Accord d'entreprise AUDIKA GROUPE

AVENANT N°2 A L’ACCORD COLLECTIF RELATIF A LA PREVOYANCE POUR LE PERSONNEL NON-CADRE

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 01/01/2999

21 accords de la société AUDIKA GROUPE

Le 13/01/2026


AVENANT N°2 A L’ACCORD COLLECTIF RELATIF A LA PREVOYANCE

POUR LE PERSONNEL NON-CADRE


Entre,

  • L’U.E.S. AUDIKA comprenant les sociétés :


AUDIKA GROUPE
SOGECA
AUDIKA ALPES
INSTITUT DE L’AUDITION DU VAR (IAV)
ADB
MR AUDITION
FPNP
MRAG
AMS AUDITION
Appartenant au groupe William DEMANT
Et toute autre entité entrante dans l’UES postérieurement à la date de conclusion de l’accord collectif
IDCC : 1982 dans sa version antérieure au 21 novembre 2006
Siège social : 6 rue Fructidor – 93400 Saint-Ouen-Sur-Seine
Représentée par M., Directrice des Ressources Humaines

D’une part, et

  • Le Syndicat Confédération française démocratique du travail (CFDT)


Représenté par M.
Délégué Syndical CFDT
Membre titulaire du Comité Social et Economique

  • Le Syndicat Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres (CFE-CGC)


Représenté par M.
Déléguée syndicale CFE-CGC
Membre titulaire du Comité Social et Economique cadre


D’autre part,

Ci-après dénommé « Les parties »

Préambule


Un régime de prévoyance complémentaire incapacité, invalidité et décès pour le personnel non-cadre a été mis en place au sein de l’UES AUDIKA par accord collectif en date du 7 octobre 2022.

Ce régime est mis en œuvre dans le cadre d’un contrat d’assurance collective souscrit par l’Unité économique et sociale.

Le contrat d’assurance support du régime a fait l’objet d’une évolution de ses conditions tarifaires.

Les parties conviennent en conséquence de modifier l’accord précité afin de prendre en compte cette évolution tarifaire, sans remise en cause de la part prise en charge par l’employeur ni de la part à la charge du salarié.

Article 1 – Champ d’application


Le régime de prévoyance incapacité, invalidité et décès dont le présent accord matérialise l’existence et ses modalités s’applique au bénéfice des salariés ne relevant pas de l’Accord National Interprofessionnel du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres de l’entreprise (salariés non cadres).

Le présent accord a pour objet l'adhésion de la catégorie des non-cadres au contrat collectif d’assurance souscrit à cet effet par l’entreprise auprès d’un organisme habilité, selon les modalités ci-après.

Article 2 – Le caractère obligatoire de l’adhésion


L'adhésion au régime incapacité, invalidité et décès est obligatoire pour tous les salariés visés à l’article 1er.

Elle résulte de la signature du présent accord par les organisations syndicales représentatives des salariés dans l’entreprise. Elle s'impose donc dans les relations individuelles de travail et les salariés concernés ne pourront s'opposer au précompte de leur quote-part de cotisations.

Article 3 – Prestations


Le régime collectif obligatoire mis en place prévoit la couverture de garanties d’assurance incapacité, invalidité et décès, répondant aux conditions de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale.

Ces prestations font l’objet d’une description dans la notice d’information remise à chaque adhérent. Elles ne sauraient constituer un engagement pour la société, qui n’est tenue, à l’égard de ses salariés, qu’au seul paiement de la part patronale des cotisations. Par conséquent, les prestations relèvent de la seule responsabilité de l’organisme assureur.

En cas de changement d’organisme assureur, conformément à l'article L.912-3 du code de la sécurité sociale, les rentes en cours de service à la date de changement d'organisme assureur (y compris les prestations décès prenant la forme de rente), continueront à être revalorisées.
Les garanties décès seront également maintenues au profit des bénéficiaires de rentes d’incapacité de travail ou d’invalidité lors de la résiliation du contrat d'assurance, étant précisé que la revalorisation des bases de calcul des prestations décès devra être au moins égale à celle prévue par le contrat résilié.
Ces engagements seront couverts par l’ancien ou le nouvel organisme assureur.

Article 4 : Financement


Article 4.1 – Cotisation :

L’article 4.1 – Les cotisations sont modifiées et remplacées comme suit :

A titre indicatif, à compter du 1er janvier 2026, la cotisation globale servant au financement du contrat d’assurance précité est fixée comme suit :

Tranche de rémunération

Taux de cotisations

TA

1,72%

TB 

1,72%


Article 4.2 – Prise en charge du financement :


Les cotisations servant au financement du contrat d'assurance « incapacité-invalidité-décès » seront prises en charge par l'entreprise et par les salariés dans les proportions suivantes :
  • Part patronale : 60%,
  • Part salariale : 40%.

Article 4.3 – Evolution des cotisations

L’article 4.3 – L’évolution des cotisations est modifiée et remplacée comme suit :

Les cotisations évolueront automatiquement :
• en fonction des résultats techniques constatés sur le contrat d’assurance précité, et, plus généralement de toute évolution des conditions tarifaires dudit contrat ;

• et/ou en cas de modification de dispositions législatives et réglementaires, y inclus toute modification de la réglementation fiscale ou sociale, de nature à remettre en cause la portée des engagements de l’organisme assureur.

