Rémunération - Politique Sociale - Temps de travail - Partage de la valeur ajoutée
Bouygues Travaux Publics et Bouygues Travaux Publics Régions France
A l'issue des réunions de négociations du 2 octobre, 4 novembre et du 25 novembre 2024, entre :
Le Groupe, constitué des sociétés :
BOUYGUES TRAVAUX PUBLICS SAS, domiciliée à Guyancourt 78280, 1 avenue Eugène Freyssinet, au capital de 291 002 790€, inscrite au RCS de Versailles sous le numéro 407 985 308,
BOUYGUES TRAVAUX PUBLICS RÉGIONS FRANCE, domiciliée à Balma 31130, 25 avenue de Galilée, au capital de 1 025 392€, inscrite au RCS de Toulouse sous le numéro 722 069 366,
Représentées par ______________, Directeur des Ressources Humaines,
d'une part,
et
Les organisations syndicales représentatives ci-dessous, prises en la personne de leurs représentants mandatés,
L'Union des Syndicats
CFTC des métiers du Groupes Bouygues, représentée par __________, __________, _____________ et ______________, dûment mandatés,
Le Syndicat National
FO du Groupe Bouygues, représenté par ___________, ___________, et ___________, dûment mandatés,
d'autre part.
et au cours desquelles les organisations syndicales ont fait part de leurs revendications pour l'année 2025, il a été convenu et arrêté ce qui suit.
PRÉAMBULE
I. RÉMUNÉRATION
La Direction, après avoir entendu les revendications des organisations syndicales et rappelé les éléments de contexte cités en préambule, indique que les dispositions suivantes seront mises en œuvre en matière de rémunération :
La Direction rappelle que la politique rémunération de l'entreprise résulte d'un nécessaire compromis entre l'enjeu de compétitivité et l'indispensable implication des collaborateurs et collaboratrices (dénommés "collaborateurs" dans le présent accord) qui participent activement à sa réussite.
Salaires
En préambule, la Direction réaffirme le principe de politique salariale au mérite.
Le budget consacré à
l'augmentation des salaires en mars 2025 sera d’au minimum 2,20% de la masse salariale de la "population courante". La "population courante" représente l'ensemble des collaborateurs présents à la date d'augmentation des salaires.
Tout collaborateur augmenté bénéficiera d'une augmentation mensuelle minimum de 30€ bruts (base temps plein).
Au cours des dernières années, l’incertitude sur l’évolution des niveaux d'inflation a conduit les partenaires sociaux à intégrer des clauses "de revoyure" dans le volet salarial des NAO. Depuis quelques mois, la situation semble différente, avec une inflation visiblement stabilisée pour 2024 comme pour 2025. La Direction s'engage toutefois, à la demande des partenaires sociaux, à organiser une réunion d'échange au deuxième trimestre 2025, afin de faire un point sur la mise en œuvre de la politique salariale en mars 2025 et sur l'évolution de la situation économique globale.
La Direction rappelle son attachement au principe d'égalité professionnelle femmes/hommes et s'engage à veiller à la correction des éventuelles inégalités salariales.
Il sera à nouveau rappelé aux responsables hiérarchiques que chaque collaborateur doit être informé du retour de sa conférence rémunération qui doit lui être expliquée avant la diffusion des bulletins de paie de mars 2025. Les membres du Comité de Direction, chacun pour son périmètre, veilleront au suivi de cette communication par les responsables hiérarchiques.
Primes
En application de la politique de rémunération globale, des primes pourront être versées au mois de mars 2025.
Ces primes représenteront un
budget minimum de 2,40%.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale CFTCPour l'organisation syndicale FO
II. POLITIQUE SOCIALE
La Direction, après avoir rappelé les éléments de contexte cités en préambule et entendu les revendications des organisations syndicales, précise qu’il sera répondu à certaines d’entre elles dans le cadre des négociations en cours et à venir des accords du groupe Bouygues Construction concernant les salariés expérimentés et la qualité de vie au travail. La Direction indique que dans le cadre du présent accord, les dispositions suivantes seront mises en œuvre en matière sociale :
Déplacements - Indemnités
Indemnité de Grand Déplacement
La Direction a décidé d’augmenter la valeur des indemnités dans la limite des plafonds ACCOSS comme suit :
Augmentation de la valeur des IGD du lundi au jeudi :
entre 3% et 3,36% selon les zones
En conséquence, la grille des indemnités de grands déplacements applicable au 1er janvier 2025 sera la suivante :
A moins de 250 km :
Lieu
- de 250 km
IVD
(€/km)
IGD (€/jour) Repas (€/jour)
Cadres
Etam
Compagnons
Quand versé du L au J versé le V les WE de VP
toutes les semaines
Province
83€
(+2,70€)
17,70€
0,30*
ZPIE1
89€
(+2,80€)
A plus de 250 km :
Lieu
+ de 250 km
IVD
(€/km)
IGD (€/jour) Repas (€/jour)
Cadres
Etam
Compagnons
Quand versé du L au J versé le V les WE de VP
2 retours par mois*
Province
81,40€
(+2,60€)
17,70€
0,30*
ZPIE1
84,70€
(+2,70€)
1 Paris/RP/Nice-Monaco/Région frontalière Suisse/Corse. * applicable également aux ETAM/Cadres ne bénéficiant pas d’un véhicule de société, non applicable aux ETAM/Cadres bénéficiant d’un véhicule de société. *Forfait non-résident : 730€
Il est rappelé que dans le cadre d’une affectation supérieure à 24 mois, le montant brut des IGD reste inchangé, néanmoins, compte-tenu des limites fixées par l’URSSAF, une partie des IGD devient soumise à charges sociales.
Affectation de courte durée (< 1 mois)
La Direction a décidé d’augmenter des valeurs de
3.53% et 3.47%.
Lieu Versé pour chaque découché Versé le jour du retour Retour Cadres ETAM Compagnons Province
88,00€
(+3€) 18,30€ Prévu toutes les semaines. Prise en charge directe par l’employeur : billets de train 2ème classe A/R ou véhicule de location. A défaut et sur décision de l’employeur, versement des IVD à 0,30€/km.
ZPIE
104,50€
(+3.50€) 18,30€
Indemnité de Petit Déplacement – Panier repas
La valeur du panier 2025 est portée de 13.60€ à
14€ (soit +2.94%).
Indemnité de lavage
L’indemnité de lavage est réévaluée de 14.20€ à
16€ (soit +12,67%).
Astreinte
Le paiement de l’astreinte est réévalué comme suit :
1 semaine : 160€ à
180€ (+12,50%)
1 WE : 80€ 1 nuit : 20€
1 samedi/dimanche/JF : 30€
Prime d’intervention : 30€
Prime d’astreinte : 320€/mois maximum à
360€/mois maximum.
Prime d’intervention : 150€/mois maximum.
Il est rappelé que l’Accord d’Astreinte concerne les Compagnons, ETAM, Cadres et Cadres Principaux.
Primes
La Direction rappelle les différentes primes existantes :
Prime de contrainte d’accès : 5.50€, puis +1€ par tranche de 500 mètres, sans excéder 10€/jour.
