AWP REUNION SAS, Numéro de Siret 403 195 712 000 43, immatriculée au RCS de Saint Denis sous le n° 95 B 700
dont le siège social est situé 32 Rue du Général de Gaulle – Lieu-Dit la Réserve –97438 Sainte-Marie,
Représentée par
XXXXXXXXXX, agissant en qualité de Directeur Général
dénommée ci-dessous "L’entreprise":
et d’autre part, les Organisations Syndicales représentées par,
XXXXXXXXXX – Déléguée Syndicale CFDT
XXXXXXXXXX – Délégué Syndical CGTR
XXXXXXXXXX – Délégué Syndical FO
Préambule
Dans le cadre du dialogue social au sein de l’entreprise AWP REUNION SAS, la Direction Générale et les Organisations Syndicales représentatives se sont réunies au titre des Négociations Annuelles Obligatoires pour l’année 2026, avec la volonté partagée de construire des réponses concrètes aux enjeux économiques, sociaux et organisationnels auxquels l’entreprise est aujourd’hui confrontée :
Le 27 mai 2026
Le 11 Juin 2026
Le 17 Juin 2026
Le 25 Juin 2026
Les discussions se sont inscrites dans un environnement marqué par des évolutions significatives.
L’année 2026 a notamment été caractérisée par deux revalorisations successives du SMIC, dont la dernière de +2,41 %, ayant des effets directs sur les équilibres de rémunération et renforçant les attentes légitimes en matière de pouvoir d’achat.
Dans le même temps, l’entreprise évolue dans un contexte de
maîtrise des coûts, inscrit dans les orientations du Groupe, nécessitant une attention accrue à la soutenabilité des engagements pris. Les parties ont ainsi partagé la conviction que les mesures adoptées doivent conjuguer reconnaissance des collaborateurs et responsabilité économique, dans une logique d’équilibre durable.
Par ailleurs, les transformations à l’œuvre dans les métiers, portées notamment par le développement des technologies d’intelligence artificielle, redessinent progressivement les organisations de travail.
Ces évolutions se traduisent concrètement par une poursuite de la
verticalisation des activités, avec une structuration plus fine des périmètres et une spécialisation croissante des équipes.
Conscientes de ces évolutions, les parties réaffirment leur volonté d’
accompagner activement la transformation des métiers en soutenant le développement des compétences, la lisibilité des parcours professionnels et la reconnaissance de l’expérience acquise.
C’est dans cet esprit que s’inscrivent les mesures du présent accord, qui traduisent des choix concrets et équilibrés :
des mesures d’augmentation générale venant compléter la revalorisation du SMIC de +2,41 % et ainsi soutenir le pouvoir d’achat ;
le maintien d’une enveloppe d’augmentations individuelles permettant de valoriser l’engagement et la performance ;
et la mise en place d’un dispositif d’évolution des coefficients des téléconseillers, qui constitue un levier structurant pour reconnaître la montée en compétences, accompagner la spécialisation liée à la verticalisation des activités et offrir des perspectives d’évolution plus lisibles et attractives.
À travers cet accord, les parties affirment leur engagement commun à
concilier attractivité, équité, reconnaissance et adaptation aux transformations, dans une approche responsable et tournée vers l’avenir. Elles entendent ainsi renforcer la dynamique collective de l’entreprise et soutenir l’engagement des collaborateurs dans un contexte en profonde mutation.
Article 1 : Mesures salariales
1.1 Augmentation générale
Il sera appliqué dès
le mois suivant la date de signature du présent accord, soit à compter du 1er Juillet 2026 une augmentation générale des salaires et dont les modalités ont été définies comme suit par les parties signataires du présent accord :
les salariés dont le salaire brut de base mensuel est inférieur ou égal à 2 000,00 Euros bénéficieront d’une augmentation générale de salaire de 1,90 % ;
les salariés dont le salaire brut de base mensuel est compris entre 2 000,01 Euros et 3 000 Euros bénéficieront d’une augmentation générale de salaire de 1,50 % ;
les salariés dont le salaire brut de base mensuel est compris entre 3 000,01 Euros et 4 000 Euros bénéficieront d’une augmentation générale de salaire de 1,20 % ;
les salariés dont le salaire brut de base mensuel est supérieur à 4 000,00 Euros bénéficieront d’une augmentation générale de salaire de 1,00 % ;
Cette augmentation générale s’applique à l’ensemble des fonctions de l’entreprise, à l’exception des superviseurs et des responsables métier, pour lesquels une disposition spécifique est prévue.
