Rémunération - Politique Sociale - Temps de travail - Partage de la valeur ajoutée
Bouygues Construction Expertises Nucléaires
A l'issue des réunions de négociations du 7 octobre, 5 novembre et du 22 novembre 2024, entre :
La société :
BOUYGUES CONSTRUCTION EXPERTISES NUCLÉAIRES, au capital de 24 185 790,00 € euros, domiciliée 1 Avenue Eugène Freyssinet – 78061 SAINT QUENTIN EN YVELINES, inscrite au RCS de Versailles sous le numéro n° 509 447 892,
Représentée par _______________________, Directeur des Ressources Humaines,
d'une part,
et
Les organisations syndicales représentatives ci-dessous, prises en la personne de leurs représentants mandatés,
Le Syndicat National
FO du Groupe Bouygues, représenté par ______________, délégué syndical et _____________
L'Union des Syndicats
CFTC des métiers du Groupes Bouygues, représenté par _____________, délégué syndical et _______________
d'autre part.
et au cours desquelles les organisations syndicales ont fait part de leurs revendications pour l'année 2025, il a été convenu et arrêté ce qui suit.
PRÉAMBULE
I. REMUNERATION
La Direction, après avoir entendu les revendications des organisations syndicales et rappelé les éléments de contexte cités en préambule, indique que les dispositions suivantes seront mises en œuvre en matière de rémunération :
La Direction rappelle que la politique rémunération de l'entreprise résulte d'un nécessaire compromis entre l'enjeu de compétitivité et l'indispensable implication des collaborateurs et collaboratrices (dénommés "collaborateurs" dans le présent accord) qui participent activement à sa réussite.
Salaires
En préambule, la Direction réaffirme le principe de politique salariale au mérite.
Le budget consacré à
l'augmentation des salaires en mars 2025 sera d’au minimum 2,20 % de la masse salariale de la "population courante". La "population courante" représente l'ensemble des collaborateurs présents à la date d'augmentation des salaires.
Tout collaborateur augmenté bénéficiera d'une augmentation mensuelle minimum de 30€ bruts (base temps plein).
Au cours des dernières années, l’incertitude sur l’évolution des niveaux d'inflation a conduit les partenaires sociaux à intégrer des clauses "de revoyure" dans le volet salarial des NAO. Depuis quelques mois, la situation semble différente, avec une inflation visiblement stabilisée pour 2024 comme pour 2025. La Direction s'engage toutefois, à la demande des partenaires sociaux, à organiser une réunion d'échange au deuxième trimestre 2025, afin de faire un point sur la mise en œuvre de la politique salariale en mars 2025 et sur l'évolution de la situation économique globale.
La Direction rappelle son attachement au principe d'égalité professionnelle femmes/hommes et s'engage à veiller à la correction des éventuelles inégalités salariales.
Il sera à nouveau rappelé aux responsables hiérarchiques que chaque collaborateur doit être informé du retour de sa conférence rémunération qui doit lui être expliquée avant la diffusion des bulletins de paie de mars 2025. Les membres du Comité de Direction, chacun pour son périmètre, veilleront au suivi de cette communication par les responsables hiérarchiques.
Primes
En application de la politique de rémunération globale, des primes pourront être versées au mois de mars 2025.
Ces primes représenteront un
budget minimum de 2%.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale FOPour l'organisation syndicale CFTC
II. POLITIQUE SOCIALE
La Direction, après avoir rappelé les éléments de contexte cités en préambule et entendu les revendications des organisations syndicales, précise qu’il sera répondu à certaines d’entre elles dans le cadre des négociations en cours et à venir des accords du groupe Bouygues Construction concernant les salariés expérimentés et la qualité de vie au travail. La Direction indique que dans le cadre du présent accord, les dispositions suivantes seront mises en œuvre en matière sociale :
Déplacements - Indemnités
Indemnité de Grand Déplacement
La Direction a décidé d’augmenter la valeur des indemnités dans la limite des plafonds ACCOSS comme suit :
Augmentation de la valeur des IGD (missions < à 3mois) :
Pour les Compagnons :
88,50€ à 92€ Province, soit
+3,50€
92,65€ à 95€ Ile-de-France, soit
+2.35€
Pour les ETAM/CADRES
90,70€ à 93€ Province, soit
+2,30 €
95,10€ à 97€ Ile-de-France, soit
+1.90€
Augmentation de la valeur des IGD (Affectations > à 3 mois) :
Pour les Compagnons et les ETAM/Cadres :
69,75€ à 72€ Province, soit
+2,25€
71,90€ à 74€ € Ile- de-France, soit
+2,10€
En conséquence, la grille des indemnités de grands déplacements applicable au 1er janvier 2025 sera la suivante :
STATUT
Implantation des chantiers
Missions (<3 mois)
Affectations (>3mois)
Forfait non résident (mensuel sur 12 mois)*
Jour de présence sur site Voyage périodique IGD normale Jour d’absence (WE y compris vendredi de retour théorique –CP-AT-M-JTL) si maintien du logement Voyage périodique (0,30 €/km)
0 à 250km Plus de 250 km
OUVRIERS
Province
92€ 0,23 €km retour tous les week-ends (ou billet de train)** 72€ 30,00€ Retour tous les week-ends Retour 2 fois par mois** 730€
Paris + Région Parisienne
95€
74€
ETAM / CADRES
Province
93€
72€
Paris + Région Parisienne
97€
74€
* Ces montants tiennent compte de la minoration du vendredi lors du retour périodique du collaborateur. ** L’obligation de 48 h sur son lieu de résidence ne vaut que, pour les compagnons, dans la limite des fréquences de retour conventionnel, à savoir toutes les 3 semaines entre 500 et 750 km et 1 fois par mois pour les collaborateurs à plus de 750 kms.
La Direction donne son accord pour octroyer 2 voyages périodiques avec 48h à domicile pour les Compagnons entre 500 et 750 km de leur chantier. Cette mesure ne doit pas contraindre l’activité des chantiers.
Indemnité de Petit Déplacement – Panier repas
La valeur du panier Compagnon 2025 est portée de 13.60€ à
14€ (+2.94%).
La valeur du panier ETAM/Cadres 2025 est maintenue à
14,50 €.
Indemnité de lavage
L’indemnité de lavage est réévaluée de 14,20€ à
16€ (soit +12,7%).
Astreinte
Le paiement de l’astreinte est réévalué comme suit :
1 semaine : 160€ à
180€ (+12,5%)
Les autres indemnités sont maintenues. Pour rappel :
1 WE : 80€
1 nuit : 20€
1 samedi/dimanche/JF : 30€
Prime d’intervention : 30€
Prime d’astreinte : 320€/mois maximum à
360€/mois maximum.
