Accord d'entreprise ATELIERS ROCHE

Un accord portant sur la mise en place de l'activité partielle de longue durée

Application de l'accord
Début : 01/07/2025
Fin : 30/06/2027

11 accords de la société ATELIERS ROCHE

Le 30/07/2025




ACCORD PORTANT SUR LA MISE EN PLACE DE L’ACTIVITE PARTIELLE DE LONGUE DUREE REBOND (APLD-R)


Entre les soussignées :


La société ATELIERS ROCHE,
Société par Actions Simplifiée au capital de 3.000.000 euros,
Dont le siège est situé à REIMS (51100), 15 boulevard Marcelin Berthelot,
Représentée par M. XXX,
Agissant en qualité de Directeur Général,

D’une part,
Et

Les organisations syndicales représentatives au sein de la société ATELIERS ROCHE :
-CFDT, représentée par M. XXX, Délégué Syndical
-CFE-CGC, représentée par M. XXX, Délégué Syndical

D’autre part,


En application de l’article 193 de la loi n° 2025-127 de finances pour 2025 du 14 février 2025 et de son décret d’application n° 2025-338 du 14 avril 2025 relatif au dispositif d’activité partielle de longue durée rebond (APLD-R),


Il a été convenu ce qui suit :



PREAMBULE

Présentation de l’entreprise

ATELIERS ROCHE est la plus veille entreprise industrielle de Reims, fondée au XVIII° siècle, et localisée au distripôle Nord Est depuis 1976. Notre activité industrielle s’est toujours organisée autour de trois métiers complémentaires : la mécanosoudure, l’usinage surfacique et l’assemblage-montage. Après une diversification vers les machines spéciales qui a connu son pic d’activité en 2014, ce débouché n’a cessé de décroitre au rythme de la baisse des débouchés dans l’exploration pétrolière et les premières sanctions contre la Russie. Au point qu’en 2023, après 5,6 millions d’euros de pertes en neuf exercices, un virage stratégique a été opéré. Cette activité de machines spéciales a été arrêtée, sans licenciement, avec redéploiement des compétences au service de nos activités et clients historiques.

Une organisation autour de trois métiers cycliques

ATELIERS ROCHE maîtrise trois métiers, qui ont chacun leur cycle :
  • La mécanosoudure : notre positionnement est sur la soudure qualifiée, avec des opérateurs qualifiés et des procédures reconnues par des organismes indépendants. Un ingénieur diplômé en soudure encadre les pratiques. Ce type de soudure, exigeant et adapté aux secteurs à forte valeur ajoutée, est par nature cyclique car nous ne sommes pas compétitifs sur le marché de la soudure « commune » (agricole ou viticole par exemple). Nos soudeurs, nos monteurs au plan et notre contrôleur qualifié (ressuage) ont conjoncturellement eu un creux de charge en juillet, puis un fort retour de charge en août et septembre, sans visibilité au-delà. Structurellement, nous avons un monteur au plan qui ne peut être chargé à 100% (l’activité d’un monteur au plan se fait pour le ratio de deux soudeurs), et que nous aimerions rendre polyvalent vers de la soudure (jusqu’à présent il a refusé). De même, notre contrôleur ressuage (contrôle post soudure) n’est pas chargé à 100% et nous voulons le rendre polyvalent vers davantage de contrôle dimensionnel. Un marché prometteur, mais exigeant, dans le cadre du Grand Carénage dans le nucléaire, rend impérative la montée en compétence via le passage de certification et la qualification, comme nous venons de le faire le 18 juillet dernier.

  • L’usinage : notre parc machines d’usinage est notre activité la plus vaste, et à ce jour parfaitement saturée. Fortement liée aux commandes intragroupes, cette activité a de la visibilité jusqu’à mi-octobre, et nous cherchons à recruter des opérateurs, tout en continuant à en former (un à deux CQPM chaque année) et en accueillant en stage découverte ou de licence régulièrement. Notre charge nous pousse à mieux former les opérateurs sur certains points précis régulièrement, pour mieux sécuriser notre processus et notre productivité, via des formateurs reconnus Qualiopi.