Prime de poste : 9.90€/jour
Prime de marée : 18€/jour
Prime masque poussière
Ventilation assistée : 1,72€/heure
Cartouche : 0,22€/heure
Marteau piqueur : 1,43€/heure
Echafaudage volant : 5€/jour
Béton projeté : 1,17€/heure
Egouts : 10% du taux horaire ou du salaire journalier
Travaux souterrains : 10% du taux horaire ou du salaire journalier
Hyperbare : 25€/heure
Titres restaurant
En 2025, la valeur faciale du Titre Restaurant sera augmentée pour atteindre une valeur faciale de
11,20€ avec une prise en charge patronale de 60% soit 6,72€ (sous réserve du respect des limites maximales d'exonération).
Mobilités Durables
La Direction rappelle que le Groupe Bouygues Construction a défini une stratégie climat ambitieuse accompagnée d'objectifs engageants visant à :
Repenser la conception, l'utilisation et la fin de vie des ouvrages,
Construire en faisant appel à des matériaux bas carbone,
Réduire la consommation d'énergie,
Être un intégrateur de solutions bas carbone.
Dans ce cadre, le Groupe Bouygues Construction entend participer activement au déploiement de toutes les formes de mobilités douces notamment à travers les mesures suivantes :
Verdissement de la flotte Bouygues Construction
Depuis 2020, Bouygues Construction accélère le verdissement de sa flotte automobile avec pour objectif d'atteindre plus de 90% de véhicules verts dans les commandes en 2030.
Dans ce cadre, la Direction continue de promouvoir la mise à disposition de véhicules verts notamment par l’obligation, depuis le mois d’avril 2024, pour les collaborateurs ayant le statut de Directeur ou Directeur Adjoint de commander uniquement des véhicules de fonction 100% électriques.
En complément, la Direction s'engage à continuer le déploiement d'installation de bornes de recharge électrique sur les sites pérennes de l'entreprise et sur les chantiers lorsque c’est possible. Elle permet, pour les collaborateurs disposant de véhicules de service ou de fonction électrifiés, un accès à un réseau de bornes implanté partout en France avec un nouveau partenaire, Charge Map.
Crédit mobilité
La Direction rappelle que les collaborateurs éligibles à l'octroi d'un véhicule de fonction peuvent choisir d'opter pour le crédit mobilité :
Crédit mobilité partiel en complément d'un véhicule 100% électrique selon le modèle de véhicule choisi,
Crédit mobilité total pour les collaborateurs qui renoncent totalement à leur véhicule de fonction.
Prise en charge de l'abonnement de transports publics
Afin d'encourager l'utilisation des transports publics, depuis 2020, tous les collaborateurs qui utilisent les transports publics pour leurs trajets domicile/travail bénéficient d'un remboursement à 100% de leur abonnement.
Il est rappelé que ce remboursement est applicable aux collaborateurs non éligibles à l'attribution d'un véhicule de fonction ou d'un véhicule de service.
Aide à l'acquisition d'un vélo à assistance électrique (Forfait Mobilités Durables)
Pour les années 2023 et 2024, la Direction a accompagné les collaborateurs qui optent pour un mode de transport durable pour se rendre sur leur lieu de travail, en participant à l'acquisition d'un vélo à assistance électrique (VAE) dans la limite de 500 € par collaborateur.
Cette mesure est prolongée pour l’année 2025 dans des conditions similaires. Elle prendra la forme d'un Forfait Mobilités Durables exonéré fiscalement et socialement, et sera versée sur le bulletin de paie.
Cette aide sera octroyée aux collaborateurs, sous réserve de fournir un justificatif d'achat à leur nom et une attestation sur l'honneur justifiant de l'utilisation régulière du vélo électrique pour le trajet domicile/travail et du respect des règles de sécurité (port du casque et équipements rétroréfléchissants notamment).
Les collaborateurs bénéficiant d'une autre prise en charge de leur transport (véhicule d'entreprise, indemnités de déplacement, remboursement d'un titre de transport public, …) ou qui ont déjà bénéficié de cette participation au cours de l’année 2023 ou 2024, ne pourront pas bénéficier de ce dispositif.
Co-voiturage
Afin de proposer une alternative à la voiture thermique individuelle, Bouygues Construction poursuit son partenariat avec le plus grand réseau français de covoiturage quotidien, BlaBlaCar Daily, une application qui met en relation des conducteurs et des passagers partout en France.
Grâce à ce partenariat, les collaborateurs bénéficient, sous certaines conditions :
Pour les passagers, de deux premiers trajets gratuits
Pour les conducteurs non bénéficiaires d’un véhicule de fonction, d'une rémunération des trajets.
La nomination de référents SPEAK UP
Lancé en 2020, le dispositif Speak Up vise à
sensibiliser le plus grand nombre (collaborateurs, managers, Responsables RH) et accompagner les collaboratrices et collaborateurs considérant être victimes ou témoins de situations relevant de propos sexistes, humiliants ou vexatoires, de comportements hostiles ou encore de harcèlement sexuel ou moral.
Depuis son lancement, toutes les situations signalées ont été accueillies et traitées, et ce, en toute
confidentialité. Lorsque cela s’est avéré nécessaire, celles-ci ont donné lieu à la mise en œuvre de plans d’actions visant à rétablir des conditions de travail sereines, et dans certains cas, fait l’objet de sanctions, allant de l’avertissement jusqu’au licenciement.
Au travers du dispositif Speak Up, Bouygues Construction souhaite assurer un environnement de travail bienveillant, positif et respectueux, favorisant la protection de la santé des collaborateurs et la performance de l’entreprise.
Jusqu’à présent animé par
deux binômes de référents Bouygues Construction « agissement sexiste/harcèlement sexuel » et « comportement hostile/harcèlement moral », le dispositif s’élargit début 2025 avec la nomination de « référents métiers » avec un périmètre d’intervention mixte « sexuel » et « moral » mais limité au périmètre du métier concerné.
L’élargissement du réseau va ainsi permettre un meilleur déploiement des sensibilisations et proposer plus de proximité dans l’accompagnement des collaborateurs en France.
Frais de santé – Surcomplémentaire facultative
La Direction rappelle que depuis 2022, les collaborateurs qui le souhaitent peuvent adhérer, à leurs frais, à une surcomplémentaire facultative dite "non responsable" afin de bénéficier de remboursements complémentaires dépassant les plafonds du contrat responsable.
Dans ce cadre, la couverture des postes suivants a été améliorée :
Honoraires d'hospitalisation médicale ou chirurgicale,
Consultations de spécialistes,
Actes d'imagerie (radiographie, IRM…),
Médecine douce (hors psychologie),
Lentilles.
L'adhésion n'étant possible qu'au 1er janvier de chaque année pour une durée minimum de deux ans, les collaborateurs qui souhaitent adhérer à compter de janvier 2025 ont jusqu'au 15 janvier 2025 pour le faire.
Les dispositifs PRO-BTP
Les parties rappellent que PRO-BTP propose une offre de services à destination de l’ensemble des collaborateurs et une offre de services complémentaires à destination des compagnons.