Prime d’intervention : 150€/mois maximum.
Il est rappelé que l’Accord d’Astreinte concerne les Compagnons, ETAM, Cadres et Cadres Principaux.
Primes
Il est décidé de revaloriser les primes suivantes :
Port de tenue blanche 0.845€/heure
à 0.87€/heure (+2,96%)
Port de masque 0.345€/heure
à 0.355€/heure (+2,9%)
Titres restaurant
En 2025, la valeur faciale du Titre Restaurant sera augmentée pour atteindre une valeur faciale de
11,20€ avec une prise en charge patronale de 60% soit 6,72€ (sous réserve du respect des limites maximales d'exonération).
Mobilités Durables
La Direction rappelle que le Groupe Bouygues Construction a défini une stratégie climat ambitieuse accompagnée d'objectifs engageants visant à :
Repenser la conception, l'utilisation et la fin de vie des ouvrages,
Construire en faisant appel à des matériaux bas carbone,
Réduire la consommation d'énergie,
Être un intégrateur de solutions bas carbone.
Dans ce cadre, le Groupe Bouygues Construction entend participer activement au déploiement de toutes les formes de mobilités douces notamment à travers les mesures suivantes :
Verdissement de la flotte Bouygues Construction
Depuis 2020, Bouygues Construction accélère le verdissement de sa flotte automobile avec pour objectif d'atteindre plus de 90% de véhicules verts dans les commandes en 2030.
Dans ce cadre, la Direction continue de promouvoir la mise à disposition de véhicules verts notamment par l’obligation, depuis le mois d’avril 2024, pour les collaborateurs ayant le statut de Directeur ou Directeur Adjoint de commander uniquement des véhicules de fonction 100% électriques.
En complément, la Direction s'engage à continuer le déploiement d'installation de bornes de recharge électrique sur les sites pérennes de l'entreprise et sur les chantiers lorsque c’est possible. Elle permet, pour les collaborateurs disposant de véhicules de service ou de fonction électrifiés, un accès à un réseau de bornes implanté partout en France avec un nouveau partenaire, Charge Map.
Crédit mobilité
La Direction rappelle que les collaborateurs éligibles à l'octroi d'un véhicule de fonction peuvent choisir d'opter pour le crédit mobilité :
Crédit mobilité partiel en complément d'un véhicule 100% électrique selon le modèle de véhicule choisi,
Crédit mobilité total pour les collaborateurs qui renoncent totalement à leur véhicule de fonction.
Prise en charge de l'abonnement de transports publics
Afin d'encourager l'utilisation des transports publics, depuis 2020, tous les collaborateurs qui utilisent les transports publics pour leurs trajets domicile/travail bénéficient d'un remboursement à 100% de leur abonnement.
Il est rappelé que ce remboursement est applicable aux collaborateurs non éligibles à l'attribution d'un véhicule de fonction ou d'un véhicule de service.
Aide à l'acquisition d'un vélo à assistance électrique (Forfait Mobilités Durables)
Pour les années 2023 et 2024, la Direction a accompagné les collaborateurs qui optent pour un mode de transport durable pour se rendre sur leur lieu de travail, en participant à l'acquisition d'un vélo à assistance électrique (VAE) dans la limite de 500 € par collaborateur.
Cette mesure est prolongée pour l’année 2025 dans des conditions similaires. Elle prendra la forme d'un Forfait Mobilités Durables exonéré fiscalement et socialement, et sera versée sur le bulletin de paie.
Cette aide sera octroyée aux collaborateurs, sous réserve de fournir un justificatif d'achat à leur nom et une attestation sur l'honneur justifiant de l'utilisation régulière du vélo électrique pour le trajet domicile/travail et du respect des règles de sécurité (port du casque et équipements rétroréfléchissants notamment).
Les collaborateurs bénéficiant d'une autre prise en charge de leur transport (véhicule d'entreprise, indemnités de déplacement, remboursement d'un titre de transport public, …) ou qui ont déjà bénéficié de cette participation au cours de l’année 2023 ou 2024, ne pourront pas bénéficier de ce dispositif.
Co-voiturage
Afin de proposer une alternative à la voiture thermique individuelle, Bouygues Construction poursuit son partenariat avec le plus grand réseau français de covoiturage quotidien, BlaBlaCar Daily, une application qui met en relation des conducteurs et des passagers partout en France.
Grâce à ce partenariat, les collaborateurs bénéficient, sous certaines conditions :
Pour les passagers, de deux premiers trajets gratuits
Pour les conducteurs non bénéficiaires d’un véhicule de fonction, d'une rémunération des trajets.
La nomination de référents SPEAK UP
Lancé en 2020, le dispositif Speak Up vise à
sensibiliser le plus grand nombre (collaborateurs, managers, Responsables RH) et accompagner les collaboratrices et collaborateurs considérant être victimes ou témoins de situations relevant de propos sexistes, humiliants ou vexatoires, de comportements hostiles ou encore de harcèlement sexuel ou moral.
Depuis son lancement, toutes les situations signalées ont été accueillies et traitées, et ce, en toute
confidentialité. Lorsque cela s’est avéré nécessaire, celles-ci ont donné lieu à la mise en œuvre de plans d’actions visant à rétablir des conditions de travail sereines, et dans certains cas, fait l’objet de sanctions, allant de l’avertissement jusqu’au licenciement.
Au travers du dispositif Speak Up, Bouygues Construction souhaite assurer un environnement de travail bienveillant, positif et respectueux, favorisant la protection de la santé des collaborateurs et la performance de l’entreprise.
Jusqu’à présent animé par
deux binômes de référents Bouygues Construction « agissement sexiste/harcèlement sexuel » et « comportement hostile/harcèlement moral », le dispositif s’élargit début 2025 avec la nomination de « référents métiers » avec un périmètre d’intervention mixte « sexuel » et « moral » mais limité au périmètre du métier concerné.
L’élargissement du réseau va ainsi permettre un meilleur déploiement des sensibilisations et proposer plus de proximité dans l’accompagnement des collaborateurs en France.
Frais de santé – Surcomplémentaire facultative
La Direction rappelle que depuis 2022, les collaborateurs qui le souhaitent peuvent adhérer, à leurs frais, à une surcomplémentaire facultative dite "non responsable" afin de bénéficier de remboursements complémentaires dépassant les plafonds du contrat responsable.
Dans ce cadre, la couverture des postes suivants a été améliorée :
Honoraires d'hospitalisation médicale ou chirurgicale,
Consultations de spécialistes,
Actes d'imagerie (radiographie, IRM…),
Médecine douce (hors psychologie),
Lentilles.