  • L’assemblage : cette activité est historiquement liée à l’activité des machines spéciales. Réorientée vers la défense, notre dernier lot d’un important contrat sera livré début septembre, nous laissant sans charge par la suite. Malgré d’importants efforts techniques et commerciaux, notre grand donneur d’ordre français a préféré passer le marché suivant à la concurrence. Nous sommes à nouveau sollicités pour répondre à un appel d’offre plus large, mais cela n’apportera pas de charge avant mi 2026. Les prospections de diversification ont échoué pour diverses raisons jusqu’à présent : client en redressement judiciaire, clients aux États-Unis exposés aux droits de douanes américains notamment etc Le plus important volet de développement de la polyvalence porte sur les deux opérateurs de cette activité qui peuvent venir en renfort sur des goulots d’étranglement de l’usinage et renforcer les activités de montage liées à notre marché prometteur et exigeant du Nucléaire.

Une stratégie en 5 axes de développement


D’un point de vue stratégique, un travail de repositionnement a été fait afin d’échelonner nos débouchés en 5 domaines d’activités stratégiques, allant graduellement vers ceux à plus forte valeur ajoutée :

  • DAS 1 : sous-traitance à façon, ou production sans suivi d’affaires, qui vise à charger tous les opérateurs et absorber les frais fixes. Cette activité est liée à 40% aux commandes intragroupe.
  • DAS 2 : affaires à faible suivi, souvent de clients et produits déjà connus. Travail de compétitivité à mener pour garder ces clients.
  • DAS 3 : projet à fort suivi et co-conception, que nous cherchons à développer. Nous avons adhéré au GICAT afin de développer notre réseau dans la Défense, et nous nous appuyons sur le développement du Groupe dans l’aéronautique pour nous positionner sur ces marchés.
  • DAS 4 : projet de rénovation et rétroconception, où nos savoir-faire historiques et nos capacités de rétro-ingénierie nous ouvrent des portes, comme autour du Grand Carénage du nucléaire français.
  • DAS 5 : activité de service et dépannage autour de nos anciennes conceptions de machines spéciales, afin de maintenir le service auprès de nos clients.

Un redressement financier prometteur


L’exercice 2024 a marqué le retour des ATELIERS ROCHE aux bénéfices avec un résultat de 431.253 euros. Néanmoins il conviendra de recapitaliser de l’ordre de 641 K€ au terme de l’exercice 2025 pour dépasser le seuil des 50% du capital détenu en fonds propres.
Ce retour à l’équilibre, qui doit s’inscrire dans le temps, nécessite encore des démarchages commerciaux et un plan de développement de la polyvalence pour sortir durablement l’entreprise de la zone de turbulences des années écoulées. Le début d’exercice 2025 est encourageant, avec des résultats positifs, mais les creux de charge du second semestre font peser de l’incertitude sur la rentabilité de l’exercice dans son ensemble.

Des perspectives intéressantes dont les commandes tardent à se concrétiser


Nos clients de la Défense (activité montage) et du Nucléaire (activités soudage et usinage) ont des besoins de montée en cadence ou en sous-traitance conséquents, qui nécessitent le maintien des compétences en interne. Loin de nous reposer sur ces hypothèses, nous nous efforçons de diversifier nos activités (aéronautique, équipements d’infrastructures) ce qui nécessite de la polyvalence de la part de nos opérateurs sur les activités les plus cycliques.