Les dispositifs PRO-BTP existants ont notamment pour objet de :
Favoriser l’insertion et la mobilité professionnelle,
Soutenir des projets personnels,
Aider les collaborateurs dans les moments difficiles,
Accéder à des loisirs et des séjours de vacances à des prix avantageux,
Soutenir les proche-aidants (conseil, orientation, aide au répit…),
Préparer les collaborateurs à la retraite,
Préserver la santé des collaborateurs.
Les services de PRO-BTP sont ainsi présentés de manière succincte en Annexe 1 étant précisé que le bénéfice de ces offres est soumis à des conditions d’éligibilité.
Engagements solidaires
Les collaborateurs qui souhaitent s'investir dans une cause d'intérêt général, bénéficient d’1 journée "solidaire" co-financée par an et par salarié.
Parentalité
Dans le cadre de la qualité de vie au travail, la Direction
maintient le nombre de berceaux financés en 2025 pour Bouygues Travaux Publics Régions France au nombre de 7.
26 berceaux seront financés pour Bouygues Travaux Publics.
Des réflexions seront menées en 2025 afin d’envisager un dispositif qui concernerait un plus grand nombre de collaborateurs.
Logement
Attentive aux demandes partagées par les organisations syndicales sur les difficultés rencontrées par les collaborateurs pour accéder au parc locatif privé, la Direction s’engage à ce que des réflexions sur un accompagnement soient menées sur ce sujet, en 2025.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale CFTCPour l'organisation syndicale FO
III. ORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL
La Direction indique que les dispositions suivantes seront mises en œuvre en matière d'organisation du temps de travail :
Jours collectifs
Le lundi de Pentecôte constitue la journée de solidarité. Cette journée ne sera pas travaillée car définie comme un jour collectif.
Les jours collectifs pour l'année 2025 sont :
Vendredi 30 mai 2025 (ascension)
Lundi 9 juin 2025 (pentecôte)
Ces deux jours seront décomptés en jours de réduction du temps de travail.
Congés de fin d'année
L'entreprise sera fermée du mercredi 24 décembre 2025 au soir au lundi 5 janvier 2026 au matin.
A titre exceptionnel, le samedi 3 janvier 2026 ne sera pas décompté comme un jour de congé.
La Direction rappelle que depuis le 1er mai 2022, la règlementation de la Caisse des congés payés a évolué. Les congés sont désormais pointés chronologiquement. En conséquence, pour les collaborateurs ayant un droit complet, les congés sont posés dans l'ordre suivant : d'abord les 4 semaines de congés principaux donnant lieu à la prime des 30%, puis la semaine dite "5ème semaine" (non primée).
En conséquence, les congés de fin d'année donneront lieu, pour la plupart des collaborateurs, au versement de la prime de congés de 30%.
Exercice Congés Payés 2024/2025
En 2025, les vacances scolaires de printemps de la zone A se terminent le samedi 3 mai.
A la demande des partenaires sociaux, les collaborateurs pourront solder leurs congés de l'exercice 2024/2025 jusqu’au 3 mai 2025 (au lieu du 30 avril 2025) dans la limite de deux jours de congés payés. Les modalités d'application de cette disposition seront précisées dans les CSE de début d'année 2025.
La Direction précise que cette disposition s'applique à tous les collaborateurs sans distinction des zones scolaires.
Possibilité de report des congés payés pour les longues absences
Il est rappelé que les collaborateurs qui se sont trouvés dans l'impossibilité de prendre leurs congés annuels au cours de la période de prise en raison d'une longue absence, hors absence liée à un arrêt de travail pour maladie, ont droit à un report de leurs congés payés.
Le report est possible dans les conditions suivantes :
Collaborateur
En longue absence à la fin de l'exercice
Ou de retour de longue absence dans les 3 mois précédents la fin de l'exercice et dans l'impossibilité de prendre l'intégralité de ses congés principaux
Report de tous les congés payés restants.
Par ailleurs, les collaborateurs qui se trouvent dans l’impossibilité de prendre leurs congés payés au cours de la période en raison d’une absence liée à un arrêt de travail pour maladie ont droit à un report de leurs congés payés conformément aux dispositions légales.
La pérennisation du forfait jours réduit
La Direction rappelle que le dispositif du forfait jours réduit, mis en place à titre expérimental depuis 2020 a été pérennisé dans le cadre d’un accord à durée indéterminée à compter du 1er mai 2024.
Ce dispositif permet aux collaborateurs au forfait jours de bénéficier d'un compteur de jours non travaillés à utiliser librement sur une période de référence et d'un maintien de droits, notamment en matière de protection sociale.
Depuis le 1er novembre 2024, il est possible pour les collaborateurs éligibles à ce dispositif de :
Rentrer dans le dispositif au premier jour de chaque mois civil (et non plus à compter du premier jour du trimestre)
Demander le transfert de ce dispositif dans l’entreprise d’accueil en cas de mutation dans une entreprise du groupe Bouygues Construction.
Concernant les demandes portées par les Organisations Syndicales sur le temps partiel annualisé, La Direction de Bouygues TP s’engage à mener une réflexion sur le sujet.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale CFTCPour l'organisation syndicale FO
IV. PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTÉE
Les parties tiennent à rappeler l'existence de dispositif permettant d'associer les collaborateurs à la performance économique de la société soit directement soit par le biais de l'actionnariat salarié.
Accord d'intéressement
Un accord d'intéressement a été signé par le groupe Bouygues Travaux Publics – Bouygues Travaux Publics Régions France – Bouygues Construction Expertises Nucléaires le 28/06/2023 pour les années 2023 à 2025. Cet accord intègre notamment des indicateurs de performance RSE qui peuvent permettre d'améliorer le montant de l'enveloppe d'intéressement. Une négociation sera engagée au cours du premier semestre 2025 en vue de conclure l’avenant de quantification prévu par l’accord d’intéressement.
Accord de participation
Un accord de participation a été négocié à l'échelle de Bouygues Construction en 1986 puis modifié par l'avenant n°16 du 18 février 2004.
Plan d'Epargne Retraite du Groupe Bouygues (PER)
Un accord collectif de groupe portant création du plan d'épargne retraite d'entreprise du Groupe Bouygues (PER) a été signé le 29 septembre 2020.
Cet accord porte sur deux dispositifs dans le groupe :
Le PERCOL (Plan d'Epargne Retraite d'Entreprise Collectif, ex-PERCO).
L'abondement maximum de l'entreprise sur le PERCOL est de 1 590 € pour un versement annuel de 3 900 €.
Le PEROB (Plan d'Epargne Retraite Obligatoire, dispositif anciennement dit "article 83").
Les collaborateurs dont la rémunération annuelle est supérieure ou égale à 3 PASS sont éligibles au PEROB. La cotisation obligatoire de 8% est prise en charge à 70 % par l'employeur.
Enfin, il est rappelé que les collaborateurs peuvent choisir de transférer sur le PERCOL ou le PEROB le cas échéant, les sommes issues de leur Compte Epargne Temps (CET), de la participation ou de l'intéressement.
Plan d'Epargne Entreprise (PEE)
Les collaborateurs bénéficient du Plan d'Epargne Entreprise du Groupe Bouygues.
L'abondement maximum de l'entreprise est de 4 080 € pour un versement annuel de 5 400 €.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale CFTCPour l'organisation syndicale FO
V. PUBLICITÉ ET DÉPÔT
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.