L'adhésion n'étant possible qu'au 1er janvier de chaque année pour une durée minimum de deux ans, les collaborateurs qui souhaitent adhérer à compter de janvier 2025 ont jusqu'au 15 janvier 2025 pour le faire.
Les dispositifs PRO-BTP
Les parties rappellent que PRO-BTP propose une offre de services à destination de l’ensemble des collaborateurs et une offre de services complémentaires à destination des compagnons.
Les dispositifs PRO-BTP existants ont notamment pour objet de :
Favoriser l’insertion et la mobilité professionnelle,
Soutenir des projets personnels,
Aider les collaborateurs dans les moments difficiles,
Accéder à des loisirs et des séjours de vacances à des prix avantageux,
Soutenir les proche-aidants (conseil, orientation, aide au répit…),
Préparer les collaborateurs à la retraite,
Préserver la santé des collaborateurs.
Les services de PRO-BTP sont ainsi présentés de manière succincte en Annexe 1 étant précisé que le bénéfice de ces offres est soumis à des conditions d’éligibilité.
Engagements solidaires
Les collaborateurs qui souhaitent s'investir dans une cause d'intérêt général, bénéficient d’1 journée "solidaire" co-financée par an et par salarié.
Parentalité
Dans le cadre de la qualité de vie au travail, la Direction
maintient le nombre de berceaux financés en 2025. Ainsi, 7 berceaux seront financés pour Bouygues Construction Expertises Nucléaires en 2025.
Des réflexions seront menées en 2025 afin d’envisager un dispositif qui concernerait un plus grand nombre de collaborateurs.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale FOPour l'organisation syndicale CFTC
III. ORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL
La Direction indique que les dispositions suivantes seront mises en œuvre en matière d'organisation du temps de travail :
Jours collectifs
Le lundi de Pentecôte constitue la journée de solidarité. Cette journée ne sera pas travaillée car définie comme un jour collectif.
Les jours collectifs pour l'année 2025 sont :
Vendredi 30 mai 2025 (ascension)
Lundi 9 juin 2025 (pentecôte)
Ces deux jours seront décomptés en jours de réduction du temps de travail.
Congés de fin d'année
L'entreprise sera fermée du mercredi 24 décembre 2025 au soir au lundi 5 janvier 2026 au matin.
A titre exceptionnel, le samedi 3 janvier 2026 ne sera pas décompté comme un jour de congé.
La Direction rappelle que depuis le 1er mai 2022, la règlementation de la Caisse des congés payés a évolué. Les congés sont désormais pointés chronologiquement. En conséquence, pour les collaborateurs ayant un droit complet, les congés sont posés dans l'ordre suivant : d'abord les 4 semaines de congés principaux donnant lieu à la prime des 30%, puis la semaine dite "5ème semaine" (non primée).
En conséquence, les congés de fin d'année donneront lieu, pour la plupart des collaborateurs, au versement de la prime de congés de 30%.
Exercice Congés Payés 2024/2025
En 2025, les vacances scolaires de printemps de la zone A se terminent le samedi 3 mai.
A la demande des partenaires sociaux, les collaborateurs pourront solder leurs congés de l'exercice 2024/2025 jusqu’au 3 mai 2025 (au lieu du 30 avril 2025) dans la limite de deux jours de congés payés. Les modalités d'application de cette disposition seront précisées dans les CSE de début d'année 2025.
La Direction précise que cette disposition s'applique à tous les collaborateurs sans distinction des zones scolaires.
Possibilité de report des congés payés pour les longues absences
Il est rappelé que les collaborateurs qui se sont trouvés dans l'impossibilité de prendre leurs congés annuels au cours de la période de prise en raison d'une longue absence, hors absence liée à un arrêt de travail pour maladie, ont droit à un report de leurs congés payés.
Le report est possible dans les conditions suivantes :
Collaborateur
En longue absence à la fin de l'exercice
Ou de retour de longue absence dans les 3 mois précédents la fin de l'exercice et dans l'impossibilité de prendre l'intégralité de ses congés principaux
Report de tous les congés payés restants.
Par ailleurs, les collaborateurs qui se trouvent dans l’impossibilité de prendre leurs congés payés au cours de la période en raison d’une absence liée à un arrêt de travail pour maladie ont droit à un report de leurs congés payés conformément aux dispositions légales.
La pérennisation du forfait jours réduit
La Direction rappelle que le dispositif du forfait jours réduit, mis en place à titre expérimental depuis 2020 a été pérennisé dans le cadre d’un accord à durée indéterminée à compter du 1er mai 2024.
Ce dispositif permet aux collaborateurs au forfait jours de bénéficier d'un compteur de jours non travaillés à utiliser librement sur une période de référence et d'un maintien de droits, notamment en matière de protection sociale.
Depuis le 1er novembre 2024, il est possible pour les collaborateurs éligibles à ce dispositif de :
Rentrer dans le dispositif au premier jour de chaque mois civil (et non plus à compter du premier jour du trimestre)
Demander le transfert de ce dispositif dans l’entreprise d’accueil en cas de mutation dans une entreprise du groupe Bouygues Construction.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale FOPour l'organisation syndicale CFTC
IV. PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE
Les parties tiennent à rappeler l'existence de dispositif permettant d'associer les collaborateurs à la performance économique de la société soit directement soit par le biais de l'actionnariat salarié.
Accord d'intéressement
Un accord d'intéressement a été signé par le groupe Bouygues Travaux Publics – Bouygues Travaux Publics Régions France – Bouygues Construction Expertises Nucléaires le 28/06/2023 pour les années 2023 à 2025. Cet accord intègre notamment des indicateurs de performance RSE qui peuvent permettre d'améliorer le montant de l'enveloppe d'intéressement. Une négociation sera engagée au cours du premier semestre 2025 en vue de conclure l’avenant de quantification prévu par l’accord d’intéressement.
Accord de participation
Un accord de participation a été négocié à l'échelle de Bouygues Construction en 1986 puis modifié par l'avenant n°16 du 18 février 2004.
Plan d'Epargne Retraite du Groupe Bouygues (PER)
Un accord collectif de groupe portant création du plan d'épargne retraite d'entreprise du Groupe Bouygues (PER) a été signé le 29 septembre 2020.
Cet accord porte sur deux dispositifs dans le groupe :
Le PERCOL (Plan d'Epargne Retraite d'Entreprise Collectif, ex-PERCO).
L'abondement maximum de l'entreprise sur le PERCOL est de 1 590 € pour un versement annuel de 3 900 €.
Le PEROB (Plan d'Epargne Retraite Obligatoire, dispositif anciennement dit "article 83").
Les collaborateurs dont la rémunération annuelle est supérieure ou égale à 3 PASS sont éligibles au PEROB. La cotisation obligatoire de 8% est prise en charge à 70 % par l'employeur.