Des engagements de qualité et de responsabilité


Malgré la recherche de réduction des frais fixes et des frais généraux, ATELIERS ROCHE a dispensé une formation à 85% de ses collaborateurs en 2024. Par ailleurs, nous avons maintenu nos certifications ISO 9001 (Qualité), ISO 14001 (Environnement), ISO 45001 (Sécurité), fêtant d‘ailleurs le cap des 500 jours sans accident de travail le 5 juillet dernier. Par ailleurs, en tant que filiale du Groupe CIF de Bussy, ATELIERS ROCHE a réalisé son empreinte carbone et s’engage au travers de la décarbonation nommée « SBTI » (Science Based Targets Intiative) pour l’atteinte du « net zéro carbone » d’ici à 2050.

Etat des lieux de formation


ATELIERS ROCHE a toujours privilégié une gestion anticipée et responsable de l’emploi, sans recourir systématiquement à l’activité partielle depuis 2020. Mais face à la baisse de charge actuelle, le recours à l’APLD Rebond devient nécessaire.
Nous faisons cependant le choix de ne pas nous contenter d’un ajustement passif : cette période sera mise à profit pour former, investir et qualifier nos équipes.
De plus, notre structure s’appuie sur les deux formateurs internes Groupe, certifiés Qualiopi, afin de garantir la qualité pédagogique, la transmission des savoirs et la proximité métier.
L’APLD Rebond devient un outil de transformation, répondant à une double ambition :
  • Préserver la compétitivité industrielle de l’entreprise à court, moyen et long terme.
  • Développer la polyvalence au sein d’une structure à taille humaine, où chaque projet unitaire requiert des compétences et des métiers différents.
Notre plan de formation vise à répondre à trois axes stratégiques identifiés à partir du diagnostic ci-dessous :
  • Préserver et transmettre les savoir-faire industriels

Nos métiers (soudure, usinage, assemblage-montage) sont hautement techniques, et nécessitent des formations adaptées et sur-mesure réalisées en externe mais également en interne afin de pallier certaines carences chez les organismes de formation sur le marché (usinage) ou tout le savoir-faire informel à transmettre de la part des anciens aux plus jeunes (montage-assemblage).
La maîtrise de nos métiers repose sur :
  • L’expérience terrain,
  • Une formation pratique longue,
  • Un accompagnement intergénérationnel afin d’éviter la perte de compétences clés et pallier de futurs départs en retraite.
  • Renforcer la conformité et la traçabilité

Dans le cadre de sa diversification progressive vers le secteur nucléaire, ATELIERS ROCHE engage ses équipes dans une montée en compétences ciblée sur les exigences spécifiques de cette filière. L’objectif est de diffuser les bonnes pratiques propres la soudure et au contrôle du secteur nucléaire, de sensibiliser les collaborateurs aux exigences normatives (extrêmement présent dans ce secteur) et de développer une culture qualité robuste dès les phases amont. Cette démarche vise à garantir, dès aujourd’hui, une parfaite maîtrise des standards clients en matière de traçabilité, de conformité documentaire et de rigueur de processus.
  • Renforcer la polyvalence

Dans un contexte de sous-charge irrégulière entre ateliers, la « 

poly-compétence » devient essentielle pour lisser l’activité et renforcer la flexibilité.

Afin de traduire nos besoins de formation en plan de formation, nous comptons :
  • Poursuivre la revue exhaustive des entretiens professionnels d’ici le 30/09, pour que chacun de nos 35 collaborateurs expriment leurs souhaits d’évolution et besoin de formation. Un plan de formation sans la motivation du salarié formé est voué à l’échec.
  • Faire appel au diagnostic des besoins de développement des compétences proposé par l’Opco 2i pour orienter au mieux nos formations en polyvalence.

******

Article 1 - Champ d’application de l’accord


Article 1.1 – Champ d’application au sein de l’entreprise


Le présent accord institue le dispositif d’APLD-R au niveau de l’entreprise qui compte deux établissements :
Etablissement principal et siège : 15 boulevard Marcelin 51100 REIMS (335 780 094 00017).
Etablissement secondaire : 17 rue Pierre Bériot 59220 DENAIN (335 780 094 00033).

