L’UES CHAUSSON MATERIAUX composée des sociétés suivantes :
La société CHAUSSON MATERIAUX, dont le siège social est situé Centre commercial Hexagone – 60, rue de Fenouillet – B.P. 35140 – 31142 SAINT-ALBAN Cedex, prise en la personne de ses représentants légaux, domiciliés en cette qualité audit siège,
La Société BETOTRANS, dont le siège social est situé Centre commercial hexagone, 60 rue de Fenouillet - B.P. 35140, 31142 SAINT-ALBAN Cedex, prise en la personne de ses représentants légaux, domiciliés en cette qualité audit siège,
D’UNE PART
ET
Monsieur XX, agissant en qualité de délégué syndical central de la
Confédération Française de l’Encadrement – Confédération Générale des Cadres (C.F.E. - C.G.C),
Monsieur XX, agissant en qualité de délégué syndical central de la
Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (C.F.T.C.),
Madame XX, agissant en qualité de Délégué Syndical Central de la
Confédération Française Démocratique du Travail (C.F.D.T.),
Monsieur XX, agissant en qualité de Délégué Syndical central de la Confédération Générale du Travail, (C.G.T)
D’AUTRE PART
PREAMBULE
Il est rappelé qu’en vertu de l’accord collectif du 20 juillet 2017, une UES a été reconnue entre les Sociétés CHAUSSON MATERIAUX et BETOTRANS.
Conformément aux dispositions des articles HYPERLINK "javascript: documentLink('AB587E246B003FD2-EFL')"L. 2242-1 et suivants du Code du travail une négociation s'est engagée le 13 février 2026 entre la Direction et les organisations syndicales Confédération Française de l’Encadrement – Confédération Générale des Cadres (C.F.E. - C.G.C), Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (C.F.T.C.) et Confédération Française Démocratique du Travail (C.F.D.T.), et Confédération Générale du Travail, (C.G.T) régulièrement invitées aux négociations.
A l’issue des réunions des 4 et 20 mars 2026, les parties ont abouti à la conclusion du présent accord qui a pour objet la rémunération au titre de l’année 2026 et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise ainsi que la qualité de vie au travail.
LES NEGOCIATIONS
En effet, la Direction fait part de son inquiétude concernant la fragilité du marché compte tenu de la baisse significative qui a débuté courant 2023 avec une dégradation sur les années 2024 et 2025, même si nous observions une certaine amélioration sur les matériaux depuis mi-2025. L’évolution du chiffre d’affaires de début d’année 2026, notamment en raison des conditions météorologiques, est également défavorable.
Même si nous avons des objectifs d’amélioration, l’année 2026 s’annonce donc incertaine, avec de surcroît des évènements géopolitiques récents qui risquent d’avoir une incidence sur l’économie.
La Direction reste tout de même positive quant aux futures synergies qui vont apparaitre à l’avenir dans le cadre du projet de reprise de la société FRANS BONHOMME.
La Direction a présenté un rapport sur l’évolution des salaires de base entre décembre 2024 et décembre 2025.
Au vu du contexte, la Direction estime qu’une gestion rigoureuse des charges continue à être nécessaire pour l’année 2026.
Par conséquent, la Direction estime que si la situation économique permet le redressement des résultats de la société à un niveau satisfaisant, une revoyure des NAO 2026 pourra être envisagée.
Ainsi, au terme des débats et après prise en compte des propositions respectives de chacun, un accord a été conclu entre les parties en présence sur les propositions suivantes :
Négociations portant sur la rémunération, notamment sur les salaires effectifs, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise
Maintien de la prime annuelle mise en place en 2017, calculée sur le REX (Résultat d’exploitation) collective pour les unités économiques, selon les mêmes critères, mais avec une modification des montants de primes allouées en cas d’atteintes des objectifs :
La prime de 300 euros passera à 400 euros
La prime de 400 euros passera à 600 euros
La prime de 500 euros passera à 800 euros
Les modalités précises de cette prime (les taux et les paliers) seront rappelées par note de service.
Une revalorisation des rémunérations sur la base du salaire brut mensuel de mars 2026, rétabli en cas d’absence et hors prime d’ancienneté :
Pour les salariés percevant un salaire de base brut mensuel en mars 2026 inférieur à 2.400 euros :
Une augmentation générale de 1 % ;
Ainsi qu’une enveloppe correspondant à 0,3% de la masse salariale brute de cette population, sur les personnes présentes au 1er avril 2026 et encore présentes au 31 mars 2027, destinée aux augmentations au mérite.