Il entre en vigueur au 1er janvier 2025.
Le présent accord sera notifié par la Direction à l'ensemble des parties.
Le présent accord sera également, conformément aux dispositions légales,
Déposé auprès de la Direction Régionale de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités et publié sur la base de données nationale via la plateforme de télé procédure du ministère du travail,
Déposé auprès du secrétariat Greffe du conseil des prud'hommes de Versailles.
Fait à Guyancourt le 25 novembre 2024.
Pour la DirectionPour l'organisation syndicale CFTCPour l'organisation syndicale FO
VI. SOUHAITS DES ORGANISATIONS SYNDICALES
Pour l'organisation syndicale CFTC :
Lors des NAO 2024, la CFTC avait exprimé sa déception quant à l’augmentation envisagée à 3%. En effet, selon plusieurs études de cabinets spécialisés, les augmentations totales (générales et individuelles) négociées dans les entreprises se situaient en moyenne à 3,5 % en 2024. Les augmentations moyennes ont été plus importantes dans la construction (3,96 %). Les projections pour l’année 2025 en termes d’inflation confirment le recul de l’inflation à 1,5%. Néanmoins, cette projection est entourée d’aléas importants liés à l’incertitude politique actuelle, les risques géopolitiques et leurs effets sur les matières premières et le commerce. Par ailleurs, des augmentations importantes de taxes ont été annoncées sur l’électricité par le gouvernement. C’est pourquoi, il nous semble important de rester attentif aux évolutions éventuelles et d’ouvrir la possibilité de se revoir en milieu d’année pour discuter ensemble des mesures à prendre le cas échéant. Nous sommes convaincus que même avec une inflation modérée de 1,5%, une progression des salaires est importante notamment pour :
Attirer et retenir des talents dans un marché du travail compétitif,
Permettre aux collaborateurs de maintenir et d’améliorer leur pouvoir d’achat,
Reconnaitre et récompenser les collaborateurs à la fois ceux travaillant en production mais également les fonctions supports qui n’ont pas démérité en matière d’engagement, d’investissement malgré les efforts qui ont été demandés par l’entreprise.
Nous voulons que nos revendications soient entendues car nous portons la voix des collaborateurs. Rémunération La CFTC demande : Pour les salaires : Afin d’assurer un juste équilibre entre la lutte contre l’augmentation du coût de la vie et une reconnaissance au mérite des collaborateurs, la
CFTC demande :
Une augmentation de
2,8 % de la masse salariale
Un seuil minimum de
50€ brut.
Une enveloppe spécifique de prime, dynamique, sur la base des critères suivants :
Permettre aux managers de valoriser les promotions,
Récompenser la surperformance,
Valoriser l’état d’esprit et l’implication des collaborateurs sur des projets spécifiques.
Politique sociale La CFTC demande :
De respecter les dates de congés négociés dans les NAO afin de permettre aux collaborateurs d’avoir des temps de repos et respecter leur vie personnelle.
D’être vigilant sur les affectations du personnel sur les chantiers en prenant en considération le plus possible l’éloignement du personnel de son domicile et les déplacements interchantiers.
Indemnités de Grands Déplacements : Au cours des derniers mois, le coût des logements a connu une inflation (le dernier indice de référence des loyers (IRL) s’élève à 3,26%). C’est pourquoi, la CFTC demande une revalorisation du montant des IGD. Statuts Lieu
Quand Versé du L au J Versé le V Versé du L au J Versé le V les WE et VP
toutes les semaines 1 semaine sur 2 (semaine de VP)
Province
82,90 €
18 €
81,40 €
18 €
0,30 €
ZPIE + Corse
89 €
84,70 €
Par ailleurs, lorsque les collaborateurs rejoignent leur lieu d’affectation le dimanche soir car les contraintes du chantier ne permettent pas le décalage de la prise de poste, nous demandons le paiement de l’indemnité de repas, et cela partout et de manière uniforme. Néanmoins, nous rappelons que nous souhaitons avant tout que les chantiers prennent en considération l’éloignement domicile/ chantier pour la prise de poste des collaborateurs en grands déplacements et propose donc une reprise de poste décalée sans imposer la prise de jour de repos.
IGD – Remboursement du loyer et intempéries : Lorsque les parties conviennent d’un retour au domicile pendant la période d’intempéries, les collaborateurs se retrouvent dans des situations complexes car ils ne reçoivent plus leur IGD mais ont un logement à payer. Nous demandons le remboursement sur note de frais d’une partie du loyer dans la limite des frais réellement engagés. Il n’est pas normal de faire porter le paiement d’un logement chantier à la seule charge du collaborateur.
Affectation de courte durée : Pour les affectations de courte durée, les collaborateurs rencontrent des difficultés pour se loger. En effet, étant donnée la durée d’affectation, ceux-ci louent souvent des logements temporaires type Airbnb dont les prix moyens des chambres se sont envolés ces dernières années. Par exemple, en septembre 2024, le prix moyen d’un hôtel 2 étoiles avec petit-déjeuner est de 100,41€ en province (source INSEE). A contrario, les montants issus des accords entreprise n’ont pas été revus depuis plusieurs années, et se trouvent aujourd’hui bien loin de la réalité du marché. C’est pourquoi nous demandons une révision de ces montants versés pour chaque découché afin de s’adapter à l’augmentation du coût des logements.
Versé pour chaque découché Versé le jour du retour Etam Cadres Compagnons Province
100€
20€
ZPIE
115€
20€
Panier repas – Indemnités de petits déplacements : Le montant minimal de la
prime panier de petits déplacements due aux salariés du BTP est fixé par la convention collective régionale. La prime actuelle issue de nos accords est de 13,60€. Elle est inférieure à ce qui est préconisé dans un bon nombre de régions (plus de 40% des cas). C’est pourquoi nous demandons un panier fixé à 14,30€ brut pour toute population (Compagnons, Etam et cadres).
Indemnité de lavage : La CFTC réitère sa demande concernant un montant décent de l’indemnité de
lavage mensuelle de la tenue de travail. Celle-ci a pour but d’indemniser les salariés ayant l’obligation de nettoyer, par leurs propres moyens, leurs vêtements de travail lorsque le projet ne dispose pas de contrat de nettoyage de ces mêmes vêtements avec un prestataire extérieur.
Pour rappel : le coût de lavage des bleus comprend les prix :
d’un lavage pour 6 kg (soit 4,00 €),
du sèche-linge (soit 2,00 €)
de la lessive
Avec une moyenne 4 lavages par mois. La CFTC demande que les collaborateurs soient indemnisés à hauteur de ce qu’ils paient pour laver leurs bleus, soit
25€.
Primes :
Application de l’indemnité liée aux
travaux en contact avec de la poussière de chaux : application de la prime de masque poussière conformément à nos accords.