Article 1.2 – Activités et salariés concernés par le dispositif APLD-R


1.2.1 – Activités de l’entreprise concernée par le dispositif APLD-R

Le dispositif d’APLD-R concerne l’ensemble des activités de l’entreprise.

1.2.2 – Salariés concernés par le dispositif APLD-R

L’ensemble des salariés relevant des activités visées au précédent alinéa sont concernées par le dispositif APLD-R.

Article 2 - Réduction maximale de l’horaire de travail

Sur la durée totale d’application du dispositif mentionnée à l’article 8 du présent accord, la réduction de l’horaire de travail ne peut être supérieure, en moyenne, à 40 % de la durée légale du travail. La réduction s’apprécie salarié par salarié.

Il est précisé que lorsque la durée collective du travail, ou la durée stipulée au contrat est inférieure à la durée légale alors, la réduction maximale d’activité susmentionnée est appréciée sur la base de la durée collective du travail ou la durée du travail stipulée dans le contrat de travail.

La réduction de l’horaire de travail au titre du placement des salariés en APLD-R peut conduire à la suspension totale de l’activité.


Article 3 - Modalités d’indemnisation des salariés en activité réduite


Les salariés placés en APLD-R, y compris les salariés en forfait jours, reçoivent une indemnité horaire versée par l’employeur, dans les conditions fixées par la loi et par le décret n° 2025-338 du 14 avril 2025 relatif au dispositif d'APLD-R.

Les présentes stipulations prévalent, conformément à l’article L. 2253-3 du Code du travail, sur celles de l’alinéa 6 de l’article 103.5.1 de la convention collective de la métallurgie du 7 février 2022.

À titre informatif, et au jour de l’élaboration du présent accord, les salariés placés en APLD-R recevront une indemnité horaire versée par l’entreprise correspondant à 70 % de leur rémunération brute servant d’assiette au calcul de l’indemnité de congés payés telle que prévue au II de l’article L. 3141-24 du Code du travail ramenée à un montant horaire sur la base de la durée légale du travail applicable dans l’entreprise ou, lorsqu’elle est inférieure, de la durée collective du travail ou de la durée stipulée au contrat de travail.

Toutefois, pendant la réalisation des actions concourant au développement des compétences, mentionnées à l'article L. 5122-2 du Code du travail, mises en œuvre pendant les heures chômées, cette indemnité horaire est portée à 100 % de la rémunération nette antérieure du salarié.

Il est précisé qu’au jour de l’élaboration du présent accord, le taux horaire de l’indemnité ne peut pas être inférieur à 9,40 euros.
La rémunération maximale prise en compte pour le calcul de l’indemnité horaire est égale à 4,5 fois le taux horaire du salaire minimum interprofessionnel de croissance.

Dans le cas d’une évolution des dispositions légales et règlementaires relatives à l’indemnisation, ces nouvelles modalités d’indemnisation s’appliqueront de plein droit aux salariés placés en APLD-R.


Article 4 - Engagements en matière d’emploi


Article 4.1 – Périmètre des engagements en matière d’emploi


Au regard du diagnostic figurant en préambule du présent accord, l’employeur s’engage vis-à-vis de l’Administration à maintenir les emplois de l’intégralité des salariés de l’entreprise et sur la totalité du périmètre couvert par le dispositif APLD-R tel que défini à l’article 1.

Article 4.2 - Durée d’application des engagements en matière d’emploi


Cet engagement court à compter du début du recours au dispositif d’APLD-R et s’applique, pour chaque salarié concerné, durant la durée d’application du dispositif telle que définie à l’article 8.

Le maintien de l’emploi s’entend comme l’engagement de l’employeur de ne pas procéder au licenciement pour l’un des motifs économiques visés à l’article L. 1233-3 du Code du travail.


