’une réunion spécifique du CSEC un mois après la fin de la mise en œuvre des mesures prévues pour faciliter la mobilité externe.
Le suivi et le bilan porteront sur l’ensemble du dispositif et, notamment, sur le nombre de candidats au volontariat et les postes occupés, le nombre d’accord de rupture conclus et le parcours suivi (départ en retraite immédiat, création ou reprise d’entreprise, formation d’adaptation ou de reconversion professionnelle, CDI, CDD ou CTT de plus de six mois, départ en congé de fin de carrière).

  • Commission de validation
Composition et fonctionnement de la commission de validation

Une Commission de validation sera constituée dans les 5 jours suivant la validation du présent accord par la DREETS. Elle sera composée de 2 représentants par organisation syndicale signataires de l’accord et de 3 représentants de la Direction et de 2 Représentants du cabinet d’accompagnement, ces derniers sur demande unanime des membres permanents (Direction et OS) pour étude des dossiers.
Elle se réunira aux dates définies dans le calendrier prévisionnel pour assurer le suivi de la mise en œuvre du présent accord et de la réalisation des projets de départs volontaires. Elle pourra également être réunie à la demande écrite de l’une des parties.
Les membres de la Commission seront soumis à une obligation de discrétion absolue à l’égard des informations rêvant un caractère confidentiel et présentées comme telles par la Direction
Rôles de la Commission de validation
Cette commission sera chargée d’émettre un avis sur les projets de départs volontaires mais aussi de suivre l'action des acteurs chargés de la mise en œuvre du dispositif, recevoir un bilan régulier des différentes actions, trancher les litiges qui pourraient survenir, faire connaître leur avis en cas de difficulté.
Le rôle de la Commission de validation est notamment d’étudier de façon objective la faisabilité, la réalité et le sérieux du projet de volontariat notamment en ce qui concerne le volontariat projet professionnel afin d’émettre un avis. La Commission de validation peut demander à recevoir le salarié volontaire afin qu’il fournisse des explications ou des documents complémentaires.
La validation se traduit par l’émission d’un avis favorable écrit de la Commission de validation, dont les décisions seront prises à la majorité des représentants des organisations syndicales (1 voix par organisation syndicale signataire) et de la Direction des Ressources Humaines (nombre de voix équivalent au nombre de voix des organisations syndicales signataires).
En cas de partage de voix, la décision finale et motivée reviendra au Cabinet animant l’Espace Mobilité Emploi.

  • Commission de Suivi

Composition et fonctionnement de la commission de suivi

Une Commission de suivi sera constituée à compter du 1er octobre 2024. Elle sera composée de 2 représentants par organisation syndicale représentative et de 3 représentants de la Direction et de 2 Représentants de l’Espace Mobilité Emploi.
Elle se réunira tous les mois pour assurer le suivi de la mise en œuvre du présent accord et de la réalisation des projets de départs volontaires. Elle pourra également être réunie à la demande écrite de l’une des parties.
L'ordre du jour des réunions de la Commission sera établi par la Direction, en intégrant les suggestions des membres de la Commission de suivi.
L’Espace Mobilité Emploi communiquera régulièrement à la Commission de suivi les informations lui permettant de suivre les différentes actions menées et l’avancement des repositionnements tout en respectant les aspects confidentiels.
Tout salarié rencontrant des difficultés dans le cadre de la mise en œuvre du présent accord pourra en informer la Commission de suivi par écrit adressé à n’importe quel membre de la Commission.
Chaque réunion fera l’objet d’un compte-rendu synthétique.
La Commission de suivi sera maintenue pendant toute la durée d’application des mesures du présent accord.

Rôle de la Commission de suivi

La Commission de suivi aura pour principales missions de :
  • Veiller à la bonne application des mesures du présent accord ;
  • Veiller à l’efficacité des mesures d’accompagnement externes ;
  • Assurer le suivi des projets professionnels à l’aide des tableaux de bord établis avec le chef de projet de l’Espace Mobilité Emploi ;
  • Examiner toute réclamation formulée par un salarié à l’occasion de l’application du présent accord et donner un avis motivé ;
  • Examiner et résoudre les problématiques individuelles qui pourraient lui être soumises.