Enfin, il est rappelé que les collaborateurs peuvent choisir de transférer sur le PERCOL ou le PEROB le cas échéant, les sommes issues de leur Compte Epargne Temps (CET), de la participation ou de l'intéressement.
Plan d'Epargne Entreprise (PEE)
Les collaborateurs bénéficient du Plan d'Epargne Entreprise du Groupe Bouygues.
L'abondement maximum de l'entreprise est de 4 080 € pour un versement annuel de 5 400 €.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale FOPour l'organisation syndicale CFTC
V. PUBLICITE ET DEPÔT
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.
Il entre en vigueur au 1er janvier 2025.
Le présent accord sera notifié par la Direction à l'ensemble des parties.
Le présent accord sera également, conformément aux dispositions légales,
Déposé auprès de la Direction Régionale de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités et publié sur la base de données nationale via la plateforme de télé procédure du ministère du travail,
Déposé auprès du secrétariat Greffe du conseil des prud'hommes de Versailles.
Fait à Guyancourt le 22 novembre 2024.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale FOPour l'organisation syndicale CFTC
VI. SOUHAITS DES ORGANISATIONS SYNDICALES
Pour l'organisation syndicale FO :
L’économie mondiale a traversé une période mouvementée depuis la fin de la pandémie : tout d’abord avec des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, une crise énergétique et alimentaire déclenchées par la guerre de la Russie contre l’Ukraine, une hausse considérable de l’inflation, puis le conflit Israélo-Palestinien, tout cela suivi d’un resserrement synchronisé de la politique monétaire à l’échelle mondiale. La robustesse des cadres de politique économique dans de nombreux pays a contribué à la résilience mondiale. Néanmoins, nombre d’États ont traversé cette période avec des niveaux d’endettement élevés et des coûts de la dette publique en augmentation.
Les données récentes relatives à l’inflation sont globalement conformes aux anticipations et les projections macroéconomiques de septembre 2024, établies par la Banque Centrale Européenne, confirment
les perspectives d’inflation qui s’établirait en moyenne à 2,5 % en 2024, 2,2 % en 2025 et 1,9 % en 2026 (1).
En France,
l’inflation après avoir atteint 5,7 % en moyenne annuelle en 2023, continuera à reculer en 2024 avec une moyenne annuelle à 2,5 %. Pour 2025 et 2026, l’inflation devrait retrouver des niveaux annuels connus par le passé lié au reflux des prix de l’alimentation, de l’énergie et des biens manufacturés. L’inflation dans les services baisserait plus lentement (2).
Quant à la croissance économique, elle s’établirait à 0,8 % en 2024 pour s’améliorer à 1,2 % en 2025 (3).
Malgré une incertitude politique aggravée par une dette publique importante, des taux d’intérêts élevés et une inflation encore soutenue, le marché du travail reste dynamique. Bouygues Construction enregistre une commande record en 2024, particulièrement à l’international, et malgré une politique RH très active, et continue à faire face à une pénurie de main-d’œuvre et à une évolution des technologies.
Le Groupe se doit de retrouver de l’attractivité et s’adapter pour fidéliser ses salariés !
« Dans cet environnement instable, nous avons publié fin juillet des résultats solides et confirmé les perspectives 2024… Le Groupe peut s’appuyer … sur une situation financière solide et un carnet de commandes de haut niveau dans la Construction et chez Equans. Plus que jamais, je sais pouvoir compter sur ce qui fait la force et l’identité de Bouygues : vous, des femmes et des hommes professionnels et engagés, animés par un excellent état d’esprit autour d’une culture unique. Vous savez pouvoir compter sur moi et sur l’ensemble des dirigeants du Groupe ».
Olivier ROUSSAT dans Le Minorange d’automne 2024
« Les évolutions technologique, industrielle et écologique, la pénurie de main d'œuvre, le vieillissement de la population et la révolution numérique rapide, dopée à l'intelligence artificielle… Les défis ne manquent pas et ces évolutions vont nécessairement transformer nos pratiques RH ».
Jean-Manuel SOUSSAN juillet 2024 sur LinkedIn
C’est dans ce contexte économique et social incertain que la politique RH est plus que jamais un levier de performance pour notre entreprise
Politique salariale et engagement RSE : salaire décent
Face à la hausse des inégalités sociales identifiées comme une menace sur le développement économique mondial, il nous semble important que le Groupe soit identifié comme un acteur reconnu garantissant, pour les premiers niveaux de salaire, un salaire juste permettant de couvrir les besoins essentiels d’un salarié et de sa famille en effaçant les différences liées au coût de la vie (logement, repas, santé, transports, éducation, épargne, loisirs, vacances). C’est une réelle opportunité pour le Groupe de contribuer à la construction d’une société plus juste et inclusive en renforçant son leadership responsable, en attirant de nouveaux talents et en fidélisant ses salariés.
C’est pourquoi
FO Groupe Bouygues demande la mise en place d’une commission pour :
Réaliser un état des lieux en fonction du contexte local permettant de s’assurer que les salariés disposent d’un salaire décent pour subvenir à leurs besoins,
Analyser et mesurer les écarts éventuels,
Proposer des mesures locales et adaptées,
Et créer un salaire décent Bouygues.
FO Groupe Bouygues reprend la conclusion de Jean-Manuel SOUSSAN sur LinkedIn à l’occasion de People First « Chiche ! » pour un salaire décent chez Bouygues.
Part fixe de la rémunération :
Augmentation de 3,5% moyen de la masse salariale globale, hors parties variables, avec un minimum de 50€.
Une clause de revoyure en juin 2025, notamment afin de garantir :
Les remises à niveau et rattrapages liés aux augmentations du SMIC (salaires et promotions),
La négociation de primes si amélioration des résultats économiques,
Une augmentation moyenne des salaires en mars 2025 correspondant à l’indice prévisionnelle d’inflation de l’INSEE sur l’année 2025 augmentée de + 1 %. La prévision prise en compte serait celle publiée en juin 2025. Cette mesure serait rétroactive et appliquée sur la paie de mars 2025.
Cette augmentation concerne exclusivement la revue annuelle des salaires et s’entend :
Hors toutes augmentations attribuées lors des retours de congés maternité et parentaux en cours d’année,
Hors primes jalons attribuer au cours de l’année
Hors traitement de la dynamique salariale différenciée des collaborateurs HP,
Hors politique visant à bloquer la fuite des talents,
Hors réajustements exceptionnels réalisés en cours d’année,
Hors enveloppe pour traiter les éventuels différentiels de salaires Femme/Homme qui pourraient subsister,
Hors enveloppe de mise à niveau éventuelle pour se conformer aux minimas conventionnels,
Hors enveloppe pour absorber les effets de percussion des nouveaux salaires d’embauches.
