Suite à la réunion de négociation du 23 juillet 2026
ENTRE :
d'une part, la Caisse d’Allocations Familiales de la Haute-Marne,
34 rue du Commandant Hugueny à CHAUMONT, représentée par son Directeur,
Monsieur XXX,
et d'autre part,
Madame XXX, déléguée syndicale représentant le syndicat Confédération Française Démocratique du Travail (C.F.D.T),
Il a été convenu,
Préambule
Les élections du Comité Social et Economique de la Caf de la Haute-Marne se sont déroulées du 11 au 12/06/2026 (premier tour). A la date de formalisation de cet accord, l’organisme a un effectif qui se situe dans la tranche de 150 à 174 salariés : à la date de signature du protocole d’accord pré-électoral, l’effectif de l’organisme était de 168.18 ETP CDI et CDD.
L’ensemble des représentants du personnel ont été élus à l’issue du premier tour. Le CSE de la Caf52 est composé de 8 représentants titulaires (6 issus du collège « Employés » et 2 issus du collège « Cadres ») et de 8 représentants suppléants. Un second tour n’a donc pas été organisé. Conformément à l’article L. 2122-1 du Code du Travail, la représentativité des organisations syndicales dans l’entreprise a été mesurée lors de ce premier tour des élections du CSE. Le syndicat CFDT est reconnu seule organisation syndicale représentative au sein de la Caf.
La réunion d’installation du CSE de la Caf de la Haute-Marne s’est déroulée le mardi 07/07/2026.
Bien que la loi prévoie des règles générales applicables à la mise en place et au fonctionnement du CSE, le législateur a également souhaité accorder une marge de manœuvre aux partenaires sociaux pour les aménager, afin de tenir compte des spécificités locales des entreprises.
Dans ce cadre, la direction de la Caf de la Haute-Marne et l’organisation syndicale représentative au sein de l’organisme ont souhaité privilégier la voie du dialogue social local pour définir le mode de fonctionnement du CSE.
L’objet de ce protocole est ainsi de préciser les règles générales de fonctionnement du Comité Social et Economique de la Caf de la Haute-Marne, en complément des dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il sera complété par le Règlement Intérieur du CSE, fixant les modalités de fonctionnement et celles de ses rapports avec les salariés de l’entreprise pour l’exercice des missions qui lui sont conférées par le Code du Travail.
Article 1- Composition
Conformément aux dispositions légales, le CSE se compose de l’employeur et de représentants du personnel.
En application du protocole d’accord préélectoral du 16/03/2026, le CSE se compose de l’employeur (ou son représentant) et de représentants élus.
Les représentants élus sont composés de
8 membres titulaires (6 représentants du collège « Employés » et 2 représentants du collège « Cadres »),
8 membres suppléants (6 représentants du collège « Employés » et 2 représentants du collège « Cadres »), qui n’assistent au CSE qu’en l’absence du titulaire.
Le délégué syndical est de droit représentant syndical au CSE. Le représentant syndical au CSE assiste aux séances avec voix consultative.
Le CSE est présidé par l’employeur (ou son représentant) qui en est membre de droit. L’employeur peut être assisté de trois collaborateurs qui ont voix consultative, en application de l’article L.2315-23 du Code du Travail.
Conformément à l’article L.2314-3 du Code du Travail, des personnes extérieures à l’instance peuvent assister de droit aux réunions du CSE pour les points en rapport avec la santé et la sécurité :
le médecin du travail, qui peut donner délégation à un membre de l’équipe pluridisciplinaire du service de Santé au Travail ayant compétence en matière de santé au travail,
le responsable interne de la Santé, de la Sécurité et des Conditions de Travail.
Le CSE désigne parmi ses membres élus titulaires un trésorier et un secrétaire. Cette désignation s’est effectuée lors de la réunion d’installation du CSE du 7/07/2026. Le CSE désigne parmi ses membres élus titulaires un secrétaire adjoint et un trésorier adjoint.
Article 2- Mandats des membres du CSE
Les représentants du personnel au CSE sont élus pour un mandat de 4 ans, soit jusqu’en juin 2030.
Article 3- Attributions du CSE
Le CSE est consulté sur :
les orientations stratégiques de l’organisme,
la situation économique et financière de l’entreprise,
la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi.
Une consultation annuelle est organisée sur ces thèmes. Afin de permettre au CSE de disposer d’un délai d’examen suffisant, la transmission des documents donnant lieu à consultation s’effectuera au plus tard 7 jours calendaires avant la réunion du CSE.
Article 4- Moyens mis à disposition du CSE
Les membres du CSE disposent d’un local pour accomplir leurs missions et se réunir. Ils peuvent afficher les renseignements qu’ils ont pour rôle de porter à la connaissance du personnel sur les panneaux d’affichage prévu à cet effet dans les différents sites de l’organisme.
En application de l’article L.2315-7 du Code du Travail, chaque membre titulaire du CSE bénéficie de 21 heures de délégation par mois. Les membres titulaires du CSE peuvent cumuler les heures de délégation dans la limite de 12 mois.
Conformément aux articles R. 2315-5 et R. 2315-6 du Code du Travail, les membres du CSE peuvent répartir les heures de délégation entre titulaires et suppléants. Ces possibilités ne peuvent conduire un membre de la délégation à disposer, dans le mois, de plus d’une fois et demie le crédit d’heures mensuel dont bénéficie le membre titulaire. L’information doit se faire par écrit en précisant l’identité des titulaires et suppléants ainsi que le nombre d’heures mutualisées pour chacun d’entre eux (article R.2315-6 du Code du Travail)
Pour utiliser les heures cumulées ou mutualisées, le membre du CSE doit informer l’employeur au plus tard 8 jours calendaires sauf situation exceptionnelle calendaires avant la date prévue d’utilisation. Un système informatique d’information au préalable de l’employeur de l’utilisation des heures de délégation est mis en place.