Article 5 - Engagements en matière de formation professionnelle


Article 5.1 - Actions proposées aux salariés


Dans la perspective de satisfaire les besoins en compétences évoqués dans le préambule du présent accord, l’employeur s’engage à proposer aux salariés tous types d’actions concourant au développement des compétences visées à l’article L. 6313-1 du Code du travail, en particulier les actions de formation professionnelle, les actions de validation des acquis de l’expérience (VAE) et les bilans de compétences.

Une attention particulière sera accordée aux actions conduisant à l’obtention d’une certification,

ET/OU aux actions en vue de former les salariés aux métiers en tension ET/OU aux actions en vue de former les salariés aux métiers en forte mutation ou en risque d'obsolescence des compétences ET/OU aux formations conduisant aux métiers porteurs d'avenir, en adéquation avec les besoins identifiés.


Les typologies d’actions qui sont proposées aux salariés sont les suivantes :
  • Formations techniques, managériales et digitales

Il est précisé que les actions susmentionnées peuvent notamment être mises en œuvre :
  • à l’initiative de l’employeur dans le cadre du plan de développement des compétences (PDC) ;
  • dans une co-construction entre l’employeur et le salarié par la mobilisation éventuelle du compte personnel de formation (CPF) ou de la promotion ou reconversion par l’alternance (PRO A) ;
  • à l’initiative du salarié dans le cadre d’un projet de transition professionnelle sous réserve d’obtenir l’accord de l’association Transition pro régionale.

L’employeur examine la possibilité de mettre en place ces actions, chaque fois que cela est possible, pendant les heures chômées, sous réserve de l’accord du salarié. 

Article 5.2 – Modalités de financement des actions

Les actions seront financées dans les conditions de droit commun selon les dispositifs mobilisés.

5.2.1 – Pour les actions mises en œuvre à l’initiative de l’entreprise


  • Le PDC est limité à une enveloppe globale établie à 3% de la masse salariale de l’entreprise (cf Annexe Orientations Formation).
  • L’employeur prendra en charge 100 % des coûts pédagogiques des formations inscrites au plan de développement des compétences, hors frais annexes éventuels (déplacements, hébergements) pris en charge selon les règles internes.
  • Les formations pourront être financées sur le budget formation interne ou via des cofinancements Opco selon les dispositifs mobilisés).

5.2.2 – Pour les actions co-construites avec le salarié


Mobilisation de la Pro-A

Le financement des coûts des actions de ce dispositif de reconversion ou de promotion par alternance est assuré par l’Opco 2i dans les conditions prévues par son Conseil d’administration.


Mobilisation du CPF (engagements en matière de co-construction de parcours)

L’entreprise s’engage à accepter tout départ en formation dans le cadre du compte personnel de formation, dès lors que la formation, d’une part, est en lien avec les besoins de l’entreprise ou porte sur des métiers en tension, et, d’autre part, se déroule au moins en partie pendant les heures chômées au titre de l’APLD-R.

L’engagement de l’entreprise porte sur l’autorisation de départ en formation. Elle n’implique pas nécessairement la prise en charge des coûts de formation.
Le financement de l’entreprise est limité à un montant de 500 euros par personne sur toute la durée de l’accord. Il est par ailleurs limité à une enveloppe globale établie au niveau de l’entreprise à 2000 euros.
Si les demandes ne peuvent être toutes satisfaites, elles seront examinées et départagées lors d’une réunion spécifique du CSE.

Article 5.3 – Modalités d’information des salariés


La liste des actions proposées et leurs modalités de financement seront portées à la connaissance des salariés par communication en CSE et voie d’affichage.

Article 5.4 – Durée d’application de l’engagement


Cet engagement court à compter du début du recours au dispositif d’APLD-R et s’applique, pour chaque salarié concerné, durant la durée d’application du dispositif telle que définie à l’article 8.