Pour les salariés percevant un salaire de base brut mensuel en mars supérieur à 2.400 euros :
Une enveloppe correspondant à 1,3% de la masse salariale brute de cette population, sur les personnes présentes au 1er avril 2026 et encore présentes au 31 mars 2027, destinée aux augmentations au mérite.
Les enveloppes d’augmentation au mérite seront appréciées en comparant les salaires de mars 2027 et mars 2026 des populations concernées (hors impact des augmentations générales et conventionnelles).
Il est rappelé l’existence, au sein de l’entreprise, de différents accords collectifs traitant successivement, de la durée et de l’aménagement du temps de travail, de la protection sociale complémentaire, de l’épargne salariale et de l’insertion et du maintien dans l’emploi des salariés en situation de handicap. De ce fait, il n’est pas apparu nécessaire de négocier à nouveau sur ces thèmes.
Négociations portant sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, notamment sur les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération
Les parties confirment que l'existence d'éventuels écarts de rémunération entre les femmes et les hommes a été examinée au cours des négociations. De tels écarts ayant déjà été pris en considération par l'accord relatif à l'égalité professionnelle conclu en date du 1er novembre 2024 et les actions mises en œuvre ayant été jugées satisfaisantes, de nouvelles mesures n'ont pas été mises en œuvre.
Négociations portant sur la qualité de vie au travail
Au vu du contexte actuel lié à l’écologie et aux problématiques environnementales, la Direction a conscience du fait que l’entreprise doit faire face à de nombreux enjeux sociétaux, et s’inscrit pour cela dans une démarche RSE.
A ce titre, la Direction a souhaité poursuivre son engagement sur la problématique de la mobilité durable :
Développement des véhicules hybrides et électriques au sein de la flotte automobile
Promouvoir les véhicules hybrides et électriques lorsque la situation personnelle et professionnelle des salariés concernés le permet, par la mise à disposition de véhicules 100% électriques et de véhicules hybrides dans le catalogue véhicule de fonction
Développement des véhicules hybrides et électriques pour les véhicules de société
Aménagement de l’environnement de travail
Toutes les nouvelles agences et toutes les agences dans lesquels des travaux sont effectués sont équipées :
d’espaces permettant aux salariés de favoriser la pratique des mobilités actives : vestiaires avec casiers et douches
de parc à vélo
de bornes de recharge pour les véhicules électriques
Organisation du travail
Privilégier les réunions TEAMS lorsque c’est possible et lorsque le déplacement des salariés sur site n’est pas nécessaire
Proposer la possibilité d’assister aux réunions en présentiel par TEAMS si besoin
Mise en avant de modes de transports plus vertueux
Application interne Co-trajet permettant d’utiliser le covoiturage pour les trajets professionnels, et ouverture de cette application pour les trajets domicile – lieu de travail
Communiquer sur les transports en commun existant pour se rendre sur les sites de plus de 50 salariés
Formation à l’éco-conduite et à la sécurité routière de l’ensemble du personnel, et formation obligatoire pour tous les nouveaux embauchés.
DUREE DE L’ACCORD – REVISION
Le présent accord est conclu pour une durée d’un an pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2026. Lorsqu’il arrivera à expiration, le présent accord cessera de produire ses effets.
La société provoquera une réunion avec les organisations syndicales représentatives, pour engager une nouvelle négociation.
ENTREE EN VIGUEUR ET PUBLICITE DE L’ACCORD
Le présent accord est mis à signature du 23 au 27 mars 2026, par le biais d’un dispositif de signatures électroniques respectant les exigences légales.
Le présent accord s’appliquera à compter du 1er avril 2026.
Le présent accord fera l'objet des formalités de dépôt et de publicité suivantes, à la diligence de la Direction :
Un exemplaire dûment signé de toutes les parties sera remis à chaque signataire ainsi qu’à chaque organisation syndicale représentative au sein de l’UES CHAUSSON MATERIAUX n’ayant pas signé l’accord,
Deux exemplaires électroniques dont une anonymisée, seront déposés sur la plateforme de téléprocédure « Téléaccords » qui transmettra par la suite le dossier à la DREETS compétente,
Un exemplaire sera déposé au Greffe du Conseil de Prud'hommes de Toulouse.
Le présent accord sera mis à disposition des salariés sur l’Intranet de l’U.E.S CHAUSSON MATERIAUX.
Mention de cet accord sera faite sur l’Intranet de l’entreprise.
Fait à ST-ALBAN, le 27 mars 2026. Document signé par voie électronique, conformément aux dispositions de l’article 1367 du Code civil et du décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique, dont un exemplaire a été remis à chaque partie.