Le temps passé aux réunions plénières du CSE n’est pas déduit des heures de délégation.
A titre exceptionnel, afin de permettre aux suppléants de conserver une visibilité sur les principales orientations de la Caf, ils seront invités en sus des membres titulaires à une réunion annuelle consacrée à la présentation des divers bilans annuels de l’organisme.
Les budgets alloués au CSE sont calculés sur la base de la masse salariale brute de l’entreprise. La subvention de fonctionnement versée par l’employeur au CSE représente 0,20% de la masse salariale brute.
La contribution versée chaque année par l’employeur pour financer les institutions sociales du CSE représente 2,55% de la masse salariale brute.
Conformément aux articles L.2312-84 et R. 2312-51 du Code du Travail, il est rappelé que :
Tout ou partie du reliquat du budget « Activités sociales et culturelles » peut être transféré au budget de fonctionnement,
Le reliquat « Activités sociales et culturelles » peut être transféré à des associations dans la limite de 10 % de cet excédent.
La décision de transférer une partie du reliquat budgétaire au budget de fonctionnement ou à des associations doit résulter d’une délibération des membres du CSE.
En application des articles L.2315-61 et R.2312-49 du Code du Travail, le CSE peut transférer, après délibération, une partie du montant de l’excédent annuel du budget de fonctionnement au financement des activités sociales et culturelles.
Article 5 - Réunions du CSE
En application de l’article L.2316-28 du Code du Travail, le CSE se réunira 6 fois par an, au rythme d’au moins une réunion tous les deux mois. Au moins 4 réunions annuelles porteront en partie sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Le calendrier des réunions sera établi avec les membres du CSE.
L’ordre du jour est établi conjointement par le secrétaire et le président du CSE.
Les convocations aux réunions, l’ordre du jour et les documents préparatoires seront transmis par voie dématérialisée aux membres titulaires et suppléants du CSE sous 7 jours calendaires.
Les réunions du CSE pourront se dérouler par visioconférence, sur la base d’un accord entre le Président et le Secrétaire du CSE.
Conformément à l’article L.2314-1-2 du Code du Travail, seuls les membres titulaires participent aux réunions du CSE. Les suppléants ne peuvent assister aux réunions qu’en l’absence du titulaire.
Afin de faciliter la rédaction des procès-verbaux, il sera procédé à l’enregistrement des réunions. Un double enregistrement sera réalisé par le secrétaire et le Président. Ces enregistrements seront exclusivement réservés à l’établissement du procès-verbal, seront conservés au sein de l’organisme et effacés suite à l’approbation du procès-verbal. Le secrétaire et le Président engagent leur responsabilité sur ces obligations. Un procès-verbal de destruction sera réalisé et conservé par le Secrétaire et le Président.
En application de l’article R.2315-26 du Code du Travail, le procès-verbal est établi par le secrétaire du CSE dans un délai de 15 jours ouvrés suivant la réunion.
Article 6 – Validité de l’accord et révision
L’accord est conclu pour une durée de 4 ans, jusqu’au renouvellement du Comité Social et Economique en 2030.
Le présent accord est valable après avoir été signé par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives ayant recueilli plus de 50% des suffrages exprimés en faveur d’organisations syndicales représentatives au premier tour des dernières élections des titulaires au Comité Social et Economique, quel que soit le nombre de votants.
Il pourra être révisé conformément aux dispositions légales, à tout moment pendant la période d’application, par accord collectif conclu sous la forme d’un avenant. Les organisations syndicales de salariés habilitées à engager la procédure de révision sont déterminées conformément aux dispositions de l’article L. 2261-7-1 du code du travail. La demande d’engagement de la procédure de révision est formulée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge à l’employeur et à chaque organisation habilitée à négocier l’avenant de révision. A la demande de révision sont jointes les modifications que son auteur souhaite apporter au présent accord.
L’invitation à négocier l’avenant de révision est adressée par l’employeur aux organisations syndicales représentatives dans le mois courant à compter de la notification la plus tardive des demandes d’engagement de la procédure de révision. Les conditions de validité de l’avenant de révision obéissent aux conditions posées par l’article L. 2232-12 du code du travail.
Article 7 – Publicité et dépôt de l’accord
Le présent accord sera transmis aux organisations syndicales représentatives présentes dans l’organisme et aux membres élus du CSE. Il fait également l’objet d’une diffusion auprès du personnel, par le biais de l’intranet de l’organisme.
L’accord sera transmis à la Direction de la Sécurité Sociale dans le cadre de la procédure d’agrément des accords locaux, conformément à l’article D. 224-7-3 du Code de la Sécurité Sociale. L’agrément sera réputé accordé, sauf en cas de prorogation explicite du délai d’examen de la Direction de la Sécurité sociale et en l’absence d’un retour de la DSS à l’issue d’un mois après l’avis du COMEX. Il entrera en vigueur le jour suivant l’obtention de l’agrément.
Le présent accord fera l’objet des formalités de dépôt et de publicité prévues par les dispositions légales sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail, et du greffe du Conseil des Prud’hommes de Chaumont.
Fait à CHAUMONT, le 28/07/2026
Pour la Caf de la Haute-Marne, Le Directeur, XXX La déléguée syndicale CFDT XXX