Accords d'entreprise

Accord d'entreprise ARRIVE

UN ACCORD SUR LA GESTION DES EMPLOIS ET DES PARCOURS PROFESSIONNELS ET SUR LA MIXITE DES METIERS

10 accords de la société ARRIVE

Le 17/11/2017


Accord sur la gestion des emplois et des parcours professionnels et sur la mixité des métiers.

Article L2242-20 du Code du travail


ENTRE


La Société ARRIVE SAS

Ci-après désignée par « L’Entreprise »

d'une part,


ET


Le syndicat CFDT,

Le syndicat CGT,


Ci-après désignée par « Les organisations syndicales »

d'autre part,


Préambule


Lors de la réunion en date du 16 février 2017 le Comité Central d’entreprise a été consulté conformément aux dispositions de l’article L2323-10 C.trav. sur les orientations stratégiques de l’entreprise et leurs conséquences sur l’activité, l’emploi, l’évolution des métiers et des compétences, l’organisation du travail, le recours à la sous-traitance, à l’intérim, à des contrats temporaires et à des stages.

Le Comité Central d’Entreprise a remis un avis favorable avec réserve en date du 3 avril 2017.

Dans la suite de cette présentation et afin d’anticiper les conséquences identifiées la direction s’est mise en réflexion pour proposer à la négociation un accord conformément aux dispositions de l’article L2242-20 C.trav.

Ainsi, le présent accord a pour volonté d'accompagner professionnellement les salariés face aux adaptations économiques et sociales que va nécessiter le développement du projet industriel de la société, et de prendre en compte les itinéraires et les projets professionnels et personnels des salariés liés aux évolutions des organisations et des structures d'emploi induites par le développement de ce projet.
Les parties signataires conviennent que la mise en œuvre d'une démarche de GPEC est l'un des éléments permettant à la société de s'adapter et aux salariés d'évoluer.
C’est dans ce contexte que les parties ont négocié le présent accord dans le cadre des articles L.2242-20 et suivants du code du travail afin de poursuivre des axes majeurs :

  • Une communication claire sur les axes stratégiques de l’entreprise permettant de pressentir les évolutions futures,

  • La mise en place d'un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences,

  • La définition de mesures d'accompagnement des personnels susceptibles de lui être associées, afin que chacun les appréhende pleinement et en maîtrise le contenu.

A cette fin doivent être notamment pris en compte les éléments suivants :

  • La mise en place des actions de formation permettant de développer les compétences du personnel et de favoriser son évolution professionnelle en phase avec les besoins exprimés par l’entreprise pour l’avenir projeté,
  • La définition d'une politique d'emploi préservant les intérêts de l'entreprise à court et moyen terme, tout en respectant la réglementation et les droits des salariés,
  • Une concertation renforcée et constructive entre les partenaires sociaux sur les problématiques d'emploi et de parcours,
  • Les synergies offertes par l’appartenance à un Groupe,
  • La priorité donnée, en cas de poste vacant, aux candidatures internes à partir du moment où elles remplissent les conditions requises pour le tenir,
  • La recherche de la meilleure adaptation compétence / hommes /postes,

Table des matières

TOC \o "1-3" \h \z \u

1ère partie – Mise en place d’un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et grandes orientations de la formation PAGEREF _Toc472953143 \h 3

I – Informer sur le projet industriel et commercial de la société et analyser les impacts sur le structure de l’emploi. PAGEREF _Toc472953144 \h 3

A – Grands principes et orientations stratégiques à 3 ans. PAGEREF _Toc472953145 \h Erreur ! Signet non défini.

B – Impacts prévisibles sur la structure de l’emploi et les organisations PAGEREF _Toc472953146 \h 3

1 - Distinction entre les métiers et les postes PAGEREF _Toc472953147 \h 3
2 - Typologie des métiers PAGEREF _Toc472953148 \h 3

C – Processus d’information des représentants du personnel PAGEREF _Toc472953149 \h 3

II – Informer sur les évolutions prévisibles des emplois et compétences de la société, et recenser et évaluer les compétences. PAGEREF _Toc472953150 \h 3

A – Les outils internes à l’entreprise PAGEREF _Toc472953151 \h 3

1 – L’entretien annuel PAGEREF _Toc472953152 \h 3
2 – L’entretien professionnel PAGEREF _Toc472953152 \h 3

B – Les outils à disposition d’une démarche individuelle des salariés PAGEREF _Toc472953153 \h 3

III - Accompagner les salariés sur l’évolution de leurs compétences : outils mobilisables pour le mise en adéquation des besoins et des ressources PAGEREF _Toc472953154 \h 3

A – Les orientations de la formation professionnelle PAGEREF _Toc472953155 \h Erreur ! Signet non défini.

