Accord d'entreprise ASTELLAS PHARMA

ACCORD SUR LE DROIT A LA DECONNEXION AU SEIN D’ASTELLAS PHARMA SAS

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 01/01/2030

17 accords de la société ASTELLAS PHARMA

Le 15/12/2025


ACCORD SUR LE DROIT A LA DECONNEXION AU SEIN D’ASTELLAS PHARMA SAS




ENTRE LES SOUSSIGNES :

Astellas Pharma SAS, représentée par Monsieur ………………….., Responsable des Relations sociales.


Ci-après dénommée « Astellas Pharma »

D’une part,

ET :

Les organisations syndicales représentatives signataires du présent accord


SECIF/CFDT, représentée par Madame …………………….., en sa qualité de Déléguée Syndicale

FO Pharmacie, représentée par Madame ………………………………, en sa qualité de Déléguée Syndicale


UNSA Pharma, représentée par Madame …………………………., en sa qualité de Déléguée Syndicale


Ci-après dénommées « Les Organisations Syndicales »

D’autre part,




Il est convenu les présentes dispositions :

SOMMAIRE


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Préambule PAGEREF _Toc216684249 \h 3

Article 1 – Définition PAGEREF _Toc216684250 \h 3

Article 2 – Acteurs PAGEREF _Toc216684251 \h 3

Article 3 – Piliers PAGEREF _Toc216684252 \h 4

3.1. Respect des temps de repos PAGEREF _Toc216684253 \h 4

3.1.1. Périmètre PAGEREF _Toc216684254 \h 4

3.1.2. Mise en œuvre PAGEREF _Toc216684255 \h 4

3.2. Bon usage des outils mis à disposition PAGEREF _Toc216684256 \h 5

3.3. Rationalisation des réunions PAGEREF _Toc216684257 \h 5

3.4. Sensibilisation, formation, outils PAGEREF _Toc216684258 \h 5

3.4.1. Actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques PAGEREF _Toc216684259 \h 5

3.4.2. Outils en libre accès / Bien-être, santé & sécurité au travail PAGEREF _Toc216684260 \h 6

3.4.3. Sensibilisation & rappels PAGEREF _Toc216684261 \h 6

3.5. Charge de travail et évaluation de la performance PAGEREF _Toc216684262 \h 6

Article 4 – Durée, publicité, dépôt PAGEREF _Toc216684263 \h 7

Article 5 – Révision PAGEREF _Toc216684264 \h 7




Préambule


Au fil des années, les technologies de l’information et de la communication (TIC) se sont imposées comme des composantes incontournables du quotidien des collaborateurs.

Ils permettent d’accroitre l’accessibilité, la réactivité et l’efficacité de tous, et de faciliter l’organisation des individus comme du collectif.

La place des TIC a connu une particulière accélération avec la crise sanitaire, qui a conduit à un recours accru au travail à domicile, et ainsi une connexion permanente avec les outils informatiques.
Les collaborateurs ont ainsi pu maintenir un contact constant et visuel avec leurs collègues et interlocuteurs externes. L’activité de la société a pu être maintenue dans sa quasi-intégralité, entérinant les TIC comme composants déterminants pour la fluidité et le bon fonctionnement de l’organisation.

Les atouts que représentent les TIC ne doivent cependant pas éclipser les risques induits par leur présence constante et leur instantanéité, menaçant parfois l’équilibre de travail et de vie des collaborateurs.

S’inscrivant dans la continuité de l’accord sur le droit à la déconnexion signé le 20 octobre 2021 et appliqué le 1er novembre 2021, les parties ont ainsi souhaité réaffirmer les principes indispensables à une utilisation à bon escient des outils mis à la disposition des collaborateurs d’Astellas.


Article 1 – Définition


La déconnexion est entendue comme un droit indispensable au respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale des collaborateurs.

Chaque salarié a donc le droit de ne pas répondre aux messages et appels reçus en dehors de ses heures habituelles de travail.

Cette définition implique deux éléments essentiels :

  • Le droit à la déconnexion concerne l’ensemble des salariés de la société Astellas France, indépendamment de leur statut et de leur temps de travail (forfait jour ou décompte horaire).


  • Le droit à la déconnexion s’applique en dehors des temps de mise à disposition de l’employeur. Il est ainsi rappelé qu’il trouvera sa modération dans les temps indispensables au bon fonctionnement de la société et à la continuité de ses activités (exemple : périodes d’astreintes).



Article 2 – Acteurs

L’entreprise se positionne comme le garant du cadre défini en faveur du droit à la déconnexion. Elle affiche l’ambition et la politique qu’elle souhaite implémenter en la matière, fondée sur la responsabilisation de chaque collaborateur et manager, la bienveillance et le soin que nous devons nous apporter mutuellement, et impulse ainsi le positionnement de tous les collaborateurs sur le sujet de l’équilibre de vie.

En effet, le respect du droit à la déconnexion préserve au salarié sa sphère privée et lui permet ainsi de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle, préserve sa santé physique et mentale, et contribue au bien-être et à l’épanouissement au travail.