Revue de rémunération : Depuis plusieurs années, la CFTC a sollicité la Direction afin d’harmoniser le processus global de revue de rémunération avec le calendrier des entretiens annuels d’échanges. Un engagement de la Direction a été pris lors des NAO 2024 afin d’avoir une réflexion globale, mais à ce jour, rien ne semble avoir abouti. La CFTC souhaite que la Direction entende que les collaborateurs sont mécontents d’avoir des entretiens décorrélés des revues de rémunération. C’est pourquoi, nous demandons que le cycle de management soit revu avec le calendrier suivant ;
Septembre : entretien pour faire le point sur l’avancée des objectifs et ajustements, le cas échéant. Ce serait l’occasion d’échanger sur les programmes de formation et évoquer le sujet de la rémunération
Décembre : revue de rémunération réalisée par les managers
Février : EAE avec retour et explication en face à face sur les revues de rémunération.
Par ailleurs, nous demandons qu’un entretien soit réalisé pour tous les compagnons ayant une nouvelle affectation avec le chef de chantier qui l’a suivi durant plusieurs mois, et cela avant son départ. En effet, bien souvent, les compagnons ne bénéficient pas d’entretien avec le nouveau chef qui ne les connait pas encore. Remboursement loyers été La CFTC constate que le paiement du loyer d’été n’est pas toujours effectif pour des raisons qui parfois incombent à un process de délégation. Or, cela aboutit dans certains cas à des situations financières compliquées. C’est pourquoi, nous demandons une simplification de ce process et permettre ainsi un remboursement du loyer d’été dans de meilleurs délais. 13ème mois La CFTC souhaite que l’entreprise donne la possibilité aux collaborateurs de bénéficier d’un versement total du 13ème mois au mois de novembre (comme cela était le cas précédemment) pour ceux qui estiment en avoir besoin dans la gestion de leur budget. Télétravail : Dans le cadre de la revue de l’accord sur le télétravail chez BYTP, nous demandons :
Pour les proches aidants - handicap : ouvrir la possibilité de modification temporaire du lieu de télétravail ainsi que l’octroi de jours de télétravail occasionnel à hauteur de 3 jours par semaine, le temps nécessaire
Pour tous : introduire la possibilité de bénéficier du télétravail nomade de manière ponctuelle.
Parentalité et évènements familiaux : Prendre en compte la parentalité c’est rendre l’entreprise plus attractive. Les mesures actuelles ne sont pas à la hauteur de ce qui est attendu dans ce domaine. C’est pourquoi, nous demandons :
2 jours par enfant malade : maintien de salaire pour le parent ou le beau-parent dont la présence est indispensable auprès d’un enfant malade de moins de 10 ans (sur justificatif médical)
Ces 2 jours sont portés à
3 si situation de handicap, ou affection de longue durée (ALD)
Pour les parents d’enfants handicapés (handicap inférieur à 80% - reconnu par la MDPH), la mise en place de congés spécifiques à hauteur de
5 jours par an – échelonnés, en dehors de toute maladie afin de pouvoir effectuer les démarches liées au handicap de leurs enfants
Elargir le réseau de crèche avec La Maison Bleue (partenariat de Pro BTP) et bénéficier ainsi de places en crèche garanties et de tarif préférentiel pour chaque berceau réservé
Respecter et promouvoir le jour de rentrée scolaire pour les parents en proposant une flexibilité d’horaire ce jour-là
Proches aidants : En France, on estime qu'environ 11 millions de personnes sont proches aidants, dont près de 3 millions sont également en activité professionnelle. Cette réalité impose que l’entreprise se soucie de leur situation afin de les accompagner au mieux dans ces situations de vie. La CFTC propose donc :
D’offrir
des horaires de travail flexibles, des heures de travail réduites ou la possibilité de travailler à distance pour accommoder les besoins des proches aidants
D’avoir un
RH référent sur ces sujets, capable d’orienter les collaborateurs dans ces situations
De mettre en place un
dispositif de maintien de salaires par tranche dans le cadre du congé du proche aidant (congés légal indemnisé au 1er janvier 2024 à hauteur de 64,54 € par jour). Le congé de proche aidant permet de suspendre ou réduire son activité professionnelle pour accompagner un proche en situation de handicap ou un proche âgé en perte d’autonomie. Néanmoins, malgré ce dispositif légal, il peut y avoir un réel manque à gagner pour le collaborateur. Nous demandons :
Un complément par rapport à ce que fait la loi afin qu’il n’existe pas de frein à la prise de ce congé
Un maintien à 100 % sur les 20 premiers jours de congés, 80% pour les 20 suivants, 70% pour le reste du congé
Le fractionnement possible des 66 jours AJPA
Logement principal – particularité région parisienne De nombreux collaborateurs de la région parisienne vivant en logement social nous ont fait part de leurs difficultés. En effet, lorsqu’ils demandent des logements plus adaptés en fonction de l’évolution de leur situation familiale, leur dossier est souvent non prioritaire. C’est pourquoi, nous avons à plusieurs reprises soulevé le problème. Nous demandons d’étudier la possibilité d’un parc locatif privé – comme certaines entreprises peuvent le déployer pour leurs collaborateurs.
Mobilité : Pour faciliter la mobilité des collaborateurs, nous demandons :
L’augmentation des
IPH à 80 € par jour ouvré : en effet le montant actuel de 70€ n’a pas bougé depuis plusieurs années malgré l’inflation subie sur le logement et sur les denrées alimentaires
Dans le cas d’une nouvelle affectation sur chantier ou agence, la mise en place d’une cellule d’accueil avec prise de contact auprès des agences immobilières et aide auprès des collaborateurs pour trouver un logement (IGD, IPH et affectation de moins de 1 mois)
Temps partiel annualisé
Nous souhaitons que soit développé - promu le dispositif du temps partiel annualisé pour permettre à des collaborateurs en forfait heure de bénéficier de cette organisation du temps de travail. Ce dispositif peut être ainsi mis en place pour raisons familiales ou besoins personnels. Qualité de vie au travail – santé au travail Afin d’améliorer la qualité de vie et la santé au travail, nous demandons :
La mise en place d’un
ergonome au niveau France pour l’entité des TP pour favoriser la prévention des risques professionnels sur les chantiers et favoriser ainsi les conditions de travail.
La mise en place de
sessions de prévention des addictions (tabac, drogue, alcool…).
Temps de travail La CFTC demande : Jours collectifs :
Le vendredi 30 mai 2025 (Week-end de l’Ascension)
Lundi 9 juin 2025 (Pentecôte)
Semaine de Noël :
24 décembre : journée offerte
Du 24 décembre 2025 au soir au lundi 5 janvier 2026 au matin.
Dérogation congés scolaires : En 2025, les vacances scolaires de printemps de la zone A se terminent le 5 mai 2025. Nous demandons la possibilité de solder les congés de l’exercice 2024/2025 jusqu’au 4 mai 2025. Partage de la valeur ajoutée L’Union CFTC des Métiers du Groupe Bouygues demande : PERCOL :
Une hausse des plafonds des tranches bénéficiant de l'abondement : 300€ augmenté à 500€ pour les 200% et 1200€ augmenté à 1500€ pour les 50%
La possibilité de basculer sur le PERCOL 20 jours de CET (au lieu de 10) par an défiscalisés
Plan d’épargne entreprise (PEE) :
Abondement de 20% sur le transfert des jours de CET dans le PEE
Une modification des grilles d’abondement afin de tenir compte des capacités d’épargne des collaborateurs :
✓ Abondement de 300% de 0 à 200 € ✓ Abondement de 200% de 201 à 600€ ✓ Abondement de 100% de 601 à 3200€ ✓ Abondement de 50% de 3201 à 5400€ ✓ Abondement de 20% au-delà de 5401 €
Accord d’intéressement : La CFTC demande lors de la revue de l’accord avec les partenaires sociaux d'établir un accord d'intéressement qui reflète de manière juste et adéquate l’engagement et les contributions des collaborateurs à la réussite de l'entreprise.