Une harmonisation du processus global de la revue de rémunération avec le calendrier des entretiens annuels d’évaluation.
La garantie qu’un retour individuel sera fait à chaque collaborateur de sa rémunération y compris dans le cadre des mobilités internes intra Groupe.
Part variable de la rémunération :
Une enveloppe de primes dynamiques de 4% minimum, avec la volonté de :
Négocier un cadre contractualisé pour l’attribution des primes (définition de critères objectifs et de règles d’attribution),
Et de mettre en place un retour catégoriel (statut, âge, sexe, fonction, …) à destination de la ou des organisations syndicales signataires.
FO Groupe Bouygues réaffirme sa vigilance sur le fait que tout collaborateur puisse accéder aux primes, quel que soit son statut, son âge, sa fonction ou la nature de ses responsabilités.
Politique sociale
Un grand nombre de dispositifs ont été créés ou élargis par le législateur, afin de compléter le package salarial. C’est le cas de la « prime transport », du « forfait mobilités durables », de la distribution de chèques CESU subventionnés par l'entreprise, de la prise en compte d’une indemnité télétravail…
Il est important de répondre aux attentes fortes des salariés en optimisant ces outils mis à notre disposition.
Autre sujet impactant en 2023, la réforme des retraites, qui impose un allongement de la durée de vie professionnelle. Il est indispensable que ce sujet soit évoqué en NAO à défaut de négociations QVT et politique séniors engagées à date.
Politique Véhicules :
Concernant la « politique Véhicules », FO Groupe Bouygues demande :
La revalorisation de la participation de l’entreprise dans la prise en charge des véhicules de fonction,
L’intégration d’une gamme de véhicules familiaux dès les premiers niveaux hiérarchiques,
Une prise en charge plus avantageuse pour les salariés qui font le choix d’un véhicule électrique,
La prise en charge des consommations des véhicules électriques lors de la recharge au domicile du salarié,
L’aide au financement de la borne de recharge rapide chez les salariés,
La revalorisation du dispositif du Crédit Mobilité afin de le rendre plus incitatif,
La mise en place étendue du Crédit Mobilité pour la renonciation d’un véhicule de service.
La possibilité de disposer d’un vélo de fonction, avec la même facilité d’attribution et d’entretien que les voitures de fonction
Dans le cadre de la diminution de l’impact carbone de Bouygues Construction :
Étendre le dispositif d’écoconduite WeNow à tous les salariés volontaires, avec ou sans véhicule d’entreprise, afin de leur faire bénéficier des avantages de cette démarche,
Créer un critère ESG dans notre accord d’intéressement pour redistribuer une partie des gains réalisés sur la diminution des consommations des véhicules thermiques d’entreprise.
Limiter fortement le recours à l’avion dans les déplacements professionnels lorsqu’une alternative train de moins de 3h30 existe
Transports :
Versement de la Prime transport pour les salariés concernés à hauteur de 400 € (700 € pour un véhicule électrique).
Mise en place du forfait mobilité durable pouvant aller jusqu’à 800€ euros par an et par salarié afin d'encourager les déplacements domicile-travail à vélo ou en covoiturage. Ce "forfait mobilités" sera cumulable avec le remboursement des frais de transports en commun et il est étendu aux frais d'alimentation des véhicules électriques.
Mise en place sur tous les sites d’emplacements matérialisés et sécurisés, pour les vélos et trottinettes, ainsi que de casiers, vestiaires et douches
Mise en place sur tous les sites d’emplacements matérialisés et sécurisés, avec point de rechargement en libre accès dédiés aux véhicules électriques et vélos à assistance électrique avec prise en charge des consommations électriques pour tous les salariés (même si véhicule personnel). A défaut, les personnes n’ayant pas d’indemnités de trajet ni de véhicule d’entreprise, possibilité de charger gratuitement jusqu’à concurrence du montant du Pass Navigo.
Revalorisation des indemnités de grands déplacements :
Augmentation de 3,5% de toutes les primes qui constituent le pack mobilité.
Indemnités de Grands Déplacements identiques pour tous les statuts.
Pour les Compagnons, Etam et Cadres à : affectation superieur a 3mois
- de 250 km - de 69,65€ à 75€
Pour les Compagnons, Etam et Cadres à : affectation superieur a 3mois (ile de France)
-de 250km - de 92,65€ a 97€
Pour les Compagnons, Etam et Cadres à : affectation superieur a 3mois
+ de 250 km - de 90,70€ à 95,70€ Pour les Compagnons, Etam et Cadres à : affectation inferieure a 3mois (ile de France) + de 250 km - de 95,10€ a 100,10€
Reconduite La prime transport de 250 € et est exonérée de charges sociales est d'impôts
Réévaluation de tous les IPD de 20%. Mise en place d’une prime de déplacements de 100€ par tranche de 22 jours travaillées en Déplacements.
Primes travaux : Revalorisation de toutes les primes travaux zone et hors zone de 6%. Requalification de la prime de zone au lieu de 0.84cs de l’heure faire une prime de 4€ le matin et 4€ l d’après-midi. Dès l’entré en zone Mise en place d’une prime pour l’utilisation de tout type d’échafaudages. Augmentation de la prime de lavage des bleus de 14€ à 20€. Négociation d’accords cadre avec des groupes hôteliers.
Ajustement du prix des IGD pendant la péeriode estivale d’été et noél
Augmentation du maintient de chambre de 30€ a40€
Augmentation du repas versé le vendredi de 20€ pour tout les colleges
Revalorisation des indemnités de trajet (Voyage Détente affection supérieur a 3mois) de 0,30€ à 0,35€
Revalorisation des indemnités de trajet (Voyage Détente affection inferieur a 3mois) de 0,23€ à 0,28€
Revalorisation des Indemnités Kilométriques (IK pour les véhicules thermiques et électriques).
Revalorisation du voyage pour des non-résidents de 730€ à 750€
Attribution des JRTT pour les salariés tous statuts en horaires spéciaux. (Poster décaler et le weekend)
Politique voyages (missions ponctuelles à l’international), FO Groupe Bouygues demande :
La fin de la franchise de jours sans indemnité pour les cadres.
Un barème simplifié d’indemnités (+20 % PED et + 15 % PMD).
Plus généralement, une révision de la politique de déplacement (toujours plus restrictive).