Toute évolution ultérieure de la cotisation sera répercutée dans les proportions sus-indiquées entre l’employeur et le salarié.

En cas d’évolution des cotisations dans les cas cités ci-dessus, dans le respect des dispositions légales et conventionnelles, il ne sera pas nécessaire de conclure un nouvel avenant au présent accord.

Néanmoins, au-delà de 20% d’augmentation de la cotisation, les partenaires sociaux et la Direction se réuniront afin de discuter d’une éventuelle participation salariale de ladite augmentation.

Article 4.4 – Portabilité des droits


Le régime de portabilité est mis en œuvre en application des dispositions de l’article L. 911-8 du code de la sécurité sociale. Conformément à ce texte, le coût de la portabilité des droits est pris en charge par l’employeur et le personnel actif dans l’entreprise et assuré au titre du contrat collectif obligatoire.

Article 5 : Le sort des garanties en cas de suspension du contrat de travail

Article 5.1 – Période de suspension donnant lieu à indemnisation


Sont notamment concernées les périodes de suspension du contrat de travail liées à une maladie, une maternité ou un accident ainsi que les périodes d’activité partielle et d’activité partielle de longue durée, dès lors qu’elles sont indemnisées.

Le bénéfice des garanties de protection sociale complémentaire mises en place dans l’entreprise est maintenu au profit des salariés dont le contrat de travail est suspendu, et, le cas échéant, de leurs ayants droit pour la période au titre de laquelle ils bénéficient notamment :
  • d’un maintien, total ou partiel, de salaire ;
  • d’indemnités journalières complémentaires financées au moins pour partie par l’employeur, qu’elles soient versées directement par l’employeur ou pour son compte par l’intermédiaire d’un tiers ;
  • d’un revenu de remplacement versé par l’employeur. Ce cas concerne notamment :
  • les salariés placés en activité partielle ou en activité partielle de longue durée, dont l’activité est totalement suspendue ou dont les horaires sont réduits,
  • toute période de congé rémunéré par l’employeur (reclassement, mobilité…).
La cotisation et son financement sont maintenus pendant toute la période de suspension du contrat de travail indemnisée dans les conditions précisées aux articles 4.1 et 4.2 de la présente.

Article 5.2 – Période de suspension ne donnant pas lieu à indemnisation

La suspension du contrat de travail non indemnisée n’entraîne pas la suspension du bénéfice du présent régime pour le salarié concerné si celui-ci souhaite conserver cette couverture, à condition qu’il règle directement à l’organisme assureur, la totalité de la cotisation (soit la part salariale et la part patronale).

Article 6 – Durée

L’accord est conclu pour une durée indéterminée et prendra effet à compter du 1er janvier 2026.

Il substitue toutes les dispositions similaires résultant d’accords collectifs, d’accords adoptés par référendum, de décisions unilatérales ou de toute autre pratique en vigueur dans l’entreprise et portant sur le même objet que celui prévu par le présent accord.

La résiliation, par l'organisme assureur, du contrat d’assurance souscrit entraînera de plein droit caducité du présent accord par disparition de son objet.

Article 7 – Révision


Conformément aux dispositions de l’article L. 2222-5 du Code du travail, toute modification du présent accord jugée nécessaire par l’une des parties signataires pourra faire l’objet d’un avenant de révision. Cet avenant donnera lieu aux mêmes formalités de publicité et de dépôt que celles accomplies lors de la signature du présent accord.

Article 8 – Dénonciation


Le présent accord peut être dénoncé à tout moment, sous préavis de trois mois, par l’une ou l’autre des parties signataires, dans les conditions prévues à l’article L.2261-9 du Code du travail, par lettre recommandée avec accusé de réception adressée par l’auteur de la dénonciation à tous les signataires de l’accord.

Dans une telle hypothèse, la dénonciation devra faire l’objet des mêmes formalités de publicité et de dépôt que celles accomplies lors de la signature du présent accord.

Les parties se réuniront pendant la durée du préavis pour discuter des possibilités d’un nouvel accord.

Article 9 – Formalités et publicité


Les parties conviennent de procéder à la signature électronique de cet accord conformément à l’article 1367 du code civil.

A l’issue de la procédure de signature, le présent accord sera notifié à l’ensemble des organisations syndicales représentatives au sein de l’U.E.S.

Le présent accord fera l’objet d’un dépôt auprès de la Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarité (DREETS) ainsi qu’au greffe du Conseil des Prud’hommes du lieu de conclusion, dans le respect de la règlementation en vigueur.

Le présent accord sera affiché sous format dématérialisé dans l’intranet de l’entreprise de manière à être accessible à l’ensemble des salariés. Un exemplaire papier est également tenu à la disposition de tout salarié qui en fait la demande.

Fait à Saint-Ouen-Sur-Seine, le 13 janvier 2026

Pour l’U.E. S AUDIKAPour le syndicat CFDTPour le syndicat CFE-CGC

M.M.M.

Mise à jour : 2026-01-22

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Un avocat vous accompagne

Faites le premier pas