Pour l'organisation syndicale FO :
L’économie mondiale a traversé une période mouvementée depuis la fin de la pandémie : tout d’abord avec des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, une crise énergétique et alimentaire déclenchées par la guerre de la Russie contre l’Ukraine, une hausse considérable de l’inflation, puis le conflit Israélo-Palestinien, tout cela suivi d’un resserrement synchronisé de la politique monétaire à l’échelle mondiale. La robustesse des cadres de politique économique dans de nombreux pays a contribué à la résilience mondiale. Néanmoins, nombre d’États ont traversé cette période avec des niveaux d’endettement élevés et des coûts de la dette publique en augmentation.
Les données récentes relatives à l’inflation sont globalement conformes aux anticipations et les projections macroéconomiques de septembre 2024, établies par la Banque Centrale Européenne, confirment
les perspectives d’inflation qui s’établirait en moyenne à 2,5 % en 2024, 2,2 % en 2025 et 1,9 % en 2026 (1).
En France,
l’inflation après avoir atteint 5,7 % en moyenne annuelle en 2023, continuera à reculer en 2024 avec une moyenne annuelle à 2,5 %. Pour 2025 et 2026, l’inflation devrait retrouver des niveaux annuels connus par le passé lié au reflux des prix de l’alimentation, de l’énergie et des biens manufacturés. L’inflation dans les services baisserait plus lentement (2).
Quant à la croissance économique, elle s’établirait à 0,8 % en 2024 pour s’améliorer à 1,2 % en 2025 (3).
Malgré une incertitude politique aggravée par une dette publique importante, des taux d’intérêts élevés et une inflation encore soutenue, le marché du travail reste dynamique. Bouygues Construction enregistre une commande record en 2024, particulièrement à l’international, et malgré une politique RH très active, et continue à faire face à une pénurie de main-d’œuvre et à une évolution des technologies.
Le Groupe se doit de retrouver de l’attractivité et s’adapter pour fidéliser ses salariés !
« Dans cet environnement instable, nous avons publié fin juillet des résultats solides et confirmé les perspectives 2024… Le Groupe peut s’appuyer … sur une situation financière solide et un carnet de commandes de haut niveau dans la Construction et chez Equans. Plus que jamais, je sais pouvoir compter sur ce qui fait la force et l’identité de Bouygues : vous, des femmes et des hommes professionnels et engagés, animés par un excellent état d’esprit autour d’une culture unique. Vous savez pouvoir compter sur moi et sur l’ensemble des dirigeants du Groupe ».
Olivier ROUSSAT dans Le Minorange d’automne 2024
« Les évolutions technologique, industrielle et écologique, la pénurie de main d'œuvre, le vieillissement de la population et la révolution numérique rapide, dopée à l'intelligence artificielle… Les défis ne manquent pas et ces évolutions vont nécessairement transformer nos pratiques RH ».
Jean-Manuel SOUSSAN juillet 2024 sur LinkedIn
C’est dans ce contexte économique et social incertain que la politique RH est plus que jamais un levier de performance pour notre entreprise
Politique salariale
Politique salariale et engagement RSE : salaire décent
Face à la hausse des inégalités sociales identifiées comme une menace sur le développement économique mondial, il nous semble important que le Groupe soit identifié comme un acteur reconnu garantissant, pour les premiers niveaux de salaire, un salaire juste permettant de couvrir les besoins essentiels d’un salarié et de sa famille en effaçant les différences liées au coût de la vie (logement, repas, santé, transports, éducation, épargne, loisirs, vacances). C’est une réelle opportunité pour le Groupe de contribuer à la construction d’une société plus juste et inclusive en renforçant son leadership responsable, en attirant de nouveaux talents et en fidélisant ses salariés.
C’est pourquoi
FO Groupe Bouygues demande la mise en place d’une commission pour :
réaliser un état des lieux en fonction du contexte local permettant de s’assurer que les salariés disposent d’un salaire décent pour subvenir à leurs besoins,
analyser et mesurer les écarts éventuels,
proposer des mesures locales et adaptées,
et créer un salaire décent Bouygues.
FO Groupe Bouygues reprend la conclusion de Jean-Manuel SOUSSAN sur LinkedIn à l’occasion de People First « Chiche ! » pour un salaire décent chez Bouygues.
Part fixe de la rémunération :
Augmentation de 3% moyen de la masse salariale globale, hors parties variables, avec un minimum de 50€.
Une clause de revoyure en juin 2025, notamment afin de garantir :
les remises à niveau et rattrapages liés aux augmentations du SMIC (salaires et promotions),
la négociation de primes si amélioration des résultats économiques,
une augmentation moyenne des salaires en mars 2025 correspondant à l’indice prévisionnelle d’inflation de l’INSEE sur l’année 2025 augmentée de + 1 %. La prévision prise en compte serait celle publiée en juin 2025. Cette mesure serait rétroactive et appliquée sur la paie de mars 2025.
Cette augmentation concerne exclusivement la revue annuelle des salaires et s’entend :
hors toutes augmentations attribuées lors des retours de congés maternité et parentaux en cours d’année,
hors primes jalons attribuer au cours de l’année
hors traitement de la dynamique salariale différenciée des collaborateurs HP,
hors politique visant à bloquer la fuite des talents,
hors réajustements exceptionnels réalisés en cours d’année,
hors enveloppe pour traiter les éventuels différentiels de salaires Femme/Homme qui pourraient subsister,
hors enveloppe de mise à niveau éventuelle pour se conformer aux minimas conventionnels,
hors enveloppe pour absorber les effets de percussion des nouveaux salaires d’embauches.
Une harmonisation du processus global de la revue de rémunération avec le calendrier des entretiens annuels d’évaluation.
La garantie qu’un retour individuel sera fait à chaque collaborateur de sa rémunération y compris dans le cadre des mobilités internes intra Groupe.
Part variable de la rémunération :
Une enveloppe de primes dynamiques de 3% minimum, avec la volonté de :
négocier un cadre contractualisé pour l’attribution des primes (définition de critères objectifs et de règles d’attribution),
et de mettre en place un retour catégoriel (statut, âge, sexe, fonction, …) à destination de la ou des organisations syndicales signataires.
FO Groupe Bouygues réaffirme sa vigilance sur le fait que tout collaborateur puisse accéder aux primes, quel que soit son statut, son âge, sa fonction ou la nature de ses responsabilités.
Politique sociale
Un grand nombre de dispositifs ont été créés ou élargis par le législateur, afin de compléter le package salarial. C’est le cas de la « prime transport », du « forfait mobilités durables », de la distribution de chèques CESU subventionnés par l'entreprise, de la prise en compte d’une indemnité télétravail…
Il est important de répondre aux attentes fortes des salariés en optimisant ces outils mis à notre disposition.