Permettre aux collaborateurs d’avoir le code entreprise SNCF pour avoir des réductions
Revalorisations relatives aux salariés en IPD
Panier de 13,60€ à 14,60€
Horaires spéciaux : Le paiement du repos compensateur du samedi même s’il est le 5ème jour travaillé de la semaine. Le paiement des heures du samedi à 50% même s’il est le 5ème jour travaillé de la semaine. Le travail du dimanche doit rester exceptionnel. Si des dimanches sont travaillés et en complément Des majorations existantes, donner 1 journée de récupération et 2 jours placés sur le CET A par Journée travaillée (Etam/Cadres). Le dimanche paye travailler, le dimanche majoration a 100%,1repos compensateur pourque cela soit Uniforme
Notes de frais : Le paiement du loyer chantier au réel sur note de frais pendant un arrêt de travail ou accident, sur Présentation de justificatifs. Revalorisation de 28 € à 32 € de la limite du coût validé du repas sous note de frais ou mise en place D’un forfait journalier plutôt que par repas. Primes de chantiers :
Revalorisation des diverses primes et indemnités de chantier : de 10%
Prime de lavage de 14,20€ à 25,00€
Prime de contrainte d’accès de 5,50€ avec 1€ de + tous les 500 mètres sans limite
Prime d’astreinte
1 semaine du (lundi au dimanche) de 240€
1 week-end de 90€
1 nuit de 30€
1 jour férié/samedi/dimanche de 45€
Remboursement loyer double résidence :
Le paiement du loyer chantier au réel sur note de frais pendant un arrêt de travail ou accident, sur présentation de justificatifs.
La création d’une prime mensuelle pour remplacer le remboursement du loyer pour la période de vacances d’été (Simplification du système actuelle)
Prime de congés d’été
La réintégration de la prime de congés pour tous les salariés qui ne prennent pas de
Congés en juillet / Août d’un montant de 600€
Carte essence/gasoil
La création d’une carte essence/gasoil débloquée pour les ETAM / Cadres
qui travaille le week-end.
Ancienneté Groupe :
Maintien de la politique de valorisation, de reconnaissance et de fidélité au travers des médailles D’ancienneté (dîner et voyages) et revalorisation des primes avec 2 500 € pour le week-end, 20an Pour le week-end, 3 500 € pour les 30 ans et 4 000 € pour les 40 ans.
FO Groupe Bouygues demande :
Couverture Sociale :
Complémentaire Santé, FO Groupe Bouygues demande :
La révision de la règle du 1% en base de cotisation complémentaire santé à la charge du salarié. Nous souhaitons que ce taux soit revu à la baisse ainsi que le montant du salaire de référence servant de plafond,
Augmentation de la subrogation sécurité sociale à 6 mois au lieu des 3 mois actuellement.
Ouverture d’une négociation pour la mise en place d’un plan d’assurance dépendance Groupe (couvrant le titulaire, son conjoint, voire sur une base optionnelle ses ascendants, descendants), avec abondement de l’entreprise.
Ouverture d’une négociation pour la mise en place d’une offre collective d’assistance de type Premium, dans le cadre de la Prévoyance, afin d’aider à faire face à certains aléas majeurs de la vie, qu’ils soient liés à la vie professionnelle ou à la vie privée.
La mise en place d’un bilan de santé pour évaluer la condition physique et mentale des salariés, pris en charge par l’entreprise et sur le temps de travail pour les + de 55 ans.
Virement de la paie des compagnons au 2e ou 3e jour du mois suivant.
Parentalité :
Le nombre de places en crèches financées par l’entreprise étant limitées, FO Groupe Bouygues demande :
La possibilité de supprimer ces berceaux et de réinvestir ces sommes en CESU pour tous les salariés concernés,
Ou faire bénéficier de CESU aux salariés ne bénéficiant pas de ces places.
Concernant les « Jours Famille » FO Groupe Bouygues demande le passage de 2 jours à 3 jours cofinancés dont 2 par l’employeur et 1 par le salarié et par an.
La mise en place d’un dispositif de « retour progressif de congé paternité/maternité » à 80 % sur 1 mois payé à 100 % ou 2 mois payés à 90 %.
La mise en place d’un congé en cas d’arrêt naturel de grossesse ou d’avortement, pour la
Collaboratrice et le conjoint RIE que tous les collaborateurs peuvent en bénéficier
Qualité de Vie au Travail
Mise en place de CESU subventionnés par l'entreprise pour tous les salariés en faisant la demande.
Dans le cadre de la politique RSE, pérennisation de l’octroi d’une journée par an, sur le temps de travail, pour un engagement solidaire, citoyen et sociétal, afin d’aider des associations locales. (via la plateforme WENABI, WeCare, CAC…).
Elargir le panel de contrats cadres bénéficiant aux collaborateurs auprès de grandes enseignes commerciales.
Elargir le principe du FJR (capital de jours, cotisations Prévoyance décès, retraite de base et complémentaire…) à tous les salariés quel que soit leur statut.
Fiabiliser le fonctionnement d’Elis dans la gestion des bleus.
Restauration :
Augmentation de la part du RIE prise en charge par l’entreprise à 70 % afin de contenir le coût des repas pour les salariés.
Revalorisation du ticket restaurant de 10,80€ à 13,80€
Initiative de « paniers-repas antigaspi » du gouvernement à dupliquer dans nos restaurants d’entreprise.
Accompagnement des aidants :
Amélioration des dispositifs d’aide aux aidants :
Flexibilité, aménagement des horaires et télétravail adapté. Rappel des différents congés possibles (congé de proche-aidant, congé de solidarité familiale, congé de présence parentale)
Revenu de remplacement avec la prévoyance,
Maintien des garanties du régime frais de santé pendant toute la durée du congé,
Maintien des cotisations patronales aux régimes de retraite et de prévoyance à hauteur d’une activité à temps plein durant toute la durée du congé,
Soutien administratif et aide « au répit »,
Mesures d’accompagnement managérial dans la mise en place des solutions de répit organisée par la société.
Tutorat, transmission du savoir, attractivité et fidélisation :
Poursuite de l’identification des tuteurs et maîtres de stage pour encadrer les apprentis, stagiaires et alternants.
Formation des tuteurs et maîtres de stage.
Augmentation des montants de primes de
100€ pour les tuteurs (200 € aujourd’hui par trimestre et 300 € suite embauche) et 400€ pour les maîtres de stages (300 € aujourd’hui suite embauche alternants).
Maladie et handicap :
Prise en charge par l’entreprise sur la base du temps plein, du différentiel des cotisations retraites et prévoyance des collaborateurs en temps partiel thérapeutique ou d’invalidité. Cela pour garantir des prestations entières et assurer une pension complète au départ à la retraite pour l’ensemble des salariés concernés quel que soit leur âge.
Augmentation du CESU
à 600€ préfinancé à 60 % par l’entreprise. (en 2024, 500€ financé à 60% par l’entreprise plafonné à 1.830€/an)
Séniors :
D’autres dispositifs ont été présentés le 30 septembre 2024 dans le cadre de la négociation sur les salariés expérimentés.