B – La mobilité interne ou sein de l’entreprise ou du Groupe PAGEREF _Toc472953156 \h 3

2ème Partie : Autres dispositions PAGEREF _Toc472953157 \h 3

I – Perspectives de recours par l’employeur aux différents types de contrats précaires. PAGEREF _Toc472953158 \h Erreur ! Signet non défini.

II – Conditions dans lesquelles les entreprise sous-traitantes sont informées des orientations stratégiques. PAGEREF _Toc472953159 \h 3

3ème partie – dispositions diverses PAGEREF _Toc472953160 \h 3

A – Bilan PAGEREF _Toc472953161 \h 3

B – Révision – dénonciation PAGEREF _Toc472953162 \h 3

1 – Révision PAGEREF _Toc472953163 \h 3
2 – Dénonciation PAGEREF _Toc472953164 \h 3

C – Publicité & dépôt PAGEREF _Toc472953165 \h 3


D - Publication de l’accord15

1ère partie – Mise en place d’un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et grandes orientations de la formation

I – Informer sur le projet industriel et commercial de la société et analyser les impacts sur le structure de l’emploi.

B – Impacts prévisibles sur la structure de l’emploi et les organisations


Les parties définissent une typologie des métiers avec pour objectif d'établir une cartographie des métiers.
La cartographie permet de mieux appréhender les passerelles entre les métiers, et les incitations pour aller d’un type de métiers vers un autre type de métiers.
La GPEC vise ainsi à anticiper les évolutions de carrière et d’emplois pour les adapter aux nouveaux besoins de l’entreprise en tenant compte des progrès technologiques et des contraintes économiques.
Elle permet aussi de définir un langage commun entre les parties.
Au regard de l'activité de la société et son environnement, les parties ont identifié 4 types de métiers qui permettent de catégoriser l'ensemble des compétences identifiées :
  • les métiers stables,
  • les métiers en évolution.
  • les métiers d’avenir,
  • les métiers en tension,
1 - Distinction entre les métiers et les postes

Le métier se définit comme un ensemble d'activités réalisables par une personne, dans le cadre d'un poste de travail, grâce à un savoir-faire acquis, par l'apprentissage ou l'expérience. Il correspond à un regroupement de postes qui présente suffisamment de proximité en termes de finalités, d'activités et de compétences.
Il doit être distingué de la notion de poste, qui correspond à l'exercice de tâches déterminées liées à un emploi, c'est-à-dire liées aux spécificités d'un métier dans l'entreprise.

2 - Typologie des métiers

  • Les métiers stables

Il s’agit des métiers dont les tâches n'évoluent pas significativement, car ils ne font pas l'objet d’évolutions technologiques et qui sont en phase avec les besoins identifiés en correspondance avec les orientations stratégiques.

Il s’agit principalement des métiers suivants :

  • Opérateur de production

  • Magasinier

  • Télévente

  • Chauffeur

  • Les métiers en évolution

Il s’agit des métiers qui connaissent, de par le contexte économique, législatif, technique, technologique, une évolution de leur champ de compétences.
Le maintien du salarié dans ce type d’emploi passe par un maintien de ses compétences du fait de son investissement personnel et de l’identification et la mise à disposition de formations d’adaptation / de recyclage.

Il s’agit principalement des métiers suivants :

- Technicien/Agent de maintenance industrielle

- Conducteur de machine, Conducteur de ligne

- Manager de proximité en production (Responsable atelier, Responsable d’équipe)

- Santé au travail (médecin du travail, infirmier)


  • Les métiers d’avenir

Il s'agit de métiers en création, inexistants à ce jour, ou voir, en très forte évolution.
L'évolution du contexte, la stratégie, les rend nécessaires au développement de la société à plus ou moins long terme.
Ce sont donc des métiers qui pourront générer à terme de l'emploi.
Il s’agit des métiers suivants :

- Technicien de maintenance en robotique, Automatisme

- Informaticien développeur Web – digitalisation – sécurité numérique

- Métiers liés à l’environnement, au développement durable


  • Les métiers en tension

Il s’agit de métier pour lesquels les difficultés de recrutement sont réelles sur le marché de l’emploi.