Néanmoins, le droit à la déconnexion est un droit individuel avant tout.

Dès lors que le cadre instauré le lui permet,

chaque collaborateur doit devenir un acteur actif en faveur de son propre équilibre, en évaluant ses limites personnelles et en les communiquant, ainsi qu’en étant attentif à l’impact que son utilisation des TIC peut avoir sur ses collègues et sur le collectif.


Le management, enfin, occupe une place particulière dans l’animation du droit à la déconnexion. Il se doit d’être exemplaire sur cette question, en véhiculant les bons messages et en adoptant la bonne posture auprès des collaborateurs.

Il est un acteur incontournable dans cette démarche en étant pro-actif quant aux plages horaires de déconnexion auprès de son équipe.


Article 3 – Piliers


3.1. Respect des temps de repos


3.1.1. Périmètre


Le droit à la déconnexion s’applique sur les temps non travaillés des collaborateurs, c’est-à-dire :
  • Les périodes de repos entre deux journées de travail
  • Le temps nécessaire à la prise du repas
  • Les congés, RTT et jours fériés non travaillés
  • Les suspensions de contrat de travail

Les parties conviennent de la difficulté attachée à la fixation de plages horaires rigides pour l’application du droit à la déconnexion.
En effet, le maintien d’horaires variables permet à chaque individu d’organiser sa journée de manière optimale et cohérente avec des interactions professionnelles parfois internationales, dans le respect de son temps de travail comme de son équilibre personnel.
L’imposition de créneaux de déconnexion fixes auraient pour effet de rigidifier l’organisation de tous.

Néanmoins, il est rappelé que chaque collaborateur doit bénéficier du temps de repos minimal suivant :
  • 11 heures consécutives entre deux journées
  • 35 heures consécutives une fois par semaine

et que, durant ces périodes minimales, le droit à la déconnexion s’appliquera.

3.1.2. Mise en œuvre


Durant les périodes visées à l’article 3.1.1, la connexion du collaborateur ne pourra, sauf cas de force majeure, résulter que d’un choix personnel.

Aucun collaborateur n’est tenu de se connecter à ses outils informatiques professionnels (smartphone, ordinateur, tablette, messageries, logiciels, …) en dehors de ses horaires habituels de travail.

En parallèle, dès lors que les congés ou suspensions de contrat sont connus des membres de l’entreprise (et ce quel que soit sa place dans l’organisation), chacun se doit de respecter la déconnexion qui y est associée, en limitant au maximum l’émission de mails, appels, ou autres messages à destination du collaborateur en repos.

Cette discipline implique la systématisation des messages d’absence automatique, avec mention de la personne à contacter en cas d’urgence pendant les périodes de congés et d’absence.

Lorsqu’un collaborateur est amené à travailler sur des plages exceptionnelles (après 19h00 ou avant 8h00), il doit privilégier, sauf exception liée à la continuité de l’activité, l’indication dans leur signature électronique la mention suivante : « 

les mails reçus sur le créneau 19h - 8h en semaine, durant le weekend, les jours fériés et congés, ne demandent ni prise de connaissance, ni réponse immédiate. ».


3.2. Bon usage des outils mis à disposition


Les outils informatiques mis à la disposition des collaborateurs sont un atout précieux pour le bon exercice de leurs fonctions, dès lors qu’ils sont utilisés avec rigueur et à bon escient.

Des rappels seront diffusés à l’ensemble des collaborateurs en poste, ainsi qu’aux futurs arrivants, mettant l’accent sur les points suivants :
  • Rappel des outils de communication existants (Teams, Whatsapp, mail, téléphone), et des utilisations préconisées
  • Principe d’une utilisation raisonnée des emails :
  • Choix des destinataires / utilisation de la fonction « cci » (copie cachée) pour les envois à tous les collaborateurs limitant ainsi les « réponses à tous »
  • Objet clair et faisant état du degré d’urgence si nécessaire
  • Utilisation adéquate de la fonction « cc » (copie)
  • Utilisation de la fonction « envoi différé »
  • Utilisation raisonnée et responsable des emails, afin d’en limiter le nombre
  • Rappel de l’importance de l’usage du téléphone pour le désencombrement des boîtes mail et le maintien de la proximité, lorsque cela est possible

3.3. Rationalisation des réunions


Le droit à la déconnexion doit également passer par une optimisation des réunions physiques mais aussi des réunions en visio-conférence.
Pour cela, certains principes clés doivent être respectés au moment de l’organisation comme du déroulé des réunions :
  • Ambition affichée d’une après-midi sans réunions par semaine, le vendredi
  • Programmation prenant en compte si possible les agendas des participants et les temps de trajets éventuels
  • Programmation en dehors des temps de repos et de repas
  • Paramétrage réfléchi de la durée de la réunion
  • Respect des créneaux établis
  • Limitation de l’utilisation des outils de communication durant les réunions pour une meilleure concentration

3.4. Sensibilisation, formation, outils


L’effectivité du droit à la déconnexion passe nécessairement par la communication des principes adoptés au sein du présent accord auprès des collaborateurs.