Article 6 – Modalités d’information des salariés et du CSE sur les engagements


Article 6.1 – Information des salariés


Les engagements souscrits dans le présent l’accord en matière de maintien dans l'emploi et de formation professionnelle sont portés à la connaissance des salariés compris dans le périmètre d’application du dispositif mentionné à l’article 1.2 par voie d’affichage sur le lieu de travail.

Article 6.2 - Information du CSE


Le CSE est informé des engagements souscrits en matière de maintien dans l'emploi et de formation professionnelle dans le présent accord.



Article 7 - Modalités d’information des organisations syndicales signataires et institutions représentatives du personnel sur la mise en œuvre de l’APD-R


Les organisations syndicales signataires sont informées au moins tous les trois (3) mois de la mise en œuvre du dispositif d’APLD-R au cours d’une réunion de suivi à l’issue de laquelle un compte-rendu est rédigé.

Par ailleurs, le CSE est informé, lors de chaque réunion périodique, tous les mois, de la mise en œuvre du dispositif d’APLD-R.


Article 8 – Date de début et durée d’application de l’APLD-R

Article 8.1 - Date de début du recours au dispositif


Le recours au dispositif d’APLD-R est sollicité à compter du 01 juillet 2025.

Article 8.2 - Durée de recours au dispositif


L’entreprise souhaite recourir au dispositif d’APLD-R durant une période de dix-huit (18) mois, consécutifs ou non, sur une période de référence de vingt-quatre (24) consécutifs.
Il aura pour terme le 30 juin 2027.


Article 9 - Validation de l’accord


Le présent accord fait l’objet d’une validation conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
En application de l’article 193 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, l’autorité administrative notifie la décision de validation dans un délai de quinze (15) jours à compter de la réception du présent accord.
Il est précisé que le silence gardé par l’autorité administrative pendant le délai de quinze (15) jours vaut décision de validation. Dans ce cas, l’entreprise transmettra une copie de la demande de validation, accompagnée de son accusé de réception par l’administration, au comité social et économique et aux organisations syndicales représentatives.
Conformément à la réglementation en vigueur, la décision de validation vaut autorisation d’APLD-R pour une durée de six (6) mois. L’autorisation doit être renouvelée par période de six (6) mois maximum.


Article 10 - Bilan du dispositif


Article 10.1 – Bilan avant l’échéance de chaque période d’autorisation


Avant l’échéance de chaque période d’autorisation, l’employeur adressera à l’autorité administrative un bilan portant sur :
  • le respect de la réduction maximale de l'horaire de travail mentionnée à l'article 2 du présent accord ;
  • le respect des engagements mentionnés aux articles 4 et 5 du présent accord.

Article 10.2 – Bilan lors d’une demande de nouvelle autorisation


Lorsque l'employeur demande une nouvelle autorisation de placement en APLD-R, il adressera à l'autorité administrative par voie dématérialisée :
  • Un bilan actualisé portant d’une part sur le respect de la réduction maximale de l'horaire de travail mentionnée à l’article 2 du présent accord et, d’autre part, sur le respect des engagements en matière d’emploi et de formation professionnelle mentionnés aux articles 4 et 5 du présent accord ;
  • Une actualisation du diagnostic justifiant notamment la baisse durable d'activité et présentant les actions engagées afin de rétablir l'activité de l’entreprise ;
  • Le procès-verbal de la dernière réunion au cours de laquelle le CSE a été informé de la mise en œuvre de l'activité partielle de longue durée rebond.
  • Et en détaillant l’actualisation du diagnostic attestant la baisse durable d’activité

Article 10.3 – Bilan final


Avant l’échéance de la durée d’application du dispositif mentionné à l’article 8, l’employeur adressera à l’autorité administrative :
  • Un bilan final portant d’une part sur le respect de la réduction maximale de l'horaire de travail mentionnée à l’article 2 du présent accord et, d’autre part, sur le respect des engagements en matière d’emploi et de formation professionnelle mentionnés aux articles 4 et 5 du présent accord ;
  • Une présentation des perspectives d'activité de l’entreprise à la sortie du dispositif ;
  • Le procès-verbal de la dernière réunion au cours de laquelle le CSE a été informé sur la mise en œuvre de l'APLD-R.