Il s’agit principalement des métiers suivants :

- Technicien de maintenance polyvalent mécanique, électricité, automatisme,

- Automaticien et informatique industrielle

- Managers en production (responsable de production, d’atelier, d’équipe)

- Conducteurs de ligne

- Découpeur, Désosseur

- Métiers d’abattage

- Chauffeur vif

Un métier en tension est aussi un métier pour lequel les perspectives d'évolutions économiques, organisationnelles ou technologiques peuvent entraîner une baisse probable des effectifs, et/ou une évolution importante de périmètre de compétences nécessitant un programme collectif d’incitation à l’évolution professionnelle.

C – Processus d’information des représentants du personnel


La stratégie de l’entreprise et ses effets sur l’emploi sont exposés par la direction au Comité Central d’Entreprise. Dans cette perspective, la direction s’assurera d’un dialogue social de qualité avec le Comité Central d’Entreprise concernant notamment, le déploiement de ses activités, les évolutions techniques et commerciales de l’entreprise, ainsi que tous projets stratégiques susceptibles d’avoir une incidence sur le volume et la structure de l’emploi.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences constitue pour l’entreprise un élément du dialogue social.
Dans ces conditions, le présent accord réaffirme la volonté de la Direction et des Partenaires Sociaux de dynamiser la GPEC par l’adoption d’engagements et de mesures concrètes.
Pour rappel, lors de chaque réunion du Comité d’Entreprise, la Direction présente un bilan chiffré de l’activité commerciale, en le comparant notamment avec l’année précédente. Lors de ces réunions, la Direction donne également la tendance d’activité pour les mois à venir, en vue des commandes passées et à venir.

II – Informer sur les évolutions prévisibles des emplois et compétences de la société, et recenser et évaluer les compétences.


Afin de permettre à chaque salarié de conserver / adapter / développer ses compétences, les parties signataires du présent accord souhaitent informer les salariés sur les outils à sa disposition.

A – Les outils internes à l’entreprise


1 – L’entretien annuel
Public : Agent de maîtrise et cadre.
Fréquence : Annuelle
Mené par : Le Manager
Objectif : Cet entretien a pour objectif de réaliser une synthèse de l’année écoulée (principaux faits marquants, appréciation de la pratique professionnelle) ; identifier les perspectives de l’année à venir en fixant des objectifs et évoquer le développement des compétences ; échanger sur les souhaits d’évolution et les actions de formation envisageables.
L’entretien annuel correspond à l’entretien professionnel pour les TAM et les Cadres. Il donne lieu à la rédaction d’un document.

2 – L’entretien professionnel

Les parties souhaitent que l’entretien professionnel soit un vrai outil de suivi du parcours professionnel et de formation du salarié.

Public : Tous les salariés
Fréquence : Tous les deux ans
Mené par : Le Manager
Objectif : Les parties souhaitent que l’entretien professionnel soit un vrai outil de suivi du parcours professionnel et de formation du salarié. En effet l’entretien professionnel est l’occasion d’une présentation des différentes typologies de formations professionnelles possibles et des moyens mis à disposition du salarié qui souhaiterait faire évoluer ses compétences.

Il est précisé qu’à l'occasion de son embauche, tout salarié est informé qu'il bénéficie tous les deux ans d'un entretien professionnel avec son employeur consacré à ses perspectives d'évolution professionnelle, notamment en termes de qualification et d'emploi.
Cet entretien professionnel donne lieu à la rédaction d'un document dont une copie est remise au salarié.

En outre, cet entretien est également proposé de manière systématique au salarié qui reprend son activité à l'issue :
D'un congé de maternité ;
D'un congé parental d'éducation (y compris sir temps partiel) ;
D'un congé de proche aidant  
D’un congé de solidarité familiale;
D'un congé d'adoption ;
D'une période de mobilité volontaire sécurisée ;
D'un arrêt longue maladie ;
D'un congé sabbatique ;
D’un mandat syndical ;

Ces entretiens professionnels donnent lieu également à la rédaction d'un document.