3.4.1. Actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques


Les parties soulignent la nécessité de rester vigilants au cours de l’application du présent accord sur les éventuels besoins en formation et sensibilisation sur les outils, et sur les postures individuelles face à leur développement. Ces initiatives seront proposées tant au siège que sur le terrain, en utilisant le canal le plus adapté (présentiel, distanciel, etc).

3.4.2. Outils en libre accès / Bien-être, santé & sécurité au travail


De nombreux outils, dispositifs, fiches pratiques, webinaires et ateliers sont mis à la disposition des collaborateurs dans le cadre de leur bien-être, santé & sécurité au travail :
  • Sur l’intranet RH au lien suivant : Bien-être, santé & sécurité au travail avec notamment une ligne d’écoute ouverte 24h sur 24, 7 jours sur 7 (Programme d’assistance aux employés), le dispositif des lanceurs d’alerte, le Document unique d’évaluation des risques professionnels ou encore les dispositifs relatifs aux risques en entreprise avec des fiches pratiques.

  • Sur Harvard ManageMentor au lien suivant : Harvard ManageMentor | Courses permettant de choisir à la carte une formation dédiée comme savoir déléguer, gestion des réunions, bien gérer son temps etc.

  • Sur le portail Welii (mutuelle WTW) au lien suivant : Plateforme de Services - Catalogue de services comprenant par exemple des webinaires bien-être, WeL’fit Ma routine sportive, un service d’assistance sociale

  • Dans les locaux du Maslo au lien suivant : Vivez votre immeuble. où vous y retrouverez tous les évènements qui y sont organisés incluant notamment de la méditation, du sport, des ateliers bien être etc.


3.4.3. Sensibilisation & rappels

Les parties se sont accordés pour intégrer dans la mise en place d’un questionnaire sur le bien-être au travail une mention relative à la déconnexion.

Il est fondamental pour la sécurité des conducteurs de ne pas utiliser les outils numériques en conduisant (iPhone, iPad, etc.), la déconnexion sur le temps de route est primordiale.

Compte tenu des impératifs professionnels, les parties ont exprimé le souhait que pour les itinérants, les réunions en visio-conférence (Teams) soient privilégiées l’après-midi.

Afin de lutter contre la surexposition digitale et l’hyperconnexion, il est essentiel de prendre le temps de repas comme une invitation à se déconnecter de son téléphone et en bloquant par principe un créneau dans son agenda Outlook intitulé « pause déjeuner théorique ».

Les modalités de notification de l’outil Teams peuvent également être utilisées pour rappeler la déconnexion et ainsi favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

3.5. Charge de travail et évaluation de la performance


Une évaluation de la charge de travail doit être réalisée régulièrement, notamment à l’occasion des entretiens annuels et notamment lors de l’entretien des salariés cadres au forfait jours ou encore lors de l’entretien d’évaluation de la performance (capacité du salarié, objectifs raisonnables et compatibles avec la durée du travail) afin d’adapter l’organisation de son travail.

Aucun salarié de l’entreprise ne peut être sanctionné ou pénalisé dans son évaluation de performance ou dans son évolution de carrière au seul motif qu’il ne répond pas à une sollicitation professionnelle (courriels, appels, etc.) durant son temps de repos, de congé ou de suspension de contrat de travail.



Article 4 – Durée, publicité, dépôt


Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 4 ans et entrera en vigueur le 1er janvier 2026. Il cessera de s’appliquer le 1er janvier 2030.

Il sera déposé sous forme électronique auprès de la DREETS, et envoyé au secrétariat du greffe du conseil des prud’hommes de Nanterre. 

Il sera également affiché dans l’entreprise pour information de l’ensemble du personnel et mis en ligne sur l’intranet de l’entreprise, notamment pour les itinérants.


Article 5 – Révision


Le présent accord pourra être révisé, à tout moment, pendant la période d’application par accord entre les parties.

Toute demande de révision, totale ou partielle, devra être effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception adressée aux autres parties signataires. Elle doit être accompagnée d’une proposition nouvelle sur les points à réviser.

La discussion de la demande de révision doit s’engager dans les 3 mois suivants la présentation de celle-ci. Toute modification fera l’objet d’un avenant conclu dans les conditions prévues par les dispositions législatives et réglementaires.

Fait à Levallois Perret, le 15 décembre 2025
En autant d’exemplaires que de Parties.

________________________

Pour la Société

Monsieur ………………………….
Responsable des Relations Sociales
Dûment habilité



__________________

Pour SECIF/CFDT

Madame …………………………
Déléguée syndicale

__________________

Pour UNSA Pharma

Madame ………………………
Déléguée syndicale

__________________

Pour FO Pharmacie

Madame …………………………
Déléguée syndicale

Mise à jour : 2025-12-23

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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