Mise en place d’un CET sénior avec abondement par l’entreprise sous forme de jours ou de participation financière.
Participation de l’entreprise au financement du rachat des trimestres manquants pour prendre sa retraite à taux plein.
Aménagement du temps de travail :
Créer un dispositif similaire au FJR (réservé aux ETAM et cadres au forfait jour) pour les salariés horaires,
Aménagement des postes de travail en réduisant les horaires du soir, en cycle et des travailleurs postés,
Prise en compte des salariés dans le choix des chantiers afin de réduire le temps de trajet.
Le congé de fin de carrière en diminuant les horaires de travail et en conservant la totalité de son salaire.
Dupliquer la plateforme WENABI qui permet aux salariés d’accéder facilement à des missions d’engagement solidaire et élargir la cible des missions proposées (missions plus longues).
Organisation du temps de travail
L’évolution des attentes des salariés dans leur relation au travail doit être l’occasion d’évoquer avec conviction les sujets tels que l’amélioration des conditions de travail, la baisse de la durée du travail, l’ouverture plus large au télétravail, une plus forte souplesse dans les horaires de travail…
FO Groupe Bouygues demande :
Congés payés
Les 2 Jours de Temps Collectifs (JTC) aux dates suivantes :
le vendredi
9 mai 2025 ou le vendredi 30 mai (Pont de l’Ascension) ou le lundi 10 novembre
le lundi
9 juin 2025 (Pentecôte).
Congés de fin d’année 2025/2026
Du 19
décembre 2025 au soir au 2 janvier 2026 au matin.
Congés scolaires de la zone C (Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles) :
Permettre aux salariés de poser le solde des congés principaux 2025 / 2026 sur la 1ère semaine de mai 2026. (jour concerné uniquement le samedi 2 mai)
Organisation du temps de travail
Possibilité de mettre en place 1 journée continue par mois le vendredi avec des horaires du type :
7 h - 13 h ou 8 h - 14 h dans le cadre de l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle.
Définir une organisation et réduction du temps de travail lors des périodes de canicule et généralisation de la climatisation dans les bases vie.
Télétravail
Poursuite des négociations sur les accords de Télétravail concernant :
L’élargissement du nombre de jours télétravaillés par semaine,
Une indemnité forfaitaire de 10 € par jour télétravaillé (indemnités repas, énergies…),
Une expérimentation du télétravail avec un capital de 8 jours « télétravaillables » par mois à positionner en fonction des impératifs professionnels ; si les 8 jours ne sont pas consommés, le compteur est remis à 0 le mois suivant.
Pour ceux n’ayant pas de télétravail, prévoir un nombre d’heures par an pour faire des démarches administratives, médicales ou autres…
Droit à la déconnexion :
Que le premier jour de retour de congés de plus de 10 jours consécutifs soit « bloqué » afin de permettre aux salariés de prendre connaissance de leurs messages et de « lever » la pression sur celles et ceux qui se sentent obligés de les lire pendant leurs vacances.
Fidélité, attractivité et équilibre des temps de vie :
1 congé de « respiration » :
À partir de 10 ans d’ancienneté, un congé de quelques mois et pris en charge par l’entreprise (durée et paiement à négocier) pour des projets au service du collectif (enseignement, associations, mécénat…).
La mise en place des congés d’ancienneté Bouygues pour tous les salariés embauchés après le 1er avril 2000.
Partage de la valeur ajoutée FO Groupe Bouygues réaffirme son attachement aux
dispositifs d’épargne salariale ainsi qu’aux dispositifs de participation et d’intéressement.
C’est pourquoi, FO Groupe Bouygues réitère son souhait concernant la Participation, d’ouvrir une négociation afin de faire évoluer l’accord existant vers un accord dérogatoire permettant une meilleure répartition de la performance de l’entreprise auprès des salariés.
Par ailleurs, FO Groupe Bouygues demande que :
Les sommes issues de la Participation puissent être abondées lors de leur versement sur le PEE ou sur le PERCOL.
L’abondement du PEE soit repensé afin d’être plus social et qu’il soit réévalué sur les premières tranches pour favoriser les salariés n’ayant pas ou peu les moyens d’épargner. Versement d’un
abondement de 300 % pour un plafond maximum de 600 € / an. Au-dessus de ce plafond annuel, toutes les sommes versées depuis le 1er € seront abondées suivant le barème existant
Pour l'organisation syndicale CFTC :
Lors des NAO 2024, la CFTC avait exprimé sa déception quant à l’augmentation envisagée à 3%. En effet, selon une étude du groupe Alpha (et d’autres cabinets de conseil), les augmentations totales (générales et individuelles) négociées dans les entreprises se situaient en moyenne à 3,5 % en 2024. Les augmentations moyennes ont été plus importantes dans la construction (3,96 %) (Source Groupe Alpha). Un retard existe donc dans notre groupe qui est subi par les collaborateurs.
Les projections pour l’année 2025 en termes d’inflation confirment le recul de l’inflation à 1,5% en 2025. Néanmoins, cette projection est entourée d’aléas importants liés à l’incertitude politique actuelle, les risques géopolitiques et leurs effets sur les matières premières et le commerce. Le prix de l’essence repart actuellement à la hausse avec la guerre du Moyen Orient et des augmentations importantes de taxes ont été annoncées sur l’électricité par le gouvernement. C’est pourquoi, il nous semble important de rester attentif aux évolutions éventuelles et d’ouvrir la possibilité de se revoir en milieu d’année pour discuter ensemble des mesures à prendre le cas échéant.
Nous sommes convaincus que même avec une inflation modérée de 1,5%, une progression des salaires est importante notamment pour :
Attirer et retenir des talents dans un marché du travail compétitif,
Permettre aux collaborateurs de maintenir et d’améliorer leur pouvoir d’achat,
Reconnaitre et récompenser les collaborateurs à la fois ceux travaillant en production, mais également les autres qui n’ont pas démérité en matière d’engagement, d’investissement au regard des efforts qui ont été demandés par l’entreprise.
Nous voulons que nos revendications soient entendues car nous portons la voix des collaborateurs. » Rémunération La CFTC demande : Salaires :
Une augmentation de tous les salaires de 2,8 % au titre de l’année 2024.
La rétroactivité des augmentations de salaires de mars au mois de février 2024.
Un engagement formel de la part des managers de faire un retour sur les revues de conférence impliquant un courrier qui explique à la fois les raisons en cas d’absence d’augmentation, mais également qui motive les augmentations (reconnaissance). Un budget dédié à :
2,7 % pour les primes avec une grande sélectivité sur les hauts salaires.
Enveloppe de primes non cumulables avec les augmentations de salaires.
Une attention particulière :
Pour les salariés qui n’ont pas eu d’augmentation ou de prime en 2024.