Ainsi, les parties signataires du présent accord conviennent que les salariés occupant la fonction de superviseur et de Responsable Métier bénéficieront d’une augmentation générale de 3,00 %, quel que soit leur salaire brut mensuel.
1.2 Bénéficiaires
Sont bénéficiaires de la mesure visée à l’article 1.1 tous les salariés présents
au 31 Décembre 2025 et toujours présents dans les effectifs à la date de signature du présent accord.
Le salaire brut de base mensuel du salarié à la date de signature du présent accord déterminera le montant de la mesure salariale qui lui sera applicable.
En application des dispositions légales et règlementaires, les salariés en congé maternité bénéficient de l’augmentation salariale.
Article 2 : Augmentation individuelle
En sus de l’augmentation générale précisée en article 1.1, la Direction a maintenu au titre de l’année 2026
une enveloppe d’augmentation individuelle.
Les augmentations individuelles sont attribuées sur la base de l’appréciation des collaborateurs de l’Entreprise par la hiérarchie et viennent reconnaître les mérites professionnels.
Les mesures proposées par la hiérarchie s’inscrivent dans le cadre et dans le respect des règles déterminées par l’Entreprise et qui ont vocation à garantir l’équité de traitement des salariés. Le comité de rémunération met en œuvre les processus et procédures de contrôle nécessaires.
Les augmentations individuelles ont été attribués dès le 1er Mars 2026 avec un effet rétroactif au 1er Janvier 2026.
Article 3 : Évolution des coefficients des téléconseillers
Conscientes du rôle essentiel des téléconseillers dans la qualité de la relation client et la performance globale de l’entreprise, les parties affirment leur volonté commune de
mieux reconnaître l’expérience acquise, de valoriser l’engagement dans la durée et de renforcer l’attractivité de ces métiers.
Les parties constatent que la Convention Collective Nationale (CCN 2098) prévoit une évolution des coefficients concentrée sur la première année d’ancienneté, selon les modalités suivantes :
coefficient 120 de 0 à 6 mois d’ancienneté,
coefficient 130 de 6 mois à 1 an d’ancienneté,
coefficient 140 à partir de 1 an d’ancienneté.
Afin de prolonger cette dynamique et de répondre aux enjeux de fidélisation et de reconnaissance au-delà de la première année, les parties conviennent de mettre en place les évolutions suivantes :
à compter de 2 ans d’ancienneté révolus, le téléconseiller bénéficie d’un passage automatique au coefficient 150 ;
à compter de 3 ans d’ancienneté révolus, le téléconseiller bénéficie d’un passage automatique au coefficient 160.
Ces évolutions, automatiques et fondées sur l’ancienneté, visent à
offrir une meilleure visibilité sur les parcours professionnels, à soutenir l’engagement des collaborateurs et à reconnaître la montée en compétence progressive dans le poste.
Elles s’appliquent aux salariés remplissant les conditions d’ancienneté requises, sous réserve de leur présence effective dans les effectifs de l’entreprise à la date d’acquisition de ces seuils, sans préjudice des évolutions professionnelles pouvant intervenir par ailleurs (promotion, mobilité, changement de classification).
Les dispositions du présent article
entrent en vigueur au 1er Juillet 2026.
Elles bénéficient, à compter de cette date, à l’ensemble des salariés relevant de la catégorie des téléconseillers remplissant les conditions d’ancienneté, sans effet rétroactif.
Article 4 : Prime d’assiduité – Mise en place d’un dispositif dégressif
La prime d’assiduité est réservée
aux salariés non éligibles à la PPI (salariés hors production) et justifiant d’au moins un an d’ancienneté au sein de l’entreprise.
À la date de signature du présent accord, la prime d’assiduité est fixée à un montant mensuel brut de
135 euros.
Il est rappelé qu’à date,
la prime d’assiduité n’est pas due dès le premier jour d’absence.
Les parties conviennent de faire évoluer les modalités d’attribution de cette prime afin d’introduire un mécanisme de dégressivité en fonction de l’absentéisme.
Ainsi, à compter du 1er Juillet 2026 et en fonction de
la période de référence,, la prime d’assiduité sera attribuée selon les conditions suivantes :
En l’absence de tout jour d’absence le salarié perçoit 100 % de la prime, soit 135 euros brut ;
En cas d’un jour d’absence, le salarié perçoit 75 % du montant de la prime, soit 101,25 euros brut ;
En cas de deux jours d’absence, le salarié perçoit 50 % du montant de la prime, soit 67,50 euros brut ;
À partir de trois jours d’absence, la prime d’assiduité n’est pas due.
Sont prises en compte pour l’application du présent article l’ensemble des absences.