Autre sujet impactant en 2023, la réforme des retraites, qui impose un allongement de la durée de vie professionnelle. Il est indispensable que ce sujet soit évoqué en NAO à défaut de négociations QVT et politique séniors engagées à date.
Politique Véhicules :
Concernant la « politique Véhicules », FO Groupe Bouygues demande :
La revalorisation de la participation de l’entreprise dans la prise en charge des véhicules de fonction,
L’intégration d’une gamme de véhicules familiaux dès les premiers niveaux hiérarchiques,
Une prise en charge plus avantageuse pour les salariés qui font le choix d’un véhicule électrique,
La prise en charge des consommations des véhicules électriques lors de la recharge au domicile du salarié,
L’aide au financement de la borne de recharge rapide chez les salariés,
La revalorisation du dispositif du Crédit Mobilité afin de le rendre plus incitatif,
La mise en place étendue du Crédit Mobilité pour la renonciation d’un véhicule de service.
Dans le cadre de la diminution de l’impact carbone de Bouygues Construction :
étendre le dispositif d’écoconduite WeNow à tous les salariés volontaires, avec ou sans véhicule d’entreprise, afin de leur faire bénéficier des avantages de cette démarche,
créer un critère ESG dans notre accord d’intéressement pour redistribuer une partie des gains réalisés sur la diminution des consommations des véhicules thermiques d’entreprise.
Transports :
Versement de la Prime transport pour les salariés concernés à hauteur de 400 € (700 € pour un véhicule électrique).
Mise en place du forfait mobilité durable pouvant aller jusqu’à 800 euros par an et par salarié afin d'encourager les déplacements domicile-travail à vélo ou en covoiturage. Ce "forfait mobilités" sera cumulable avec le remboursement des frais de transports en commun et il est étendu aux frais d'alimentation des véhicules électriques.
Mise en place sur tous les sites d’emplacements matérialisés et sécurisés, avec point de rechargement en libre accès dédiés aux véhicules électriques et vélos à assistance électrique avec prise en charge des consommations électriques pour tous les salariés (même si véhicule personnel). A défaut, les personnes n’ayant pas d’indemnités de trajet ni de véhicule d’entreprise, possibilité de charger gratuitement jusqu’à concurrence du montant du Pass Navigo.
Revalorisation des indemnités de grands déplacements :
Augmentation de 3% de toutes les primes qui constituent le pack mobilité.
Indemnités de Grands Déplacements identiques pour tous les statuts.
Pour les Compagnons, Etam et Cadres à :
- de 250 km - de 86,20€ à 88,50€
Pour les Compagnons, Etam et Cadres à :
+ de 250 km - de 82,00€ à 84,5€
Ajustement du prix des IGD pendant la periode estival d’été
Augmentation du repas versé le vendredi de 17,70€
à 18,70€
Revalorisation des indemnités de trajet (Voyage Détente) de 0,30€ à 0,35€
Revalorisation des Indemnités Kilométriques (IK pour les véhicules thermiques et électriques).
Revalorisation du voyage pour des non-résidents de 730€ à 750€
Attribution des JRTT pour les salariés tous statuts en horaires spéciaux.
Politique voyages (missions ponctuelles à l’international), FO Groupe Bouygues demande :
La fin de la franchise de jours sans indemnité pour les cadres.
Un barème simplifié d’indemnités (+20 % PED et + 15 % PMD).
Plus généralement, une révision de la politique de déplacement (toujours plus restrictive).
Revalorisations relatives aux salariés en IPD
Panier de 13,60€ à 14,60€
Affectation de courte durée
Harmonisation entre province et ZPIE à 101€ (par jour)
Primes de chantiers :
Revalorisation des diverses primes et indemnités de chantier :
Marteau-piqueur de 1,43€/h à 2,00€/h
Béton projeté de 1,17€/h à 1,50€/h
Prime de masque ventilé de 1,72€/h à 2,00€/h
Prime de masque à cartouche de 0,22€/h à 0,50€/h
Prime de poste jour (matin, après-midi, nuit) de 9,90€ à 10,50€
Prime de galerie à l’ensemble des équipes tunnel/mines 10% du salaire
Prime de lavage de 14,20€ à 25,00€
Prime de marée de 18 à 18,50€
Prime de contrainte d’accès de 5,50€ avec 1€ de + tous les 500 mètres sans limite
Prime d’astreinte
1 semaine de (7 jours) de 160€ à 165€
1 week-end de 80€ à 85€
1 nuit de 20€ à 25€
1 jour férié/samedi/dimanche de 42€ à 47€
Remboursement loyer double résidence :
Le paiement du loyer chantier au réel sur note de frais pendant un arrêt de travail ou accident, sur présentation de justificatifs.
La création d’une prime mensuelle pour remplacer le remboursement du loyer pour la période de vacances d’été (Simplification du système actuelle)
Prime de congés d’été
La réintégration de la prime de congés pour tous les salariés qui ne prennent pas de
Congés en juillet / Août d’un montant de 600€
Carte essence/gasoil
La création d’une carte essence/gasoil débloquée pour les ETAM / Cadres
qui travaille le week-end.
FO Groupe Bouygues demande :
Couverture Sociale :
Complémentaire Santé, FO Groupe Bouygues demande :
la révision de la règle du 1% en base de cotisation complémentaire santé à la charge du salarié. Nous souhaitons que ce taux soit revu à la baisse ainsi que le montant du salaire de référence servant de plafond,
Augmentation de la subrogation sécurité sociale à 6 mois au lieu des 3 mois actuellement.
Ouverture d’une négociation pour la mise en place d’un plan d’assurance dépendance Groupe (couvrant le titulaire, son conjoint, voire sur une base optionnelle ses ascendants, descendants), avec abondement de l’entreprise.
Ouverture d’une négociation pour la mise en place d’une offre collective d’assistance de type Premium, dans le cadre de la Prévoyance, afin d’aider à faire face à certains aléas majeurs de la vie, qu’ils soient liés à la vie professionnelle ou à la vie privée.
La mise en place d’un bilan de santé pour évaluer la condition physique et mentale des salariés, pris en charge par l’entreprise et sur le temps de travail pour les + de 55 ans.
Virement de la paie des compagnons au 2e ou 3e jour du mois suivant.
Parentalité :
Le nombre de places en crèches financées par l’entreprise étant limitées, FO Groupe Bouygues demande :
La possibilité de supprimer ces berceaux et de réinvestir ces sommes en CESU pour tous les salariés concernés,
Ou faire bénéficier de CESU aux salariés ne bénéficiant pas de ces places.
Concernant les « Jours Famille » FO Groupe Bouygues demande le passage de 2 jours à 3 jours cofinancés dont 2 par l’employeur et 1 par le salarié et par an.
La mise en place d’un dispositif de « retour progressif de congé paternité/maternité » à 80 % sur 1 mois payé à 100 % ou 2 mois payés à 90 %.
Qualité de Vie au Travail
Mise en place de CESU subventionnés par l'entreprise pour tous les salariés en faisant la demande.