Pour les faibles salaires avec un minimum de 50 € pour les salariés augmentés.
Pour un respect de l’égalité Homme/Femme à poste équivalent.
Un engagement ferme de la Direction au respect du paiement des salaires :
Le 5 de chaque mois suivant pour les compagnons.
Le 25 de chaque mois en cours pour les ETAM et les Cadres.
Cadre social La CFTC demande : Indemnités Repas
Augmentation de la part patronale de 10% du ticket restaurant ou son remplacement par la prime panier repas.
La prime panier repas à 16 € pour tous.
Indemnités de Petits Déplacements :
Réévaluation > à 5 % des IPD pour tous les collaborateurs.
Indemnités de Grands Déplacements :
Réévaluation > à 10 % des IGD pour tous les collaborateurs.
Harmonisation à tous statuts confondus.
Prime d’éloignement pour les collaborateurs en GD depuis plus de six mois sans interruption.
Voyages détentes :
Pour les compagnons en IGD, 48 heures de repos dans leur lieu de résidence lors des voyages de retours périodiques.
Primes d’incommodités :
Augmentation de 10 % de la valeur du point. Cela fait plusieurs années que les primes n’ont pas été augmentées (Prime de masque, tenues…)
Primes d’astreinte :
Pas de limite de niveau hiérarchique pour l’attribution de la prime d’astreinte.
Réévaluation > à 5 % des montants.
Astreinte de la semaine du lundi au dimanche inclus à 220 €.
Prime de vacances :
Attribution d’une prime de 250 euros pour chaque collaborateur ayant décalé des congés validés par la hiérarchie.
Prime de transport :
Une prime mensuelle de transport de 90 € pour les collaborateurs devant utiliser leur propre véhicule pour se rendre sur leurs lieux de travail ainsi que les sédentaires qui n’ont pas la possibilité de prendre les transports en commun ou en co-voiturage.
Travail le dimanche :
Le travail du dimanche doit rester exceptionnel est majoré à 100% pour tous statuts avec un repos compensateur.
Mobilité :
Attribution immédiate du crédit mobilité aux collaborateurs en attente de leur premier véhicule.
Attribution d’une subvention mobilité douce pour les collaborateurs ne bénéficiant ni de véhicule de service ni de véhicule de fonction.
Grille voiture (fonction/service) : la CFTC a pu constater au cours des dernières années, un abaissement de la grille des véhicules. Les collaborateurs qui bénéficiaient d’une voiture familiale, en passant au grade supérieur, ne peuvent plus aujourd’hui en bénéficier. De même, le choix pour les véhicules électriques et de service est très peu étendu. C’est pourquoi, nous demandons une revalorisation de cette grille avec une plus forte participation de l’entreprise.
Parentalité & événements familiaux :
5 jours par an d’autorisation d’absence rémunérés pour enfant malade sur présentation d’un certificat médical.
5 jours par an d’autorisation d’absence rémunérés pour conjoint ou enfant hospitalisé sur justificatifs.
Augmentation du nombre de places en crèche de façon significative pour rendre plus aisée les modes de garde des parents,
Un accompagnement aux modes de garde :
attribution de chèque CESU pour la garde d’enfants en plus des berceaux existants, et cela pour répondre à la problématique d’obtention de places en crèche du personnel et élargir ainsi les possibilités d’offre.
Compensation pour les parents n’ayant pas de crèches partenaires et/ou d’assistante maternelle à proximité de leur lieu de travail.
Télétravail :
L’attribution pour les télétravailleurs récurrents (sous avenant) :
D’une indemnité de 10 € par mois, pour un salarié effectuant une journée de télétravail par semaine.
D’une indemnité de 20 € par mois, pour un salarié effectuant deux journées de télétravail par semaine.
Pour les collaborateurs handicapés :
L’augmentation à 600 € du montant du chèque CESU Handicap.
Attribution de jours pour rendez-vous médicaux des collaborateurs.
Congés supplémentaires pour les séniors suite à la réforme des retraites :
1 jour pour les 55 à 57 ans,
2 jours pour les 57 à 59 ans,
3 jours pour les 59 à 61 ans,
4 jours pour les 61 ans jusqu’au départ à la retraite.
Pour récompenser les salariés de leur fidélité dans l’entreprise :
Le maintien des prestations concernant les médailles d’ancienneté des :
10 ans avec une « box » cadeau,
20 ans avec un voyage d’un week-end,
30 et 40 ans avec un voyage d’une semaine.
Pour les salariés qui choisissent la prime à la place du voyage, la revalorisation des primes pour les voyages des 20 ans à 2500 € et 30/40 ans à 3500 €.
Formation et transmission des connaissances :
Mise en place de formations personnalisées sur les nouveaux outils en présentiel (à intégrer dans le parcours de formation).
Valorisation des savoir-faire des séniors par transmission aux plus jeunes via des tutorats, la mise en œuvre de documents remarquables ayant un intérêt pour l’entreprise.
Activités Sociales et Culturelles :
L’augmentation de 8 % du budget des ASC.
Temps de travail La CFTC demande :
Le travail exceptionnel doit le rester. Les demandes de dérogations deviennent systématiques.
Pour donner suite aux nombreuses dérogations d’horaires, le respect des journées négociées lors de ces Négociations Annuelles Obligatoires.
Un meilleur respect de la vie privée et familiale en limitant le travail des samedis, dimanches et des jours fériés.
Jours collectifs :
Étant donné le nombre important de dérogations d’horaires qui annulent régulièrement les « jours de pont » qui sont habituellement négociés, nous ne proposons pas de dates particulières pour les jours collectifs.
Journée de solidarité :
Le lundi 9 juin 2025, offerte à tous les salariés.
5ème semaine :
Du vendredi 26 décembre 2025 au matin au vendredi 2 janvier 2026 au soir.
Journée offerte le mercredi 24 décembre afin de permettre aux collaborateurs en grand déplacement d’avoir de vraies vacances.
Journée de congés :
La possibilité aux salariés ne disposant pas encore de droits à congés suffisants de pouvoir travailler dans un siège ou sur un chantier lors des périodes de congés imposées par l’entreprise.
Journée continue le vendredi pour tous les salariés :
Généralisation de la journée de travail en continu le vendredi.
Partage de la valeur ajoutée La CFTC demande : Abondement au PEE :
Une revalorisation à 300 % d’abondement sur le premier seuil d’épargne à 360 €.
Abondement au PERCOL :
Une revalorisation de 50 % à 100 % d’abondement sur la deuxième tranche.
Une revalorisation de 20 % à 50 % d’abondement sur la troisième tranche.
Intéressement :
Possibilité de transférer des CET sur le PEE sans contrainte de date.