En outre, tous les 6 ans l'entretien permet à l'employeur de faire avec chaque salarié un état des lieux récapitulatif de son parcours professionnel dans l'entreprise. Cet état des lieux permet de vérifier, si au cours des 6 dernières années, le salarié a bénéficié des entretiens professionnels biennaux et :

  • Suivi au moins une action de formation ;
  • Acquis des éléments de certification par la formation ou par une validation des acquis de son expérience ;
  • Bénéficié d'une progression salariale ou professionnelle.


Au cours de l’ensemble de ces entretiens, si cela est nécessaire, le salarié aura la possibilité de demander à rencontrer le responsable ressources Humaines afin qu’il soit informé du positionnement du métier qu’il exerce et des outils de GPEC à sa disposition.


3 – Entretien de fin de mandat pour les représentants du personnel.

Public : Représentants du personnel titulaires ou les titulaires d'un mandat syndical qui bénéficient d'heures de délégation (quel que soit son nombre d’heures de délégation) .

Fréquence : A la fin du mandat à la demande du salarié ou de l’entreprise, en même temps que l’entretien professionnel.

Mené par : le manager et éventuellement un membre de la fonction RH

Objectif : Procéder au recensement des compétences acquises au cours du mandat et préciser les modalités de valorisation de l'expérience acquise

B – Les outils à disposition d’une démarche individuelle des salariés


1 - Bilan de compétences
Afin d’encourager la définition d'un projet professionnel, les salariés peuvent bénéficier à leur initiative et sous réserve d'une ancienneté minimum d'un an dans l'entreprise, d'un bilan de compétences.
Ce bilan de compétences est mis en œuvre en dehors du temps de travail. La prise en charge financière du bilan de compétences est assurée, en priorité et à la demande du salarié, par le dispositif du FONGECIF ou par celui du Compte personnel de formation.
Ce type d'action de bilan contribue à l'élaboration, par le salarié concerné, d'un projet professionnel pouvant donner lieu, le cas échéant, à la réalisation d'actions de formation et permettant d’évoluer vers un autre métier.


2 - VAE
Les salariés peuvent aussi bénéficier d’une validation des acquis de l'expérience. La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) permet aux salariés de valoriser les compétences acquises au cours de leur expérience professionnelle par l'obtention d'un diplôme, d'une qualification ou d'un titre professionnel enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), à condition de justifier d'au moins trois ans d'activité professionnelle en rapport avec la certification visée.
Afin de soutenir le salarié dans son projet professionnel, un accompagnement individualisé au cours de la démarche de VAE pourra être mis en place par le service RH. Dans tous les cas, le salarié devra déposer une demande de congé de VAE auprès du Fongecif en vue d'obtenir une prise en charge. En cas de refus de ce dernier, la société examinera avec le salarié les autres possibilités de financement, en lien avec les organismes compétents.
La société pourra étudier la possibilité de mettre en œuvre, le cas échéant, des VAE collectives, en lien avec la branche professionnelle et les organismes compétents, afin d'accompagner en particulier l'évolution des emplois sensibles.

3 - Le CPF : Le compte personnel de formation
Le

compte personnel de formation (CPF) est un droit universel d’évolution professionnelle attaché à la personne, tout au long de sa vie active jusqu'à sa retraite. Il remplace le Droit Individuel à la Formation (DIF) depuis le 1er janvier 2015.

Il donne accès à un socle de 150 heures de formation sur plusieurs années : le compte permet de capitaliser des heures de formation à raison de 24 heures par an jusqu’à 120 heures, puis de 12 heures jusqu’à la limite de 150 heures au total, pour un CDI à temps plein (et due à proportion du temps de travail effectué pour un temps partiel ou un CDD).

Tout salarié peut prendre l’initiative d’utiliser son compte personnel de formation afin de concrétiser son projet de formation. La formation se déroule en dehors du temps de travail. Il est rappelé lorsque la formation est suivie en tout ou partie sur le temps de travail, le salarié doit recueillir l’accord préalable du service RH.