Elle aura également pour mission d’informer régulièrement le CSEC sur le suivi de la mise en œuvre du dispositif et d’établir le bilan visé au point II.1 de la présente partie. Ce bilan sera présenté lors d’une réunion spécifique du CSEC un mois après la fin de la mise en œuvre des mesures prévues pour faciliter le reclassement externe.
Les membres de la Commission seront soumis à une obligation de discrétion absolue à l’égard des informations rêvant un caractère confidentiel et présentées comme telles par la Direction
Chaque réunion donnera lieu à un compte rendu détaillé établi par la Direction et adressé à tous les participants.
Les comptes-rendus anonymisés seront transmis au CSEC dans le cadre des réunions d’information et de consultation sur le suivi de l’accord RCC.

  • Engagements de la Société 3M France

La Direction s’engage à ne procéder à aucun licenciement pour motif d’ordre économique individuel ou collectif contraint sur les postes menacés tels que définis au I de la Partie 1 pour une durée courant à compter de la signature du présent accord et jusqu’au 30 septembre 2025, en cas d’ouverture de la seconde fenêtre de volontariat prorogeant la première pour les candidatures au départ volontaire dans le cadre d’un projet professionnel.

  • Information de la DREETS

La DREETS sera associée au suivi des mesures du présent accord dans les conditions prévues par les dispositions légales et réglementaires en vigueur. A ce titre, elle recevra notamment un bilan des ruptures intervenues dans le cadre de la mise en œuvre du présent accord établi par la Société.
PARTIE VI : DISPOSITIONS FINALES


  • VALIDATION DU PRESENT ACCORD

Le présent accord sera soumis à la validation de la DREETS, conformément aux dispositions de l’article L. 1237-19-3 du Code du travail.
La Société transmettra l’accord à la DREETS au lendemain de sa signature en vue de sa validation.

  • DUREE DE L’ACCORD - REVISION

Durée de l’accord

Le présent accord entre entra en vigueur à compter de sa validation par la DRIEETS :
  • En cas de décision expresse : à partir du jour qui suit la réception par la Direction de la notification de la décision de validation du présent accord par la DRIEETS
  • En cas de décision tacite à partir du jour qui suit l’expiration de 15 jours qui court à compter de la réception par la DRIEETS du dossier complet de demande de validation
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée à compter du lendemain de la décision de validation expresse ou tacite et jusqu’au 30 septembre 2025.
Les mesures sociales qui seraient en cours d’application à la date d’expiration du présent contrat se poursuivront jusqu’à leur terme.

Révision de l’accord

Cet accord pourra, le cas échéant, être révisé à tout moment à la demande d’une partie signataire conformément aux dispositions de l’article L.2222-5 du Code du travail.
Toute demande de révision du présent accord par une partie signataire devra être notifiée aux autres parties par lettre recommandée avec accusé de réception.
Cette notification devra être obligatoirement accompagnée d’un exposé des motifs de la demande et propositions de révision sur les thèmes dont il est demandé la révision.
Les négociations au sujet des demandes de révision devront obligatoirement être initiées au plus tard dans un délai de huit (8) jours calendaires à compter de la réception de la notification de demande de révision par l’ensemble des parties concernées.
Toute disposition modifiant le présent accord devra faire l’objet d’un accord entre l’ensemble des Parties signataires et donnera lieu à l’établissement d’un avenant au présent accord.
Si un accord de révision est valablement conclu, ses dispositions se substitueront de plein droit aux dispositions du présent accord qu’il modifie.
Toutefois, la modification de toute disposition qui fait l’objet d’un contrôle de la DREETS en application de l’article L 1237-19-3 du code du travail ne pourra entrer en vigueur que sous réserve d’une nouvelle validation de la DREETS ou après notification de celle-ci de son incompétence au regard de la ou des modification(s) apportées.

  • PUBLICITE ET DEPOT

Les formalités de publicité et de dépôt du présent accord collectif seront réalisées dans les conditions et selon les modalités prévues par la loi.
Fait à Cergy Pontoise, le 21 Mai 2024.
En 5 exemplaires,

Pour la Société

Pour les organisations syndicales représentatives



,
Directeur des Ressources Humaines



CFTC,
, en sa qualité de Délégué Syndical Central.


CFE-CGC,
, en sa qualité de Délégué Syndical Central.


FO,
, en sa qualité de Délégué Syndical Central.

Mise à jour : 2024-06-11

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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