Toutefois, sont
exclues du décompte des absences les situations suivantes :
Les congés payés ;
Les jours fériés ;
Les absences consécutives à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ;
Les congés syndicaux ;
Les heures de délégation ;
Les actions de formation externe dûment autorisées.
Article 5 : Revalorisation de la valeur faciale du Titre-Restaurant
A compter du 1er Juillet 2026, la valeur faciale des titres restaurant sera fixée à 9,00 euros.
La participation de l’employeur est fixée à 5,40 € soit 60% de la valeur faciale et celle du salarié est fixée à 3,60 € soit 40% de la valeur faciale.
Pour rappel, chaque collaborateur de AWP REUNION SAS, lié par un contrat de travail et justifiant d’au moins 3 mois d’ancienneté au cours des 12 derniers mois, pourra, s’il le souhaite bénéficier de titres restaurant.
Le calcul du nombre de titres auquel chaque collaborateur répondant à cette condition d’ancienneté pourra prétendre s’effectuera aux conditions règlementaires d’obtention des exonérations fiscales et sociales sur ces titres, et notamment sur la base d’un titre restaurant par jour travaillé comprenant au moins 4 heures de travail effectif.
Article 6 : Augmentation du budget des œuvres sociales
Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, les parties réaffirment leur volonté commune de placer le bien-être des collaborateurs au cœur des priorités de l’entreprise.
À ce titre, il est convenu de renforcer les moyens consacrés aux œuvres sociales, levier essentiel de cohésion, de solidarité et de qualité de vie au travail.
Ainsi,
à compter du 1er Juillet 2026 et sans effet rétroactif, le budget alloué aux œuvres sociales est porté de 0,80% à 0,85% de la masse salariale brute, soit une augmentation de 0,05 point.
Cette évolution traduit l’engagement de l’entreprise à :
soutenir davantage les initiatives sociales et culturelles,
favoriser l’accès de tous les salariés à des dispositifs contribuant à leur équilibre personnel et professionnel,
et renforcer le lien social au sein de l’organisation.
Les modalités de gestion et d’utilisation de ce budget continueront de relever des instances compétentes, dans le respect du cadre légal, avec une attention particulière portée à l’équité et à l’impact des actions déployées.
Article 7 : Dispositions finales
Article 7.1 : Entrée en vigueur et durée de l’accord Le présent accord entrera en vigueur à sa date de signature, à l’exception des articles prévoyant une entrée en vigueur à une date différente.
Article 7.2 : Durée de l’accord Les dispositions du présent accord porteront effet pour une durée déterminée et prendront fin au 31/12/2026, à l’exception des dispositions des articles 3 à 6 qui porteront effet pour une durée indéterminée.
Article 7.3 : Révision de l’accord Le présent accord pourra être révisé par tout ou partie de ses signataires.
Toute partie signataire ou ayant adhéré ultérieurement, pourra demander la révision de tout ou partie du présent accord à échéance.
La partie qui prend l’initiative de la révision en informe chacun de ses signataires par courrier recommandé avec accusé réception ou remis en main propre contre décharge. La demande de révision devra indiquer le ou les articles concernés, et devra être accompagnée d’un projet de nouvelle rédaction du ou des articles visés.
La Direction Générale de AWP REUNION SAS convoquera l’ensemble des Organisations Syndicales Représentatives dans les trois mois de la réception de la demande de révision.
Les dispositions de l’accord dont la révision est demandée resteront en vigueur jusqu’à la conclusion de l’avenant de révision. Celui-ci devra répondre aux conditions de validité prévues à l’article L 2261-7 du code du travail. Les dispositions de ce dernier se substitueront de plein droit aux stipulations de l’accord qu’il modifie soit à la date qui en aura été expressément convenue, soit, à défaut, à partir du jour qui suivra son dépôt auprès des services compétents.
Article 7.4 : Dépôt et Publicité Le présent accord est notifié aux organisations syndicales représentatives au sein de AWP REUNION SAS.
Deux exemplaires de ce présent accord seront déposés auprès des Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Saint Denis de la Réunion, suivant la procédure en vigueur, à l’initiative de la Direction, ainsi qu’au greffe du Conseil des Prud’hommes de Saint-Denis de la Réunion.
Ces dépôts seront effectués à l’expiration d’un délai de huit jours après la notification prévue aux organisations syndicales non-signataires, en cas de possibilité d’exercice du droit d’opposition.
Une copie du présent accord sera remise au Comité Social et Economique.
Un affichage sur l’intranet de l’entreprise sera fait pour l’information des salariés d’AWP REUNION SAS.
Fait à Sainte-Marie, le 25 Juin 2026 en 6 exemplaires
Pour La Direction :Pour les organisations syndicales :