Le CPF a pour ambition d’accroître le niveau de qualification de chacun et de sécuriser les parcours. Il vise :
  • L’acquisition d’un socle de connaissances et de compétences,
  • L'accompagnement à la validation des acquis de l’expérience (VAE),
  • Des formations obligatoirement certifiantes inscrites sur des listes accessibles à tout titulaire d’un compte telles que :
  • une certification inscrite au répertoire national de la certification professionnelle (RNCP) ;
  • un certificat de qualification professionnelle (CQP) de branche ou interbranche ;
  • une certification correspondant à des compétences transversales exercées en situation professionnelle inscrites à l’inventaire par la commission nationale de la certification professionnelle.
4 – Le CIF : congé individuel de formation.
Le CIF peut permettre à un salarié de suivre, à sa seule initiative et à titre individuel, des actions de formation de son choix, même s’il participe déjà à des stages compris dans le plan de formation de l’entreprise.
Le salarié doit respecter les conditions suivantes ;
- Ancienneté : 24 mois en tant que salarié (consécutifs ou non et quelle que soit la nature des contrats de travail) dont 12 mois dans l’entreprise.
- Délai de franchise : Si le salarié a déjà bénéficié d’un CIF, il devra respecter un délai de franchise de 6 mois minimum.
Le dossier devra être déposé auprès du FONGECIF dans les conditions requises par l’organisme. Une commission paritaire examinera le dossier.


III - Accompagner les salariés sur l’évolution de leurs compétences : outils mobilisables pour la mise en adéquation des besoins et des ressources


B – La mobilité interne ou sein de l’entreprise ou du Groupe

1 – Information sur les postes disponibles

Afin de postuler sur un poste au sein du Groupe ou de l’entreprise, le salarié s’adressera à son chef de service et déposera un CV et une lettre de motivation. Il entrera ensuite dans un processus classique de recrutement.

Tout salarié du Groupe qui postule à un poste en interne aura une suite donnée à sa candidature… (orale/ écrite).

Au sein de l’entreprise

Les postes ouverts en interne sont communiqués sur les panneaux d’affichage : le détail de l’annonce et le profil souhaité est indiqué. Les candidatures (CV et Lettre de motivation) doivent être transmises au service RH par mail ou papier.
Un délai de plusieurs semaines est laissé entre la diffusion de l’offre et la clôture des candidatures.
Chaque salarié postulant en interne bénéficiera d’un entretien et sera reçu individuellement pour lui expliquer si sa candidature est retenue ou pas et les raisons. Cet entretien sera réalisé par le service RH du site si la candidature n’a pas été retenue par le site recruteur.
Par ailleurs, et afin de faire découvrir d’autres métiers à ses collaborateurs, l’entreprise organisera dans chaque établissement une journée « Mobilité».
Lors de cette journée des salariés en interne ou d’autres sites, pourront réaliser, sans perte de salaire avec le maintien des primes habituellement versées, un test sur un autre poste pouvant ainsi susciter de la mobilité.
L’entreprise, selon l’engouement qu’elle suscitera, s’engage à renouveler cette opération chaque année sur la durée du présent accord.

Au sein du groupe

Les moyens mis en œuvre pour développer la mobilité sont les suivants :
  • Relais mobilité : Tous les postes ouverts en interne sont affichés sur le site de mensuellement et consultables sur le site internet LDC.
  • Renseignements : Le salarié souhaitant se renseigner sur les mobilités au niveau du groupe peut prendre contact avec le service RH qui l’accompagnera et le renseignera sur les métiers du groupe et/ou les entreprises et leur localisation.
2 – Les dispositifs pour accompagner la mobilité à l’intérieur de l’entreprise
Le salarié s’étant déclaré intéressé à une mobilité à l’intérieur du site bénéficiera de la possibilité de découvrir pendant une journée le poste pour lequel il s’est déclaré intéressé. A l’issue de cette découverte un entretien « bilan » sera réalisé avec le responsable d’atelier.
3 – Les dispositifs pour accompagner la mobilité entre les sites ou société du Groupe: Le passeport mobilité
Afin de sécuriser les transferts, le salarié muté pourra bénéficier des conditions indiquées dans le passeport mobilité, notamment sur :
  • Conditions matérielles de mobilité
  • Transfert des congés…
  • Reprise d’ancienneté
Le passeport mobilité est à disposition de tout salarié au service RH de l’entreprise. Il sera remis à tout salarié se déclarant intéressé par une mobilité.
2ème Partie : Autres dispositions

Les parties ont également abordé les autres points de l’article L 2242-20 c.trav.