Article 11 – Information des salariés


La décision de validation ainsi que les voies et délais de recours sont portés à la connaissance des salariés par voie d’affichage.

À défaut de validation dans un délai de 15 jours à compter de la réception de l’accord, la copie de la demande de validation, accompagnée de son accusé de réception par l’administration sont portés à la connaissance des salariés par l’employeur dans les mêmes conditions qu’en cas de décision explicite de validation.


Article 12 – Durée et entrée en vigueur de l’accord


Le présent accord est conclu pour une durée déterminée.

Sous réserve de sa validation par l’autorité administrative, il entre en vigueur à la date à partir de laquelle il est recouru au dispositif et cesse de produire ses effets au terme de la durée prévue à l’article 8 du présent accord.

En cas d'absence de renouvellement résultant d'un refus d'autorisation de l'autorité administrative, les parties signataires du présent accord conviennent de se réunir afin d'apprécier l'opportunité de mettre fin à l'accord collectif.

Article 13– Suivi de l’application de l’accord


En vue d’assurer le suivi de l’application du présent accord, les parties conviennent d’assurer le suivi de l’accord dans le cadre de la réunion de suivi portant sur la mise en œuvre du dispositif prévue à l’article 8 du présent accord.



Article 14 – Révision de l’accord

Le présent accord peut être révisé dans les conditions prévues par les textes légaux et réglementaires.
Si un avenant de révision est conclu, une nouvelle procédure de validation sera engagée, conformément à la législation en vigueur.


Article 15 – Formalités de publicité et de dépôt


Conformément à l’article L. 2231-5 du Code du travail, le présent accord est notifié à chacune des organisations représentatives.

Conformément aux articles D. 2231-2, D. 2231-4, L. 2231-5-1, L. 2231-6 du Code du travail, le présent accord est déposé sur la plateforme « TéléAccords » du Ministère du travail et auprès du greffe du Conseil de Prud’hommes de REIMS.



Fait à REIMS

Le 30 juillet 2025

En cinq exemplaires originaux


Pour ATELIERS ROCHE
Pour la CFDT
Pour la CFE-CGC
XXX
XXX
XXX
Directeur Général
Délégué Syndical
Délégué Syndical


ANNEXE ORIENTATIONS FORMATION


DOMAINES

THEMES

OBJECTIFS

PUBLIC CIBLE

COUTS PREVISIONNELS

Autonomie des opérateurs
Formation interne en usinage / habilitations diverses (électrique, manutention,…)
Permettre aux opérateurs de réaliser leurs tâches sans assistance et en toute sécurité, grâce à la maîtrise des habilitations électriques, des gestes de manutention à risque et des fondamentaux d’usinage.
Mixte
6 000,00
Développement des compétences managériales
Supervision d'équipe et outils de management d'équipe
Renforcer les capacités d’encadrement, de communication et de pilotage d’équipe pour accompagner la reprise et améliorer la performance collective.
Manager
2 500,00
Digitalisation des méthodes industrielles
IA, robotique, CEGID PMI, CORIM
Former les équipes à l’utilisation des outils numériques et robotisés (IA, CORIM, CEGID-PMI) pour gagner en productivité et fiabiliser nos process.
Mixte
5 000,00
Polyvalence technique
Tuyauterie industrielle, soudure (IWS, IWT)
Développer la capacité des équipes à intervenir sur plusieurs postes, notamment pour soutenir notre développement dans le nucléaire.
Production
17 500,00
Développement de la valeur ajoutée
Défense des marges / plus-values
Renforcer les compétences commerciales et le raisonnement économique des managers et référents techniques afin de défendre nos prix et améliorer la rentabilité commerciale.
Support commercial / technique
1 500,00

Mise à jour : 2026-03-31

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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