Dans le cadre de la politique RSE, pérennisation de l’octroi d’une journée par an, sur le temps de travail, pour un engagement solidaire, citoyen et sociétal, afin d’aider des associations locales. (via la plateforme WENABI, WeCare, CAC…).
Elargir le panel de contrats cadres bénéficiant aux collaborateurs auprès de grandes enseignes commerciales.
Elargir le principe du FJR (capital de jours, cotisations Prévoyance décès, retraite de base et complémentaire…) à tous les salariés quel que soit leur statut.
Fiabiliser le fonctionnement d’Elis dans la gestion des bleus.
Ancienneté Groupe :
Maintien de la politique de valorisation, de reconnaissance et de fidélité au travers des médailles d’ancienneté (dîner et voyages) et revalorisation des primes avec 2 500 € pour le week-end, 3 500 € pour les 30 ans et 4 000 € pour les 40 ans.
Restauration :
Augmentation de la part du RIE prise en charge par l’entreprise à 70 % afin de contenir le coût des repas pour les salariés.
Revalorisation du ticket restaurant de 10,80€ à 11,80€
Initiative de « paniers-repas antigaspi » du gouvernement à dupliquer dans nos restaurants d’entreprise.
Accompagnement des aidants :
Amélioration des dispositifs d’aide aux aidants :
flexibilité, aménagement des horaires et télétravail adapté. Rappel des différents congés possibles (congé de proche-aidant, congé de solidarité familiale, congé de présence parentale)
revenu de remplacement avec la prévoyance,
maintien des garanties du régime frais de santé pendant toute la durée du congé,
maintien des cotisations patronales aux régimes de retraite et de prévoyance à hauteur d’une activité à temps plein durant toute la durée du congé,
soutien administratif et aide « au répit »,
mesures d’accompagnement managérial dans la mise en place des solutions de répit organisée par la société.
Tutorat, transmission du savoir, attractivité et fidélisation :
Poursuite de l’identification des tuteurs et maîtres de stage pour encadrer les apprentis, stagiaires et alternants.
Formation des tuteurs et maîtres de stage.
Augmentation des montants de primes de
100€ pour les tuteurs (200 € aujourd’hui par trimestre et 300 € suite embauche) et 400€ pour les maîtres de stages (300 € aujourd’hui suite embauche alternants).
Maladie et handicap :
Prise en charge par l’entreprise sur la base du temps plein, du différentiel des cotisations retraites et prévoyance des collaborateurs en temps partiel thérapeutique ou d’invalidité. Cela pour garantir des prestations entières et assurer une pension complète au départ à la retraite pour l’ensemble des salariés concernés quel que soit leur âge.
Augmentation du CESU
à 600€ préfinancé à 60 % par l’entreprise. (en 2024, 500€ financé à 60% par l’entreprise plafonné à 1.830€/an)
Séniors :
D’autres dispositifs ont été présentés le 30 septembre 2024 dans le cadre de la négociation sur les salariés expérimentés.
Mise en place d’un CET sénior avec abondement par l’entreprise sous forme de jours ou de participation financière.
Participation de l’entreprise au financement du rachat des trimestres manquants pour prendre sa retraite à taux plein.
Aménagement du temps de travail :
Créer un dispositif similaire au FJR (réservé aux ETAM et cadres au forfait jour) pour les salariés horaires,
Aménagement des postes de travail en réduisant les horaires du soir, en cycle et des travailleurs postés,
Prise en compte des salariés dans le choix des chantiers afin de réduire le temps de trajet.
Le congé de fin de carrière en diminuant les horaires de travail et en conservant la totalité de son salaire.
Dupliquer la plateforme WENABI qui permet aux salariés d’accéder facilement à des missions d’engagement solidaire et élargir la cible des missions proposées (missions plus longues).
Organisation du temps de travail
L’évolution des attentes des salariés dans leur relation au travail doit être l’occasion d’évoquer avec conviction les sujets tels que l’amélioration des conditions de travail, la baisse de la durée du travail, l’ouverture plus large au télétravail, une plus forte souplesse dans les horaires de travail…
FO Groupe Bouygues demande :
Congés payés
Les 2 Jours de Temps Collectifs (JTC) aux dates suivantes :
le vendredi
9 mai 2025 ou le vendredi 30 mai (Pont de l’Ascension) ou le lundi 10 novembre
le lundi
9 juin 2025 (Pentecôte).
Congés de fin d’année 2025/2026
Du 19
décembre 2025 au soir au 2 janvier 2026 au matin.
Congés scolaires de la zone C (Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles) :
permettre aux salariés de poser le solde des congés principaux 2025 / 2026 sur la 1ère semaine de mai 2026. (jour concerné uniquement le samedi 2 mai)
Organisation du temps de travail
Possibilité de mettre en place 1 journée continue par mois le vendredi avec des horaires du type :
7 h - 13 h ou 8 h - 14 h dans le cadre de l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle.
Définir une organisation et réduction du temps de travail lors des périodes de canicule et généralisation de la climatisation dans les bases vie.
Télétravail
Poursuite des négociations sur les accords de Télétravail concernant :
L’élargissement du nombre de jours télétravaillés par semaine,
Une indemnité forfaitaire de 10 € par jour télétravaillé (indemnités repas, énergies…),
Une expérimentation du télétravail avec un capital de 8 jours « télétravaillables » par mois à positionner en fonction des impératifs professionnels ; si les 8 jours ne sont pas consommés, le compteur est remis à 0 le mois suivant.
Pour ceux n’ayant pas de télétravail, prévoir un nombre d’heures par an pour faire des démarches administratives, médicales ou autres…
Droit à la déconnexion :
Que le premier jour de retour de congés de plus de 10 jours consécutifs soit « bloqué » afin de permettre aux salariés de prendre connaissance de leurs messages et de « lever » la pression sur celles et ceux qui se sentent obligés de les lire pendant leurs vacances.
Fidélité, attractivité et équilibre des temps de vie :
1 congé de « respiration » :
à partir de 10 ans d’ancienneté, un congé de quelques mois et pris en charge par l’entreprise (durée et paiement à négocier) pour des projets au service du collectif (enseignement, associations, mécénat…).
La mise en place des congés d’ancienneté Bouygues pour tous les salariés embauchés après le 1er avril 2000.
Partage de la valeur ajoutée FO Groupe Bouygues réaffirme son attachement aux
dispositifs d’épargne salariale ainsi qu’aux dispositifs de participation et d’intéressement.
C’est pourquoi, FO Groupe Bouygues réitère son souhait concernant la Participation, d’ouvrir une négociation afin de faire évoluer l’accord existant vers un accord dérogatoire permettant une meilleure répartition de la performance de l’entreprise auprès des salariés.
Par ailleurs, FO Groupe Bouygues demande que :
Les sommes issues de la Participation puissent être abondées lors de leur versement sur le PEE ou sur le PERCOL.
L’abondement du PEE soit repensé afin d’être plus social et qu’il soit réévalué sur les premières tranches pour favoriser les salariés n’ayant pas ou peu les moyens d’épargner. Versement d’un
abondement de 300 % pour un plafond maximum de 600 € / an. Au-dessus de ce plafond annuel, toutes les sommes versées depuis le 1er € seront abondées suivant le barème existant