II – Conditions dans lesquelles les entreprise sous-traitantes sont informées des orientations stratégiques.

Dans la mesure où les orientations stratégiques auraient des incidences sur l’emploi, les métiers et les compétences de l’entreprise, l’interlocuteur du sous-traitant sera informé de ses conséquences par son interlocuteur interne et ce dans un délai maximum de 2 mois après le recueil d’avis. Il sera informé par tout moyen, et dans le cas où l’entreprise représenterait plus de 50 % de son chiffre d’affaires, un rendez-vous lui sera proposé.

3ème partie – dispositions diverses

A – Bilan


Conformément aux dispositions de l’article L2242-20 du Code du travail, un bilan devra être dressé à l’échéance du dispositif.
Une commission de suivi de cet accord GPEC composée d’ élus de l’ organisation syndicale signataire se réunira chaque année afin de faire le bilan des actions réalisées avec des indicateurs de suivi sur l’année écoulée et de proposer des pistes d’amélioration pour l’année suivante sur les thèmes qui le nécessiteront.
Les parties se réservent la possibilité d’évoquer les termes du présent accord en cours de période d’application. La demande devra en être faite par courrier et les dispositions du présent accord seront alors évoquées lors de la plus prochaine date de négociation.

B – Révision – dénonciation


Le présent accord s’appliquera à compter du 17 novembre 2017.
Il est conclu pour une durée de 3 années. Il ne pourra produire effet au-delà du 16 novembre 2020.
1 – Révision
Chaque partie signataire ou adhérente peut demander la révision de tout ou partie du présent accord. Toute demande de révision devra être adressée par lettre recommandée avec AR à chacune des autres parties signataires ou adhérentes et comporter outre l’indication des dispositions dont la révision est demandée, des propositions de remplacement. La société devra dès lors provoquer une première réunion de négociation. Les dispositions de l’accord dont la révision est demandée resteront en vigueur jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord ou à défaut seront maintenues.
Si la révision survient en cours de négociations annuelles obligatoires, aucune formalité particulière préalable n’est requise.
2 – Dénonciation

Le présent accord pourra être dénoncé par l’une ou l’autre des parties signataires adhérentes, et selon les modalités suivantes. La dénonciation sera notifiée par lettre recommandée avec AR à chacune des autres parties signataires ou adhérentes et déposée auprès de la DIRECCTE et au Secrétariat-greffe du Conseil de Prud’hommes. Une nouvelle négociation devra être envisagée, à la demande de l’une des parties le plus rapidement possible et au plus tard, dans un délai de trois mois suivant la réception de la lettre de dénonciation. Pour le surplus, il est fait application des dispositions des articles L.2222-6 et suivants du code du travail.


C – Publicité & dépôt


A l'expiration du délai d'opposition, le présent accord donnera lieu à dépôt dans les conditions prévues aux articles L. 2231-6 et D. 2231-2 du Code du travail, à savoir dépôt en deux exemplaires, dont une version sur support papier signée des parties et une version sur support électronique auprès de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi des Pays de la Loire Cité administrative Travot BP 789 85020 La Roche sur Yon et en un exemplaire auprès du greffe du conseil de prud'hommes de La Roche sur Yon ZAC de l’Horbétoux 85018 La Roche sur Yon.
Le présent accord est fait en nombre suffisant pour remise à chaque partie et sera porté à la connaissance du personnel par voie d’affichage.

D – Publication de l’accord

Les parties signataires conviennent que les dispositions des articles :
1ère Partie : Point I – A - Grands principes et orientations stratégiques à 3 ans
Point III - A - Les orientations de la formation professionnelle
2ème Partie : Point I – Perspectives de recours par l’employeur aux différents types de contrats précaires
ne doivent pas faire l’objet d’une publication dans la base de données nationale visée à l’article L. 2231-5-1 du code du travail.
Les parties signataires conviennent que la publication dans la base de données nationale visée à l’article L. 2231-5-1 du code du travail sera réalisée de manière anonyme.
Ces demandes seront formulées sur un document spécialement établi à cet effet et communiquée lors du dépôt de l’accord.




Fait en 6 exemplaires originauxA Saint Fulgent, le 17 novembre 2017



Pour l'organisation syndicale CFDT

Pour l'organisation syndicale CGT


Pour la société ARRIVE SAS